Col du Loup

A l’automne dernier, au cours d’une randonnée (textile) avec des amis, nous étions montés à la Pointe de la Sitre en partant du parking du col du Pré du Molard. De la Pointe, on voyait distinctement l’itinéraire qui pouvait se poursuivre vers le col du Loup et redescendre de l’autre coté sur le lac du Crozet. Ça donnait envie, mais ce n’était pas d’actualité ce jour là. En cette dernière semaine de juin, j’ai eu envie d’enfin effectuer cette boucle.

Départ à 9 heures du parking de Pré Reymond. Il y a une bonne quinzaine de voitures garées là ou un peu avant le long de la piste. C’est que l’itinéraire vers le lac Crozet est une classique très familiale de la balade en montagne. Je ne prends pas le risque de me déshabiller complètement jusqu’au lac. Je garde juste mon short. « Vous n’avez pas trop chaud » me demande une dame que je double. Elle est ruisselante de sueur sous ses vêtements longs. C’est vrai que je me trouve encore trop habillé! Les deux groupes qui me précèdent s’arrêtent à proximité du lac. Je bifurque sur le GR qui grimpe sur la gauche. La vue s’élargit et s’étend jusqu’à l’agglomération grenobloise dans le lointain. Vite je suis assez éloigné pour quitter enfin ce short. J’arrive au tout petit lac du Loup caché derrière son verrou. Il est encore sous la neige mais les environs rocheux sont dégagés. Tant mieux: il y a une geocache vite trouvée. Je poursuit la grimpette en lacets en direction du col du Loup. Je dois renfiler momentanément le short pour croiser deux randonneurs qui en descendent. Au col, à 2400 m d’altitude, je trouve une deuxième geocache. L’autre versant est encore bien enneigé. Puis les nuages arrivent. L’atmosphère devient tout à fait différentes avec des langues de brume qui montent puis se dispersent. Short à nouveau pour croiser trois jeunes qui effectuent cette itinéraire en sens inverse. Je les recroiserai plus tard. Le sentier a disparu sous le névé. Je m’égare un peu mais le rejoint dans le pierrier. Toujours dans le brouillard, je passe sous le col de Sitre et rejoins l’itinéraire que j’avais pris à l’automne. Avant d’arriver au refuge du Pré du Molard, je me rhabille. Le refuge semble fermé mais deux femmes pique-niquent devant le bâtiment. Au col du Pré du Molard, il me faut maintenant rejoindre Pré Reymond de l’autre coté de cette combe, à une heure de marche par un joli sentier qui ondule à flanc de vallon, traversant quelques ruisseaux, une belle cascade franchie par une passerelle. Je retrouve les trois jeunes vus la matin. Ils débouchent devant moi au creux d’un virage; j’ai juste le temps de maintenir mon short devant moi. « Re-bonjour ». Un peu plus tard, c’est une famille qui apparaît. Même réaction souriante. Je dois approcher du carrefour avec le chemin du Crozet, il va falloir que je remette mon short.


Last autumn, during a (clothed) hike with friends, we went up to the Pointe de la Sitre from the parking lot of the Pré du Molard pass. From the Pointe, we could clearly see the route that could continue towards the Col du Loup and then go down to the other side on the Crozet lake. It made you want to, but it wasn’t on the agenda that day. In this last week of June, I wanted to finally make this loop.
Departure at 9 o’clock from the parking lot of Pré Reymond. There are a good fifteen cars parked there or a little before along the track. The trail to Lake Crozet is a very family classic of the mountain walk. I don’t take the risk of stripping down completely until the lake. I just keep my shorts on. « You’re not too hot, » a lady asks me, which I double. She’s dripping with sweat under her long clothes. It’s true that I’m still overdressed! The two groups in front of me stop near the lake. I fork on the GR that climbs on the left. The view widens and stretches to the Grenoble conurbation in the distance. Quickly I’m far enough away to finally leave my shorts. I arrive at the very small Lac du Loup hidden behind its lock. It is still under the snow but the rocky surroundings are clear. So much the better: there is a geocache quickly found. I continue the climb in laces towards the Col du Loup. I have to momentarily put on my shorts to pass two hikers coming down. At the pass, at an altitude of 2400 m, I find a second geocache. The other side is still covered with snow. Then the clouds arrive. The atmosphere becomes quite different with fog tongues that rise and then disperse. Short again to meet three young people who are doing this route in the opposite direction. I will meet them again later. The path has disappeared under the neve. I stray a little but join it on the scree. Still in the fog, I pass under the col de Sitre and arrive at the route I had taken in the fall. Before arriving at the Pré du Molard hut, I get dressed. The refuge seems closed but two women picnic in front of the building. At the Pré du Molard pass, I now have to go to Pré Reymond on the other side of this coomb, an hour’s walk along a pretty path that undulates on the side of the valley, crossing a few streams, a beautiful waterfall crossed by a footbridge. I find the three young people I saw in the morning. They emerge in front of me at the bottom of a bend; I have just enough time to keep my shorts in front of me. « Hello again ». A little later, a family appears. Same smiling reaction. I have to get close to the crossroads with the Crozet path, I’ll have to put my shorts back on.

Gorges de la Roanne

Durant la période chaude de l’été, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les balades dans les ruisseaux du Diois, havres de fraîcheur. Ce samedi 20 juin, début de la saison estivale, une sortie a été programmée dans les gorges du ruisseau de la Roanne. Nous serons accompagné à cette occasion par Estelle, une journaliste et photographe du journal numérique de la vallée de la Drôme: le Bec, qui réalisera un reportage sur la randonnée naturiste dans le cadre d’un dossier sur le tourisme durable dans la région. Nous sommes quatorze dont cinq textiles, Estelle et son compagnons qui ne tenteront pas l’expérience de la nudité et trois marcheurs de Die. Quant aux neuf naturistes, membres de l’association, outre Bernard le président et local de l’étape, ils arrivent de Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon ou Gap. C’est dire si cette association, déclarée et affiliée à la Fédération Française de Randonnée rayonne bien au delà des frontières de la Drôme.

11 heures, premiers pas dans l’eau. Elle est encore quelque peu fraîche, mais c’est bien agréable. Le rythme de marche n’est guère rapide. Les galets sur le bord sont instables, ceux sous le courant sont glissants. On a de l’eau jusqu’aux chevilles, parfois aux genoux et quelque fois même plus haut. Il faut alors maintenir les sacs en l’air et veiller à ne pas chuter. La première vasque n’attire que les plus téméraires, mais le temps passant et l’eau se réchauffant, les arrêts baignades se font plus nombreux et même les plus frileux n’hésitent plus à se jeter à l’eau. Le décor change aussi à chaque méandre du ruisseau, les falaises se font de plus en plus hautes, plus colorées aussi, grises, ocres ou parsemées de traînées noires, creusées par l’eau au fil des millénaires. Invisible depuis la route qui passe au dessus, ce panorama est réservé à ceux qui marchent au fond de ces gorges. Quel privilège d’en profiter ainsi en toute nudité et toute liberté.

En quatre heures, avec un arrêt casse croûte tout de même, nous arrivons à proximité du village de Pradelle. Une moitié du groupe rentre, habillé, par la route. L’autre moitié repart en sens inverse. Le rythme est plus rapide. Le soleil a tourné et de longs passages sont maintenant à l’ombre, mais comme les peaux sont rassasiées de soleil, c’est plutôt bienvenue. Deux rencontres se déroulent sans gêne. Il est 17 heures quand on arrive au pont, notre point de départ.

On attend maintenant avec impatience la parution de l’article d’Estelle début juillet.


During the hot summer period, the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne favours walks in the streams of the Diois, havens of freshness. This Saturday 20th June, the beginning of the summer season, an outing has been scheduled in the gorges of the Roanne stream. We will be accompanied on this occasion by Estelle, a journalist and photographer of the digital newspaper of the Drôme valley: le Bec, who will make a report on the naturist hike within the context of a dossier on sustainable tourism in the region. We are fourteen, including five textiles, Estelle and her companions who will not attempt the experience of nudity and three walkers from Die. The nine naturists, members of the association, in addition to Bernard the president and local of the stage, arrive from Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon or Gap. That is to say if this association, declared and affiliated to the French Federation of Hiking radiates well beyond the borders of the Drôme.
11 o’clock, first steps in the water. It’s still a bit cool, but it’s very pleasant. The pace of the walk is not very fast. The pebbles on the bank are unstable, those under the current are slippery. We have water up to our ankles, sometimes to our knees and sometimes even higher. It is then necessary to keep the bags in the air and take care not to fall. The first basin attracts only the most daring, but as time goes by and the water warms up, there are more swimming stops and even the most timid don’t hesitate to throw themselves into the water. The scenery also changes with each meander of the stream, the cliffs become higher and higher, more colourful too, grey, ochre or strewn with black streaks, carved by the water over the millennia. Invisible from the road above, this panorama is reserved for those who walk in the bottom of these gorges. What a privilege to enjoy it in such a naked and free way.
In four hours, with a snack stop nevertheless, we arrive near the village of Pradelle. Half of the group returns, dressed, by the road. The other half leaves in the opposite direction. The pace is faster. The sun has turned and long passages are now in the shade, but as the skins are full of sunshine, this is rather welcome. Two encounters are going on without embarrassment. It’s 5 p.m. when we arrive at the bridge, our starting point.

We now look for the publication of Estelle’s article at the beginning of July.

Geocaching entre Charmette et Charmant Som

Au col de la Charmette, il y a déjà une bonne douzaine de voitures garées et trois autres arrivent derrière moi. Pas vraiment désertique le coin! Et en plus il fait frais. Short, tee shirt et blouson pour démarrer. A un moment, du large chemin part un petit sentier qui s’élève en lacets. Là, je risque moins de rencontrer du monde. Je me déshabille. Les herbes hautes sont encore bien humides. mes chaussures sont vite mouillées. Un peu avant de rejoindre une piste forestière, j’entends des voix au dessus de moi. Je ne met que mon short. Quelques centaines de mètres plus loin, je quitte cette piste et retrouve ma tenue préférée. L’itinéraire que j’ai choisi doit me mener à une série de geocaches. Mais il me faut d’abord trouver la sente qui n’est pas évidente. Je la repère à peine tracée un peu plus bas. Il me faut descendre une combe bien raide. Le sol est glissant après les pluies des derniers jours. Je tombe une fois, me relève, hésite, envisage même de faire demi tour…puis continue. Je perds la trace dans la traversée d’un pierrier, mais le GPS me ramène dans la bonne direction jusqu’à la première geocache vite trouvée. La suite du parcours est plus tranquille, traversant des vallons couverts de hautes plantes ombellifères. Je m’arrête pour grimper sur un tronc couché au bord du chemin. J’arrive à la deuxième cache qui est juste à l’endroit où mon petit sentier oublié rejoint un chemin bien plus fréquenté qui est un GR. Je cherche quand même un moment, mais comme j’entends un groupe arriver, je cesse la recherche et met short et tee shirt. Je rejoint le bas du Pré Bâtard et stoppe pour le casse croûte. Il n’y a plus personne en vue, je me déshabille pour chercher la troisième cache. Au moment où je la trouve et la logue, la pluie se met à tomber, quelques coups de tonnerre. L’orage arrive. Vite ma parka et j’entame la descente.


At the Col de la Charmette, there are already a good dozen cars parked and three more are coming behind me. Not exactly a deserted area! And it’s cool too. Shorts, T-shirt and jacket to start. At one point, from the wide track starts a small path that rises up in laces. There, I am less likely to meet people. I undress. The tall grass is still very wet. My shoes get wet quickly. A little before reaching a forest track, I hear voices above me. I only put on my shorts. A few hundred metres further on, I leave this track and find my favourite attire again. The route I have chosen must lead me to a series of geocaches. But first I have to find the trail that is not obvious. I spot it just a little further down. I have to go down a very steep coomb. The ground is slippery after the rains of the last days. I fall once, get up again, hesitate, even consider turning back…then continue. I lose track as I cross a scree, but the GPS brings me back in the right direction to the first geocache that I quickly find. The rest of the route is quieter, crossing valleys covered with tall umbelliferous plants. I stop to climb on a trunk lying on the side of the path. I reach the second cache which is just where my small forgotten path joins a much more frequented path which is a GR. I try to look for a while, but as I hear a group arriving, I stop searching and put on shorts and tee shirt. I reach the bottom of the Pré Bâtard and stop for a snack. There is nobody in sight, I undress to search for the third cache. When I find it and log it, the rain starts to fall, a few thundershots. The storm is coming. Quickly, I get my parka and start the descent.