Sur le site des rassemblements naturistes, Chantal a posé une proposition de séjour d’une semaine autour des gorges du Tarn. Premier inscrit ! Prêt à découvrir une région pas si lointaine mais où je n’ai jamais mis les pieds. Fin mars. Je quitte un Grenoble déjà printanier, les pruniers sont en fleurs autour de la maison…et puis je vais vers le sud, synonyme de chaleur dans mon esprit. Un peu de neige dans la traversée des monts d’Ardèche. Arrivée devant le gîte, une grosse maison en pierre aux environs de mille mètre d’altitude. Le vent souffle, il fait froid. Ici c’est encore l’hiver. Et la maison est froide, elle n’a pas été chauffée en prévision de notre séjour. Il va bien falloir trois jours pour la mettre à température. On est douze. Je connais presque tout le monde, mais certains pas vu depuis dix ans.
Le dimanche première rando, habillée, le long du Tarn en aller-retour entre les villages de Saint Chely et Sainte Enimie suivi de la visite d’un chaos de rocher sur la rivière. Une balade d’une douzaine de kilomètres avec 225 mètres de dénivelé en à peine cinq heures, y compris la pause café à Sainte Enimie.
Lundi, le temps est couvert et le vent bien présent. D’un parking au dessus de Rozier on monte vers le hameau de Capluc, quelques maisons serrées autour du rocher, puis on grimpe dans la forêt avec de beaux points de vue, malheureusement un peu ternes, sur la vallée de la Jonte pour atteindre le plateau du Causse Méjean. Du haut des falaises on assiste aux vols des vautours. On est trois à s’être mis à moitié nus ! Dix kilomètres pour 580 m de dénivelé en six heures.
Mardi, on passe sur l’autre rive de la Jonte, sur le Causse Noir depuis le village de Peyreleau. Le vent est toujours bien présent, mais le ciel est dégagé. Montée assez raide en lacets dans la forêt qui réchauffe. Après le pique-nique petite errance sur de tout petits sentiers pour atteindre les ruines de l’ermitage Saint Michel atteignables par une échelle de fer quelque peu ancienne qui décourage les moins audacieux. Bel endroit pour une séance photo, interrompue malheureusement par l’arrivée d’un randonneur. On est trois à s’être mis nus ! Encore une balade de six heures et presque onze kilomètres pour 650 m de dénivelé.
Mercredi, toujours sur le Causse Noir, visite du site de Roquesaltes. Site touristique bien aménagé autour d’un chaos rocheux, qui doit être bien fréquenté l’été, mais désert ce jour là. Le vent est toujours bien fort et froid. Mais devant une superbe arche de roche je ne peux m’empêcher de me déshabiller pour une photo puis je suis rejoint par Thierry et Christophe. On reste dans les environs ensuite en longeant la corniche qui domine la vallée de la Durbie. Parmi les blocs une autre arche, double, attire notre attention. Pour le retour, pour éviter la piste, on décide avec Thierry et Bernard, de suivre un chemin parallèle. Ou qui aurait dû l’être. L’occasion d’affûter nos connaissance en orientation avec les gps tout en contournant un peu en mode sanglier les obstacles du terrain. Six kilomètres et 125 m seulement en trois heures et demi.
Jeudi. Chantal nous propose de découvrir les Canalettes sur le Causse du Larzac. C’est un site géologique qui mêle arches rocheuses et fissures étroites disséminées au milieu d’une forêt moussue. Le site n’est pas bien grand, mais surprenant. Sept kilomètres et demi en trois heures et demi avec seulement cent dix mètres de dénivelé. Au retour, arrêt pour admirer de près le viaduc de Millau et visiter l’exposition qui raconte sa construction.
Vendredi, dernier jour du séjour. Le vent s’est bien calmé. On part aujourd’hui du village de Liaucous. Le cheminement s’étire en balcon au dessus des gorges du Tarn. On parcourt à mi hauteur le cirque de Saint Marcellin en traversant les hameaux troglodytes désertés des Eglezines et Saint Marcellin avec sa chapelle en restauration, et où on se restaure nous aussi de nos piques niques. Retour par le plateau du Causse de Sauveterre dans un paysage dévasté par un incendie, sans doute celui de 2022, mais qui resplendit pourtant sous le soleil, les troncs décolorés par les éléments s’intégrant dans les formes et les couleurs de la roche. La beauté du diable ! Les plus courageux font un détour par le rocher des Agudes, superbe belvédère qui domine la confluence du Tarn et de la Jonte. Enfin une vrai journée de randonnée naturiste pour la moitié des participants. Quinze kilomètres et près de six cent mètres de dénivelé en un peu moins de sept heures. Une belle fin de semaine.
On the naturist gathering website, Chantal posted a proposal for a week-long trip around the Tarn Gorges. I was the first to sign up! Ready to explore a region that isn’t all that far away but where I’ve never set foot. Late March. I leave Grenoble, where spring has already arrived—the plum trees are in bloom around the house—and head south, which in my mind means warmth. A bit of snow as I cross the Ardèche mountains. I arrive at the gîte, a large stone house at an altitude of about 1,000 meters. The wind is blowing; it’s cold. Here, it’s still winter. And the house is cold; it hasn’t been heated in preparation for our stay. It’s going to take at least three days to warm it up. There are twelve of us. I know almost everyone, but I haven’t seen some of them in ten years.
On Sunday, our first hike, fully dressed, along the Tarn River—a round trip between the villages of Saint Chely and Sainte Enimie—followed by a visit to a rocky chaotic landscape by the river. A hike of about twelve kilometers with 225 meters of elevation gain in just five hours, including a coffee break in Sainte Enimie.
On Monday, the sky is overcast and the wind is blowing hard. From a parking lot above Rozier, we head up toward the hamlet of Capluc—a few houses clustered around a rock—then climb through the forest, enjoying beautiful, though somewhat overcast, views of the Jonte Valley as we reach the Causse Méjean plateau. From the top of the cliffs, we watch the vultures soar. Three of us have stripped down to our half-naked state! Ten kilometers with 580 meters of elevation gain in six hours.
On Tuesday, we cross to the other side of the Jonte, onto the Causse Noir from the village of Peyreleau. The wind is still blowing strongly, but the sky is clear. A fairly steep, winding climb through the forest warms us up. After our picnic, a short wander along tiny trails to reach the ruins of the Saint Michel hermitage, accessible via a somewhat ancient iron ladder that discourages the less daring. A beautiful spot for a photo session, unfortunately interrupted by the arrival of a hiker. Three of us ended up getting naked! Another six-hour hike covering nearly eleven kilometers with 650 meters of elevation gain.
On Wednesday, still on the Causse Noir, we visited the Roquesaltes site. It’s a well-developed tourist spot centered around a rocky outcrop, which must be quite busy in the summer, but was deserted that day. The wind was still strong and cold. But standing in front of a magnificent rock arch, I couldn’t resist stripping down for a photo, and then Thierry and Christophe joined me. We stayed in the area afterward, walking along the cliff edge overlooking the Durbie Valley. Among the boulders, another arch—a double one—caught our attention. For the return trip, to avoid the trail, Thierry, Bernard, and I decided to follow a parallel path. Or what should have been one. It was a chance to sharpen our GPS navigation skills while zigzagging around the terrain’s obstacles like wild boars. Six kilometers and only 125 meters of elevation gain in three and a half hours.
Thursday. Chantal suggests we explore Les Canalettes on the Causse du Larzac. It’s a geological site featuring rock arches and narrow fissures scattered throughout a mossy forest. The site isn’t very large, but it’s surprising. Seven and a half kilometers in three and a half hours with only 110 meters of elevation gain. On the way back, we stop to admire the Millau Bridge up close and visit the exhibition detailing its construction.
Friday, the last day of our stay. The wind has died down considerably. Today we set out from the village of Liaucous. The trail winds along a ridge above the Tarn Gorges. We hike through the Cirque de Saint Marcellin at mid-height, passing through the abandoned troglodyte hamlets of Les Eglezines and Saint Marcellin—with its chapel currently under restoration—where we also stop for a picnic lunch. We return via the Causse de Sauveterre plateau through a landscape ravaged by a fire—likely the one from 2022—yet it still glows under the sun, the tree trunks bleached by the elements blending into the shapes and colors of the rock. Devilishly beautiful! The bravest among us take a detour to the Rocher des Agudes, a superb viewpoint overlooking the confluence of the Tarn and the Jonte. Finally, a true day of naturist hiking for half the participants. Fifteen kilometers and nearly six hundred meters of elevation gain in just under seven hours. A wonderful end for this week.




























































































































































































































