Pennes le Sec

Trois jours après mon retour de la semaine de randonnue dans les Alpes de Haute Provence, je repars pour une sortie proposée par Bernard avec les Marcheurs Nus du Val de Roanne. C’est un parcours qu’il a découvert par une vidéo sur Internet, alors autant le tester, mais en sens inverse.

On se retrouve à quatre, Bernard, Christian, Patrick et moi, sur la place de la mairie du petit village de Pennes le Sec, au dessus de la vallée de la Roanne. On descend par une large chemin qui se transforme en piste forestière s’étirant plus ou moins à l’horizontal le long de vallons creusés par des torrents à secs. Puis il faut remonter jusqu’au niveau du village par un petit sentier qui grimpe dans la forêt de pins. Arrêt casse croûte à l’ombre avant d’attaquer la seconde partie du parcours, au dessus du village cette fois. On traverse la route départementale sans même se couvrir tant la circulation y est rare. On monte dans la pente couverte d’une végétation basse et de quelques pins jusqu’à atteindre le Pas des Blaches, un passage entre deux murs de pierre aiguisés. Là, une rencontre avec un père et son fils se passe sans problème. Discussions sur les chemins des alentours. On bascule de l’autre côté de l’arrête de roches dans une forêt de feuillus. Le contraste entre les deux versants est saisissant. L’étroit sentier couvert de feuilles mortes tire dans une direction puis dans l’autre jusqu’à un nouveau passage dans la roche, une sorte de porte creusée dans le rocher. Il ne nous reste plus ensuite qu’à rejoindre la route, en se rhabillant juste avant malheureusement, et le village tout proche. Une balade de cinq heures et treize kilomètres…qui sera la dernière avant le reconfinement!


Three days after my return from the week of hiking in the Alpes de Haute Provence, I’m back for an outing proposed by Bernard with the Val de Roanne Naked Walkers. It’s a route he discovered through a video on the Internet, so I had better test it, but in reverse.
We are four, Bernard, Christian, Patrick and me, on the place of the town hall of the small village of Pennes le Sec, above the valley of Roanne. We go down by a wide trail which becomes a forest track stretching more or less horizontally along valleys dug by dry torrents. Then it is necessary to go up until the level of the village by a small path which climbs in the forest of pines. Stop for a snack in the shade before attacking the second part of the route, above the village this time. We cross the departmental road without even covering ourselves so much the traffic is rare there. One goes up in the slope covered with a low vegetation and some pines until reaching the Pas des Blaches, a passage between two sharpened stone walls. There, a meeting with a father and his son takes place without problem. Discussions on the surroundings paths. We switch to the other side of the ridge of rocks in a forest of leafy trees. The contrast between the two sides is seizing. The narrow path covered with dead leaves pulls in a direction then in the other until a new passage in the rock, a kind of door dug in the rock. Then we just have to get back to the road, unfortunately, by getting dressed just before, and to the nearby village. A five hours and thirteen kilometers walk…which will be the last one before the reconfinement!


Séjour à Auzet

Une semaine de raquettes nu avait été programmée par Bruno en mars 2020 à Auzet dans les Alpes de Haute Provence. Évidemment annulée pour cause d’épidémie de covid. Elle a eu lieu lieu cette année 2021, juste avant le reconfinement. Ouf!

C’est la première rencontre organisée sous l’égide de la toute nouvelle association RSVNat (Rencontres, Séjours, Voyages Naturistes) crée elle aussi à l’initiative de Bruno et destinée à sécuriser au niveau juridique les organisateurs de séjours, notamment au niveau de la conformité avec l’immatriculation tourisme normalement obligatoire ou les assurances des organisateurs.

Auzet est un petit village situé entre Digne et Seyne les Alpes au pied du massif de la Blanche. Le lieu du séjour est un gîte rural – et rustique – prévu pour quinze personnes…mais à 8 ou 9 il nous parait déjà bien remplis!

Arrivés et installations le samedi. Le groupe est composé de: Bruno et Bruno (pour trois jours), Pierre et Pierre (à partir deu mardi soir), Dominique, Guillaume, Franck, Delphine et Jacques Marie.

Première rando le dimanche. Objectif le sommet du Clot de Bouc que l’on aperçoit pratiquement depuis les fenêtres du gîte. Au dernier hameau, un chien nous suit. Il restera toute la balade à gambader autour de nous. Première partie par un sentier en forêt avec les raquettes sur le dos jusqu’à rejoindre une piste forestière. Au bout un véhicule garé à la limite de la neige et des traces de ski. Il y a donc du monde devant nous. On chausse les raquettes pour attaquer la pente. La neige, très agréable, dure en dessous recouverte d’une fine couche de poudreuse, porte bien. Quel bonheur d’être là, nu, à faire sa trace sur cette étendue vierge! Au sommet, un couple de skieurs se repose. « La nature est à tout le monde. Profitez en! » Ils redescendent avant nous et sûrement plus vite. Nous, on profite du paysage et du soleil. Retour sur la piste et le sentier après un arrêt sieste sous le couvert des pins.

Lundi. On rejoint en voiture un parking au dessus du village de Barles. Objectif: la Cloche de Barles qui depuis le sommet d’hier nous paraissait bien enneigé. Raquettes sur le sac donc. Un long cheminement sur un chemin rocailleux, au pied de la Montagne de Chine, nous amène juste en face du col des Cloches et des deux sommets de la Petite et Grande Cloche (ou de Barles). Une partie du groupe s’arrête là. Nous continuons à quatre. Il y a de la neige mais ça peut très bien passer sans raquettes. Le col qui de loin pouvait paraître effrayant se rejoint sans difficulté. Reste le sommet de la Cloche. La pente est raide, le sol pierreux recouvert d’une fine couche de neige, mais pas question de rester en bas. Nous laissons les sacs au col et entreprenons la grimpette. Il faut faire attention, certes, mais l’ascension est finalement assez rapide. Au sommet un panorama à 360°. La descente nécessite quelques précautions pour ne pas glisser dans la pente. Retour par le même chemin. L’autre équipe est déjà rentrée au gîte.

Mardi. On part à pied en suivant la route sur un bon kilomètre avant de s’engager sur un petit sentier qui grimpe raide dans la forêt. Hors de vue de la route on est vite nus. On rejoint une piste forestière. Il y a ceux qui préfèrent les sentiers raccourcis et ceux qui privilégient les méandres de la piste pour tous se retrouver au col de la Pinée et continuer ensemble jusqu’au sommet du Marzenc, bosse arrondie et herbeuse mais qui permet une belle vue des alentours.

Mercredi. On rejoint en voiture le col du Fanget, petite station de ski de fond déneigée et désertée. Cette rando devait être la moins importante au niveau dénivelé, elle s’avérera être par contre la plus longue au niveau distance. Par une large piste boueuse on rejoint le pied d’un massif de roches noires. On n’a pas pris les raquettes cette fois. Certains versants sont encore enneigés mais peu profondemment. L’objectif est le col des Tomples que l’on imagine tout près. Mais non, derrière une crête il y en a une autre puis encore une et chaque fois il nous faut descendre en fond de vallons avant de remonter, parfois droit dans la pente herbue. Le rythme de l’avancée ralentit. Enfin, un dernier raidillon de neige et le col est atteint. On laisse les sacs au col pour rejoindre le sommet des Tomples en une dizaine de minutes. Retour sous le col pour le pique nique. Un groupe décide de couper droit dans une pente de neige pou éviter un détour par le chemin. Grandes enjambées dans la neige plus profonde sur ce versant. C’est réjouissant! Avant de retrouver la piste qui ramène au Fanget, je décide avec Pierre de rejoindre l’itinéraire de dimanche et de revenir jusqu’à Auzet. Le retour par la forêt est agréable après la cure de soleil de la journée.

Jeudi. On retrouve le parking au dessus de Barles, mais on part dans l’autre direction. La piste s’étire au pied de la falaise de la Montagne de Chine. Pas d’ombre. Une végétation de maquis qui ne donne pas envie de couper par des raccourcis. Puis changement de versant et la neige. Une neige dure à l’ombre qui disparaît pratiquement lorsque le paysage s’ouvre. On rejoint la bergerie de Chine, où une partie du groupe décide de rester. A cinq, on continue en direction du sommet de la Montagne de Chine juste en face du massif des Monges. Petit sommet arrondi mais protégé par quelques plaques de glace qui obligent Guillaume à faire demi tour. Au sommet le vent ne nous permet guère de nous éterniser. Retour à la bergerie où ceux qui sont restés immobiles sont chaudement habillés.

Vendredi. Changement de vallée et de décor. Nous partons du bout de la route dans la direction du col de Mariaud, au dessus du village du Vernet. La piste du col serpente sur quelques kilomètres. Dans la fraicheurs du matin, certains sont nus, d’autres vêtus comme en hiver. Nous ne sommes pas égaux vis à vis des températures! Du col de Mariaud, un sentier grimpe en direction d’un plateau. Il longe des pentes ravinées et noires que l’on va suivre par le haut. A un moment, un éclat attire l’attention. Une boule dorée posée en contrebas dans la pente au fond des éboulis. C’est le monument commémoratif sur le lieu exacte du crash en 2015 d’un avion de ligne jeté contre ces falaises par un copilote suicidaire entraînant la mort de 149 personnes. Moment d’émotion! On rejoint ensuite une prairie couverte de plaques de neige. On est au pied au pied de la Tête de l’Estrop qui culmine à 2961 m. Ambiance de haute montagne. Nous, on se contente d’une grosse butte, le Pinet. Avec Franck on improvise une séance photo « publicitaire » avec le livre que Bruno Saurez (encore un autre Bruno) vient d’écrire sur l’histoire du naturisme à Marseille et dans les calanques. Puis retour par le même chemin. Le ciel commence à se charger de nuages. On a bien profiter d’une semaine de beau temps et d’air pur.

Bilan du séjour: quelques 80 km de randonnée pour environ 4230 m de dénivelé.


A week of naked snowshoeing had been planned by Bruno in March 2020 in Auzet in the Alpes de Haute Provence. Obviously cancelled because of the covid epidemic. It took place this year 2021, just before the reconfinement. Phew!
It is the first meeting organized under the aegis of the brand new association RSVNat (Rencontres, Séjours, Voyages Naturistes) also created on Bruno’s initiative and intended to secure the legal status of the organizers of stays, especially in terms of compliance with the tourism registration normally required or the insurance of the organizers.
Auzet is a small village located between Digne and Seyne les Alpes at the foot of the Blanche massif. The place of the stay is a rural – and rustic – lodging planned for fifteen people…but with 8 or 9 it seems to us already well filled!
Arrivals and installations on Saturday. The group is composed of: Bruno and Bruno (for three days), Pierre and Pierre (from Tuesday evening), Dominique, Guillaume, Franck, Delphine and Jacques Marie.
First hike on Sunday. Objective the summit of the Clot de Bouc that we can see practically from the windows of the gite. At the last hamlet, a dog follows us. He will stay all the walk to gambol around us. First part by a path in forest with the snowshoes on the back until joining a forest track. At the end a vehicle parked at the limit of the snow and ski tracks. There are thus people in front of us. We put on the snowshoes to attack the slope. The snow, very pleasant, hard below covered with a fine layer of powder, carries well. What happiness to be there, naked, to make its trace on this virgin surface! At the top, a couple of skiers are resting. « Nature is for everyone. Enjoy it! » They come back down before us and surely faster. We enjoy the scenery and the sun. Back on the track and the trail after a nap stop under the cover of the pines.
Monday. We join by car a parking lot above the village of Barles. Objective: the Cloche de Barles which since the summit of yesterday seemed to us well snowed. Snowshoes on the bag thus. A long walk on a rocky path, at the foot of the Montagne de Chine, brings us just in front of the Col des Cloches and the two summits of the Petite and Grande Cloche (or de Barles). Part of the group stops here. Four of us continue. There is snow but it can be done without snowshoes. The pass which from afar could seem frightening is reached without difficulty. The summit of the Cloche remains. The slope is steep, the stony ground covered with a thin layer of snow, but there is no question of staying at the bottom. We leave the bags at the pass and start climbing. We have to be careful, but the ascent is finally quite fast. At the top a 360° panorama. The descent requires some precautions not to slip in the slope. Return by the same way. The other team has already returned to the lodge.
Tuesday. We leave on foot by following the road on a good kilometer before engaging on a small path which climbs steeply in the forest. Out of sight of the road we are quickly naked. We join a forest track. There are those who prefer the shortened paths and those who prefer the meanders of the track to all meet at the pass of the Pinée and continue together until the top of Marzenc, rounded and grassy bump but which allows a beautiful sight of the surroundings.
Wednesday. We join by car the pass of Fanget, small resort of cross-country skiing de-snowed and deserted. This hike was to be the least important at the level of difference in altitude, it will prove to be on the other hand the longest at the level of distance. By a wide muddy track we join the foot of a massif of black rocks. We did not take the snowshoes this time. Some slopes are still snowed but not very deep. The objective is the pass of Tomples that we imagine very close. But no, behind a ridge there is another one then another one and each time we have to go down in the bottom of valleys before going up, sometimes straight in the grassy slope. The pace of the advance slows down. Finally, a last steep snow and the pass is reached. We leave the bags at the pass to join the summit of Tomples in about ten minutes. Return under the pass for the picnic. A group decides to cut right in a slope of snow to avoid a detour by the path. Big steps in the deeper snow on this slope. It’s great! Before finding the track that leads back to Fanget, I decide with Pierre to join the Sunday’s itinerary and to come back to Auzet. The return through the forest is pleasant after the sunny day.
Thursday. We return to the parking above Barles, but we leave in the other direction. The track stretches at feet of the cliff of the Mountain of China. No shade. A vegetation of scrubland which does not give desire to cut by short cuts. Then change of hillside and the snow. A hard snow in the shade which disappears practically when the landscape opens. We join the sheepfold of China, where a part of the group decides to remain. To five, we continue in direction of the summit of the Mountain of China just in front of the massif of Monges. Small rounded summit but protected by some plates of ice which oblige Guillaume to return. At the top the wind does not allow us to stay long. Back to the sheepfold where those who stayed still are warmly dressed.
Friday. Change of valley and scenery. We leave from the end of the road in the direction of the col de Mariaud, above the village of Le Vernet. The track to the pass winds for a few kilometers. In the cool of the morning, some are naked, others dressed as in winter. We are not equal with regard to the temperatures! From the pass of Mariaud, a path climbs towards a plateau. It goes along gullied and black slopes that we will follow by the top. At a moment, a glitter attracts the attention. A golden ball placed below in the slope at the bottom of the scree. It is the memorial on the exact site of the crash in 2015 of a passenger plane thrown against these cliffs by a suicidal co-pilot, resulting in the death of 149 people. Moment of emotion! One joins then a meadow covered with snow plates. We are at the foot of the Tête de l’Estrop which culminates at 2961 m. Ambiance of high mountain. We, we are satisfied with a big hillock, the Pinet. With Franck we improvise a « publicity » photo session with the book that Bruno Saurez (still another Bruno) has just written on the history of naturism in Marseille and in the Calanques. Then return by the same way. The sky begins to be loaded with clouds. We took advantage of a week of good weather and pure air.
Balance of the stay: some 80 km of hike for approximately 4230 m of difference in height.


Le passage des Autrichiens

A l’invitation de Bruno, on se retrouve à Saint Christophe la Grotte où on laisse une voiture. Ce sera notre point d’arrivée. On rejoint les Échelles pour le départ de la balade. Je ne connais guère ce coin de Chartreuse, ce versant de basses montagnes au dessus de plaines, à la limite des départements de l’Isère et de la Savoie, autrefois à la limite de la France et du duché de Savoie. C’est que la balade que l’on va faire va se dérouler sur des lieux chargés d’histoire. L’itinéraire que l’on va suivre a été emprunté par l’armée autrichienne pour contourner la défense des armées napoléoniennes en 1813. La seule voie empruntable à l’époque était la voie Sarde qui traversait le massif par un étroit canyon facilement défendable. Mais guidé par un autochtone savoyard, les autrichiens sont passés par ce chemin dans la montagne. Chemin finalement bien accessible à pied actuellement, mais qui devait être plus sauvage à l’époque. Donc pour nous, départ depuis la salle des fêtes du bourg des Échelles. On monte tout de suite pour rentrer dans la forêt. Une forêt bien moussue et verte. La fraîcheur du matin est vite dissipée et les vêtements tombent. On passe à la chapelle de la Madeleine. On grimpe toujours dans les bois jusqu’à déboucher sur une route. Là, il faut remettre un short. Ainsi habillé, on traverse quelques hameaux jusqu’à quitter la route pour un chemin juste en face d’un gîte merveilleusement situé en face d’un panorama à 180°. Et on retrouve la forêt et notre tenue. Le chemin tire plus ou moins à l’horizontale. Les arbres alentours sont impressionnants de hauteurs, sapins et fayard mêlés. Des voix. On remet les shorts pour croiser deux jeunes femmes les yeux rivés sur leurs téléphones…ou leurs gps? Arrêt pique nique un peu plus loin. Puis c’est une longue descente. On croise de nombreuses pistes, mais un balisage et des panneaux indicateurs récents ne permettent guère de se perdre. Un bruit de moteurs. On remet les shorts pour croiser deux trialistes en motos qui galèrent pour remonter après s’être perdus. Ils transpirent sous leurs combinaisons de cuir et leurs casques. « On aimeraient bien être comme vous… ». Une partie plus raide. Des câbles tout neufs assurent un passage sans réelle difficulté. On arrive maintenant au dessus de la Voie Sarde, aménagée au XVIIeme siècle par le duc Emmanuel II de Savoie. Site de haute fréquentation touristique…hors période covid, car aujourd’hui il n’y a que deux personnes en dehors de nous. C’est la fin de la balade.


At Bruno’s invitation, we meet at Saint Christophe la Grotte where we leave a car. It will be our arrival point. We join the village of Les Echelles for the departure of the walk. I hardly know this part of Chartreuse, this hillside of low mountains above the plains, on the border of the departments of Isère and Savoie, formerly on the border of France and the Duchy of Savoie. The walk we are going to make will take place on historical sites. The route we will follow was taken by the Austrian army to bypass the defense of Napoleon’s armies in 1813. The only road that could be used at that time was the Sardinian Way, which crossed the massif through a narrow canyon that was easily defensible. But guided by a native Savoyard, the Austrians went through this path in the mountains. Path finally well accessible on foot nowadays, but which must have been wilder at the time. So for us, departure from the village hall of Les Échelles. We go up at once to enter the forest. A well mossy and green forest. The freshness of the morning is quickly dissipated and the clothes fall. One passes to the chapel of the Madeleine. One always climbs in the woods until leading to a road. There, it is necessary to put on shorts. Thus dressed, one crosses some hamlets until leaving the road for a path just in front of a lodging wonderfully located in front of a 180° panorama. And we find the forest and our tenue. The path pulls more or less horizontally. The surrounding trees are impressive of heights, firs and beech mixed. Voices. We put the shorts back on to meet two young women with their eyes riveted on their phones…or their GPS? Stop for a picnic a little further on. Then it’s a long descent. We cross many tracks, but recent markings and road signs make it difficult to get lost. A noise of engines. We put the shorts back on to meet two trial riders on motorcycles who are struggling to get back up after getting lost. They sweat under their leather suits and helmets. « We would like to be like you… ». A steeper part. Brand-new cables ensure a passage without any real difficulty. We now arrive above the Sardinian Way, built in the 17th century by Duke Emmanuel II of Savoy. Site of high tourist frequentation…outside the covid period, because today there are only two people outside us. This is the end of the walk.

Pas de la Pousterle

Sortie prévue ce samedi de mi février pour une reprise de la saison de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Il a neigé le vendredi et les conditions météo restent incertaines. Je quitte Grenoble couverte d’une bonne couche de neige, mais dans la Drôme, entre Crest et le Diois, plus rien. On se retrouve à Montlaur. Nous sommes cinq et un chien: Bernard, Christian, Pascal, Didier et moi même. Nous nous décidons pour un itinéraire de proximité: le Pas de la Pousterle sur la montagne d’Aucelon qui domine le village. Quelques kilomètres en voiture pour atteindre le départ de la marche. On est chaudement habillé. On préfère la piste qui serpente au sentier qui monte tout droit. En marchant, en discutant, on se réchauffe et les vêtements tombent les uns après les autres, surtout quand un rayon de soleil fait son apparition. Mais le brouillard remonte et la neige recouvre le sol. Tant pis on continue comme cela. Et on débouche brusquement au pas de la Pousterle sur le versant opposé illuminé de soleil, devant un panorama resplendissant d’une fine couche de neige fraîche avec le sommet de la Servelle de Brette juste en face ou les 3 Becs au loin. De l’autre côté, une mer de nuages couvre la vallée de la Drôme, le sommet du Glandasse émergeant au loin. Quel bonheur d’être là nus au soleil! Séance photos puis repas au pieds des sapins qui se déchargent parfois de particules de neige. Mais il faut bien pour redescendre quitter ce monde ensoleillé pour retrouver l’ombre et le brouillard. Le sentier va nous permettre une descente rapide en même temps qu’assez physique pour nous maintenir au chaud, avec juste une couche légère en haut ou des gants, jusqu’à rejoindre le parking.


Outing planned this Saturday of mid-February for a season resumption of the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne. It snowed on Friday and the weather conditions remain uncertain. I leave Grenoble covered with a good layer of snow, but in the Drôme, between Crest and the Diois, nothing more. We are meeting again in Montlaur. We are five and one dog: Bernard, Christian, Pascal, Didier and myself. We decide for a close itinerary: the Pas de la Pousterle on the mountain of Aucelon which dominates the village. A few kilometers by car to reach the start of the walk. We are warmly dressed. We prefer the track that winds to the path that goes up straight. While walking, while discussing, one warms up and the clothes fall one after the other, especially when a sunbeam makes its appearance. But the fog rises again and the snow covers the ground. Never mind, we continue like this.And we suddenly arrive at the foot of the Pousterle on the opposite slope illuminated by sun, in front of a panorama resplendent with a thin layer of fresh snow with the top of the Servelle de Brette just in front or the 3 Becs in the distance. On the other side, a sea of clouds covers the Drôme valley with the summit of Glandasse emerging in the distance. What a joy to be naked in the sun! Photo session then meal at the foot of the fir trees that sometimes discharge snow particles. But it is necessary to go back down from this sunny world to find shade and fog. The path will allow us a quick descent while being physical enough to keep us warm, with just a light layer at the top or gloves, until we reach the parking lot.


Quigouret

Je retrouve Franck à Saint Julien en Beauchene pour cette sortie à la limite des Hautes Alpes et de la Drôme qu’il a proposé dans le cadre de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Finalement nous ne sommes que tous les deux. Depuis le hameau de Montamat le Haut, nous empruntons une large piste qui s’élève en lacets. Nous sommes vite nus. La piste se termine sur un espace plat. Une cabane, une caravane et un 4×4 garé dans l’herbe, ça a tout l’air d’un lieu de vie d’un berger. On continue dans les pentes herbeuses en direction de notre premier objectif: le Quigouret. Mais sur notre chemin se dresse un obstacle, les chiens patous qui gardent un troupeau de moutons qui s’étale un peu plus loin. Ils nous ont senti une fois que l’on est passé et s’approchent en aboyant. Ils se calment et on s’éloigne vers le sommet. La haut, on découvre un groupe de chevaux. Deux d’entre eux accourent à notre rencontre, heureux de notre compagnie semble t’il et pas choqués par notre tenue! Franck, en papa d’une cavalière, distribue caresses et touffes d’herbe. Demi tour. Mais maintenant le troupeau de moutons s’est déplacé sur le chemin, juste à l’endroit où il est vraiment étroit. On hésite un peu, mais attendre qu’il s’éloigne nous prendrait top de temps et le programme est encore chargé avec quatre autres petit sommets à enchaîner. On se rapproche donc prudemment du troupeau, les patous arrivent, mais de loin le berger, à la voix une bergère, les rappelle. On peut donc passer. L’itinéraire vers les quatre bosses est hors sentier, mais de vagues traces et surtout les piquets et restes de fils de fer rouillés des anciennes barrières nous guident jusqu’à la dernière difficulté d’une petite barre rocheuse qu’il faut savoir contourner. Ensuite ça déroule tranquillement en rejoignant le GR de pays qui nous ramène au hameau. Des moutons, des patous, des chevaux et aussi des nuages de mouches, quelle balade animalière!


I join Franck in Saint Julien en Beauchene for this outing at the limit of the Hautes Alpes and the Drôme that he proposed within the association of the Marcheurs Nus du Val de Roanne. In the end we are only the two of us. From the hamlet of Montamat le Haut, we take a wide track that rises in twists and turns. We are quickly naked. The track ends on a flat area. A hut, a caravan and a 4×4 parked in the grass, it looks like a place where a shepherd lives. We continue in the grassy slopes towards our first objective: the Quigouret. But on our way an obstacle stands up, the patous dogs which keep a herd of sheep which spreads out a little further. They smelled us once we passed and approached us barking. They calm down and we move away towards the top. Up there, we discover a group of horses. Two of them run to meet us, happy of our company seems it and not shocked by our outfit! Franck, as the father of a rider, distributes caresses and tufts of grass. Half turn. But now the herd of sheep has moved on the path, just where it is really narrow. We hesitate a little bit, but waiting for it to move away would take us a lot of time and the program is still busy with four other small peaks to climb. One thus approaches the herd carefully, the patous arrive, but from far the shepherd, with the voice a shepherdess, calls them back. One can thus pass. The itinerary towards the four bumps is off the path, but vague traces and especially the stakes and remains of rusty wires of the old barriers guide us until the last difficulty of a small rocky bar which it is necessary to know how to circumvent. Then it goes on quietly by joining the GR de pays which brings us back to the hamlet. Sheep, patous dogs, horses and also clouds of flies, what an animalistic walk!


Ce mardi de mi janvier, la météo annonce une journée particulièrement ensoleillée. Franck a posé une journée de congé et me propose de le rejoindre quelque part entre Grenoble et Gap, entre le Vercors et le Dévoluy. Pourquoi ne pas retourner, en version raquettes et neige, au Quigouret que nous avons parcouru à l’automne par un temps médiocre. Et puis, en cette saison, pas de chiens patous! On se retrouve à Saint Julien en Beauchêne pour monter jusqu’au hameau de Montamat le Haut. Il n’est pas encore 10 heures. On démarre habillés pour traverser les quelques maisons du village. Pas de traces sur la neige sur la piste forestière. On se déshabille rapidement. On s’élève au dessus du hameau, la montée est régulière. Les sommets du Dévoluy: Durbonas, Tête et Roc de Garnesier , Tête du Lauzon, Grand Ferrand forment une spectaculaire ligne d’arrière plan. On avance en se relayant pour faire la trace dans la neige épaisse, parfois croûtée et gelée. On dépasse la bergerie, puis les derniers arbres. Le sommet du Quigouret est devant nous. La neige a été soufflée, ne restent que des plaques sur un sol de rares touffes d’herbes rases. Un dernier effort. C’est un sommet arrondi, débonnaire…mais qui se mérite. Panorama à 360°. On mitraille de photos. Pour la descente, on vise de longer une crête qui doit nous ramener vers la bergerie. Mais de loin, on voit qu’elle est occupée par trois personnes qui pique-niquent devant. On reste donc à l’écart pour notre rapide repas. Puis on contourne le bâtiment en restant à bonne distance…mais pas forcément hors de vue! La descente est rapide, on tire droit dans la pente de petites combes qui coupent les longues boucles de notre itinéraire de montée. On ne se rhabille qu’à proximité du hameau. On a vraiment profité d’une journée exceptionnelle!


This Tuesday in mid-January, the weather forecast predicts a particularly sunny day. Franck took a day off and suggested that I join him somewhere between Grenoble and Gap, between the Vercors and the Dévoluy. Why not go back, in snowshoes and snow, to the Quigouret that we visited in the fall with poor weather. And then, in this season, no patous dogs! We meet up in Saint Julien en Beauchêne to go up to the hamlet of Montamat le Haut. It is not yet 10 o’clock. We start dressed to cross the few houses of the village. No traces on the snow on the forest track. One undresses quickly. One rises above the hamlet, the rise is regular. The summits of Dévoluy: Durbonas, Tête and Roc de Garnesier, Tête du Lauzon, Grand Ferrand form a spectacular line of background. One advances by taking turns to make the trace in the thick snow, sometimes crusty and frozen. We pass the sheepfold, then the last trees. The top of Quigouret is in front of us. The snow has been blown away, only patches remain on a ground of rare tufts of short grass. A last effort. It is a rounded summit, debonair…but one that has to be earned. Panorama at 360°. We shoot photos. For the descent, we aim to go along a crest which must bring us back towards the sheepfold. But by far, we see that it is occupied by three persons who picnic in front of. We thus remain apart for our fast meal. Then we circumvent the building by staying at good distance… but not necessarily out of sight! The descent is fast, we pull straight in the slope of small combes which cut the long loops of our route of ascent. We get dressed only near the hamlet. We really took advantage of an exceptional day!

Proveysieux

Mi décembre. Ce deuxième confinement de l’année se termine enfin. Puisqu’il est de nouveau possible de partir marcher en montagne, j’en profite pour une balade dans mon coin de Chartreuse. Du Gua, je prends le chemin qui monte vers le Petit Sappey. Le ciel est bien couvert mais le vent ne souffle pas. Je me déshabille progressivement en m’échauffant. Je trouve un peu de neige en haut, mais pas tant que ça. Je longe le rebord du plateau pour rejoindre un endroit déjà plusieurs fois visité qui domine la vallée. Mais le panorama est quelque peu gâche par une lumière bien terne. Qu’importe! Je profite de ce retour à la liberté et à la nudité. Pour éviter de revenir par le même chemin, je décide de descendre par un petit sentier. Celui que j’avais pris, il y a quatre ans, presque jour pour jour, et que j’avais fini avec une cheville fracturée! Mauvais souvenir mais je ne suis pas superstitieux. Le début, en lacets raides, plonge dans la pente. Je m’aventure prudemment, arc-bouté sur mes bâtons car entre les feuilles mortes et la terre humide, le sol est bien glissant et je ne veux vraiment pas chuter à nouveau.. Je retrouve mon itinéraire précédent, mais à un moment je remarque une balise de peinture qui me mène à un passage dans les rochers. Il ne me semble pas être passé par là la dernière fois. Mais je suis bien sur un sentier. En fait, en 2016, j’ai dû rater ce passage et continuer droit dans la combe, complètement hors sentier. Aujourd’hui ce cheminement me descend régulièrement et me mène droit au dessus du village de Proveyzieux. Là je trouve un chemin bien plus large. Je dois mettre un short et un tee shirt, car je vois de loin un coureur de trail qui arrive. J’en croiserai trois autres sur ce parcours. Du village je continue par ce chemin qui surplombe la route et me ramène à mon point de départ.


Mid December. This second confinement of the year finally ends. Since it is once again possible to go walking in the mountains, I take advantage of it for a stroll in my area of the Chartreuse. From Gua, I take the path that goes up towards the Petit Sappey. The sky is well overcast but the wind does not blow. I undress progressively while warming up. I find some snow at the top, but not that much. I walk along the edge of the plateau to reach a place already visited several times that dominates the valley. But the panorama is somewhat spoiled by a very dull light. What does it matter! I take advantage of this return to freedom and nudity. To avoid coming back by the same path, I decide to go down by a small path. The one I took four years ago, almost to the day, and that I ended up with a broken ankle! Bad memory but I am not superstitious. The beginning, in steep laces, plunges into the slope. I venture out cautiously, braced on my sticks because between the dead leaves and the wet ground, the ground is very slippery and I really don’t want to fall again… I find my previous itinerary, but at one point I notice a paint marker that leads me to a passage in the rocks. I don’t seem to have passed this way the last time. But I am on a path. In fact, in 2016, I must have missed this passage and continued straight into the combe, completely off the path. Today this path goes down and leads me straight above the village of Proveyzieux. There I find a much wider path. I have to put on shorts and a tee shirt, because I see from far away a trail runner coming. I will cross three others on this route. From the village I continue by this path which overhangs the road and brings me back to my starting point.

Arbres nus

Début octobre, au cours d’une randonnue en Chartreuse, je me suis arrêté auprès d’un vieil et imposant arbre dont certaines branches ont été cassées et gisent sur le sol, usées et blanchies par le vent, la pluie, la neige et le soleil. Depuis longtemps, j’aime me poser auprès de cet arbre, sur ces vestiges de branches lors de mes passages dans les parages. Je m’y arrête pour casse crouter, prendre un moment de repos, regarder le paysage. Je me sens bien à cet endroit. J’ai pensé alors faire un article dans ce blog uniquement sur cet arbre. Puis en parcourant ensuite mes images de randos prises au cours des ans, j’en ai finalement choisi quelques unes prises ici et ailleurs, les ai retraitées en noir et blanc pour les rendre plus homogènes (plus artistiques?) et décidé d’en faire un petit livre.


At the beginning of October, during a naked hike in the Chartreuse, I stopped next to an old and imposing tree whose branches had been broken and were lying on the ground, worn and bleached by the wind, rain, snow and sun. For a long time now, I have liked to settle down next to this tree, on these remnants of branches when I pass by. I stop there to break the crust, have a moment of rest, look at the landscape. I feel good there. I thought then to make an article in this blog only on this tree. Then by browsing through my pictures of hikes taken over the years, I finally chose some taken here and elsewhere, reprocessed them in black and white to make them more homogeneous (more artistic?) and decided to make a little book.

Cantal

Découvrir une nouvelle région est ce qui m’a motivé à répondre à la proposition de Bruno d’une semaine de randonnue dans le Cantal, car c’est à peine si je pouvais situé exactement ce département sur une carte de France.

La location du gîte débute le samedi mais je pars dès le jeudi. Traversée des monts d’Ardèche par les petites routes pour arriver en fin d’après midi devant le viaduc de Garabit, construit par Eiffel à la fin du 19eme siècle. Nuit sur le parking devant le viaduc. Le vendredi matin, sortie en kayak sur le lac depuis la base nautique de Garabit. Le vent se lève au cours de la matinée et le retour est assez sportif! Puis je rejoint Bruno au col du Pertus où nous passons la nuit dans nos véhicules respectifs. Le samedi matin, balade jusqu’au Puy de l’Usclade avant de rejoindre le hameau de la Gravière près de Lavigerie et de retrouver les membres du groupe qui arrivent les uns après les autres depuis l’Oise, la Savoie, l’Aveyron, les régions nantaise, bordelaise ou dijonnaise et même la Suisse.

Bruno sur son blog a fait une relation très détaillée des quatre randonnées qui ont suivies, je serai donc bref ici.

Le dimanche, départ du gîte pour le Puy de Niermond, en passant par un immense plateau quasi désertique d’herbe jaunie, traversé par un chemin des Quirous balisé de gros tas de pierres. Dès ce premier jour on remarque les principales caractéristiques de la région: les vaches et les barbelés qu’il nous faudra franchir de toutes les façons possibles.

Le lundi c’est dans le brouillard que l’on atteint la croix au sommet du Puy de Seycheuse.

Mardi, depuis le hameau de Lagat au dessus du village de Thiezac, le parcours nous amène sur un étroit sentier en bordure du plateau occupé par les vaches jusqu’au petit sommet rocheux de l’Elanceze.

Mercredi la journée la plus ensoleillés de la semaine départ directement du gîte pour le Puy Peyre Arse en suivant un long cheminement de crête. Une rencontre avec deux chasseurs se passe naturellement malgrès nos tenues très différentes. Ici les chevaux remplacent les vaches. On prolonge la balade par un aller et retour au Puy Griou. La plus longue des randonnées, 7h30 pour presque 18 km et plus de 1000 m de dénivelé…et la dernière car la pluie du jeudi et les prévision pessimistes de la météo pour le vendredi ont raccourci le séjour. Ceux qui sont restés jusqu’au vendredi ont même vu les sommets enneigés!


Discovering a new region is what motivated me to respond to Bruno’s proposal for a week’s naked hikes in the Cantal, because I could hardly locate this department on a map of France.
The rental of the gîte starts on Saturday but I leave on Thursday. Crossing the Ardèche mountains by small roads to arrive in the late afternoon in front of the Garabit viaduct, built by Eiffel at the end of the 19th century. Night on the parking lot in front of the viaduct. On Friday morning, kayak trip on the lake from the nautical base of Garabit. The wind gets up during the morning and the return is quite sporty! Then I join Bruno at the Pertus pass where we spend the night in our respective vehicles. On Saturday morning, walk to the Puy de l’Usclade before reaching the hamlet of La Gravière near Lavigerie and meeting the members of the group who arrive one after the other from the Oise, Savoie, Aveyron, the regions of Nantes, Bordeaux or Dijon and even Switzerland.
Bruno on his blog made a very detailed report of the four hikes that followed, so I will be brief here.
On Sunday, departure from the gîte for the Puy de Niermond, passing through a huge almost desert plateau of yellowed grass, crossed by a Quirous path marked out with large piles of stones. From this first day we notice the main characteristics of the region: the cows and the barbed wire that we will have to cross in all possible ways.
On Monday it is in the fog that we reach the cross at the top of the Puy de Seycheuse.
On Tuesday, from the hamlet of Lagat above the village of Thiezac, the route takes us along a narrow path on the edge of the plateau occupied by the cows up to the small rocky summit of the Elanceze.
On Wednesday, the sunniest day of the week, departure directly from the gîte to Puy Peyre Arse following a long ridge path. A meeting with two hunters happens naturally despite our very different outfits. Here the horses replace the cows. We extend the walk by a round trip to Puy Griou. The longest of the hikes, 7h30 for almost 18 km and more than 1000 m of difference in altitude…and the last one because the rain of Thursday and the pessimistic forecast of the weather for Friday shortened the stay. Those who stayed until Friday even saw the snowy summits!

Lac du Sautet

Pour une première découverte du lac du Sautet, j’ai hésité entre le kayak rigide ou le gonflable. Ne connaissant pas les lieux, ne sachant pas s’il fallait porter ou pas, j’ai finalement pris le gonflable plus pratique à transporter, mais bien moins performant côté navigation. J’aurai dû prendre l’autre. Le parking est tout au bord de l’eau au niveau de la plage et du centre nautique.
Une fois sur l’eau, je m’éloigne de la plage et traverse en direction du plateau de Pellafol, dominé par deux grandes éoliennes qui surprennent dans ce paysage. Derrière, se dresse la silhouette de l’Obiou. Les rives sont découpées par des tours de terres agglomérées de cailloux. Que tout cela a l’air friable et fragile. J’entre dans les gorges de la Souloise. Mais gêné par le vent, je fais vite demi tour, préférant un moment de repos sur une plage isolée.
Retour un jour de semaine d’octobre. Le soleil brille, mais le fond de l’air est frais et le vent souffle. J’ai le lac pour moi tout seul. Malheureusement, il fait quand même trop froid pour naviguer nu. Je garde ma combinaison néoprène et mon gilet.
Cette fois, je vais jusqu’à l’extrémité du lac, là où le torrent de la Souloise se jette dans ses eaux. Comme le niveau du lac est très bas, les ruines d’un ancien pont émergent des rives boueuses. Peut-être est il entièrement submergé lorsque le niveau du lac est à son maximum. J’accoste à cet endroit là, et me pose dans l’herbe pour casse-croûter. Là, au sec, je peux enfin me déshabiller et profiter d’un moment de nudité.


For a first discovery of Lake Sautet, I hesitated between rigid or inflatable kayaking. Not knowing the place, not knowing whether to carry or not, I finally took the inflatable more practical to carry, but much less efficient navigation. I should have taken the other one. The parking is right on the waterfront at the beach and the nautical center.
Once on the water, I move away from the beach and cross towards the Pellafol plateau, dominated by two large wind turbines that surprise in this landscape. Behind them stands the silhouette of the Obiou. The banks are cut by towers of clay agglomerated with pebbles. All this looks brittle and fragile. I enter the Souloise gorges. But bothered by the wind, I quickly turn back, preferring a moment of rest on an isolated beach.
Return one weekday in October. The sun is shining, but the air is cool and the wind is blowing. I have the lake all to myself. Unfortunately, it is still too cold to sail naked. I keep my neoprene suit and vest.
This time I go to the end of the lake, where the Souloise torrent flows into its waters. As the level of the lake is very low, the ruins of an old bridge emerge from the muddy shores. Perhaps it is completely submerged when the lake level is at its highest. I land at this point, and land in the grass for a snack. There, in the dry, I can finally undress and enjoy a moment of nudity.


Dix ans que je ne suis pas allé naviguer sur le lac du Sautet. J’ai un nouveau kayak depuis cet été, gonflable…mais rien à voir avec celui que j’avais à l’époque qui naviguait plutôt comme un radeau!

Je pars sur une eau lisse comme un miroir. Les paysages se reflètent superbement. Très vite je quitte mon maillot de bain, ne gardant que le gilet de sauvetage largement ouvert sur le devant, me laissant profiter du soleil. Le niveau du lac est haut, des arbres du bord ont les pieds dans l’eau. Les méandres de ce bras du lac me mènent jusqu’à l’extrémité, jusqu’à un pont routier, jusqu’au torrent de la Souloise. Demi tour. Je fais quelques arrêts sur les berges pour me dégourdir les jambes et manger mon sandwich. Arrivé en face de la base nautique, je croise un petit voilier dériveur, première présence humaine sur l’eau en dehors de moi. J’ai quand même eu le lac rien que pour moi durant trois heures


Ten years that I did not go sailing on Lake Sautet. I have a new kayak since this summer, inflatable…but nothing like the one I had at the time, which navigated more like a raft!
I’m going on a water as smooth as a mirror. The scenery reflects itself magnificently. Very quickly I leave my swimsuit, keeping only the lifejacket wide open at the front, letting me enjoy the sun. The level of the lake is high, trees on the shore have their feet in the water. The meanders of this branch of the lake lead me to the end, to a road bridge, to the torrent of La Souloise. Half turn. I make a few stops on the banks to stretch my legs and eat my sandwich. Arrived in front of the nautical base, I come across a small sailing boat, first human presence on the water outside of me. I still had the lake all to myself for three hours.

Trelod

Jac en bon connaisseur des Bauges a proposé sur la liste de diffusion des randonneurs naturistes Dauphiné Savoie une rando au Trelod. L’annonce d’un dénivelé de 1300 m a sûrement découragé certains…nous ne sommes que trois à nous retrouver au village de La Compôte: Jac, Paul et moi même…les meilleurs sans doute! On part d’abord poser une voiture au parking d’arrivée, histoire, à la fin de la balade, de ne pas terminer par trois kilomètres de goudron. Le chemin démarre d’un hameau de Doucy des Magnoux. On passe un tracteur, quelques vaches dans les champs et on entre dans la forêt. Ça monte droit dans le pentu et on a vite envie de poser les vêtements. On commence à se déshabiller et une randonneuse apparaît. On lui explique qu’on veut randonner nus. « Faites comme vous voulez » et elle nous passe et s’éloigne. On la retrouve un peu plus haut hésitant entre deux chemins. Nos GPS sont appréciés car sur cet itinéraire pas de balisage. Elle nous suit un moment puis on la laisse passer devant et prendre de l’avance. Au sortir de la forêt, le chemin devient plus aérien le long d’une barre rocheuse et d’une petite cascade puis grimpe dans la prairie alpine recouverte de fleurs en direction du col de Pleuven, laissant sur la droite la Dent de Pleuven. Au col on retrouve notre randonneuse, Claudette, puisque Paul s’est présenté. Elle est venu observer les chamois qui se cachent pour l’instant dans les éboulis rocheux. On discute un moment puis on repart en suivant les crêtes un peu raides qui montent à l’assaut de la barrière de rochers du sommet du Trelod. La vue est panoramique et lumineuse sur une grande partie des Bauges. Un randonneur, prévenu de notre présence par Claudette nous rejoint. Bon connaisseur du coin, il échange avec plaisir avec Jac. Il repart, bien plus rapide que nous. On le retrouvera au sommet. La prairie laisse place au rocher. Il faut parfois mettre les mains, se contorsionner quelque peu pour passer dans une étroiture, se faufiler entre les blocs. En vue du sommet qui semble bien fréquenté, on se pose pour casse croûter. Ceux qui attaquent la descente passent tout près en saluant. Après le repas on monte tout de même au sommet. Il ne reste plus que le randonneur vu en montant, deux jeunes femmes et un jeune homme. Jac et moi avons enfilé un short, Paul reste nu. Les deux femmes s’éloignent finalement. Le jeune homme nous tourne le dos. Jac et le randonneur reprennent leur conversation sur les itinéraires de randos.. Vite quitter le short et retrouver la nudité. La descente, par l’itinéraire classique contourne le Trelod par une série de lacets dans la pente herbeuse, traverse le haut d’un alpage. De ce côté ci, la vue s’étend jusqu’au Mont Blanc en arrière plan. Au pied de la dernière petite montée, on rejoint une femme qui marchait devant nous. « J’espère qu’on ne vous gêne pas! – Oh non, pourquoi! » Devant la Dent des Portes, le chemin bascule vers la vallée et entre dans une forêt de hêtres. Que c’est bon aussi un peu d’ombre!


Jac, a good connoisseur of the Bauges region, proposed on the mailing list of the naturist hikers Dauphiné Savoie a hike to the Trelod. The announcement of a difference in altitude of 1300 m surely discouraged some…there are only three of us to find ourselves in the village of La Compôte: Jac, Paul and myself…the best without doubt! We leave first to put a car at the parking lot of arrival, history, at the end of the stroll, not to finish by three kilometers of tar. The path starts from a hamlet of Doucy of Magnoux. We pass a tractor, some cows in the fields and we enter the forest. That goes up straight in the slope and one quickly wants to put down the clothes. One starts to undress and a woman hiker appears. We explain to her that we want to hike naked. « Do as you want » and she passes us and moves away. We find her a little higher hesitating between two paths. Our GPS are appreciated because on this itinerary no beaconing. She follows us a moment then we let her pass in front of us and take advance. At the exit of the forest, the path becomes more aerial along a rocky bar and a small waterfall then climbs in the alpine meadow covered with flowers towards the Pleuven pass, leaving on the right the Dent de Pleuven. At the pass we find our hiker, Claudette, since Paul introduced himself. She came to observe the chamois that are hiding for the moment in the rocky scree. We discuss a moment then we leave while following the slightly steep crests which go up to the attack of the barrier of rocks of the top of Trelod. The view is panoramic and luminous on a large part of the Bauges. A hiker, warned of our presence by Claudette joins us. A good connoisseur of the area, he exchanges with pleasure with Jac. He leaves, much faster than us. We will find him at the top. The meadow gives way to the rock. It is sometimes necessary to put the hands, to contort oneself a little to pass in a narrow, to slip between the boulders. In sight of the summit which seems well crowded, we settle down to snack. Those who attack the descent pass very close by waving. After the meal, we go up to the summit anyway. Only the hiker seen on the way up remains, two young women and a young man. Jac and I put on shorts, Paul remains naked. The two women finally move away. The young man turns his back on us. Jac and the hiker resume their conversation on the hiking trails… Quickly leave the shorts and find nudity again. The descent, by the classic itinerary goes around the Trelod by a series of laces in the grassy slope, crosses the top of a mountain pasture. On this side, the view extends to the Mont Blanc in the background. At the foot of the last small ascent, we join a woman who was walking in front of us. « I hope we are not bothering you! – Oh no, why! » In front of the Dent des Portes, the path swings down towards the valley and enters a forest of beeches. How good it is also a little shade!