Déconfinement

Premier jour de déconfinement après 55 jour bloqué chez soi en raison de l’épidémie de coronavirus. Une première randonnée en Chartreuse au dessus du village de Quaix. 4 heures de marche dont deux heures et demi nu et la découverte de neuf geocaches. Que c’est bon de pouvoir marcher, profiter de la nature et reprendre de l’activité!


First day of deconfinement after 55 days stuck at home due to the coronavirus epidemic. A first hike in the Chartreuse above the village of Quaix. 4 hours of walking including two and a half hours naked and the discovery of nine geocaches. It’s so good to be able to walk, enjoy nature and get back to activity!

Confinement

Depuis le mardi 17 mars nous sommes en confinement pour tenter de lutter contre la propagation du virus Covid-19. Plus d’entrainements sportifs avec mon groupe de coureurs du Cos que je retrouvais deux fois par semaine. Mais des « déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes » sont encore autorisés avec une attestation de déplacement.

Le dimanche matin je suis donc retourné sur un petit chemin proche de chez moi, un chemin où j’emmenais mes enfants lorsqu’ils étaient petits, mais que je n’avais plus emprunté depuis bien des années. En fait ce sentier suit le parcours d’une voie pour les wagonnets qui sortaient d’une mine de pierre à ciment. Il reste encore quelques traces de cette activité d’autrefois. Des portions de rails au sol, la sortie murée de la mine et deux wagonnets rouillés abandonnés au bord du chemin.

C’est un endroit qui est si peu fréquenté en temps normal que je pensais bien n’y rencontrer personne dans les conditions actuelles et que je me suis permis de courir nu, même si proche de la ville. La distance n’est pas longue, quelques 500 ou 600 mètres, mais en faisant plusieurs aller-retour j’ai fait une petite course de près d’une demi heure. C’est toujours ça de prit dans cette période de disette sportive.


Since Tuesday, March 17, we have been in containment in an attempt to control the spread of the Covid-19 virus. No more sports training with my group of Cos runners that I used to meet twice a week. But « short trips, close to home, related to the individual physical activity of people » are still allowed with a mobility certificate.

So on Sunday morning I went back to a small path close to my home, a path where I used to take my children when they were young, but which I hadn’t used for many years. In fact, this path follows the trajectory of a track for the wagons coming out of a cement stone mine. There are still a few traces of this old activity. Portions of rails on the ground, the walled exit of the mine and two rusty wagons abandoned at the edge of the road.

It’s a place that is so little frequented in normal times that I thought I wouldn’t meet anyone there under the current conditions and I allowed myself to run naked, even though it’s so close to the city. The distance is not long, some 500 or 600 meters, but by making several round trips I made a small run of almost half an hour. It’s always a good thing to do in this period of sports shortage.


Les sorties pour exercices physiques sont autorisées pendant 1 heure dans un rayon de 1 kilomètre. J’en profite pour explorer les alentours de la maison. Du petit cheminement horizontal tranquille dans le forêt où je vais courir, partent des sentiers très raides qui grimpent vers le pied des falaises, utilisé en temps normal par les grimpeurs qui vont rejoindre des zones d’escalade . Il y a des cordes fixes par moments pour aider à la progression. Arrivé au bas des falaises, de vagues sentiers à peine tracés rejoignent d’autres lignes de falaises. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de voies d’escalade dans le secteur.


Exercise outings are permitted for 1 hour within a radius of 1 kilometre. I take the opportunity to explore the surroundings of the house. From the small quiet horizontal path in the forest where I will run, start very steep paths that climb to the foot of the cliffs, normally used by climbers who will join climbing areas . There are fixed ropes at times to help the progression. At the bottom of the cliffs, vague barely traced paths join other cliff lines. I didn’t think there were so many climbing spots in the area.

L’Oeillon

Depuis des années, j’ai pris l’habitude de monter jusqu’à l’Oeillon au mois de janvier, histoire de bien débuter l’année. En quelque sorte un pèlerinage hivernal qui se déroule soit en raquettes dans la poudreuse, soit les pieds au sec sur l’herbe quand la neige se fait désirer. L’endroit se prête bien à la randonnue. Il faut dire que le coin n’est pas trop fréquenté. La première partie jusqu’au Petit Sappey assez ingrate décourage sans doute pas mal de monde. Une fois atteint le plateau, l’ambiance est tout autre. A la cabane du Petit Sappey, prendre le chemin de droite qui se faufile en sous-bois de façon bien plus agréable. Plus loin, il ne faut pas manquer l’embranchement à gauche signalé par un cairn. Le sentier, parfois à peine marqué, monte souvent droit dans la pente, se faufile entre les arbres jusqu’à une petite prairie en clairière. Tout en haut, on débouche sur ce monolithe de pierre, rocher isolé qui se dresse comme une sentinelle en avant-garde des Rochers de Chalves. Une sente permet de contourner la pente et de rejoindre son pied, quand il n’y a pas de neige, ni de terrain trop glissant après la pluie. On peut revenir par le même chemin ou redescendre en restant sur la ligne de crête et en coupant ensuite à travers bois pour retrouver la cabane. Aux alentours, en s’approchant des falaises, on surplombe une série de pointes effilées et de clochetons qui dominent les hameaux de Pomarey et Planfay.


For years, I have been in the habit of going up to the Oeillon in January to start the year off right. It’s a kind of winter pilgrimage that takes place either on snowshoes in the powder snow or with my feet dry on the grass when the snow is desired. The place is well suited to hiking. It is not too crowded. The first part up to Petit Sappey, which is quite ungrateful, probably discourages a lot of people. Once you reach the plateau, the atmosphere is quite different. At the Petit Sappey hut, take the path on the right which winds its way through the undergrowth in a much more pleasant way. Further on, don’t miss the junction on the left, marked by a cairn. The path, sometimes barely marked, often climbs straight up the slope, slipping between the trees to a small clearing meadow. At the very top, you come to this stone monolith, an isolated rock that stands like a sentinel in the vanguard of the Rochers de Chalves. A path allows you to go around the slope and to reach its foot, when there is no snow, nor too slippery ground after the rain. One can return by the same path or go back down, staying on the ridge line and then cutting through the woods to find the hut. In the surrounding area, as you approach the cliffs, you can see a series of tapering peaks and bell towers overlooking the hamlets of Pomarey and Planfay.

Des Bannettes à la Sure

Un de mes lieux de prédilection pour la randonnue est ce coin du massif de la Chartreuse qui entoure le sommet de la Grande Sure. C’est cette zone d’alpage qui s’étend des Bannettes à la Petite Vache, une zone sauvage, où ne vivent que temporairement quelques bergers et qui reste tout au long des saisons un merveilleux espace pour randonner.
On dirait un château fort, entouré de murailles. A l’ouest, les contreforts de la Chartreuse dominent les plaines du nord-isère et de l’Ain, à l’est et au nord, les falaises surplombent la route de Saint Laurent du Pont à Saint Pierre, et depuis Grenoble, il faut monter au col de la Charmette. Pour atteindre l’alpage, on doit d’abord traverser le massif forestier, par des chemins qui s’élèvent en lacets ou des sentiers tracés tout droit dans la pente. Les accès les plus fréquentés sont ceux qui partent de Mont Saint Martin vers les Bannettes d’un coté, du col de la Charmette vers la Petite ou la Grande Vache de l’autre. Mais il existe nombre d’autres cheminements qui permettent de se faufiler entre les barres rocheuses, depuis Chalais, Pomarey, le pont Saint Bruno ou les environs du col de la Placette, . Il faut déplier la carte IGN du coin, imaginer tous les itinéraires envisageables et entreprendre de les parcourir tous systématiquement.
Au sortir de la forêt, on débouche sur une succession de vallons séparés par des cols, col d’Hurtières, col de la Sure, bordés par des alignements de sommets, dont la Sure à 1920 mètres d’altitude. La prairie alpine y est recouverte de neige jusqu’au mois de mai, tondue par les vaches durant l’été, parsemée de gros chardons.
Ce n’est pas une zone très étendue, quelques kilomètres à vol d’oiseau, mais suffisamment diverse par ses voies d’accès, ses paysages, ses recoins que l’on peut aisément passer des journées entières à la parcourir en toutes saisons, à pieds, en raquettes ou ski de rando.


One of my favourite places for hiking naked is this part of the Chartreuse Massif which surrounds the summit of the Grande Sure. It is this mountain pasture area that stretches from Bannettes to Petite Vache, a wild area where only a few shepherds live temporarily and which remains throughout the seasons a wonderful place to hike.
It looks like a fortified castle, surrounded by walls. To the west, the foothills of the Chartreuse dominate the plains of the North Isère and the Ain, to the east and north, the cliffs overlook the road from Saint Laurent du Pont to Saint Pierre, and from Grenoble, you have to climb to the Charmette pass. To reach the alpine pasture, you must first cross the forest massif, by winding paths or paths traced straight down the slope. The most popular accesses are those from Mont Saint Martin to Les Bannettes on one side, and from the Charmette pass to the Petite or Grande Vache on the other. But there are many other paths that allow you to weave your way between the rocky bars, from Chalais, Pomarey, the Saint Bruno bridge or the area around the Col de la Placette . You have to unfold the IGN map of the area, imagine all the possible routes and start to systematically cover them all.
At the exit of the forest, you come to a succession of valleys separated by passes, col d’Hurtières, col de la Sure, bordered by alignments of peaks, including the Sure at 1920 metres altitude. The alpine meadow is covered with snow until May, mowed by cows during the summer, dotted with large thistles.
It is not a very large area, a few kilometres as the crow flies, but sufficiently diverse in its access routes, its landscapes, its hidden corners that one can easily spend whole days exploring it in all seasons, on foot, snowshoes or ski touring.

Col de Vence

Juste un moment de nudité dans la nature en cette période plutôt froide. Promenade, habillé, au dessus du col de Vence sur un itinéraire qui peut être fréquenté. J’y ai croisé un vététiste. J’ai quitté le chemin et rejoint un champ derrière une haie d’arbres. Là, isolé, j’ai profité d’un léger soleil pour me déshabiller et me poser dans l’herbe pour pique niquer. Puis le soleil s’est voilé, la fraicheur s’est fait ressentir. Mais je n’avais guère envie de remettre mes vêtements aussi vite. J’ai donc bougé dans les alentours pour garder ma chaleur, profitant des bosquets d’arbres. Les troncs penchés invitaient vraiment à grimper dessus.


Just a moment of nakedness in nature in this rather cold period. Walk, dressed, above the Col de Vence on a route that can be visited. I met a mountain biker there. I left the path and joined a field behind a hedge of trees. There, isolated, I took advantage of a light sun to undress and land on the grass to have a picnic. Then the sun veiled, the freshness was felt. But I didn’t want to put my clothes back on so quickly. So I moved around to keep my warmth, taking advantage of the groves of trees. The leaning trunks really invited you to climb on them.

VTT au Quichat

Pour changer un peu de la marche et de la course à pied, je pars ce mercredi après midi en vélo. Je prends mon VTT à assistance électrique. D‘abord sur route pour la montée au col de Clémencière puis au col de Vence, ce qui fait à peu près huit kilomètres, puis sur la large piste de trois kilomètres et demi qui mène au fort du Quichat., au fond d’une impasse. J’ai doublé quelques randonneurs sur la piste, mais ils devraient plutôt se diriger vers le Rachais, un itinéraire plus commun. Je fais demi tour. Avant d’attaquer la descente, je me déshabille. J’avais juste pris un short léger et un gilet coupe vent sans manche, c’est vite enlevé. Avant de rejoindre la partie de la piste qui peut être fréquentée, je m’arrête et hésite. Je n’ai guère envie de me rhabiller déjà. Un chemin part dans la forêt. Autant le prendre. Assez vite, il plonge raide pour rejoindre une piste toute défoncée. Je préfère remonter un peu et emprunter un petit sentie qui part plus ou moins à plat. C’est une façon agréable de rouler ainsi. Mais le sentier aboutit à une longue et sévère montée. Malgré l’assistance électrique, je n’ai pas d’adhérence sur un sol couvert d’un vieux tapis de feuilles mortes, et je me retrouve à devoir pousser le vélo, à même le porter pour passer des branchages en travers du chemin. Qu’il est lourd ce vélo ! Enfin, je peux reprendre le pédalage. J’aboutis au bord d’une prairie d’herbe haute dont je suis la lisière jusqu’à tomber sur le chemin du Rachais. Bon, là, je dois renfiler mon short.. Je vais rencontrer en redescendant randonneurs et vététistes. Voilà, ce fut trois quart d’heure de VTT nu.


To change a little bit of walking and running, I’m leaving this Wednesday afternoon by bike. I take my electrically assisted ATV. First on the road for the ascent to the Col de Clémencière then to the Col de Vence, which is about eight kilometres, then on the wide track of three and a half kilometres which leads to the Fort du Quichat, at the end of a dead-end road. I passed a few hikers on the trail, but they should be heading for Le Rachais, a more common route. I’m turning around. Before I start the descent, I undress. I had just taken a lightweight shorts and a sleeveless windproof vest, it’s quickly removed. Before joining the part of the track that can be used, I stop and hesitate. I don’t want to get dressed yet. A path leads into the forest. Might as well take it. Quite quickly, he dives steep to reach a very damaged track. I prefer to go up a little and take a small path that goes more or less flat. It’s a nice way to drive like this. But the path leads to a long and steep climb. Despite the electric assistance, I have no grip on a floor covered with an old carpet of dead leaves, and I find myself having to push the bike, even carrying it to pass branches across the path. How heavy is this bike! Finally, I can start pedaling again. I end up on the edge of a meadow of tall grass of which I follow the edge until I fall on the path of the Rachais. Okay, now I have to put my shorts back on… I will meet hikers and mountain bikers on the way down. That’s it, it was three quarters of an hour of bare mountain biking.

Bec Charvet

Sur la longue ligne de falaises qui s’étend le long de la vallée du Grésivaudan du Saint Eynard au plateau des Petites Roches, le Bec Charvet est le denier point haut au dessus de la gorge du Manival. Il est à la proximité immédiate de l’agglomération grenobloise et pourtant je n’étais jamais monté sur ce petit sommet. Chose réparée depuis ce jeudi de mi-juin.

A neuf heure et quart, il y a déjà quelques voitures sur le parking du col du Coq. J’espère que ce sont des randonneurs qui se sont dirigés plutôt vers des lieux plus fréquentés comme Pravouta ou le Roc d’Arguille. Dix minutes pour m’échauffer et je me déshabille. Je rejoins rapidement le haut du Manival. Jusque là, je connais. J’étais venu chercher une geocache dans ce coin. Sur la carte IGN, aucun chemin n’est marqué de ce coté là du Bec, pourtant un sentier se dirige dans sa direction. Il monte d’abord en forêt puis traverse une prairie en pente avant de rentrer à nouveaux sous couvert. Mais au bout d’un moment, il commence à descendre. Je me dit que c’est seulement pour passer une barre rocheuse. Mais non, il descend vraiment et je me retrouve presque au col, à mon point de départ ! Puisque c’est comme ça, je rejoins le GR qui contourne par le bas. Ça va être bien plus long que prévu. Le chemin, tout en sous bois, est agréable, mais parfois bien glissant en raison des pluies des derniers jours. Quelques rencontres : deux hommes en face de moi, j’ai juste le temps de mettre mon short devant moi, on échange un bonjour, un homme en marche rapide me dépasse alors que je me suis arrêté pour faire des photos de fleurs, je reste comme je suis, puis un groupe pour lequel j’ai le temps d’enfiler mon short. Un peu plus haut je croiserai de nouveau un randonneur. Mon short bloqué à la main devant moi, on discutera quelques minutes sur l’itinéraire. Une geocache est située un peu en dehors de mon chemin. Je fais un léger détour pour aller la dénicher. Je laisse le GR pour attaquer la montée vers l’autre versant du Bec Charvet. Ca monte raide pour rejoindre et suivre le bord de la falaise. Enfin, le sommet, arrondis et herbeux. De là la vue est panoramique sur la Chartreuse avec la Dent de Crolles d’un côté et Chamechaude de l’autre, mais aussi sur la vallée du Grésivaudan et la chaîne de Belledonne en face. L’atmosphère lavée par les orages est limpide, idéale pour les photos. Je me régale. Casse croute. J’attaque la descente par le versant le plus raide. Il y a un sentier qui finalement rejoint celui que j’avais pris le matin, à un embranchement que je n’avais pas vu. La descente est donc beaucoup plus rapide que la montée. Je ne me rhabille qu’en sortant de la forêt, à une vingtaine de mètres du parking.


On the long line of cliffs that extends along the Grésivaudan valley from Saint Eynard to the Petites Roches plateau, the Bec Charvet is the last high point above the Manival gorge. It is in the immediate vicinity of the Grenoble area and yet I had never climbed this small summit before. Thing repaired since that Thursday in mid-June.
At nine and a quarter hours, there are already a few cars in the parking lot at Col du Coq. I hope that these are hikers who have gone to more popular places like Pravouta or Roc d’Arguille. Ten minutes to warm up and I’ll take my clothes off. I quickly reach the top of the Manival. Until then, I know what it’s like. I came to look for a geocache in this area. On the IGN map, no path is marked on this side of the Bec, yet a path is running in its direction. It first climbs into the forest and then crosses a sloping meadow before returning to the forest under cover. But after a while, it starts to come down. I’m thinking it’s only to pass a rocky bar. But no, it really goes down and I almost find myself at the pass, at my starting point! Since that’s the way it is, I join the GR that goes around the bottom. It’s going to take a lot longer than expected. The path, all in undergrowth, is pleasant, but sometimes quite slippery due to the rains of the last few days. A few meetings: two men in front of me, I just have time to put my shorts in front of me, we exchange a hello, a man walking fast passes me while I stopped to take pictures of flowers, I stay as I am, then a group for which I have time to put on my shorts. A little higher up I will see a hiker again. With my shorts hand-locked in front of me, we’ll talk for a few minutes on the route. A geocache is located a little out of my way. I’m making a slight detour to find it. I leave the GR to attack the climb towards the other side of Bec Charvet. It climbs steeply to reach and follow the edge of the cliff. Finally, the summit, rounded and grassy. From there the view is panoramic on the Chartreuse with the Dent de Crolles on one side and Chamechaude on the other, but also on the Grésivaudan valley and the Belledonne chain opposite. The atmosphere washed away by the storms is clear, ideal for photos. I am delighted. Breakfast. I start the descent from the steepest slope. There is a path that finally joins the one I took in the morning, at a junction I hadn’t seen. The descent is therefore much faster than the ascent. I only get dressed again when I leave the forest, about 20 metres from the car park.

Pinea

Samedi 1er juin et long week-end de l’ascension. C’est aussi le premier week-end de vraiment beau temps avec des températures presque estivales. Il va y avoir du monde en montagne. Tant pis, les conditions météo sont trop bonnes. Je décide de monter à la Pinéa par le coté nord. Il est sûr que le sommet sera couvert de monde, mais le sentier pour y accéder de ce coté là pourrait être tranquille. Je pars du hameau de Planfay. La première partie est sur une route forestière en partie goudronnée. Après une dizaine de minutes, je me déshabille. J’avance à allure régulière sur ce revêtement facile. Une voiture descend, j’ai juste le temps de mettre mon short devant moi. Un peu plus loin, c’est une cavalière, puis une promeneuse qui débouche de la forêt. Ces deux dernières rencontres, avec des femmes souriantes. Je me suis couvert sommairement pourtant.
J’atteins la prairie de Girieu. C’est là que commence l’ascension vers la Pinéa. Le sentier qui monte dans la forêt est fortement marqué avec des bouts de rubalyse. Je ne m’inquiète pas vraiment. Sans doute un marquage pour une course de trail prochainement. Mais en fait c’est aujourd’hui qu’a lieu la course. Au cours de ma montée je suis doublé par une dizaine de traileurs. Chaque fois je les ai vu arriver et j’ai enfilé mon short.. Mais en tout cas pas de problème d’orientation, le chemin est bien marqué ! Je débouche à la brèche sous la Pinéa. J’ai renfilé mon short car j’arrive sur la partie fréquentée. Je discute un peu avec le contrôleur du trail. En fait ce sont les tout premiers qui m’ont dépassé. Il y en a encore deux cent derrières ! De là, je grimpe au sommet de la Pinéa, noir de monde comme prévu. Je suis en short et torse nu et j’ai l’air de détonner un peu ! Je redescend par l’itinéraire normal et fréquenté jusqu’au Mont Fromage. De là je quitte ce chemin pour une vieille piste forestière abandonnée. Je retrouve la solitude et ma tenue préférée. Je descend jusqu’à Girieu. Les derniers traileurs y passent qui vont eux devoir attaquer la montée. Pour finir je prends un raccourcis dans la forêt qui me ramène à proximité de Planfay.


Saturday June 1st and long weekend of the Ascension. It is also the first weekend of really good weather with almost summer temperatures. There’s going to be a lot of people in the mountains. It doesn’t matter, the weather conditions are too good. I decide to go up to the Pinéa from the north side. It is certain that the summit will be covered with people, but the path to get there from this side could be quiet. I’m leaving from the hamlet of Planfay. The first part is on a partly paved forest road. After about ten minutes, I undress. I move at a steady pace on this easy surface. A car comes down, I just have time to put my shorts in front of me. A little further on, it is a rider, then a walker who opens out of the forest. These last two meetings, with smiling women. I covered myself summarily, however.
I reach the Girieu meadow. This is where the ascent to Pinéa begins. The path that climbs into the forest is strongly marked with rubalysis tips. I’m not really worried. Probably a marking for a trail race soon. But in fact today is the day of the race. During my ascent I was overtaken by about ten traileurs. Every time I saw them coming and put on my shorts… But in any case no problem of orientation, the path is well marked! I end up in the rift under the Pinéa. I put my shorts on because I’m coming to the busy part. I’m having a little chat with the trail controller. In fact, they were the very first to overtake me. There are still two hundred behind! From there, I climb to the top of the Pinéa, black with people as expected. I’m in shorts and bare-chested and I look a little out of whack! I descend by the normal and busy route to Mont Fromage. From there I leave this path for an old abandoned forest track. I find solitude and my favorite outfit again. I go down to Girieu. The last traileurs will have to attack the climb. Finally I take a shortcut in the forest that takes me back to near Planfay.


Un collègue de travail, habitant à Quaix en Chartreuse, m’avait parlé d’un parcours entre le sommet de la Pinea et le village de Quaix. Lui, ne l’empruntant d’ailleurs qu’en ski de randonnée pour redescendre. Sur la carte IGN figure bien un chemin partant des plus hautes maisons du village mais qui s’arrête en cours.
Ce dimanche matin, je laisse donc ma voiture vers ce hameau et j’attaque ma balade. Au bout de cinq minutes, dès que je suis en forêt, je me déshabille. Malgré l’heure encore matinale, il fait déjà chaud. Lourd plutôt. Un temps à taons! Le chemin, assez large et bien tracé, est doublé d’un sentier étroit qui suit strictement la ligne de crête. A un moment donné, à déjà une heure de marche du village, au sortir d’un chemin creux, j’aperçois du coin de l’œil une silhouette bardée d’orange fluo cachée au milieu des arbres qui m’observe. Je fais comme si de rien n’était et continue mon chemin. Je ne savais vraiment pas que la saison de la chasse débutait aujourd’hui. Heureusement qu’il ne m’a pas confondu avec un sanglier! J’espère aussi qu’il ne chassait pas le chamois. J’en ai croisé trois un peu plus loin. Le premier a jaillis au dessus d’un rocher, les deux autres se sont tranquillement éloignés en m’observant.
A l’endroit indiqué sur la carte, le chemin disparaît effectivement, mais la trace continue. Il faut parfois la deviner à travers les arbres, les herbes et les feuilles mortes entassées au fil des ans, la retrouver plus loin un peu au jugé, puis elle réapparaît avec quelques vieilles marques d’un ancien balisage. Elle domine la vallée entre Quaix et Sarcenas.
Après le passage d’une barre rocheuse qui nécessite de mettre les mains, elle bascule au dessus de la vallée de la Charmette avec un superbe point de vue sur les Rochers de Chalves et le massif de la Sure. Finalement, on débouche sous le sommet de la Pinea, en rejoignant le chemin normal pour les quelques dizaines de derniers mètres. Là, j’ai dû me rhabiller, le sommet étant déjà occupé.
Pour la descente, je resterai habillé. Je veux faire une boucle et je prends l’itinéraire classique en croisant une bonne cinquantaine de randonneurs, puis traverse quelques hameaux de Sarcenas pour rejoindre un chemin qui ramène vers Quaix. C’est un parcours agréable dans sa première partie, mais assez ingrat ensuite qui emprunte des chemins raides et pierreux assez pénibles et des portions de routes goudronnées.


A colleague of mine, living in Quaix en Chartreuse, had told me about a route between the summit of La Pinea and the village of Quaix. He, however, only used it on cross-country skis to come down. On the IGN map there is a path starting from the highest houses of the village but which stops in the middle.
This Sunday morning, I left my car in this hamlet and started my walk. After five minutes, as soon as I am in the forest, I undress. In spite of the still early hour, it is already hot. Heavy rather. A flies weather! The path, quite wide and well traced, is doubled by a narrow path that strictly follows the ridge line. At one point, already an hour’s walk from the village, at the end of a hollow path, I can see from the corner of my eye a silhouette covered in fluorescent orange hidden among the trees that is watching me. I act as if nothing had happened and continue on my way. I really didn’t know that the hunting season started today. Luckily he didn’t mistake me for a boar! I also hope he wasn’t hunting chamois. I saw three of them a little further on. The first one jumped over a rock, the other two quietly walked away while observing me.
At the place indicated on the map, the path effectively disappears, but the trace continues. Sometimes you have to guess it through the trees, grasses and dead leaves piled up over the years, find it a little further away by guessing, then it reappears with a few old marks from an old marking. It dominates the valley between Quaix and Sarcenas.
After passing a rocky bar that requires you to put your hands on it, it turns over the Charmette valley with a superb view of the Rochers de Chalves and the Sure massif. Finally, it comes out under the summit of the Pinea, joining the normal path for the last few dozen meters. There, I had to get dressed, the summit being already occupied.
For the descent, I’ll stay dressed. I want to make a loop and I take the classic route, crossing a good fifty hikers, then crosses a few hamlets of Sarcenas to join a path that leads back to Quaix. It’s a pleasant route in its first part, but rather ungrateful afterwards, which takes steep and stony paths that are quite painful and portions of asphalt roads.

Vararey

Après une dizaine de jours d’obligations familiales, doublée de quintes de toux épuisantes, je profite d’une journée tranquille pour repartir encore une fois vers Vararey. La route est fermée l’hiver à la sortie de Pomarey. C’est donc un kilomètre et quelque sur la route verglacée avant de rejoindre le chemin qui traverse un ruisseau puis monte raide. Dans la montée, les vêtements disparaissent. Je garde juste un gilet polaire sans manche encore un moment. Je rejoint la piste de la Marcelière, enneigée, où je chausse les raquettes. La neige est lourde. Dans la forêt, quelques traces des jours précédents. En deux heures et vingt minutes, j’arrive à la prairie de Vararey. Je grimpe sur le versant de droite jusqu’à cet arbre à moitié cassé qui me sert encore une fois de siège pour le pique nique. Je suis face au soleil.Je décide de rester là pour profiter de la chaleur agréable sur tout le corps.
La branche de bois mort sur laquelle je suis assis est couverte de traces d’insectes xylophages. A regarder de près, on dirait presque des sculptures rupestres ! Beauté de la nature. Je traîne autour de l’arbre, m’accroche à ses branches… Enfin, je me décide à repartir, à descendre dans la vallée. Je reste nu jusqu’à la route.


After about ten days of family obligations, coupled with exhausting coughing fits, I take the opportunity of a quiet day to return once again to Vararey. The road is closed in winter at the exit of Pomarey. So it’s a kilometre or so on the icy road before joining the path that crosses a stream and then climbs steeply. On the way up, the clothes disappear. I’m just keeping a sleeveless fleece vest for a while longer. I join the snow-covered Marcelière trail, where I put on snowshoes. The snow is heavy. In the forest, some traces of the previous days. In two hours and twenty minutes, I arrived at Vararey’s meadow. I climb on the right side of the hill until I reach this half-broken tree, which once again serves as my seat for the picnic. I decide to stay there to enjoy the pleasant warmth all over my body.
The dead wooden branch on which I sit is covered with traces of wood-eating insects. On closer inspection, they almost look like rupestrian sculptures! Beauty of nature. I hang around the tree, clinging to its branches… Finally, I decide to move back, to go down into the valley. I stay naked until the road.

Geocaching à Proveysieux

Voilà bien longtemps que je n’ai pas fait de géocaching. En cette fin février presque estival au niveau des températures, pourquoi ne pas partir chercher quelques caches dans le coin. Je me gare à la sortie de Saint Egrève sur la route de Proveysieux. Je traverse le hameau de Bellevue et m’engage sur un étroit sentier. Les bruits de la ville montent jusqu’ici, mais j’ai l’impression que ce chemin n’est guère fréquenté. Je me déshabille. Je descend vers un torrent à sec au fond d’un vallon. Puis la trace disparaît. Demi tour, mais je ne retrouve même pas le passage dans cette végétation. Je me retrouve dans le lit du torrent mais plus bas que prévu. Je tente de grimper droit pour rejoindre le sentier, au sécateur j’essaie de me frayer un chemin dans les ronces, mais la terre s’éboule sous mes pieds et je dois tenter une autre variante. Enfin, après bien des efforts je retrouve le chemin que je remonte. Bon, je vais plutôt rattraper un chemin mieux tracé. Je monte à travers un beau champ jusqu’à une piste presque carrossable qui passe devant la grange du Pissou. Tiens, voilà ma première cache de trouvée! Je continue vers le belvédère du Scialet. Vite mon short pour croiser une puis trois personnes. Au belvédère, je suis seul et trouve ma seconde cache. La ville de Saint Egrève est juste en dessous de moi, un peu dans la brume. Je décide de continuer à monter. J’évite une personne en renfilant mon short et en coupant droit dans un champs. J’arrive à une grange, mais ce n’est pas la bonne. Encore un effort. Au bord du chemin, une ancienne fontaine creusée dans la pierre. Quelques gouttes d’eau coulent encore, mais pas assez pour un bain. Enfin, les granges du Brulin. Troisième cache vite trouvée. Il ne me reste plus qu’à redescendre. En arrivant vers le Pissou, je me rhabille. J’ai bien fait, je croise encore quatre personnes et un vététiste. Décidement, c’est un coin fréquenté !


It’s been a long time since I’ve done geocaching. At the end of February, almost summertime in terms of temperatures, why not go and look for some caches in the area. I park at the exit of Saint Egrève on the road to Proveysieux. I cross the hamlet of Bellevue and take a narrow path. The sounds of the city come up here, but I have the impression that this path is hardly used. I’m undressing. I descend to a dry stream at the bottom of a valley. Then the trace disappears. Turn around, but I can’t even find the way through this vegetation. I find myself in the bed of the stream but lower than expected. I try to climb straight up to reach the path, with the secateur I try to make my way through the brambles, but the ground falls under my feet and I have to try another variant. Finally, after much effort, I find the path I go back up again. Well, I’ll catch up with a better path. I climb through a beautiful field to an almost trafficable track that passes in front of the Pissou barn. Well, here’s my first cache found! I continue towards the Scialet belvedere. Quickly my shorts to meet one and then three people. At the viewpoint, I am alone and find my second cache. The city of Saint Egrève is just below me, a little bit in the mist. I decide to keep going up. I avoid a person by putting on my shorts and cutting straight into a field. I’m coming to a barn, but it’s not the right one. One more effort. By the path, an old fountain carved in stone. A few drops of water are still running, but not enough for a bath. Finally, the Brulin barns. Third cache quickly found. All I have to do now is get down. When I get to the Pissou, I get dressed again. I did the right thing, I still meet four people and a mountain biker. It’s definitely a busy place!