Les Causses

Sur le site des rassemblements naturistes, Chantal a posé une proposition de séjour d’une semaine autour des gorges du Tarn. Premier inscrit ! Prêt à découvrir une région pas si lointaine mais où je n’ai jamais mis les pieds. Fin mars. Je quitte un Grenoble déjà printanier, les pruniers sont en fleurs autour de la maison…et puis je vais vers le sud, synonyme de chaleur dans mon esprit. Un peu de neige dans la traversée des monts d’Ardèche. Arrivée devant le gîte, une grosse maison en pierre aux environs de mille mètre d’altitude. Le vent souffle, il fait froid. Ici c’est encore l’hiver. Et la maison est froide, elle n’a pas été chauffée en prévision de notre séjour. Il va bien falloir trois jours pour la mettre à température. On est douze. Je connais presque tout le monde, mais certains pas vu depuis dix ans.

Le dimanche première rando, habillée, le long du Tarn en aller-retour entre les villages de Saint Chely et Sainte Enimie suivi de la visite d’un chaos de rocher sur la rivière. Une balade d’une douzaine de kilomètres avec 225 mètres de dénivelé en à peine cinq heures, y compris la pause café à Sainte Enimie.

Lundi, le temps est couvert et le vent bien présent. D’un parking au dessus de Rozier on monte vers le hameau de Capluc, quelques maisons serrées autour du rocher, puis on grimpe dans la forêt avec de beaux points de vue, malheureusement un peu ternes, sur la vallée de la Jonte pour atteindre le plateau du Causse Méjean. Du haut des falaises on assiste aux vols des vautours. On est trois à s’être mis à moitié nus ! Dix kilomètres pour 580 m de dénivelé en six heures.

Mardi, on passe sur l’autre rive de la Jonte, sur le Causse Noir depuis le village de Peyreleau. Le vent est toujours bien présent, mais le ciel est dégagé. Montée assez raide en lacets dans la forêt qui réchauffe. Après le pique-nique petite errance sur de tout petits sentiers pour atteindre les ruines de l’ermitage Saint Michel atteignables par une échelle de fer quelque peu ancienne qui décourage les moins audacieux. Bel endroit pour une séance photo, interrompue malheureusement par l’arrivée d’un randonneur. On est trois à s’être mis nus ! Encore une balade de six heures et presque onze kilomètres pour 650 m de dénivelé.

Mercredi, toujours sur le Causse Noir, visite du site de Roquesaltes. Site touristique bien aménagé autour d’un chaos rocheux, qui doit être bien fréquenté l’été, mais désert ce jour là. Le vent est toujours bien fort et froid. Mais devant une superbe arche de roche je ne peux m’empêcher de me déshabiller pour une photo puis je suis rejoint par Thierry et Christophe. On reste dans les environs ensuite en longeant la corniche qui domine la vallée de la Durbie. Parmi les blocs une autre arche, double, attire notre attention. Pour le retour, pour éviter la piste, on décide avec Thierry et Bernard, de suivre un chemin parallèle. Ou qui aurait dû l’être. L’occasion d’affûter nos connaissance en orientation avec les gps tout en contournant un peu en mode sanglier les obstacles du terrain. Six kilomètres et 125 m seulement en trois heures et demi.

Jeudi. Chantal nous propose de découvrir les Canalettes sur le Causse du Larzac. C’est un site géologique qui mêle arches rocheuses et fissures étroites disséminées au milieu d’une forêt moussue. Le site n’est pas bien grand, mais surprenant. Sept kilomètres et demi en trois heures et demi avec seulement cent dix mètres de dénivelé. Au retour, arrêt pour admirer de près le viaduc de Millau et visiter l’exposition qui raconte sa construction.

Vendredi, dernier jour du séjour. Le vent s’est bien calmé. On part aujourd’hui du village de Liaucous. Le cheminement s’étire en balcon au dessus des gorges du Tarn. On parcourt à mi hauteur le cirque de Saint Marcellin en traversant les hameaux troglodytes désertés des Eglezines et Saint Marcellin avec sa chapelle en restauration, et où on se restaure nous aussi de nos piques niques. Retour par le plateau du Causse de Sauveterre dans un paysage dévasté par un incendie, sans doute celui de 2022, mais qui resplendit pourtant sous le soleil, les troncs décolorés par les éléments s’intégrant dans les formes et les couleurs de la roche. La beauté du diable ! Les plus courageux font un détour par le rocher des Agudes, superbe belvédère qui domine la confluence du Tarn et de la Jonte. Enfin une vrai journée de randonnée naturiste pour la moitié des participants. Quinze kilomètres et près de six cent mètres de dénivelé en un peu moins de sept heures. Une belle fin de semaine.


On the naturist gathering website, Chantal posted a proposal for a week-long trip around the Tarn Gorges. I was the first to sign up! Ready to explore a region that isn’t all that far away but where I’ve never set foot. Late March. I leave Grenoble, where spring has already arrived—the plum trees are in bloom around the house—and head south, which in my mind means warmth. A bit of snow as I cross the Ardèche mountains. I arrive at the gîte, a large stone house at an altitude of about 1,000 meters. The wind is blowing; it’s cold. Here, it’s still winter. And the house is cold; it hasn’t been heated in preparation for our stay. It’s going to take at least three days to warm it up. There are twelve of us. I know almost everyone, but I haven’t seen some of them in ten years.
On Sunday, our first hike, fully dressed, along the Tarn River—a round trip between the villages of Saint Chely and Sainte Enimie—followed by a visit to a rocky chaotic landscape by the river. A hike of about twelve kilometers with 225 meters of elevation gain in just five hours, including a coffee break in Sainte Enimie.

On Monday, the sky is overcast and the wind is blowing hard. From a parking lot above Rozier, we head up toward the hamlet of Capluc—a few houses clustered around a rock—then climb through the forest, enjoying beautiful, though somewhat overcast, views of the Jonte Valley as we reach the Causse Méjean plateau. From the top of the cliffs, we watch the vultures soar. Three of us have stripped down to our half-naked state! Ten kilometers with 580 meters of elevation gain in six hours.
On Tuesday, we cross to the other side of the Jonte, onto the Causse Noir from the village of Peyreleau. The wind is still blowing strongly, but the sky is clear. A fairly steep, winding climb through the forest warms us up. After our picnic, a short wander along tiny trails to reach the ruins of the Saint Michel hermitage, accessible via a somewhat ancient iron ladder that discourages the less daring. A beautiful spot for a photo session, unfortunately interrupted by the arrival of a hiker. Three of us ended up getting naked! Another six-hour hike covering nearly eleven kilometers with 650 meters of elevation gain.

On Wednesday, still on the Causse Noir, we visited the Roquesaltes site. It’s a well-developed tourist spot centered around a rocky outcrop, which must be quite busy in the summer, but was deserted that day. The wind was still strong and cold. But standing in front of a magnificent rock arch, I couldn’t resist stripping down for a photo, and then Thierry and Christophe joined me. We stayed in the area afterward, walking along the cliff edge overlooking the Durbie Valley. Among the boulders, another arch—a double one—caught our attention. For the return trip, to avoid the trail, Thierry, Bernard, and I decided to follow a parallel path. Or what should have been one. It was a chance to sharpen our GPS navigation skills while zigzagging around the terrain’s obstacles like wild boars. Six kilometers and only 125 meters of elevation gain in three and a half hours.
Thursday. Chantal suggests we explore Les Canalettes on the Causse du Larzac. It’s a geological site featuring rock arches and narrow fissures scattered throughout a mossy forest. The site isn’t very large, but it’s surprising. Seven and a half kilometers in three and a half hours with only 110 meters of elevation gain. On the way back, we stop to admire the Millau Bridge up close and visit the exhibition detailing its construction.

Friday, the last day of our stay. The wind has died down considerably. Today we set out from the village of Liaucous. The trail winds along a ridge above the Tarn Gorges. We hike through the Cirque de Saint Marcellin at mid-height, passing through the abandoned troglodyte hamlets of Les Eglezines and Saint Marcellin—with its chapel currently under restoration—where we also stop for a picnic lunch. We return via the Causse de Sauveterre plateau through a landscape ravaged by a fire—likely the one from 2022—yet it still glows under the sun, the tree trunks bleached by the elements blending into the shapes and colors of the rock. Devilishly beautiful! The bravest among us take a detour to the Rocher des Agudes, a superb viewpoint overlooking the confluence of the Tarn and the Jonte. Finally, a true day of naturist hiking for half the participants. Fifteen kilometers and nearly six hundred meters of elevation gain in just under seven hours. A wonderful end for this week.

Chapelle des Sadous

On est trois, Bernard, Robert et moi, pour une randonnue découverte par des chemins qui nous sont encore inconnus au départ du petit village de la Chaudière. L’idée en est venu en consultant des sites internet et les cartes de la région. Bernard a remarqué la présence d’une chapelle en pleine nature, loin de routes d’accès. Ce peut être l’objectif de la sortie !

Le village, quelques maisons, est vite traversé et on se retrouve sur un petit sentier. On s’éloigne à peine et on se déshabille, Bernard gardant encore quelques temps sa chemise.

Dans notre dos s’élèvent les falaises impressionnantes des Trois Becs, notamment son sommet le plus au sud du Veyou. Le chemin suit en descendant légèrement le vallon du ruisseau de la Courance (ou Coulance) dont on entend le murmure de l’eau. Tout au long de la sortie Bernard et Robert herborisent en échangeant leurs connaissances de la flore locale. A une bifurcation il faut prendre à droite. (Bon, on l’a raté mais on s’en est aperçu à temps pour faire demi-tour!). A partir de là c’est une montée bien raide qui nous attends. Le sentier est parfois encombré de ronces qu’il faut élaguer…et aussi de mûres. A l’approche du col de la Beaume on prend à droite un chemin mi descendant mi à flanc qui nous fait changer d’orientation. On a maintenant le sommet de la Servelle de Brette devant nous. On arrive en vue de la chapelle. Dans les environs retentissent des aboiements furieux de chiens de chasse. On ne voudrait pas être pris pour des bêtes à poils ! Devant la chapelle un couple de randonneurs est installé, mais manifestement ils craignent plus les chasseurs que les naturistes ! Une fois qu’ils sont partis, on s’installe pour le pique nique et la visite de l’intérieur du bâtiment, petite chapelle en bon état car restaurée dans les année 80 semble t’il. Après le repas on monte en direction du col de Faraud puis on rejoint la piste forestière, où l’on croise un autre randonneur. Trois véhicules de l’ONF sont garés, l’un deux nous dépassera un peu plus tard. Au col de la Beaume Bernard décide de rentrer par cette piste pour ménager ses genoux. Avec Robert on tente de trouver un sentier qui a dû exister dans le temps puisque marqué sur la carte qui nous permettrait un retour en balcon sur une crête mais la nature a repris sa place et effacé toute trace de cheminement. On se résout donc à finir aussi par la piste qui nous ramène à la Chaudière.

Une belle balade par un temps agréable avec une atmosphère lumineuse qui souligne les panoramas lointains. A inscrire dans le catalogue des sorties des Marcheurs Nus du Val de Roanne !


We’re three – Bernard, Robert and I – on a discovery hike along paths that are still unknown to us, starting from the small village of La Chaudière. The idea for the hike came to us after consulting websites and maps of the region. Bernard noticed a chapel in the middle of nowhere, far from any access roads. This could be the objective of the outing!

The village, with a few houses, is quickly crossed and we find ourselves on a small path. We hardly move away and strip off, Bernard keeping his shirt on for a while longer.

At our backs rise the impressive cliffs of Les Trois Becs, notably its southernmost peak, Le Veyou. The path gently descends into the valley of the Courance (or Coulance) stream, whose murmuring water can be heard. Throughout the outing, Bernard and Robert exchange herbal knowledge of the local flora. At a fork in the road, turn right (well, we missed it, but noticed in time to make a U-turn!). From here, a steep climb awaits us. The path is sometimes cluttered with brambles that need pruning…and blackberries too. As we approach the Col de la Beaume, we take a right-hand path, half downhill, half sideways, which changes our direction. We now have the summit of Servelle de Brette in front of us. We come within sight of the chapel. Furious barking of hunting dogs can be heard nearby. We wouldn’t want to be mistaken for furry beasts! In front of the chapel there’s a couple of hikers, but they’re obviously more afraid of hunters than naturists! Once they’ve gone, we settle in for a picnic and a tour of the interior of the building, a small chapel in good condition since it seems to have been restored in the 80s. After lunch, we head up towards the Col de Faraud, then join the forest track, where we come across another hiker. Three ONF vehicles are parked, one of which overtakes us a little later. At the Col de la Beaume, Bernard decides to return along this track to spare his knees. Robert and I try to find a path that must have existed in the past, since it’s marked on the map, which would allow us to return to a balcony on a ridge, but nature has taken its place and erased all traces of the route. So we decided to finish on the track that takes us back to La Chaudière.

A lovely walk in pleasant weather, with a luminous atmosphere highlighting the distant panoramas. A must for the Val de Roanne Barewalkers’ outings catalog!



Retour à La Chaudière en cette mi janvier 2026. Le soleil brille même si le fond de l’air est encore un peu frais : c’est l’hiver. On est quatre cette fois, Robert connais le parcours, c’est une découverte pour Christian et Bastien. Comme la première fois, on est nu dès que les maisons du village ont disparu derrière le premier virage du sentier. On le restera jusqu’au retour en arrivant à proximité du parking, quatre heures et demi plus tard. Cette fois on ne rate pas l’embranchement du chemin. La montée est raide, je l’avais un peu oublié. Pique nique à la chapelle. Le retour rafraîchissant par la piste à l’ombre nous fait presser le pas.

Back to La Chaudière in mid-January 2026. The sun is shining, even if the air is still a little chilly: it’s winter. We’re four this time. Robert knows the route, but it’s a new experience for Christian and Bastien. Like the first time, we’re naked as soon as the village houses disappear behind the first bend in the path. We’ll stay that way until we return to the parking lot four and a half hours later. This time, we don’t miss the fork in the road. The climb is steep; I had forgotten that. We picnic at the chapel. The refreshing return along the shaded trail makes us quicken our pace.

Montagne de l’Eglise

Mi janvier. Après quelques jours de froid glaçant, le thermomètre a grimpé d’au moins 10°. Le soleil est aussi de la partie. J’ai déjà randonné la veille dans le Vercors, mais bon, je me décide pour une balade que je connais bien au dessus du hameau du Gua. Je pars habillé : sur-pantalon, maillot technique, polaire et blouson. Il fait environ 7°C . Une portion d’une quinzaine de minutes presque à plat pour s’échauffer. J’arrive au croisement au bas de la montée. Là, j’enlève maillot et polaire, ne gardant que le blouson, je quitte aussi le sur-pantalon mais enfile un short rapide. J’ai bien fait, un homme avec son chien déboule en face de moi. « C’est presque le printemps ! – Oui il fait chaud » J’ai peur qu’il ne prenne la même direction que moi, mais non, il s’éloigne vers le hameau. J’attaque la montée qui est longue et ingrate sur cette vieille piste forestière caillouteuse. Mais très vite j’arrive aux premières plaques de neige et je m’aperçois qu’il n’y a aucune trace de passage. Je peux donc tout quitter. C’est tellement plus agréable. A mi pente je me décide à chausser les raquettes. Au bout d’une heure et demie de montée ininterrompue j’arrive à la cassure du plateau et à la vieille cabane qui commence à tomber en ruine. De là je prends sur la droite à travers la forêt puis grimpe jusqu’à la crête. Généralement je continue sur la droite en direction de l’Oeillon, un monolithe rocheux qui est un objectif de balade. Mais sur cette crête je tombe sur une trace récente, peut être de la veille. Je décide de la suivre en prenant sur la gauche pour voir d’où elle peut bien venir. Elle serpente entre les arbres en bordure de falaise pour finalement basculer par une descente raide de marches creusées dans la neige sur le versant exposé nord à l’ombre au dessus du village de Mont Saint Martin. Je ne m’aventure pas à la suivre mais vérifie sur la carte. Il y a bien un itinéraire de ce côté là. Que je ne connaissais pas mais qui mériterait sans doute une exploration…mais plus tard, par temps d’été. Après une pause pique nique je reviens vers la cabane en coupant un peu au hasard dans la forêt. L’orientation est assez facile sur ce plateau bordé de falaises. Puis c’est la descente presqu’aussi longue que la montée. Je reste nu jusqu’à une vingtaine de mètres de la route au bord de laquelle ma voiture est garée. Quatre heure de nudité en cette période, je ne vais pas me plaindre !


Mid-January. After a few days of freezing cold, the temperature has risen by at least 10°C. The sun is shining too. I already went hiking the day before in the Vercors, but I decide to go for a walk that I know well above the hamlet of Le Gua. I set off fully dressed: overtrousers, technical jersey, fleece, and jacket. It’s about 7°C. A fifteen-minute stretch of almost flat ground to warm up. I arrive at the crossroads at the bottom of the climb. There, I take off my jersey and fleece, keeping only my jacket on, and I also take off my overtrousers and put on some quick-dry shorts. I did the right thing, as a man with his dog comes running towards me. “It’s almost spring! – Yes, it’s warm.” I’m afraid he’ll go in the same direction as me, but no, he heads away towards the hamlet. I tackle the long and thankless climb on this old, stony forest track. But very quickly I reach the first patches of snow and realize that there are no tracks. So I can take everything off. It’s so much more pleasant. Halfway up the slope, I decide to put on my snowshoes. After an hour and a half of uninterrupted climbing, I reach the break in the plateau and the old hut that is starting to fall into ruin. From there, I turn right through the forest and climb up to the ridge. I usually continue to the right towards the Oeillon, a rocky monolith that is a popular hiking destination. But on this ridge, I come across a recent trail, perhaps from the day before. I decide to follow it, turning left to see where it might lead. It winds between the trees at the edge of the cliff and finally descends steeply via steps carved into the snow on the north-facing slope in the shade above the village of Mont Saint Martin. I don’t venture to follow it, but check the map. There is indeed a route on that side. I didn’t know about it, but it would certainly be worth exploring… but later, in summer. After a picnic break, I return to the cabin, cutting through the forest at random. It’s fairly easy to find your way on this plateau bordered by cliffs. Then comes the descent, which is almost as long as the climb. I remain naked until I am about twenty meters from the road where my car is parked. Four hours of nudity at this time of year, I’m not going to complain!

Montagne de Desse

C’est une petite balade à la montagne de Desse programmée pour les Marcheurs Nus du Val de Roanne, seulement 300 mètres de dénivelé. Mais début novembre les jours commencent à être plus courts et dés que le soleil faiblit les températures baissent. On se gare sur un petit parking à la jonction des deux routes de Marignac. On pourrait partir plus loin du hameau du Moulin, mais cela nous permet de s’échauffer tranquillement sur le plat. La piste est parallèle à la route et on reste encore habillé. Dès que l’on bifurque par un champ on est en tenue. On longe un autre champ labouré celui ci puis pour éviter de passer à proximité d’une maison où travaillent des ouvriers on coupe à travers la végétation pour rejoindre un peu plus haut le sentier. La grimpette est vite raide sur une pente presque découverte ravinée. On est parti à quatre, le cinquième doit nous rattraper en chemin. On décide de l’attendre là, dans la pente et au soleil, avant d’entrer sous le couvert de la forêt. On passe le temps en discutant, Robert raconte son voyage dans les dunes du Maroc. Philippe arrive, tout essoufflé d’avoir grimpé vite. On le laisse se reposer deux minutes et on repars tous ensemble. Le col de Ponet est vite atteint. Puis la crête que l’on va longer, belvédère sur la vallée de la Drôme et la ville de Die au bout. Il fait si bon au soleil que l’on ne se couvre même pas à l’arrêt pour le pique nique. On s’arrête régulièrement autant pour admirer le paysage que pour faire durer le plaisir de cette balade ensoleillée. Mais on atteint quand même le bout de cette ligne de crête et il va falloir descendre par un petit sentier sur la face à l’ombre. Il y fait plus frais, mais une marche plus rapide compense. Arrivé en bas on reprend le petit détour du matin vers la maison puis, arrivés sur la piste, on n’a guère envie de se rhabiller. La route est en vue parallèlement mais peu fréquentée. C’est en voyant au loin un groupe de vététistes qui eux aussi empruntent notre piste que l’on est forcé de remettre shorts et jupettes. Ce sont des enfants encadrés par deux adultes qui regardent bizarrement ces randonneurs torses nus en cette saison.


It’s a short hike up Desse Mountain planned for the Marcheurs Nus du Val de Roanne hiking club, with an elevation gain of only 300 meters. But in early November, the days are getting shorter and as soon as the sun goes down, the temperature drops. We park in a small car park at the junction of the two roads to Marignac. We could start further away from the hamlet of Le Moulin, but this allows us to warm up gently on the flat. The track runs parallel to the road and we remain fully clothed. As soon as we turn off into a field, we change into our walking gear. We walk along another plowed field, then, to avoid passing close to a house where workers are busy, we cut through the vegetation to reach the path a little higher up. The climb quickly becomes steep on an almost bare, ravined slope. We’re off with four people, the fifth is supposed to catch up with us along the way. We decide to wait for him there, on the slope in the sun, before entering the forest canopy. We pass the time chatting, Robert telling us about his trip to the dunes of Morocco. Philippe arrives, out of breath from climbing so fast. We let him rest for two minutes and then set off again together. We quickly reach the Ponet Pass. Then we follow the ridge, with its beautiful view of the Drôme valley and the town of Die at the end. It’s so nice in the sun that we don’t even cover up when we stop for a picnic. We stop regularly, as much to admire the scenery as to prolong the pleasure of this sunny walk. But we still reach the end of this ridge and have to descend a small path on the shady side. It’s cooler there, but we make up for it by walking faster. Once at the bottom, we take the same little detour we took in the morning towards the house, and when we reach the track, we don’t really feel like getting dressed again. The road is visible parallel to us but little used. It is when we see a group of mountain bikers in the distance, also using our trail, that we are forced to put our shorts and skirts back on. They are children supervised by two adults who look strangely at these bare-chested hikers in this season.



Gargoton

Pour cette balade qui n’était pas en boucle, il a fallu d’abord aller déposer une voiture au bout d’une longue piste forestière puis revenir en sens inverse et monter par la route en lacets jusqu’à Valpelouse, ancienne station de ski fermée et démontée depuis près de quarante ans, mais qui reste un départ de randonnée fréquenté ainsi qu’un site d’envol pour les parapentistes. Nous sommes cinq. On s’éloigne du parking encore habillé, puis dans la première montée les chemises tombent, mais les shorts restent : on est suivi par une randonneuse qui nous dépasse, on voit arriver en sens inverse un groupe de quatre qui eux sont chaudement vêtus. Enfin seuls et nus ! On atteint le point culminant de la sortie à 2040 mètres d’altitude. On quitte l’itinéraire qui mène au sommet des Grands Moulins pour bifurquer et entreprendre la descente le long de la crête du Gargoton en se faufilant entre les massifs de myrtilliers rouge sombre. On arrive ensuite à la lisière d’un bois resplendissant du jaune de son feuillage. La vue avec les sommets environnants de roche sombre et le ciel bleu est magnifique. Par contre le cheminement lui se fait moins accueillant. Le sentier se perd entre les buissons d’arbres des arcosses, les trous des pierres cachés par les fougères. Finalement il disparaît complètement et l’on tente de se faufiler entre troncs, branches et rochers en gardant si possible un axe vers le fond du vallon. La descente est difficile et raide ! Mais la bonne humeur reste de mise ! Encore quelques hésitations dans un labyrinthe de chaos rocheux et le sentier est trouvé. Mais il y a eut quelques chutes et personnellement j’en garde des traces sur les fesses et les bras. Après tout semble plus facile. Le chemin nous fait passer à la source du Gargoton, puis nous descend vers la vallée jusqu’au parking où nous attend la voiture.


For this hike, which was not a loop, we first had to drop off a car at the end of a long forest track, then turn back and climb the winding road to Valpelouse, a former ski resort that closed and was dismantled nearly forty years ago, but which remains a popular hiking starting point and a launch site for paragliders. We were five people. We set off from the car park still fully clothed, but on the first climb we take off our shirts, though we keep our shorts on. We are followed by a female hiker who overtakes us, and we see a group of four coming in the opposite direction, dressed warmly. Finally alone and naked! We reach the highest point of the hike at an altitude of 2,040 meters. We leave the route that leads to the summit of Les Grands Moulins to turn off and begin the descent along the Gargoton ridge, weaving our way through the dark red blueberry bushes. We then arrive at the edge of a wood resplendent with yellow foliage. The view of the surrounding dark rock peaks and blue sky is magnificent. However, the path itself is less welcoming. It disappears among the bushes and trees, hidden by ferns. Eventually, it disappears completely, and we try to squeeze between tree trunks, branches, and rocks, keeping as close as possible to the bottom of the valley. The descent is difficult and steep! But we remain in good spirits! After a few more hesitations in a maze of rocky chaos, we find the trail. But there have been a few falls, and I personally have marks on my buttocks and arms. After that, everything seems easier. The path takes us to the source of the Gargoton, then down to the valley and the parking lot where our car is waiting for us.

Assises de la randonue

Je randonne nu, seul ou en groupes, depuis une vingtaine d’années. C’est donc pour moi quelque chose de tout naturel, mais je sais bien que franchir le pas de la nudité sur les chemins peut ne pas paraître aussi facile à certains naturistes habitués aux centres fermés ou à plus forte raison à des néophytes débutant le naturisme ou voulant essayer cette pratique qui a fait les titres des journaux durant la saison d’été. Les associations ou groupes qui permettent de s’initier sont encore peu nombreux et pas forcement connus. L’idée lancée par Bruno du Vexin et Bruno de Chartreuse d’Assises de la Randonue permettant rencontres, échanges de pratiques et formations m’a bien sûr intéressé. J’ai proposé à la fois de préparer un atelier sur la cartographie et l’orientation et de présenter l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne que je préside.

Ces Assises se sont déroulées du vendredi 12 au dimanche 14 septembre dans le village de Laschamps dans le département du Puy de Dôme en Auvergne, un lieu assez central de la France. Quinze personnes étaient présentes.

Le vendredi a eut lieu une randonnue dans les environs. Une balade de trois heures et demi et une douzaine de kilomètres, un peu plus longue que prévue, mais une erreur de parcours a rallongé la distance…et fait un bon exemple pour mon atelier sur l’orientation du lendemain. La rando en forêt a été agréable. Quelques rencontres : deux vététistes, trois randonneurs et un couple promenant leur chien se sont déroulées sans problème et avec des sourires. Au sommet du Puy de Vichatel, un arbre majestueux s’est retrouvé couvert de naturiste le temps d’une session photo improvisée. Le soir les associations ou groupes présents ont présenté leurs activités : RSVNat qui participe à des séjours naturistes, Vexinue en Île de France, AVN Association Vichy Naturisme, MNVR les Marcheurs Nus du Val de Roanne, l’ARNB l’association des Randonneurs Naturistes de Bretagne, un groupe en cours de formation dans le sud ouest et l’Apnel Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté qui assure notamment les défenses juridiques.

Le samedi c’est en salle que ce sont déroulés les atelier : Cartographie et orientation par moi même, puis organisation des randonnues et des séjours (préparation, choix des itinéraires, gestions des participants et des rencontres, limites physiologiques et sécurité) par Bruno et enfin un point sur les problèmes juridiques par Jacques. Frédéric, représentant la FFN Rhône Alpes a participé à cette journée.

Malheureusement le lendemain dimanche la météo pluvieuse a empêchée la rando prévue Un journaliste de la radio locale Ici Pays d’Auvergne a enregistré des interviews. Des articles dans la presse papier ont également rapporté l’évènement.


I have been hiking naked, alone or in groups, for about twenty years. So for me it’s something completely natural, but I know that taking the plunge into nudity on the trails may not seem so easy to some naturists who are used to closed centers, or even more so to newcomers who are just starting out in naturism or want to try this practice that made headlines during the summer season. There are still few associations or groups that offer introductory sessions, and they are not necessarily well known. I was naturally interested in the idea launched by Bruno du Vexin and Bruno de Chartreuse for a Naked Hiking Conference to facilitate meetings, exchanges of practices, and training. I offered to prepare a workshop on cartography and orienteering and to present the association of Naked Walkers du Val de Roanne, of which I am president.
The conference took place from Friday, September 12 to Sunday, September 14 in the village of Laschamps in the Puy de Dôme department of Auvergne, a fairly central location in France. Fifteen people attended.
On Friday, there was a nude hike in the surrounding area. It was a three-and-a-half-hour walk covering a dozen kilometers, a little longer than planned, but a mistake in the route lengthened the distance…and provided a good example for my workshop on orienteering the next day. The hike in the forest was pleasant. We encountered a few people: two mountain bikers, three hikers, and a couple walking their dog, and everything went smoothly, with smiles all around. At the summit of Puy de Vichatel, a majestic tree was covered with naturists for an impromptu photo session. In the evening, the associations and groups present introduced their activities: RSVNat, which organizes naturist holidays; Vexinue in Île-de-France; AVN Association Vichy Naturisme; MNVR les Naked Walkers du Val de Roanne; ARNB l’association des Randonneurs Naturistes de Bretagne; a group currently being formed in the southwest; and Apnel Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté, which provides legal defense.

On Saturday, the workshops took place indoors: Cartography and orientation by myself, then organization of nude hikes and trips (preparation, choice of itineraries, management of participants and encounters, physiological limits and safety) by Bruno, and finally an update on legal issues by Jacques. Frédéric, representing the FFN Rhône Alpes, participated in this day.

Unfortunately, the following day, Sunday, rainy weather prevented the planned hike from taking place. A journalist from the local radio station Ici Pays d’Auvergne recorded interviews. Articles in the print media also reported on the event.

Lac du Bourget

Le lac du Bourget, en Savoie, est le plus grand et plus profond lac naturel d’origine glaciaire de France. « D’une superficie de 4 450 hectares, le lac s’étire tout en longueur dans un axe nord-sud sur 18 kilomètres, et avec une largeur comprise entre 1,6 et 3,5 kilomètres. Sa profondeur moyenne est de 85 mètres, et sa profondeur maximale de 145 mètres ». Il est bordé d’un côté par les derniers reliefs du Jura et de l’autre par le massif des Bauges. Une rive est très urbanisée avec la ville d’Aix les Bains, une route et une voie de chemin de fer qui longent ses bords. La rive opposée est restée sauvage, malgré la présence de l’abbaye royale d’Hautecombe, site historique qui attire les visiteurs, mais la route qui y mène est sans autre issue.

Depuis que je me suis mis au kayak, depuis environ quinze ans, je suis souvent venu pagayer sur ses eaux. Mais il est parcouru par de nombreux bateaux : croisières pour passagers, voiliers, hors bords divers, barques de pêcheurs, paddles et canoës. Il faut donc profiter des occasions assez rares pour naviguer et se poser nu sur les plages de galets.


Lake Bourget, in Savoie, is the largest and deepest natural glacial lake in France. « Covering an area of 4,450 hectares, the lake stretches 18 kilometers from north to south, with a width ranging from 1.6 to 3.5 kilometers. Its average depth is 85 meters, and its maximum depth is 145 meters. » It is bordered on one side by the last foothills of the Jura Mountains and on the other by the Bauges Mountains. One shore is highly urbanized with the town of Aix-les-Bains, a road, and a railroad line running along its banks. The opposite shore has remained wild, despite the presence of the royal abbey of Hautecombe, a historic site that attracts visitors, but the road leading to it has no other outlet.

Since I took up kayaking about fifteen years ago, I have often come to paddle on its waters. But it is traversed by many boats: passenger cruises, sailboats, various motorboats, fishing boats, paddleboards, and canoes. So you have to take advantage of the rare opportunities to sail and lie naked on the pebble beaches.

L’Isère en kayak

Depuis des mois, Jean Paul m’incitait à l’accompagner sur une descente de l’Isère entre Saint Quentin et Beauvoir, histoire de profiter du courant sans avoir à remonter contre. Projet toujours repoussé mais si souvent rappelé que j’ai fini par craquer. On a donc rendez vous au pont de Saint Quentin ce vendredi de juillet. Michelle, merci à elle, nous aide pour la manœuvre de voitures puisque l’une d’elle devra être positionnée à l’arrivée. Première chose : trouver une mise à l’eau pratique car les berges sont quand même bien raides et couvertes de végétation. A une centaine de mètres du parking une petite plage de limon fera l’affaire après un chariotage et une glissade des bateaux dans la pente d’herbe (et de ronces). On est suffisamment éloigné du pont et des voitures qui passent, je quitte mon maillot de bain avant d’embarquer, ne gardant que le gilet de flottaison. L’eau est épaisse, brunâtre, le courant bien présent. On avance à bonne allure. En passant devant une île, je dis à Jean Paul que je vais m’arrêter, mais il ne m’entend pas et continue. Je me pose sur les galets, bois un coup et en profite pour quitter aussi le gilet. Complètement nu, c’est bien plus agréable ! Après je dois forcer quelque peu le rythme pour rattraper mon collègue. On passe devant le glissement de terrain qui a emporté le sommet d’une carrière et bouché la route dans la vallée, puis le pont et le village de Saint Gervais. Les ponts sont presque les seules traces visibles de civilisation, la rivière est bordée d’une végétation qui enferme la visibilité. Juste après le pont de Trellins, on se pose pour un arrêt pique nique bien venu. On repart en passant d’une rive à l’autre en fonction de l’orientation pour trouver quelques coins d’ombre en longeant le bord sous les arbres. Un arrêt à l’embouchure du petit ruisseau du Nant dans l’Isère. Son eau est claire et transparente. Passage sous le pont d’Izeron. Le courant se fait moins sensible, effet du barrage de Beauvoir en aval. On navigue parfois côte à côte parfois chacun le long d’une rive. Le pont de Beauvoir arrive en vue. La cale de sortie est tout près, qui donne sur une route. Sorti du bateau, il faut renfiler le maillot de bain ! Une balade de 26,5km en 4 heures, pause déjeuner comprise.


For months, Jean Paul had been urging me to join him on a descent of the Isère between Saint Quentin and Beauvoir, to take advantage of the current without having to go up against it. It was a project that was always put off, but so often reiterated that I finally gave in. So we meet at the Saint Quentin bridge this Friday in July. Michelle, thanks to her, helps us manoeuvre the cars, as one of them will have to be positioned at the finish. The first thing to do was to find a practical access to the water, as the banks are steep and overgrown. About a hundred metres from the parking lot, a small silt beach will do the trick, after the boats have slid down the grassy (and brambly) slope. We’re far enough away from the bridge and passing cars, so I take off my swimsuit before boarding, keeping only my lifejacket on. The water is thick and brownish, with a strong current. We’re making good speed. As we pass an island, I tell Jean Paul I’m going to stop, but he doesn’t hear me and carries on. I land on the pebbles, have a drink and take the opportunity to take off my lifejacket too. Completely naked, it’s much more pleasant! After that, I have to pick up the pace a little to catch up with my colleague. We pass the landslide that swept away the top of a quarry and blocked the road into the valley, then the bridge and the village of Saint Gervais. The bridges are almost the only visible traces of civilization, and the river is lined with vegetation that restricts visibility. Just after the Trellins bridge, we stop for a welcome picnic. We set off again, passing from one bank to the other depending on orientation, to find a few shady spots along the banks under the trees. A stop at the mouth of the small Nant stream in the Isère. The water is clear and transparent. We pass under the Izeron bridge. The current is less noticeable, the effect of the Beauvoir dam downstream. Sometimes we paddle side by side, sometimes each along its own bank. The Beauvoir bridge comes into view. The slipway is nearby, opening onto a road. Once out of the boat, it’s time to put on your bathing suit! A trip of 26.5km in 4 hours, including lunch.

Mont Julioz

Suite à une proposition de Jac d’une balade dans les Bauges en Savoie, on se retrouve à quatre, deux savoyards : Jac et Alain et deux isérois : Thierry et moi, après un covoiturage jusqu’au bout d’une piste sur un parking perdu en pleine forêt. Personne d’autre à proximité, on démarre nus et on le restera jusqu’au retour. On perd d’abord un peu d’altitude par un chemin qui descend doucement mais ça ne dure pas, il va falloir grimper. A l’ombre en forêt puis partiellement à découvert dans des passages rocheux où il faut un peu s’aider des mains pour passer. En fait on suit la crête de la montagne. De temps à autres des belvédères nous révèlent des panoramas sur tous les sommets environnants, sur le massif des Bauges pratiquement dans son ensemble. La croix du mont Julioz est atteinte en tout juste deux heures d’efforts. On est en pleine séance photo lorsqu’un randonneur apparaît. « Pas de problème » Il est en vacances dans le coin. On continue sur l’arête mais plutôt en descendant maintenant. Un passage câblé sans réelle difficulté. On se pose à l’ombre au bord du sentier pour le pique nique. Deux autres randonneurs passent en sens inverse. Une descente raide dans les bois nous mène à une piste forestière presque horizontale que l’on va suivre tranquillement jusqu’à la voiture. Mais on a guère envie de se rhabiller. C’est donc nus que l’on embarque pour le retour vers la vallée et la civilisation. Un bout de piste, une petite route forestière et la route départementale qui traverse deux villages. On trouve un coin isolé au bord du ruisseau du Chéran pour un bain bienvenue et rafraîchissant. Mais ensuite, il faudra bien se vêtir pour un dernier arrêt pour la récompense chez le glacier du coin.


Following Jac’s suggestion of a hike in the Bauges region of Savoie, the four of us – two Savoyards, Jac and Alain, and two Isérois, Thierry and I – carpooled to the end of a track at a parking lot deep in the forest. With no one else around, we set off naked and stayed that way until the return journey. At first, we lose a little altitude on a gently descending path, but it doesn’t last, we’ll have to climb again. In the shade in the forest, then partly in the open in rocky passages where you have to use your hands a little to get through. In fact, we follow the mountain ridge. From time to time, belvederes reveal panoramic views of all the surrounding peaks and virtually the entire Bauges massif. The Mont Julioz cross is reached in just over two hours. We’re in the middle of a photo session when a hiker appears. « He’s on vacation in the area. We continue on the ridge, but downhill now. A cabled passage with no real difficulty. We settle down for a picnic in the shade beside the path. Two other hikers pass in the opposite direction. A steep descent through the woods leads us to an almost level forest track, which we quietly follow back to the car. But we don’t feel like getting dressed. So we embarked naked for the return to the valley and civilization. A section of track, a small forest road and the main road through two villages. We find a secluded spot on the banks of the Chéran stream for a welcome, refreshing dip. But then it’s time to get dressed for a final reward stop at the local ice cream parlour.

Grande Roche Saint Michel

Mardi 24 juin. C’est la canicule. En fin d’après midi, je monte dans le massif du Vercors pour échapper un peu à la chaleur. J’ai aussi dans l’idée de faire des photos panoramiques au moment du coucher du soleil. Encore vêtu d’un short, je rejoint le sommet de la Grand Roche Saint Michel au dessus de la station de Lans en Vercors. Pour y arriver j’ai dû contourner un troupeau de moutons gardé par des patous et un berger (ou une bergère). Sur place je quitte le short. Je resterai deux heures et demi là à attendre les moments propices aux prises de vue. A un moment une marmotte surgit à une dizaine de mètres de moi. Elle ne m’a pas vu ni senti, le vent m’est favorable. Puis l’obscurité arrivant je range les appareils, charge mon sac et descend toujours nu par une piste forestière jusqu’au parking, pratiquement désert à part deux camping cars. Mais je n’ai guère envie de me rhabiller, alors je conduis nu jusqu’à chez moi, à 23 heures la circulation plus restreinte le permet.


Tuesday June 24th. It’s a heatwave. In the late afternoon, I head up into the Vercors massif to escape the heat for a while. I also plan to take some panoramic photos as the sun sets. Still wearing shorts, I reach the summit of the Grand Roche Saint Michel above the resort of Lans en Vercors. To get there I had to bypass a flock of sheep guarded by patous and a shepherd (or shepherdess). On the spot, I take off my shorts. I stayed there for two and a half hours, waiting for the right moment to take pictures. At one point, a marmot appears about ten meters from me. It hadn’t seen or smelled me, the wind was in my favor. Then, as darkness fell, I packed up my cameras, loaded my bag and set off down a forest track, still naked, to the parking lot, which was practically deserted apart from two camper vans. But I don’t really feel like getting dressed, so I drive home naked, where at 11 p.m. the more restricted traffic permits.