Lac du Sautet

Pour une première découverte du lac du Sautet, j’ai hésité entre le kayak rigide ou le gonflable. Ne connaissant pas les lieux, ne sachant pas s’il fallait porter ou pas, j’ai finalement pris le gonflable plus pratique à transporter, mais bien moins performant côté navigation. J’aurai dû prendre l’autre. Le parking est tout au bord de l’eau au niveau de la plage et du centre nautique.
Une fois sur l’eau, je m’éloigne de la plage et traverse en direction du plateau de Pellafol, dominé par deux grandes éoliennes qui surprennent dans ce paysage. Derrière, se dresse la silhouette de l’Obiou. Les rives sont découpées par des tours de terres agglomérées de cailloux. Que tout cela a l’air friable et fragile. J’entre dans les gorges de la Souloise. Mais gêné par le vent, je fais vite demi tour, préférant un moment de repos sur une plage isolée.
Retour un jour de semaine d’octobre. Le soleil brille, mais le fond de l’air est frais et le vent souffle. J’ai le lac pour moi tout seul. Malheureusement, il fait quand même trop froid pour naviguer nu. Je garde ma combinaison néoprène et mon gilet.
Cette fois, je vais jusqu’à l’extrémité du lac, là où le torrent de la Souloise se jette dans ses eaux. Comme le niveau du lac est très bas, les ruines d’un ancien pont émergent des rives boueuses. Peut-être est il entièrement submergé lorsque le niveau du lac est à son maximum. J’accoste à cet endroit là, et me pose dans l’herbe pour casse-croûter. Là, au sec, je peux enfin me déshabiller et profiter d’un moment de nudité.


For a first discovery of Lake Sautet, I hesitated between rigid or inflatable kayaking. Not knowing the place, not knowing whether to carry or not, I finally took the inflatable more practical to carry, but much less efficient navigation. I should have taken the other one. The parking is right on the waterfront at the beach and the nautical center.
Once on the water, I move away from the beach and cross towards the Pellafol plateau, dominated by two large wind turbines that surprise in this landscape. Behind them stands the silhouette of the Obiou. The banks are cut by towers of clay agglomerated with pebbles. All this looks brittle and fragile. I enter the Souloise gorges. But bothered by the wind, I quickly turn back, preferring a moment of rest on an isolated beach.
Return one weekday in October. The sun is shining, but the air is cool and the wind is blowing. I have the lake all to myself. Unfortunately, it is still too cold to sail naked. I keep my neoprene suit and vest.
This time I go to the end of the lake, where the Souloise torrent flows into its waters. As the level of the lake is very low, the ruins of an old bridge emerge from the muddy shores. Perhaps it is completely submerged when the lake level is at its highest. I land at this point, and land in the grass for a snack. There, in the dry, I can finally undress and enjoy a moment of nudity.


Dix ans que je ne suis pas allé naviguer sur le lac du Sautet. J’ai un nouveau kayak depuis cet été, gonflable…mais rien à voir avec celui que j’avais à l’époque qui naviguait plutôt comme un radeau!

Je pars sur une eau lisse comme un miroir. Les paysages se reflètent superbement. Très vite je quitte mon maillot de bain, ne gardant que le gilet de sauvetage largement ouvert sur le devant, me laissant profiter du soleil. Le niveau du lac est haut, des arbres du bord ont les pieds dans l’eau. Les méandres de ce bras du lac me mènent jusqu’à l’extrémité, jusqu’à un pont routier, jusqu’au torrent de la Souloise. Demi tour. Je fais quelques arrêts sur les berges pour me dégourdir les jambes et manger mon sandwich. Arrivé en face de la base nautique, je croise un petit voilier dériveur, première présence humaine sur l’eau en dehors de moi. J’ai quand même eu le lac rien que pour moi durant trois heures


Ten years that I did not go sailing on Lake Sautet. I have a new kayak since this summer, inflatable…but nothing like the one I had at the time, which navigated more like a raft!
I’m going on a water as smooth as a mirror. The scenery reflects itself magnificently. Very quickly I leave my swimsuit, keeping only the lifejacket wide open at the front, letting me enjoy the sun. The level of the lake is high, trees on the shore have their feet in the water. The meanders of this branch of the lake lead me to the end, to a road bridge, to the torrent of La Souloise. Half turn. I make a few stops on the banks to stretch my legs and eat my sandwich. Arrived in front of the nautical base, I come across a small sailing boat, first human presence on the water outside of me. I still had the lake all to myself for three hours.

Quigouret

Je retrouve Franck à Saint Julien en Beauchene pour cette sortie à la limite des Hautes Alpes et de la Drôme qu’il a proposé dans le cadre de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Finalement nous ne sommes que tous les deux. Depuis le hameau de Montamat le Haut, nous empruntons une large piste qui s’élève en lacets. Nous sommes vite nus. La piste se termine sur un espace plat. Une cabane, une caravane et un 4×4 garé dans l’herbe, ça a tout l’air d’un lieu de vie d’un berger. On continue dans les pentes herbeuses en direction de notre premier objectif: le Quigouret. Mais sur notre chemin se dresse un obstacle, les chiens patous qui gardent un troupeau de moutons qui s’étale un peu plus loin. Ils nous ont senti une fois que l’on est passé et s’approchent en aboyant. Ils se calment et on s’éloigne vers le sommet. La haut, on découvre un groupe de chevaux. Deux d’entre eux accourent à notre rencontre, heureux de notre compagnie semble t’il et pas choqués par notre tenue! Franck, en papa d’une cavalière, distribue caresses et touffes d’herbe. Demi tour. Mais maintenant le troupeau de moutons s’est déplacé sur le chemin, juste à l’endroit où il est vraiment étroit. On hésite un peu, mais attendre qu’il s’éloigne nous prendrait top de temps et le programme est encore chargé avec quatre autres petit sommets à enchaîner. On se rapproche donc prudemment du troupeau, les patous arrivent, mais de loin le berger, à la voix une bergère, les rappelle. On peut donc passer. L’itinéraire vers les quatre bosses est hors sentier, mais de vagues traces et surtout les piquets et restes de fils de fer rouillés des anciennes barrières nous guident jusqu’à la dernière difficulté d’une petite barre rocheuse qu’il faut savoir contourner. Ensuite ça déroule tranquillement en rejoignant le GR de pays qui nous ramène au hameau. Des moutons, des patous, des chevaux et aussi des nuages de mouches, quelle balade animalière!


I join Franck in Saint Julien en Beauchene for this outing at the limit of the Hautes Alpes and the Drôme that he proposed within the association of the Marcheurs Nus du Val de Roanne. In the end we are only the two of us. From the hamlet of Montamat le Haut, we take a wide track that rises in twists and turns. We are quickly naked. The track ends on a flat area. A hut, a caravan and a 4×4 parked in the grass, it looks like a place where a shepherd lives. We continue in the grassy slopes towards our first objective: the Quigouret. But on our way an obstacle stands up, the patous dogs which keep a herd of sheep which spreads out a little further. They smelled us once we passed and approached us barking. They calm down and we move away towards the top. Up there, we discover a group of horses. Two of them run to meet us, happy of our company seems it and not shocked by our outfit! Franck, as the father of a rider, distributes caresses and tufts of grass. Half turn. But now the herd of sheep has moved on the path, just where it is really narrow. We hesitate a little bit, but waiting for it to move away would take us a lot of time and the program is still busy with four other small peaks to climb. One thus approaches the herd carefully, the patous arrive, but from far the shepherd, with the voice a shepherdess, calls them back. One can thus pass. The itinerary towards the four bumps is off the path, but vague traces and especially the stakes and remains of rusty wires of the old barriers guide us until the last difficulty of a small rocky bar which it is necessary to know how to circumvent. Then it goes on quietly by joining the GR de pays which brings us back to the hamlet. Sheep, patous dogs, horses and also clouds of flies, what an animalistic walk!

Trelod

Jac en bon connaisseur des Bauges a proposé sur la liste de diffusion des randonneurs naturistes Dauphiné Savoie une rando au Trelod. L’annonce d’un dénivelé de 1300 m a sûrement découragé certains…nous ne sommes que trois à nous retrouver au village de La Compôte: Jac, Paul et moi même…les meilleurs sans doute! On part d’abord poser une voiture au parking d’arrivée, histoire, à la fin de la balade, de ne pas terminer par trois kilomètres de goudron. Le chemin démarre d’un hameau de Doucy des Magnoux. On passe un tracteur, quelques vaches dans les champs et on entre dans la forêt. Ça monte droit dans le pentu et on a vite envie de poser les vêtements. On commence à se déshabiller et une randonneuse apparaît. On lui explique qu’on veut randonner nus. « Faites comme vous voulez » et elle nous passe et s’éloigne. On la retrouve un peu plus haut hésitant entre deux chemins. Nos GPS sont appréciés car sur cet itinéraire pas de balisage. Elle nous suit un moment puis on la laisse passer devant et prendre de l’avance. Au sortir de la forêt, le chemin devient plus aérien le long d’une barre rocheuse et d’une petite cascade puis grimpe dans la prairie alpine recouverte de fleurs en direction du col de Pleuven, laissant sur la droite la Dent de Pleuven. Au col on retrouve notre randonneuse, Claudette, puisque Paul s’est présenté. Elle est venu observer les chamois qui se cachent pour l’instant dans les éboulis rocheux. On discute un moment puis on repart en suivant les crêtes un peu raides qui montent à l’assaut de la barrière de rochers du sommet du Trelod. La vue est panoramique et lumineuse sur une grande partie des Bauges. Un randonneur, prévenu de notre présence par Claudette nous rejoint. Bon connaisseur du coin, il échange avec plaisir avec Jac. Il repart, bien plus rapide que nous. On le retrouvera au sommet. La prairie laisse place au rocher. Il faut parfois mettre les mains, se contorsionner quelque peu pour passer dans une étroiture, se faufiler entre les blocs. En vue du sommet qui semble bien fréquenté, on se pose pour casse croûter. Ceux qui attaquent la descente passent tout près en saluant. Après le repas on monte tout de même au sommet. Il ne reste plus que le randonneur vu en montant, deux jeunes femmes et un jeune homme. Jac et moi avons enfilé un short, Paul reste nu. Les deux femmes s’éloignent finalement. Le jeune homme nous tourne le dos. Jac et le randonneur reprennent leur conversation sur les itinéraires de randos.. Vite quitter le short et retrouver la nudité. La descente, par l’itinéraire classique contourne le Trelod par une série de lacets dans la pente herbeuse, traverse le haut d’un alpage. De ce côté ci, la vue s’étend jusqu’au Mont Blanc en arrière plan. Au pied de la dernière petite montée, on rejoint une femme qui marchait devant nous. « J’espère qu’on ne vous gêne pas! – Oh non, pourquoi! » Devant la Dent des Portes, le chemin bascule vers la vallée et entre dans une forêt de hêtres. Que c’est bon aussi un peu d’ombre!


Jac, a good connoisseur of the Bauges region, proposed on the mailing list of the naturist hikers Dauphiné Savoie a hike to the Trelod. The announcement of a difference in altitude of 1300 m surely discouraged some…there are only three of us to find ourselves in the village of La Compôte: Jac, Paul and myself…the best without doubt! We leave first to put a car at the parking lot of arrival, history, at the end of the stroll, not to finish by three kilometers of tar. The path starts from a hamlet of Doucy of Magnoux. We pass a tractor, some cows in the fields and we enter the forest. That goes up straight in the slope and one quickly wants to put down the clothes. One starts to undress and a woman hiker appears. We explain to her that we want to hike naked. « Do as you want » and she passes us and moves away. We find her a little higher hesitating between two paths. Our GPS are appreciated because on this itinerary no beaconing. She follows us a moment then we let her pass in front of us and take advance. At the exit of the forest, the path becomes more aerial along a rocky bar and a small waterfall then climbs in the alpine meadow covered with flowers towards the Pleuven pass, leaving on the right the Dent de Pleuven. At the pass we find our hiker, Claudette, since Paul introduced himself. She came to observe the chamois that are hiding for the moment in the rocky scree. We discuss a moment then we leave while following the slightly steep crests which go up to the attack of the barrier of rocks of the top of Trelod. The view is panoramic and luminous on a large part of the Bauges. A hiker, warned of our presence by Claudette joins us. A good connoisseur of the area, he exchanges with pleasure with Jac. He leaves, much faster than us. We will find him at the top. The meadow gives way to the rock. It is sometimes necessary to put the hands, to contort oneself a little to pass in a narrow, to slip between the boulders. In sight of the summit which seems well crowded, we settle down to snack. Those who attack the descent pass very close by waving. After the meal, we go up to the summit anyway. Only the hiker seen on the way up remains, two young women and a young man. Jac and I put on shorts, Paul remains naked. The two women finally move away. The young man turns his back on us. Jac and the hiker resume their conversation on the hiking trails… Quickly leave the shorts and find nudity again. The descent, by the classic itinerary goes around the Trelod by a series of laces in the grassy slope, crosses the top of a mountain pasture. On this side, the view extends to the Mont Blanc in the background. At the foot of the last small ascent, we join a woman who was walking in front of us. « I hope we are not bothering you! – Oh no, why! » In front of the Dent des Portes, the path swings down towards the valley and enters a forest of beeches. How good it is also a little shade!

Pointe de Rognier

Bruno a proposé une sortie à la Pointe de Rognier, tout au bout du massif de Belledonne, en Savoie. Ne connaissant pas ce sommet, je suis naturellement partant. Il faut rejoindre la vallée de la Maurienne, puis monter par une petite route et une interminable piste caillouteuse pour rejoindre notre point de départ à 1400 m d’altitude. Bruno en profite pour tester sa nouvelle voiture hors goudron. Sur la carte, un cheminement devrait nous permettre de faire une boucle, mais sur le terrain ce chemin n’existe plus. Demi tour. A un moment, un cairn au bord de la piste et une trace qui part dans la forêt. On tente l’exploration! Ça grimpe tout droit et raide. Quelques marques d’un balisage ancien subsistent sur des troncs d’arbres, ça doit donc mener quelque part. Parfois la trace disparaît recouverte par la végétation ou par les éboulis rocheux, il faut chercher en gardant l’orientation du terrain jusqu’à revoir un marquage. C’est quelque peu fatiguant, on avance lentement mais on avance et on rejoint finalement un itinéraire plus « classique » au Plan du Lai. De là de bons raidillons grimpent en lacets vers la crête qui nous mènera tout en haut au Rognier. Le paysage disparaît de temps à autre dans les nuages qui montent et se déchirent, nous enveloppent. Il fait presque frais. L’œil de géologue de Bruno lui montre les traces de failles anciennes alors que je n’y vois que des blocs de rochers. Enfin après quatre heures d’efforts nous sommes au sommet, sous la croix géante, devant la table d’orientation, mais il n’y a rien à voir, que le gris des nuages tout autour. Mais, peut être à cause de cette météo, nous sommes seuls et tranquilles. On ne traîne guère sur cette pointe étroite. Il faut d’abord trouver le chemin de descente dans cet environnement minéral pour ne pas reprendre notre parcours de montée et faire une boucle. On hésite un peu, mais on trouve. En plein brouillard, il me semble entendre des voix, j’enfile mon short, mais deux minutes plus tard je le quitte, je n’entends ni ne vois rien. Peu après deux silhouettes apparaissent juste devant moi dans la brume. Pas le temps de mettre le short. « A cause du brouillard, je ne vous ai pas vu et n’ai pas pu m’habiller! » Il sourient. On discute un moment sur notre itinéraire. Ils connaissent l’ancien chemin que l’on a pris à la montée. Des gens du coin! Le parcours de descente rejoint le passage de Vachevieille puis s’engage dans une forêt fantasmagorique dans les bancs de nuages. Là les bords du chemin ont été passés à la débroussailleuse tout récemment, quelques troncs d’arbres ont été tronçonnés. Un si beau chemin que l’on loupe l’embranchement du sentier qui doit nous ramener à la voiture. Un coup d’œil au gps, il nous faut faire demi tour et remonter un peu. Les deux hommes croisés précédemment déboulent. Ils m’ont déjà vu nu, inutile de se rhabiller! Ils nous indiquent l’endroit où il faut tourner. Heureusement, car sans leurs indications précises , on l’aurait manqué une seconde fois, car il faut se glisser sous les branchages pour apercevoir un semblant de sente presque invisible qui part sur le côté. Le sentier s’étire à flanc avant de descendre. Il parait interminable. Un dernier arrêt devant un ruisseau pour se rafraîchir et voilà la voiture. Une bonne journée, même si la météo n’a pas été de la partie, avec 7 heures de balade, sans beaucoup d’arrêts, 13 km de distance et 1200 m de dénivelé!


Bruno proposed an outing to the Pointe de Rognier, at the very end of the Belledonne massif in Savoie. As I don’t know this summit, I’m naturally up for it. We have to join the Maurienne valley, then climb up a small road and an endless stony track to reach our starting point at 1400 m altitude. Bruno takes the opportunity to test his new car off the tarmac. On the map, a path should allow us to make a loop, but on the ground this path no longer exists. Half turn. At one point, a cairn at the edge of the track and a trace that goes into the forest. We try to explore! It climbs straight and steep. Some marks of an ancient beaconing remain on tree trunks, so it must lead somewhere. Sometimes the trace disappears, covered by vegetation or rocky scree. We have to search while keeping the orientation of the terrain until we see a marker again. It’s a bit tiring, we move slowly but we advance and finally reach a more « classic » route at the Plan du Lai. From there good steep climbs up in laces towards the ridge that will take us to the top of Rognier. The landscape disappears from time to time in the clouds that rise and tear, enveloping us. It is almost cool. Bruno’s geologist’s eye shows him the traces of ancient faults, whereas all I see are boulders. Finally after four hours of effort we are at the top, under the giant cross, in front of the orientation table, but there is nothing to see, only the grey of the clouds all around. But, maybe because of this weather, we are alone and quiet. We hardly hang around on this narrow peak. We first have to find the way down in this mineral environment so that we don’t have to take our way up again and make a loop. We hesitate a little, but we find it. In the middle of the fog, I seem to hear voices, I put on my shorts, but two minutes later I leave it, I neither hear nor see anything. Shortly afterwards two silhouettes appear just in front of me in the fog. No time to put the shorts on. « Because of the fog, I didn’t see you and couldn’t get dressed! » They smile. We talk for a while on our way. They know the old path we took on the way up. Local people! The downhill route joins the passage of Vachevieille then enters a phantasmagorical forest in the cloud banks. Here the edges of the path have been recently cleared with a brushcutter, some tree trunks have been cut. Such a beautiful path that we miss the junction of the path that should take us back to the car. A glance at the gps, we have to turn around and go back up a bit. The two men we had met before come out. They have already seen me naked, no need to get dressed! They tell us where to turn. Fortunately, because without their precise indications, we would have missed it a second time, because we have to slip under the branches to see a semblance of an almost invisible trace that goes to the side. The path stretches out on the side before going down. It seems interminable. One last stop in front of a stream to cool off and there is the car. A good day, even if the weather did not help, with 7 hours of walking, without many stops, 13 km of distance and 1200 m of difference in altitude!

la Brette

Nouvelle balade les pieds dans l’eau avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Cette fois le long du ruisseau de la Brette, un affluent de la Roanne que nous avions remonté au mois de juin. On est un dimanche des vacances de juillet et le coin est renommé pour une cascade et ses trous d’eau. On sait qu’il y aura du monde, mais va quand même!

Nous somme cinq, quatre hommes et une femme. En fait, un petit sentier longe à proximité le ruisseau, passant parfois d’une rive à l’autre, c’est lui qu’utilise la plupart des gens qui vont se baigner à la cascade. Mais on trouve beaucoup plus intéressant et amusant de remonter le cours de l’eau, même si cela demande plus d’efforts et d’attention pour trouver le passage entre les galets glissants. L’eau est trouble sans doute remuée par les orages des jours précédents, cachant les pièges des cailloux sous l’eau. Ce qui occasionnera quelques chutes sans gravité. Des groupes de textiles nous doublent aux endroits où le sentier traverse le lit du ruisseau. Après une heure de marche, on arrive à la première vasque au pied de falaises brûlées par le soleil. Deux femmes en maillots sont là avec qui Bernard discute un bon moment tandis que l’on se rafraîchit par un bain réconfortant. De l’autre côté d’un gros amas de blocs rocheux, une deuxième vasque et encore du monde. On avance de quelques dizaines de mètres pour atteindre un espace isolé pour pique-niquer. Après le repas, on reprend notre route vers l’amont. A partir de là, c’est beaucoup moins fréquenté. On rencontrera juste deux naturistes prenant le soleil sur les rochers et un couple de randonneurs effectuant la descente en sens inverse de nous avec qui nous discuterons itinéraires. Petit à petit on sent que le fil de l’eau se fait plus étroit. Finalement on arrive à un champ de noyers sur la rive. Demi tour. On retrouve la foule qui a encore augmenté vers la cascade, puis, comme la fatigue commence à se faire sentir, on emprunte les sentiers pour rejoindre le point de départ au pont de la route d’Aucelon. Six heures de balade, au moins une soixantaine de rencontres. A part les gloussements bruyants d’une femme, et trois ou quatre réponses pincées à nos « bonjour », ces rencontres ont été bienveillantes, preuve que le naturisme peut être bien accepté, notamment dans ce coin de la Drôme où il est pratiqué de longue date au bord de l’eau.


New hike with the feet in the water with the association « Marcheurs Nus du Val de Roanne ». This time along the Brette brook, a tributary of the Roanne that we walked up in June. It’s a July holiday Sunday and the area is famous for a waterfall and its waterholes. We know it will be crowded, but go anyway!
We are five of us, four men and a woman. In fact, there is a small trail running along the nearby creek, sometimes from one bank to the other, which is used by most people who go to bathe at the waterfall. But it is much more interesting and fun to walk up the stream, even if it requires more effort and attention to find the passage between the slippery pebbles. The water is undoubtedly troubled by the storms of the previous days, hiding the pebble traps under the water. This will result in a few minor falls. Groups of textiles pass us at the places where the trail crosses the creek bed. After an hour’s walk, we arrive at the first basin at the foot of the sun-burned cliffs. Two women in bathing suits are there with whom Bernard chats for a while while we refresh ourselves with a relaxing bath. On the other side of a large pile of boulders, a second basin and more people. We move forward a few dozen meters to reach a secluded area for a picnic. After the meal, we take again our way upstream. From there, it is much less crowded. We will meet just two naturists sunbathing on the rocks and a couple of hikers making the descent in the opposite direction of us with whom we will discuss itineraries. Little by little we feel that the water is getting narrower. Finally we arrive at a field of walnut trees on the bank. Half turn. We find the crowd that has increased again towards the waterfall, then, as tiredness begins to be felt, we take the paths to reach the starting point at the bridge of the road to Aucelon. Six hours of walking, at least sixty encounters. Apart from the noisy chuckles of a woman, and three or four pinched answers to our « hello », these encounters were benevolent, proof that naturism can be well accepted, especially in this corner of the Drôme where it has been practised for a long time at the riverside.

Col du Loup

A l’automne dernier, au cours d’une randonnée (textile) avec des amis, nous étions montés à la Pointe de la Sitre en partant du parking du col du Pré du Molard. De la Pointe, on voyait distinctement l’itinéraire qui pouvait se poursuivre vers le col du Loup et redescendre de l’autre coté sur le lac du Crozet. Ça donnait envie, mais ce n’était pas d’actualité ce jour là. En cette dernière semaine de juin, j’ai eu envie d’enfin effectuer cette boucle.

Départ à 9 heures du parking de Pré Reymond. Il y a une bonne quinzaine de voitures garées là ou un peu avant le long de la piste. C’est que l’itinéraire vers le lac Crozet est une classique très familiale de la balade en montagne. Je ne prends pas le risque de me déshabiller complètement jusqu’au lac. Je garde juste mon short. « Vous n’avez pas trop chaud » me demande une dame que je double. Elle est ruisselante de sueur sous ses vêtements longs. C’est vrai que je me trouve encore trop habillé! Les deux groupes qui me précèdent s’arrêtent à proximité du lac. Je bifurque sur le GR qui grimpe sur la gauche. La vue s’élargit et s’étend jusqu’à l’agglomération grenobloise dans le lointain. Vite je suis assez éloigné pour quitter enfin ce short. J’arrive au tout petit lac du Loup caché derrière son verrou. Il est encore sous la neige mais les environs rocheux sont dégagés. Tant mieux: il y a une geocache vite trouvée. Je poursuit la grimpette en lacets en direction du col du Loup. Je dois renfiler momentanément le short pour croiser deux randonneurs qui en descendent. Au col, à 2400 m d’altitude, je trouve une deuxième geocache. L’autre versant est encore bien enneigé. Puis les nuages arrivent. L’atmosphère devient tout à fait différentes avec des langues de brume qui montent puis se dispersent. Short à nouveau pour croiser trois jeunes qui effectuent cette itinéraire en sens inverse. Je les recroiserai plus tard. Le sentier a disparu sous le névé. Je m’égare un peu mais le rejoint dans le pierrier. Toujours dans le brouillard, je passe sous le col de Sitre et rejoins l’itinéraire que j’avais pris à l’automne. Avant d’arriver au refuge du Pré du Molard, je me rhabille. Le refuge semble fermé mais deux femmes pique-niquent devant le bâtiment. Au col du Pré du Molard, il me faut maintenant rejoindre Pré Reymond de l’autre coté de cette combe, à une heure de marche par un joli sentier qui ondule à flanc de vallon, traversant quelques ruisseaux, une belle cascade franchie par une passerelle. Je retrouve les trois jeunes vus la matin. Ils débouchent devant moi au creux d’un virage; j’ai juste le temps de maintenir mon short devant moi. « Re-bonjour ». Un peu plus tard, c’est une famille qui apparaît. Même réaction souriante. Je dois approcher du carrefour avec le chemin du Crozet, il va falloir que je remette mon short.


Last autumn, during a (clothed) hike with friends, we went up to the Pointe de la Sitre from the parking lot of the Pré du Molard pass. From the Pointe, we could clearly see the route that could continue towards the Col du Loup and then go down to the other side on the Crozet lake. It made you want to, but it wasn’t on the agenda that day. In this last week of June, I wanted to finally make this loop.
Departure at 9 o’clock from the parking lot of Pré Reymond. There are a good fifteen cars parked there or a little before along the track. The trail to Lake Crozet is a very family classic of the mountain walk. I don’t take the risk of stripping down completely until the lake. I just keep my shorts on. « You’re not too hot, » a lady asks me, which I double. She’s dripping with sweat under her long clothes. It’s true that I’m still overdressed! The two groups in front of me stop near the lake. I fork on the GR that climbs on the left. The view widens and stretches to the Grenoble conurbation in the distance. Quickly I’m far enough away to finally leave my shorts. I arrive at the very small Lac du Loup hidden behind its lock. It is still under the snow but the rocky surroundings are clear. So much the better: there is a geocache quickly found. I continue the climb in laces towards the Col du Loup. I have to momentarily put on my shorts to pass two hikers coming down. At the pass, at an altitude of 2400 m, I find a second geocache. The other side is still covered with snow. Then the clouds arrive. The atmosphere becomes quite different with fog tongues that rise and then disperse. Short again to meet three young people who are doing this route in the opposite direction. I will meet them again later. The path has disappeared under the neve. I stray a little but join it on the scree. Still in the fog, I pass under the col de Sitre and arrive at the route I had taken in the fall. Before arriving at the Pré du Molard hut, I get dressed. The refuge seems closed but two women picnic in front of the building. At the Pré du Molard pass, I now have to go to Pré Reymond on the other side of this coomb, an hour’s walk along a pretty path that undulates on the side of the valley, crossing a few streams, a beautiful waterfall crossed by a footbridge. I find the three young people I saw in the morning. They emerge in front of me at the bottom of a bend; I have just enough time to keep my shorts in front of me. « Hello again ». A little later, a family appears. Same smiling reaction. I have to get close to the crossroads with the Crozet path, I’ll have to put my shorts back on.

Gorges de la Roanne

Durant la période chaude de l’été, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les balades dans les ruisseaux du Diois, havres de fraîcheur. Ce samedi 20 juin, début de la saison estivale, une sortie a été programmée dans les gorges du ruisseau de la Roanne. Nous serons accompagné à cette occasion par Estelle, une journaliste et photographe du journal numérique de la vallée de la Drôme: le Bec, qui réalisera un reportage sur la randonnée naturiste dans le cadre d’un dossier sur le tourisme durable dans la région. Nous sommes quatorze dont cinq textiles, Estelle et son compagnons qui ne tenteront pas l’expérience de la nudité et trois marcheurs de Die. Quant aux neuf naturistes, membres de l’association, outre Bernard le président et local de l’étape, ils arrivent de Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon ou Gap. C’est dire si cette association, déclarée et affiliée à la Fédération Française de Randonnée rayonne bien au delà des frontières de la Drôme.

11 heures, premiers pas dans l’eau. Elle est encore quelque peu fraîche, mais c’est bien agréable. Le rythme de marche n’est guère rapide. Les galets sur le bord sont instables, ceux sous le courant sont glissants. On a de l’eau jusqu’aux chevilles, parfois aux genoux et quelque fois même plus haut. Il faut alors maintenir les sacs en l’air et veiller à ne pas chuter. La première vasque n’attire que les plus téméraires, mais le temps passant et l’eau se réchauffant, les arrêts baignades se font plus nombreux et même les plus frileux n’hésitent plus à se jeter à l’eau. Le décor change aussi à chaque méandre du ruisseau, les falaises se font de plus en plus hautes, plus colorées aussi, grises, ocres ou parsemées de traînées noires, creusées par l’eau au fil des millénaires. Invisible depuis la route qui passe au dessus, ce panorama est réservé à ceux qui marchent au fond de ces gorges. Quel privilège d’en profiter ainsi en toute nudité et toute liberté.

En quatre heures, avec un arrêt casse croûte tout de même, nous arrivons à proximité du village de Pradelle. Une moitié du groupe rentre, habillé, par la route. L’autre moitié repart en sens inverse. Le rythme est plus rapide. Le soleil a tourné et de longs passages sont maintenant à l’ombre, mais comme les peaux sont rassasiées de soleil, c’est plutôt bienvenue. Deux rencontres se déroulent sans gêne. Il est 17 heures quand on arrive au pont, notre point de départ.

On attend maintenant avec impatience la parution de l’article d’Estelle début juillet.


During the hot summer period, the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne favours walks in the streams of the Diois, havens of freshness. This Saturday 20th June, the beginning of the summer season, an outing has been scheduled in the gorges of the Roanne stream. We will be accompanied on this occasion by Estelle, a journalist and photographer of the digital newspaper of the Drôme valley: le Bec, who will make a report on the naturist hike within the context of a dossier on sustainable tourism in the region. We are fourteen, including five textiles, Estelle and her companions who will not attempt the experience of nudity and three walkers from Die. The nine naturists, members of the association, in addition to Bernard the president and local of the stage, arrive from Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon or Gap. That is to say if this association, declared and affiliated to the French Federation of Hiking radiates well beyond the borders of the Drôme.
11 o’clock, first steps in the water. It’s still a bit cool, but it’s very pleasant. The pace of the walk is not very fast. The pebbles on the bank are unstable, those under the current are slippery. We have water up to our ankles, sometimes to our knees and sometimes even higher. It is then necessary to keep the bags in the air and take care not to fall. The first basin attracts only the most daring, but as time goes by and the water warms up, there are more swimming stops and even the most timid don’t hesitate to throw themselves into the water. The scenery also changes with each meander of the stream, the cliffs become higher and higher, more colourful too, grey, ochre or strewn with black streaks, carved by the water over the millennia. Invisible from the road above, this panorama is reserved for those who walk in the bottom of these gorges. What a privilege to enjoy it in such a naked and free way.
In four hours, with a snack stop nevertheless, we arrive near the village of Pradelle. Half of the group returns, dressed, by the road. The other half leaves in the opposite direction. The pace is faster. The sun has turned and long passages are now in the shade, but as the skins are full of sunshine, this is rather welcome. Two encounters are going on without embarrassment. It’s 5 p.m. when we arrive at the bridge, our starting point.

We now look for the publication of Estelle’s article at the beginning of July.

Geocaching entre Charmette et Charmant Som

Au col de la Charmette, il y a déjà une bonne douzaine de voitures garées et trois autres arrivent derrière moi. Pas vraiment désertique le coin! Et en plus il fait frais. Short, tee shirt et blouson pour démarrer. A un moment, du large chemin part un petit sentier qui s’élève en lacets. Là, je risque moins de rencontrer du monde. Je me déshabille. Les herbes hautes sont encore bien humides. mes chaussures sont vite mouillées. Un peu avant de rejoindre une piste forestière, j’entends des voix au dessus de moi. Je ne met que mon short. Quelques centaines de mètres plus loin, je quitte cette piste et retrouve ma tenue préférée. L’itinéraire que j’ai choisi doit me mener à une série de geocaches. Mais il me faut d’abord trouver la sente qui n’est pas évidente. Je la repère à peine tracée un peu plus bas. Il me faut descendre une combe bien raide. Le sol est glissant après les pluies des derniers jours. Je tombe une fois, me relève, hésite, envisage même de faire demi tour…puis continue. Je perds la trace dans la traversée d’un pierrier, mais le GPS me ramène dans la bonne direction jusqu’à la première geocache vite trouvée. La suite du parcours est plus tranquille, traversant des vallons couverts de hautes plantes ombellifères. Je m’arrête pour grimper sur un tronc couché au bord du chemin. J’arrive à la deuxième cache qui est juste à l’endroit où mon petit sentier oublié rejoint un chemin bien plus fréquenté qui est un GR. Je cherche quand même un moment, mais comme j’entends un groupe arriver, je cesse la recherche et met short et tee shirt. Je rejoint le bas du Pré Bâtard et stoppe pour le casse croûte. Il n’y a plus personne en vue, je me déshabille pour chercher la troisième cache. Au moment où je la trouve et la logue, la pluie se met à tomber, quelques coups de tonnerre. L’orage arrive. Vite ma parka et j’entame la descente.


At the Col de la Charmette, there are already a good dozen cars parked and three more are coming behind me. Not exactly a deserted area! And it’s cool too. Shorts, T-shirt and jacket to start. At one point, from the wide track starts a small path that rises up in laces. There, I am less likely to meet people. I undress. The tall grass is still very wet. My shoes get wet quickly. A little before reaching a forest track, I hear voices above me. I only put on my shorts. A few hundred metres further on, I leave this track and find my favourite attire again. The route I have chosen must lead me to a series of geocaches. But first I have to find the trail that is not obvious. I spot it just a little further down. I have to go down a very steep coomb. The ground is slippery after the rains of the last days. I fall once, get up again, hesitate, even consider turning back…then continue. I lose track as I cross a scree, but the GPS brings me back in the right direction to the first geocache that I quickly find. The rest of the route is quieter, crossing valleys covered with tall umbelliferous plants. I stop to climb on a trunk lying on the side of the path. I reach the second cache which is just where my small forgotten path joins a much more frequented path which is a GR. I try to look for a while, but as I hear a group arriving, I stop searching and put on shorts and tee shirt. I reach the bottom of the Pré Bâtard and stop for a snack. There is nobody in sight, I undress to search for the third cache. When I find it and log it, the rain starts to fall, a few thundershots. The storm is coming. Quickly, I get my parka and start the descent.

Grand Serre

Je pensais être tranquille en arrivant à la station désaffectée de Saint Honoré 1500 vers 9 heures 20. Mais en fait une dizaine de voitures sont déjà garées là et deux autres arrivent derrière moi. Je démarre en short et tee shirt sur la première partie à l’ombre, puis je quitte le tee shirt et continue juste en short court. Je double un couple chaudement habillé puis un autre qui reste un peu derrière moi. A une bifurcation, je les vois partir vers le Tabor. J’arrive au lac Charlet. Les abords sont désert. Je peux enfin tout quitter. Je trouve rapidement une geocache puis continue la montée vers le col de l’Ollière puis le Pérollier. Mais deux groupes en descendent et je dois renfiler le short pour les croiser. Au sommet du Pérollier, je domine les remontées mécaniques du domaine skiable de l’Alpe du Grand Serre. Je commence à descendre sur ce versant là, remet le short pour croiser encore un groupe et me dirige vers le col du Parché. Là une randonneuse apparaît derrière moi. Je renfile encore une fois le short. Elle me suit puis me précède jusqu’au sommet du Grand Serre. Il est midi passé. Elle s’arrête et je me pose un peu plus loin pour le casse croûte. Elle fait demi tour et repart. Je suis enfin seul et nu. Je reviens en coupant dans la pente pour rejoindre l’arrivée d’un téléski, puis grimpe jusqu’à la crête qui me ramène vers le Pérollier. Pour redescendre, je m’engage dans le sentier du diable, un chemin étroit qui plonge en une multitude de lacets dans la face très raide. Vu d’en face, ce chemin est très impressionnant, en fait, il faut juste ne pas craindre le vertige et veiller à ne surtout pas faire de faux pas.


I thought I’d be quiet when I arrived at the disused Saint Honoré 1500 resort at around 9.20am. But in fact about ten cars are already parked there and two others are coming behind me. I start in shorts and tee shirt on the first part in the shade, then I leave the tee shirt and continue just in short shorts. I pass a warmly dressed couple and then another one who stays a bit behind me. At a fork in the path, I see them leaving towards Tabor. I arrive at Lake Charlet. The surroundings are deserted. I can finally quit everything. I quickly find a geocache then continue the climb towards the Ollière pass and then the Pérollier. But two groups come down and I have to put on my shorts to cross them. At the top of the Pérollier, I dominate the ski lifts of the Alpe du Grand Serre ski area. I start to descend on this slope, put my shorts back on to meet another group and head towards the Parché pass. There a hiker appears behind me. I put the shorts on again. She follows me then precedes me to the top of the Grand Serre. It’s past noon. She stops and I sit down a little further for a snack. She turns around and starts again. I am finally alone and naked. I come back cutting into the slope to reach the arrival of a ski lift, then climb up to the ridge that takes me back to the Pérollier. To get back down, I take the devil’s path, a narrow path that plunges in a multitude of laces into the very steep face. Seen from the other side, this path is very impressive, in fact, you just have to be careful not to fear vertigo and make sure you don’t make any false steps.

Sac à dos

A moins de ne partir que pour une petite promenade de proximité sans dénivelé et de courte durée, et encore… il me parait inenvisageable de partir en randonnée en montagne sans un sac à dos. Ne serait ce que pour emmener un minimum vital de réserve d’eau et pouvoir y ranger ses vêtements, lunettes et téléphone. Ensuite, en fonction de la longueur de la sortie, de sa difficulté, de la météo et de la saison, il faudra aussi mettre dedans des vêtements de pluie ou de rechange (l’hiver il en faut plus!), du matériel spécifique: guêtres, crampons…, de la nourriture et éventuellement une bouteille de vin, sans oublier évidemment le matériel hi tech: jumelles, appareils photos et objectifs, mini trépied, réserve d’énergie dans la cas d’une rando de plusieurs jours, appareil de recherche en avalanche en hiver…Tout cela représente du poids et du volume à porter des heures durant. Le choix du sac est donc important. Choix cornélien! Un sac trop grand, on a tendance à le remplir et à rajouter encore du poids, trop petit, on risque de ne pas pouvoir y enfoncer tous les vêtements et de se retrouver encombré. Le confort du portage a également son importance pour éviter les frictions sur le dos ou les épaules. Alors depuis des années, j’entasse dans un coin de la chambre différents sacs, et je choisis au dernier moment en fonction des critères de la balade.

Il y a:

– un petit sac de 10 litres, très léger pour les sorties courtes.

– celui de 20 litres, mon préféré en été

– un sac de 35 litres dans un matériau très fin et léger, mais qui craint la pluie.

– les classiques de 40 litres, sur lesquels je peux accrocher les raquettes en hiver. l’un d’eux a des poches facilement accessibles mais se déforme trop quand il n’est pas rempli, un autre est déjà bien usé…un troisième est tout neuf, à tester prochainement!

– les gros de 70 litres et plus, mais l’un est déjà bien lourd à vide, qui ne servent que pour les randos longues de plusieurs jours en transportant tente de bivouac et duvet, réchaud…

et aussi:

– le tout petit sacs de 5 litres pour les sorties en vtt, qu’il m’est arrivé de prendre lors des balades à pied de proximité lors de ce confinement en emmenant le minimum.

– le sac étanche que je pose sur le kayak et que j’ai aussi utilisé pour marcher dans l’eau des ruisseaux.

Je suis toujours à la recherche du sac idéal…qui n’existe pas! Mais le plus agréable, bien sûr, c’est de ne pas en avoir!


Unless you are only going for a short, short, flat, local walk, and then still… it seems unthinkable to go hiking in the mountains without a backpack. If only to bring a minimum of water reserve and to be able to put away your clothes, glasses and phone. Then, depending on the length of the outing, its difficulty, the weather and the season, it will be necessary to put inside rain clothes or a change of clothes (in winter it takes more!), specific equipment: gaiters, crampons… food and possibly a bottle of wine, without forgetting of course the hi-tech equipment: binoculars, cameras and lenses, mini tripod, energy storage in the case of a hike of several days, avalanche search device in winter… All this represents weight and volume to be carried for hours. The choice of the bag is therefore important. A cornelian choice! A bag that is too big, you tend to fill it up and add more weight, too small, you risk not being able to fit all your clothes in it and to find yourself encumbered. The comfort of carrying is also important to avoid friction on the back or shoulders. So for years now, I’ve been piling up different bags in a corner of the room, and I choose at the last moment according to the criteria of the walk.
There are:
– a small bag of 10 liters, very light for short outings.
– the 20-litre one, my favourite in summer
– a 35-litre bag in a very thin and light material, but which is rain-sensitive.
– the classic 40-litre bags, on which I can hang the snowshoes in winter. one of them has easily accessible pockets but deforms too much when not filled, another one is already well worn…a third one is brand new, to be tested soon!
– the big ones of 70 liters and more, but one is already quite heavy when empty, which are only used for long hikes of several days carrying bivouac tent and down, stove…
and also:
– the very small 5-liter bags for mountain bike outings, which I sometimes took during walks in the vicinity during this confinement by taking the minimum with me.
– the waterproof bag that I put on the kayak and that I also used to walk in the water of the streams.
I’m always looking for the ideal bag…which doesn’t exist! But the best part, of course, is when I don’t have one!