Lac de la Balmette

Rando avec ma compagne dans le massif de Belledonne du coté de la vallée de l’Eau d’Olle, objectif: le lac de la Balmette, moins connu que celui de Belledonne. Pas d’autre véhicule sur le parking au départ du chemin. On est vraiment tranquille. Au bout de cinq minutes, je me déshabille. Ma compagne ne me dit rien, c’est bon signe. On rate un départ de sentier et on galère quelque peu à avancer au hasard dans la pente et la végétation, mais on finit par retrouver le chemin. Qui monte en lacets dans la forêt. C’est régulier et on gagne vite de l’altitude. On passe devant un chalet inhabité. Ça continue de monter. Je remet mon short pour croiser deux randonneurs qui descendent, aperçus de loin, qui nous indiquent la possibilité d’une boucle pour éviter un aller-retour. Au dessus de la forêt, on a le spectacle des sommets environnants. Le pic de Belledonne et les pointes alentours, toutes de roches noires, en face le versant du domaine de l’Alpe d’Huez au dessus de Vaujany et Oz, sur le côté la suite de la vallée de l’Eau d’Olle qui monte vers le col du Glandon. Arrêt pique nique devant ce panorama. On rejoint le GR. Descentes, montées, parmi les massifs de rhododendrons…on arrive au ruisseau de la Balmette. Ma compagne décide d’arrêter là. Je poursuis en suivant dans les blocs rocheux une vague trace et quelques cairns qui me mènent en une vingtaine de minutes au lac de la Balmette. Petit lac dans un écrin de roches sombres, avec quelques restes de névés à proximité. Demi tour. On a décidé de suivre le conseil du randonneur croisé et de faire la boucle. Le chemin rejoint une croupe puis plonge derrière en une descente raide jusqu’à retrouver la forêt. Mais on n’est plus du tout dans le vallon de départ. Un chemin s’étire plus ou moins horizontalement, doux après le sol cassant du chemin de descente. Mais pour rejoindre notre cheminement du matin, un longue montée est nécessaire, vraiment durement ressentie après ces déjà longues heures de marche. Il ne nous restera plus que les lacets de la descente. Mais là, on est rattrapé par deux couples de randonneurs. Je dois remettre mon short et le garder jusqu’au parking. Le conseil avisé du randonneur croisé nous a fait faire un beau parcours mais a bien rallongé celui que nous avions prévu ! Une « petite » balade de 8 heures 15 de durée et 1400 m de dénivelé, dont au moins 7 h 30 en nudité.


Hiking with my partner in the Belledonne massif, on the side of the Eau d’Olle valley, objective: the Balmette lake, less known than the one of Belledonne. No other vehicle on the carpark at the beginning of the way. We are really quiet. After five minutes, I undress. My companion says nothing to me, it is good sign. One misses a departure of path and one struggles a bit to advance randomly in the slope and the vegetation, but one ends up finding the way. Which goes up in laces in the forest. It is regular and we gain altitude quickly. We pass in front of an uninhabited chalet. That continues to go up. I put back my shorts to cross two hikers who go down, seen from afar, who indicate us the possibility of a loop to avoid an out-and-back. Above the forest, we have the spectacle of the surrounding summits. The peak of Belledonne and the surrounding peaks, all of black rocks, in front of the slope of the area of the Alpe d’Huez above Vaujany and Oz, on the side the continuation of the valley of the Eau d’Olle which goes up towards the pass of Glandon. Stop picnic in front of this panorama. We join the GR. Descents, climbs, among the massifs of rhododendrons… we arrive at the brook of Balmette. My wife decides to stop there. I continue by following in the rocky blocks a vague trace and some cairns which lead me in about twenty minutes to the lake of Balmette. A small lake in a dark rock setting, with some remains of snow near it. Half turn. We decided to follow the advice of the crossed hiker and to make the loop. The way joins a croup then plunges behind in a steep descent until finding the forest. But we are not any more in the valley of departure. A path stretches more or less horizontally, soft after the breaking ground of the downhill path. But to join our path of the morning, a long rise is necessary, really hard felt after these already long hours of walk. We will have only the laces of the descent left. But there, we are caught up by two couples of hikers. I have to put back my shorts and to keep it until the parking lot. The wise advice of the crossed hiker made us make a beautiful course but lengthened well the one that we had planned! A « small » walk of 8 hours and 15 minutes duration and 1400 m of ascent, including at least 7 hours and 30 minutes in nudity.

Lac d’Aiguebelette

Jour de semaine au lac d’Aiguebelette. Je mets à l’eau vers 10 heures du matin, il n’y a pas trop de monde, seulement deux paddle qui se préparent à coté de moi. Je m’éloigne de quelques mètres et enlève mon maillot de bain avant de mettre la jupe du kayak. Je n’ai plus que mon gilet de sauvetage, mon chapeau et les gants. Je traverse le lac pour aller voir si les nénuphars sont en fleurs. Ils le sont ! Au cours de ma dernière navigation ici, fin mai, ils n’étaient pas encore fleuris. Je ne voulais pas rater ce spectacle. Je me dirige vers l’île, mais la plage est occupée. Je continue vers le ruisseau du Thiez. Là aussi des nénuphars en fleurs. Retour sur le lac. J’ai envie de me poser et cherche un coin isolé. J’en trouve un. Il y a deux paddle d’un coté, un couple en kayak de l’autre, mais la configuration des lieux fait que l’on ne se voit pas ! Je débarque et m’installe pour le casse croûte. Je repars, mais je n’ai guère envie de rentrer tout de suite. Je me pose encore une fois ; dans les blocs rocheux, à l’ombre de la végétation. J’en profite pour me baigner, être dans l’eau et pas seulement sur l’eau !


Weekday at Lake Aiguebelette. I put the kayak in the water around 10 am, there are not too many people, only two paddles that are getting ready next to me. I move a few meters away and take off my swimsuit before putting on the kayak skirt. I have only my life jacket, my hat and the gloves. I cross the lake to see if the water lilies are in bloom. They are! During my last navigation here, at the end of May, they were not yet in bloom. I didn’t want to miss this show. I head for the island, but the beach is occupied. I continued towards the Thiez stream. There also water lilies in flowers. Back on the lake. I want to settle down and look for an isolated corner. I find one. There are two paddles on one side, a couple in kayak on the other, but the configuration of the place makes that we do not see each other! I disembarked and settled down for the snack. I leave, but I don’t want to go back immediately. I settle down again; in the rocky blocks, in the shade of the vegetation. I take the opportunity to swim, to be in the water and not only on the water!

Source du Gargoton

Période caniculaire. Pour échapper à ces hautes températures, Bruno propose une randonnue crépusculaire. Je suis bien évidemment partant. On se retrouve à trois sur un parking de la Rochette pour embarquer dans sa voiture. Quelques kilomètres de route et une bonne distance de piste forestière plus tard on se arrive au départ du sentier. Il est 18h45, il fait bon dans ce versant nord de la chaîne de Belledonne! Pas d’autre véhicules dans ce coin retiré, donc départ nus. Ce sera une rando 100 % naturiste ! Ça commence à monter tout de suite en forêt. On atteint la source du Gargoton où je trouve une geocache, mais les copains ont continué directement, je dois donc les rattraper. Le sentier monte entre blocs rocheux et massif de rhododendrons jusqu’à atteindre le col de la Perrière. Seconde geocache. Encore un effort jusqu’à un petit sommet qui nous permet de contempler le temps d’un sandwich au soleil couchant l’ancienne station de Valpelouse, la vallée de l’Isère au loin et la chaîne de Chartreuse. Puis c’est la descente dans la semi obscurité dans une combe couverte de myrtillier, puis en forêt. Là l’obscurité est complète et le descente se continue et finit à la frontale.4 heures de rando, près de 10 km et 800 m de dénivelé…officiellement pas un effort à faire en période de canicule…mais on était si bien la haut seuls et au frais !


Hot period. To escape these high temperatures, Bruno proposes a twilight naked hike. I am obviously part of it. We find ourselves to three on a parking lot of the Rochette to embark in his car. Some kilometers of road and a good distance of forest track later we arrive at the departure of the path. It is 18h45, it is pleasant in this northern slope of the chain of Belledonne! No other vehicles in this secluded area, so we start naked. It will be a 100% naturist hike! That starts to go up immediately in forest. We reach the source of Gargoton where I find a geocache, but the buddies continued directly, I must thus catch up them. The path goes up between boulders and massif of rhododendrons until reaching the pass of the Perrière. Second geocache. Another effort to reach a small summit which allows us to contemplate the time of a sandwich at sunset the old resort of Valpelouse, the valley of Isère in the distance and the mountain range of Chartreuse. Then it’s the descent in the semi-darkness in a valley covered with bilberry trees, then in the forest. There the darkness is complete and the descent continues and finishes with the headlamp.4 hours of hike, nearly 10 km and 800 m of difference in height…officially not an effort to make in period of heat wave…but we were so well up there alone and in the cool!

Dent de Moirans

L’un des attraits du geocaching est de faire découvrir des endroits que l’on n’aurait pas idée de visiter sans cette incitation. C’est exactement le cas pour cette Dent de Moirans qui depuis quarante ans est visible depuis ma fenêtre, mais paraît bien anodine, sur un mamelon boisé au pied des falaises du Vercors. Je vais tout de même aller jeter un coup d’œil sur deux caches.

Depuis un parking au bout d’une petite route, le cheminement rejoint vite une très large piste qui a sans doute été élargie et aplanie récemment. Parcours sans charme sur lequel je reste habillé. Jusqu’à rejoindre un vieux chemin en forêt qui est nettement plus agréable. Là, je me déshabille. Comme je n’ai qu’un petit sac à dos sans poche extérieures, je garde mon short à la main, au cas où !

Détour par une table d’orientation, lieu d’une earth cache sur la géologie de la région. Je rejoins le chemin qui monte vers la Dent. Dans un virage, une randonneuse descend en face de moi. Je met juste mon short devant moi et salue. J’ai un sourire en réponse. J’arrive à la seconde geocache. La boite est vite trouvée, mais pas de logbook à l’intérieur, juste un sachet vide et quelques objets. Quelques centaines de mètres plus loin, j’arrive à la Dent. J’aperçois une personne assise me tournant le dos, observant le panorama. J’enfile le short et m’avance. Salutations. La personne me laisse la place sur l’étroit belvédère. La vue est superbe sur la vallée de l’Isère, malgré une brume de chaleur qui amoindri les lointains. Puis un trailer arrive tout essoufflé. Au bout de quelques minutes les deux repartent. Seul, je tente une photo autoportrait, mais nulle part pour accrocher vraiment mon appareil. Je repère une étroite sente et découvre plusieurs autres belvédères bien plus pratiques pour les photos…et bien plus isolés et tranquilles. La ligne de falaises qui s’étend depuis là porte le nom, bien évidemment séduisant pour moi, de Rocher de la Fesse. Je l’illustre en photo. Dans la descente je croise un vététiste qui monde. Le short tenu à la main devant moi encore et quelques mots : « Pas trop dur en vélo ? – Non, ça va, bonne rando ». Je bifurque ensuite par une vieille piste défoncée par le débardage, creusée d’ornière et de troncs en travers qui me ramène à quelques dizaine de mètres du parking. J’espère arriver à mon véhicule sans avoir à me changer, mais las ! Un grand bruit derrière moi et le vététiste déboule. J’enfile mon short. Sa voiture est là aussi. Arrêté, il s’excuse auprès de moi avec le sourire : « Je vous ai dérangé. On ne peut jamais être tranquille » Puis nous échangeons sur les différents parcours et les travaux forestiers qui les compliquent.


One of the attractions of geocaching is that it allows you to discover places that you wouldn’t have thought of visiting without this incentive. This is exactly the case for this Dent de Moirans which has been visible from my window for forty years, but seems quite insignificant, on a wooded hillside at the foot of the Vercors cliffs. I’m going to have a look at two caches anyway.

From a parking lot at the end of a small road, the path quickly joins a very wide track that has probably been widened and leveled recently. A path without charm on which I remain dressed. Until I reach an old path in the forest which is much more pleasant. There, I take off my clothes. As I only have a small backpack with no outside pocket, I keep my shorts in my hand, just in case!

Detour by an orientation table, place of an earth cache on the geology of the region. I join the path that goes up to the Dent. In a bend, a woman hiker comes down in front of me. I just put my shorts in front of me and wave. I have a smile in response. I arrive at the second geocache. The box is quickly found, but no logbook inside, just an empty bag and a few items. A few hundred meters further, I arrive at the Dent. I see a person sitting with his back to me, observing the panorama. I put on the shorts and walk forward. Greetings. The person leaves me the place on the narrow belvedere. The view is superb on the Isère valley, in spite of a heat haze which reduces the distance. Then a trailer arrives all out of breath. After a few minutes, both of them leave. Alone, I try a self-portrait, but nowhere to really hang my camera. I find a narrow path and discover several other viewpoints much more convenient for pictures…and much more isolated and quiet. The line of cliffs that stretches from there bears the name, obviously attractive to me, of Rocher de la Fesse. I illustrate it with a picture. On the way down I meet a mountain biker who is riding. The shorts held in the hand in front of me again and some words: « Not too hard on the bike? – No, I’m fine, have a good hike ». I fork then by an old track broken by the logging, dug of rut and of trunks across which brings me back to some ten meters of the carpark. I hope to get to my vehicle without having to change, but I’m out of luck! A big noise behind me and the mountain biker is riding. I put on my shorts. His car is there too. He stopped and apologized to me with a smile: « I disturbed you. One can never be quiet  » Then we exchange on the various paths and the forest works which complicate them.

Geocaching à Lans en Vercors

Début juin. La météo est correcte. J’ai repéré quelques geocaches à chercher au sommet des pistes de ski de la station de Lans en Vercors. Il faut y aller maintenant avant que la saison estival ne commence. Il risque d’y avoir plus de monde en train de faire du vtt, par exemple, les prochains mois. Départ du parking en short et tee shirt le long du chemin qui mène aussi vers le Moucherotte. Mais à la première traversée de piste de ski, en herbe, je bifurque pour monter droit dans la pente. Ça monte raide, sans virages. Je quitte vite les vêtements. J’arrive au sommet d’un téléski. Première cache trouvée. Les deux suivantes, elles aussi proches de remontées mécaniques aussi. Elles ont été prévues pour être recherchées en hiver, ski au pied. Un coup d’œil sur la crête pour admirer le panorama. Il ne me reste plus qu’à descendre. Tout droit également en suivant une piste rouge.


Beginning of June. The weather is fine. I spotted some geocaches to look for at the top of the ski slopes of the resort of Lans en Vercors. It is necessary to go there now before the summer season starts. There might be more people riding mountain bikes, for example, in the next few months. Departure from the parking lot in shorts and tee shirt along the path that also leads to the Moucherotte. But at the first crossing of the ski slope, in grass, I fork to go straight up the slope. It goes up steeply, without turns. I quickly leave the clothes. I arrive at the top of a ski lift. First cache found. The next two, also close to ski lifts. They have been made to be searched in winter, ski at the foot. A look on the ridge to admire the panorama. I just have to go down. Straight on too, following a red ski run.

Lac du Sautet

Pour une première découverte du lac du Sautet, j’ai hésité entre le kayak rigide ou le gonflable. Ne connaissant pas les lieux, ne sachant pas s’il fallait porter ou pas, j’ai finalement pris le gonflable plus pratique à transporter, mais bien moins performant côté navigation. J’aurai dû prendre l’autre. Le parking est tout au bord de l’eau au niveau de la plage et du centre nautique.
Une fois sur l’eau, je m’éloigne de la plage et traverse en direction du plateau de Pellafol, dominé par deux grandes éoliennes qui surprennent dans ce paysage. Derrière, se dresse la silhouette de l’Obiou. Les rives sont découpées par des tours de terres agglomérées de cailloux. Que tout cela a l’air friable et fragile. J’entre dans les gorges de la Souloise. Mais gêné par le vent, je fais vite demi tour, préférant un moment de repos sur une plage isolée.
Retour un jour de semaine d’octobre. Le soleil brille, mais le fond de l’air est frais et le vent souffle. J’ai le lac pour moi tout seul. Malheureusement, il fait quand même trop froid pour naviguer nu. Je garde ma combinaison néoprène et mon gilet.
Cette fois, je vais jusqu’à l’extrémité du lac, là où le torrent de la Souloise se jette dans ses eaux. Comme le niveau du lac est très bas, les ruines d’un ancien pont émergent des rives boueuses. Peut-être est il entièrement submergé lorsque le niveau du lac est à son maximum. J’accoste à cet endroit là, et me pose dans l’herbe pour casse-croûter. Là, au sec, je peux enfin me déshabiller et profiter d’un moment de nudité.


For a first discovery of Lake Sautet, I hesitated between rigid or inflatable kayaking. Not knowing the place, not knowing whether to carry or not, I finally took the inflatable more practical to carry, but much less efficient navigation. I should have taken the other one. The parking is right on the waterfront at the beach and the nautical center.
Once on the water, I move away from the beach and cross towards the Pellafol plateau, dominated by two large wind turbines that surprise in this landscape. Behind them stands the silhouette of the Obiou. The banks are cut by towers of clay agglomerated with pebbles. All this looks brittle and fragile. I enter the Souloise gorges. But bothered by the wind, I quickly turn back, preferring a moment of rest on an isolated beach.
Return one weekday in October. The sun is shining, but the air is cool and the wind is blowing. I have the lake all to myself. Unfortunately, it is still too cold to sail naked. I keep my neoprene suit and vest.
This time I go to the end of the lake, where the Souloise torrent flows into its waters. As the level of the lake is very low, the ruins of an old bridge emerge from the muddy shores. Perhaps it is completely submerged when the lake level is at its highest. I land at this point, and land in the grass for a snack. There, in the dry, I can finally undress and enjoy a moment of nudity.


Dix ans que je ne suis pas allé naviguer sur le lac du Sautet. J’ai un nouveau kayak depuis cet été, gonflable…mais rien à voir avec celui que j’avais à l’époque qui naviguait plutôt comme un radeau!

Je pars sur une eau lisse comme un miroir. Les paysages se reflètent superbement. Très vite je quitte mon maillot de bain, ne gardant que le gilet de sauvetage largement ouvert sur le devant, me laissant profiter du soleil. Le niveau du lac est haut, des arbres du bord ont les pieds dans l’eau. Les méandres de ce bras du lac me mènent jusqu’à l’extrémité, jusqu’à un pont routier, jusqu’au torrent de la Souloise. Demi tour. Je fais quelques arrêts sur les berges pour me dégourdir les jambes et manger mon sandwich. Arrivé en face de la base nautique, je croise un petit voilier dériveur, première présence humaine sur l’eau en dehors de moi. J’ai quand même eu le lac rien que pour moi durant trois heures


Ten years that I did not go sailing on Lake Sautet. I have a new kayak since this summer, inflatable…but nothing like the one I had at the time, which navigated more like a raft!
I’m going on a water as smooth as a mirror. The scenery reflects itself magnificently. Very quickly I leave my swimsuit, keeping only the lifejacket wide open at the front, letting me enjoy the sun. The level of the lake is high, trees on the shore have their feet in the water. The meanders of this branch of the lake lead me to the end, to a road bridge, to the torrent of La Souloise. Half turn. I make a few stops on the banks to stretch my legs and eat my sandwich. Arrived in front of the nautical base, I come across a small sailing boat, first human presence on the water outside of me. I still had the lake all to myself for three hours.

Retour sur le lac du Sautet en cette fin avril avec un camarade de jeu, Jean Paul. Le niveau est si bas que la première difficulté est de transporter les kayaks jusqu’au bord de l’eau. J’avais prévu une combinaison néoprène, mais il fait chaud, même si l’eau est encore fraîche, alors pourquoi ne pas profiter de la nudité (avec le gilet de sauvetage tout de même) pour une première fois cette année. Le marnage des rives est impressionnant, on navigue au bas de murailles de cailloux, normalement invisibles sous l’eau. Le décor est complètement changé, les méandres sont creusés, modifiant les repères habituels. C’est comme un autre lac en fait. Mais avec un niveau d’eau si bas on arrive vite là où le torrent de la Souloise se jette dans le lac, son courant trop fort impossible à remonter avec nos bateaux. On ne pourra pas naviguer sur la dernière partie. Demi tour. On cherche un endroit pour aborder ces rives assez inhospitalières pour réussir finalement débarquer à un endroit relativement plat mais recouvert d’une couche boueuse, glissante et se poser sur les rochers un peu plus haut pour pique-niquer, à proximité d’une forêts de troncs d’arbres enchevêtrés, blanchis par les eaux qui les recouvrent habituellement. Au bout d’un moment on se décide à rembarquer et à rejoindre notre point de départ. Je ne me rhabille qu’une fois arrivé à terre. Arrivé à la maison un bon nettoyage du kayak s’impose.


Back on the lake of Sautet at the end of April with a playing partner, Jean Paul. The level is so low that the first difficulty is to carry the kayaks to the water’s edge. I had planned to wear a neoprene suit, but it’s hot, even if the water is still cool, so why not enjoy the nudity (with the life jacket anyway) for a first time this year. The tidal range of the banks is impressive, we navigate at the bottom of walls of pebbles, normally invisible under water. The scenery is completely changed, the meanders are hollowed out, modifying the usual landmarks. It’s like another lake in fact. But with such a low water level we quickly arrive where the Souloise torrent flows into the lake, its current too strong to go up with our boats. We will not be able to navigate on the last part. Half turn. We look for a place to reach these rather inhospitable banks to succeed finally to disembark in a relatively flat place but covered with a muddy, slippery layer and to settle on rocks a little higher to picnic, near a forest of tangled tree trunks, whitened by the waters which usually cover them. At the end of a moment we decide to go back to our starting point. I dress only once arrived on the shore. Once back home, a good cleaning of the kayak is necessary.

Pas du Curé

Petite balade improvisée avec ma compagne : le temps est meilleur que prévu, autant en profiter. On se décide pour une boucle au départ d’Engins par le pas du Curé. Elle ne connaît pas et pour ma part je n’y suis pas retourné depuis une dizaine d ‘années. Après une petite distance sur la route, le départ du chemin est en cours de modification, une bonne marche pour l’atteindre et un terrain bien glissant. Il ne doit pas passer grand monde par là !

On s’éloigne des maisons du hameau et on arrive dans la gorge du pas du Curé. Je sais qu’il y a une geocache par là, mais la réception du gps est bien pauvre dans ce trou encaissé. Je cherche d’un côté, elle de l’autre…et c’est elle qui repère la boite, puis continue car elle marche plus lentement. A l’écart du chemin, je peux bien me déshabiller ! Puis finalement je reste comme ça pour continuer. Elle ne me fais pas de remarque, on est vraiment seuls tous les deux dans ce coin isolé un jour de semaine.

On rejoint une piste plus large que l’on quitte pour un étroit sentier qui s’étire au bas de falaises de roches blanchâtres décorées de trous, de fissures, presque de colonnades de pierre. On hésite entre deux chemins et on choisit le plus petit qui nous amène au bord du plateau de Saint Nizier. Une boucle imprévue mais qui nous permet de rallonger un peu la balade. On retrouve le chemin de descente par le pas de la Corne, équipé de vieilles rambardes de fer. En bas, en lisière de forêt et à proximité des maisons, je consens à regret à me rhabiller.


Small improvised walk with my companion: the weather is better than expected, so we might as well enjoy it. We decide for a loop at the beginning of Engins by the step of the Curé. She does not know and for my part I did not return there since about ten years. After a small distance on the road, the departure of the way is being modified, a good step to reach it and a quite slippery ground. It should not pass many people by there!

One moves away from the houses of the hamlet and one arrives in the gorge of the Pas du Curé. I know that there is a geocache by there, but the reception of the gps is very poor in this steep gorge. I look for a side, she for the other… and it is her who locates the box, then continues because she walks more slowly. Away from the path, I can undress well ! Then finally I stay like that to continue. She does not make me any remark, we are really alone both in this isolated corner on a day of week.

We join a wider track that we leave for a narrow path which stretches at the bottom of cliffs of whitish rocks decorated with holes, cracks, almost of stone colonnades. We hesitate between two ways and we choose the smallest which brings us to the edge of the plateau of Saint Nizier. An unforeseen loop but which allows us to lengthen a little the stroll. We find the way of descent by the step of the Horn, equipped with old iron railings. In the valley, in edge of forest and near the houses, I agree with regret to put on my clothes.

La Belle Justine

Pascal et Clarisse, venant d’Alsace pour les vacances de Pâques, sont partant pour une semaine de randonnues avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Je ne peux les accompagner que deux jours.

Le mercredi, Bernard nous a prévu la découverte des ruines du château de la Belle Justine. On est parti sur les traces d’une légende dioise qui raconte l’existence dans des temps très anciens de la fille d’un seigneur local, qui possédait une voix d’or mais un visage horrible et qui fut cachée dans un endroit isolé, dans un château construit au sommet d’un rocher loin de la ville. La légende se poursuit par l’existence d’un souterrain qui aurait mené de cette retraite jusqu’au chœur de la cathédrale de Die. Mais tout cela n’est que légendes. Pour l’instant nous sommes sept serpentant sur le chemin, agréable mais étroit, qui monte dans la forêt. Au bout d’un peu plus de deux heures de marche nous atteignons un gîte forestier. Pique nique dans la clairière. Pascal en profite pour mettre en action son drone et faire quelques vues aériennes. Puis il ne nous reste plus qu’à redescendre en passant à côté de ce fameux château, dont il ne reste plus que quelques pierres au sommet d’un bloc rocheux inatteignable. Avec Bernard, on a bien tenté de monté à l’aide d’une corde fixée dans une fissure, mais il a fallu se rendre à l’évidence, les ruines étaient hors d’atteinte. On s’est contenté de grimper quelques marches creusées dans le rocher, preuves d’une occupation historique bien réelle dans ce lieu isolé et non seulement d’une légende.


Pascal and Clarisse, coming from Alsace for the Easter vacations, are going for a week of naked hiking with the association of the Naked Walkers of the Valley of Roanne. I can only accompany them for two days.

On Wednesday, Bernard planned for us the discovery of the ruins of the castle of the Beautiful Justine. We go on the tracks of a Diois legend which tells the existence in very ancient times of the daughter of a local lord, who possessed a golden voice but a horrible face and who was hidden in an isolated place, in a castle built on the top of a rock far from the city. The legend continues with the existence of an underground passage that would have led from this retreat to the choir of the cathedral of Die. But all this is only a legend. For the moment we are seven meandering on the pleasant but narrow path that goes up in the forest. After a little more than two hours of walking we reach a forest lodge. Picnic in the clearing. Pascal takes the opportunity to put his drone in action and to make some aerial views. Then we just have to go back down, passing by this famous castle, of which there are only a few stones left at the top of an unreachable boulder. With Bernard, we tried to go up with the help of a rope fixed in a fissure, but it was necessary to go to the evidence, the ruins were out of reach. We were satisfied to climb some steps dug in the rock, proof of a real historical occupation in this isolated place and not only of a legend.

Séjour en Cerdagne

Grace à Bruno et à l’association RSVNat une nouvelle semaine de randonnue et de raquettes nu, si la neige est au rendez vous, a été programmée pour cette fin du mois de mars en Cerdagne dans le département des Pyrénées Orientales, en fait pas très loin d’où on était en septembre dernier. Pas de camping cette fois mais un gîte au cœur du village de Dorres. Impossible de se mettre nu dans le jardin mais l’intérieur chauffé par un bon feu de bois est confortable. Nous sommes neuf dont deux femmes, tous des habitué(e)s de ces séjours en groupes.

Installation le samedi après midi. Dimanche matin, première balade en partant à pied du gîte. Objectif : le Roc del Castellar. Un kilomètre de route pour atteindre les bâtiments désertés d’un ancien sanatorium, le sentier débute là derrière les immeubles vides et dégradés. La majorité du groupe se dénude dans la montée. Un couple de trailers nous croisent en courant. On atteint les premières plaques de neige. La montée devient plus raide jusqu’à un col bien enneigé et froid. Un isard qui semble blessé aux pattes est coincé sous un grillage. Bruno le délivre mais on ne peut guère faire autre chose pour lui malheureusement. Au cours de la descente on va croiser trois vététistes et deux randonneurs, surpris que l’on puisse être nus par cette température mais souriants. Je retrouverai plus bas ce couple espagnol qui me paraît remettre une geocache en place. Je m’arrête pour tenter d’échanger malgré les différences de langage sur les caches des alentours, eux bien habillés, moi nu, partageant un intérêt en commun.

Lundi, parcours dans les environs du lac des Bouillouses. La route qui mène au lac est fermée à mi distance. Quelques voitures sont déjà garées là. On part habillés sur la route qui en fait est bien dégagée, puis on la quitte pour un tout petit sentier qui grimpe raide dans la forêt. Les premiers se déshabillent déjà. Il faut trouver le bon cheminement sur un terrain en partie recouvert de plaques de neige qui cachent le balisage. Un peu plus haut, une femme s’approche de nous. « J’ai perdu la trace. Vous allez au lac d’Aude ? Je peux venir avec vous ? » – « Mais bien sûr ! » Plus loin, ayant trouvé un panneau indicateur, elle nous distancera. Maintenant en raquettes, on passe au dessus de ce lac d’Aude, la source du fleuve, encore enseveli sous la neige. Pique nique à l’abri du vent si possible. Puis descente au creux d’un étroit vallon jusqu’à se retrouver sur la route. Habillage. Un groupe rentre tranquillement aux voitures, le deuxième suit la route jusqu’au barrage des Bouillouses puis revient par un itinéraire en forêt moins bitumé.

Mardi, on monte en voitures au col de Puymorens. De là on s’engage, raquettes aux pieds, dans le Cama d’en Garcia, long vallon de plusieurs kilomètres d’abord en pente douce et régulière puis coupé de raidillons, qui mène les plus courageux jusqu’à un col. Demi tour pour revenir par le même chemin. Le ciel est bas, la lumière triste. Les lointains, depuis le début de la semaine, sont noyés dans une sorte de brume due au vent de sable.

Mercredi matin, on découvre les environs saupoudrés d’une légère couche de neige tombée durant la nuit. La météo n’est pas optimiste. Balade le matin, habillés, jusqu’à la chapelle de Santa Maria de Belloc qui domine le village. L’après midi, on décide de trouver une source d’eau chaude près de Thues, décrite dans un topo. L’accès en est assez secret mais finalement on la trouve après avoir erré quelque peu. Détente bien appréciée mais trop courte car la pluie est annoncée. Le retour se fait en suivant la ligne de chemin de fer du Train Jaune.

Jeudi, le ciel est plus dégagé. Direction l’Espagne toute proche. On monte par la route privée jusqu’à la station de ski nordique de Guils-Fontanera. Là, malgré le manque de neige et le parking vide, pas moyen d’échapper au péage pour passer les clôtures qui entourent le domaine. Une fois cette formalité effectuée, on a tout l’espace pour nous. On monte d’abord en suivant les panneaux des pistes puis en rejoignant le GR. Plus haut, il faut mettre les raquettes. On atteint le refuge de la Feixa. Arrêt à l’abri du vent pour le repas. Ceux qui préfèrent faire la sieste restent là au soleil. Les autres continuent sur un large chemin puis un peu au hasard en zigzagant dans les bois jusqu’à l’étang de Malniu.

Vendredi, je dois reprendre la route pour rentrer dans les Alpes alors que le groupe se prépare pour une nouvelle balade côté espagnol.


Thanks to Bruno and the RSVNat association a new week of naked hiking and snowshoeing, if the snow is there, has been scheduled for the end of March in Cerdagne in the Pyrénées Orientales department, in fact not far from where we were last September. No camping this time but a gîte in the heart of the village of Dorres. Impossible to get naked in the garden but the interior heated by a good wood fire is comfortable. We are nine including two women, all used to these stays in groups.
Installation on Saturday afternoon. Sunday morning, first walk from the gite. Objective: the Roc del Castellar. One kilometer of road to reach the deserted buildings of a former sanatorium, the path starts there behind the empty and degraded buildings. The majority of the group is getting naked on the way up. A couple of trailers cross us while running. We reach the first patches of snow. The rise becomes steeper until a very snowy and cold pass. An isard which seems wounded in the legs is stuck under a fence. Bruno frees him but unfortunately we can’t do anything else for it. During the descent we are going to cross three bikers and two hikers, surprised that we can be naked by this temperature but smiling. I will find again further down this Spanish couple who seems to me to put back a geocache in place. I stop to try to exchange in spite of the differences of language on the caches of the surroundings, them well dressed, me naked, sharing a common interest.
Monday, journey in the surroundings of the lake of Bouillouses. The road which leads to the lake is closed at half distance. Some cars are already parked there. We leave dressed on the road which in fact is well cleared, then we leave it for a very small path which climbs steeply in the forest. The first ones undress already. It is necessary to find the good way on a ground partly covered with patches of snow which hide the beaconing. A little higher up, a woman approaches us. « I lost the trail. Are you going to Lake Aude? Can I come with you? » – « But of course! » Further on, having found a signpost, she will outrun us. Now in snowshoes, we pass above this lake of Aude, the source of the river, still buried under the snow. Picnic in the shelter of the wind if possible. Then descent in the hollow of a narrow valley until we find ourselves on the road. Dressing. A group returns quietly to the cars, the second follows the road until the dam of Bouillouses then returns by a less bituminous route in forest.
Tuesday, we go up in cars to the pass of Puymorens. From there one engages, snowshoes on feet, in the Cama d’en Garcia, long valley of several kilometers at first in soft and regular slope then cut by steepnesses, which leads the most courageous until a pass. We turn around and come back by the same way. The sky is low, the light sad. The distant, since the beginning of the week, are drowned in a kind of mist due to the sand wind.
Wednesday morning, we discover the surroundings sprinkled with a light layer of snow fallen during the night. The weather forecast is not optimistic. Walk in the morning, dressed, until the chapel of Santa Maria de Belloc which dominates the village. In the afternoon, we decide to find a hot spring near Thues, described in a topo. The access is rather secret but finally we find it after having wandered a little. Relaxation well appreciated but too short because the rain is announced. The return is done by following the railway line of the Yellow Train.
Thursday, the sky is clearer. Direction Spain very close. We go up by the private road to the Nordic ski resort of Guils-Fontanera. There, in spite of the lack of snow and the empty parking, no way to escape the toll to pass the fences which surround the domain. Once this formality made, we have all the space for us. We go up first by following the signs of tracks then by joining the GR. Higher, it is necessary to put snowshoes. We reach the refuge of Feixa. Stop in the shelter of the wind for the meal. Those who prefer to have a nap stay there in the sun. The others continue on a wide path then a little at random by zigzagging in wood until the pond of Malniu.
On Friday, I have to go back to the Alps while the group is preparing for a new ride on the Spanish side.




Miscon

Bernard a exploré seul un parcours au dessus du village de Miscon et a proposé de retourner en groupe continuer le cheminement qui nécessite du débroussaillage. Étant à Valence la veille, je me pose pour la nuit en bordure de forêt pour être à l’heure au rendez vous. Nous sommes quatre avec Francis et Benoît. Le ciel est assez voilé, le soleil attendu ne fera que de brèves apparitions, mais le fond de l’air est plutôt doux. On est vite nus dans la montée sur la piste forestière. Piste que l’on coupe par des sentiers raccourcis – ou pas – car on se retrouve sur un petit chemin qui nous fait faire une boucle supplémentaire, mais il est si agréable que c’est un plaisir de le suivre, d’autant qu’il permet de gagner de l’altitude tout en douceur. On retrouve finalement le GR91 pour arriver à proximité des Granges. De là on s’engage le long du ruisseau, pratiquement à sec, dans le ravin de Gardon, où il semble qu’existait un ancien chemin. Bernard dans son exploration était venu jusqu’à là. Pour continuer, il faut déblayer le bois mort entassé à terre, couper les branches qui envahissent le cheminement, se frayer un passage dans la végétation. Un sécateur, deux coupe-branches et une scie entrent en action. Mais à ce rythme là, on n’avance pas vite et l’heure du casse croûte arrive. On se pose sur des troncs moussus. Puis en explorant un peu en amont on se rends compte que le ravin devient de plus en plus étroit et sauvage. Il faut se résigner à faire demi tour. On tente au jugé un passage dans la forêt qui nous ramène sur nos traces au début du ravin. On redescend tranquillement en suivant cette fois le parcours du GR jusqu’à proximité de la première maison de Miscon et de la route, où il nous faudra bien se rhabiller.


Bernard explored alone a route above the village of Miscon and proposed to return in group to continue the path which requires clearing of brush. As I was in Valence the day before, I settled down for the night at the edge of the forest to be on time for the rendezvous. We are four with Francis and Benoît. The sky is rather veiled, the expected sun will make only brief appearances, but the air is rather soft. We are quickly naked in the rise on the forest track. Track that we cut by shortened paths – or not – because we find ourselves on a small path which makes us make an additional loop, but it is so pleasant that it is a pleasure to follow it, more especially as it allows to gain altitude all gently. We finally rejoin the GR91 to arrive near the Granges. From there we go along the stream, practically dry, in the Gardon ravine, where it seems that an old path existed. Bernard in his exploration had come to this point. To continue, we had to clear the dead wood piled up on the ground, cut the branches that were invading the path, and make a way through the vegetation. A pruning shears, two branch cutters and a saw come into action. But at this rate there, one does not advance quickly and the hour of the snack arrives. We settle on mossy trunks. Then by exploring a little upstream we realize that the ravine becomes more and more narrow and wild. It is necessary to resign itself to make half turn. We try at first sight a passage in the forest which brings us back on our tracks at the beginning of the ravine. We go back down quietly by following this time the course of the GR until the proximity of the first house of Miscon and the road, where it will be necessary for us to get dressed.