Trois jours, trois lacs. En cette fin de mois de septembre, j’ai eu l’envie de me dépayser au niveau des spots de navigation. Direction le sud et le Verdon. Étant seul j’ai trouvé un camping tout proche de l’eau, un camping textile. Il y avait bien un camping naturiste dans le coin, mais perché sur une colline avec un sentier escarpé pour descendre à une plage. Pas très pratique avec le kayak rigide à transporter !
Arrivé le jeudi soir. Vendredi matin, à 9 heures, mise à l’eau sur ce lac de Sainte Croix. Direction l’entrée des gorges du Verdon. La lumière du soleil rentrait juste entre les falaises de roches, illuminant le fond de la rivière. A cette heure ce n’est pas encore tout à fait la foule des pédalos et autres bateaux de location. Ces gorges sont tellement réputées ! Navigation habillée évidemment. Puis je suis ressorti des gorges et cap sur le lac lui même. Là plus personne. Premier arrêt pour me déshabiller. Un deuxième pour un bain. Le vent se levant quelque peu, j’ai enfilé mon gilet pour une traversé en diagonale vers l’autre rive. Le niveau du lac est plutôt bas avec un marnage de plusieurs mètres. L’île n’est plus qu’une presqu’île. Sa végétation de mangrove est bien sèche, fantomatique.
Samedi, je rejoins en voiture le lac d’Espéron, à une heure de route. J’ai repéré sur la carte un lieu de mise à l’eau. Le parking est encore vide à 9h45. Une rampe de terre mène à l’eau. Je remonte le cours du Verdon entre les bords abrupts en falaises ou en forêts. Quelques autres kayaks, canoës ou sups et des bateaux de locations électriques. Par moments un chemin de randonnée côtoie le cours de la rivière. Au bout d’une heure j’arrive au pont de Quinson et débouche sur un site touristique avec location de pédalos et parking pour camping cars. C’est trop la foule. Cris et musique. Demi-tour. Je rejoins le lac en face du village d’Esparon. Il y a encore un peu de monde sur les rives, piques niques du week end. Je trouve tout de même un coin pour mon déjeuner. En m’éloignant vers la partie plus sauvage du lac, enfin la tranquillité. Je peux me déshabiller et naviguer nu. Le lac est calme, pas même besoin de gilet. Je passe devant la plage (si l’on peut dire) du camping naturiste. L’occasion d’une photo devant le panneau « zone naturiste ». Je m’enfonce dans les recoins des petites baies. Je remet mon maillot de bain avant de revenir à terre. Le parking s’est bien rempli.
Dimanche matin je quitte le camping, direction le lac de Castillon à une soixantaine de kilomètres mais une bonne heure et demi de trajet par la petite route étroite qui domine les gorges. A Saint Julien, mise à l’eau devant la base nautique fermée à cette époque de l’année. Ce lac est tout en longueur. Les berges abruptes de roches découvertes par le marnage ne laissent guère augurer de possibilités de se poser. Une route longe tout au long la rive, avec le bruit du trafic. Je remonte vers Saint André les Alpes à l’extrémité du lac, puis demi tour en longeant cette fois la rive sauvage. Là, j’arrive à trouver quelques petites plages de galets juste suffisantes pour poser le kayak. Je peux me déshabiller et naviguer nu, mais en gardant le gilet, car le vent s’est levé. Encore un arrêt pour profiter d’être seul sur ce lac !
Three days, three lakes. As September was drawing to a close, I felt like getting away from it all and trying out some new paddling spots. So I headed south to the Verdon. Since I was traveling alone, I found a campground right by the water—a conventional campground. There was indeed a naturist campground in the area, but it was perched on a hill with a steep trail leading down to the beach. Not very practical with a rigid kayak to carry!
I arrived on Thursday evening. Friday morning at 9 a.m., I launched my kayak on Lake Sainte-Croix. I headed toward the entrance to the Verdon Gorges. Sunlight streamed in just between the rocky cliffs, illuminating the riverbed. At that hour, there weren’t quite as many pedal boats and other rental boats yet. These gorges are so famous! I paddled fully clothed, of course. Then I emerged from the gorges and headed for the lake itself. There was no one there. First stop to get undressed. A second one for a swim. As the wind picked up a bit, I put on my life jacket for a diagonal crossing to the other shore. The lake level is rather low, with a tidal range of several meters. The island is now little more than a peninsula. Its mangrove vegetation is very dry, almost ghostly.
On Saturday, I drive to Lake Espéron, an hour’s drive away. I’ve spotted a launch site on the map. The parking lot is still empty at 9:45 a.m. A dirt ramp leads down to the water. I paddle upstream along the Verdon River, flanked by steep cliffs or forests. There are a few other kayaks, canoes, and SUPs, as well as electric rental boats. At times, a hiking trail runs alongside the river. After an hour, I reach the Quinson Bridge and come upon a tourist spot with pedal boat rentals and a parking lot for RVs. It’s way too crowded. Shouting and music. I turn around. I head to the lake across from the village of Esparon. There are still a few people on the shores, enjoying weekend picnics. I manage to find a spot for my lunch anyway. As I paddle further toward the wilder part of the lake, I finally find some peace and quiet. I can take off my clothes and paddle naked. The lake is calm—I don’t even need a life jacket. I pass by the “beach” (if you can call it that) at the naturist campground. It’s a good opportunity to take a photo in front of the “naturist zone” sign. I venture into the nooks and crannies of the small coves. I put my swimsuit back on before heading back to shore. The parking lot has filled up quite a bit.
On Sunday morning, I left the campground and headed for Lake Castillon, about sixty kilometers away—but a good hour and a half’s drive along the narrow road that winds above the gorges. In Saint Julien, I launch my boat in front of the water sports center, which is closed at this time of year. This lake is very long and narrow. The steep banks, with rocks exposed by the tides, offer little hope of finding a place to land. A road runs along the entire length of the shore, bringing with it the noise of traffic. I paddled up to Saint André les Alpes at the far end of the lake, then turned around, this time following the wild shoreline. There, I managed to find a few small pebble beaches just big enough to beach the kayak. I was able to take off my clothes and paddle naked, though I kept my life jacket on because the wind had picked up. One more stop to enjoy being alone on this lake!



















































































































































































































































































