Quigouret

Je retrouve Franck à Saint Julien en Beauchene pour cette sortie à la limite des Hautes Alpes et de la Drôme qu’il a proposé dans le cadre de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Finalement nous ne sommes que tous les deux. Depuis le hameau de Montamat le Haut, nous empruntons une large piste qui s’élève en lacets. Nous sommes vite nus. La piste se termine sur un espace plat. Une cabane, une caravane et un 4×4 garé dans l’herbe, ça a tout l’air d’un lieu de vie d’un berger. On continue dans les pentes herbeuses en direction de notre premier objectif: le Quigouret. Mais sur notre chemin se dresse un obstacle, les chiens patous qui gardent un troupeau de moutons qui s’étale un peu plus loin. Ils nous ont senti une fois que l’on est passé et s’approchent en aboyant. Ils se calment et on s’éloigne vers le sommet. La haut, on découvre un groupe de chevaux. Deux d’entre eux accourent à notre rencontre, heureux de notre compagnie semble t’il et pas choqués par notre tenue! Franck, en papa d’une cavalière, distribue caresses et touffes d’herbe. Demi tour. Mais maintenant le troupeau de moutons s’est déplacé sur le chemin, juste à l’endroit où il est vraiment étroit. On hésite un peu, mais attendre qu’il s’éloigne nous prendrait top de temps et le programme est encore chargé avec quatre autres petit sommets à enchaîner. On se rapproche donc prudemment du troupeau, les patous arrivent, mais de loin le berger, à la voix une bergère, les rappelle. On peut donc passer. L’itinéraire vers les quatre bosses est hors sentier, mais de vagues traces et surtout les piquets et restes de fils de fer rouillés des anciennes barrières nous guident jusqu’à la dernière difficulté d’une petite barre rocheuse qu’il faut savoir contourner. Ensuite ça déroule tranquillement en rejoignant le GR de pays qui nous ramène au hameau. Des moutons, des patous, des chevaux et aussi des nuages de mouches, quelle balade animalière!


I join Franck in Saint Julien en Beauchene for this outing at the limit of the Hautes Alpes and the Drôme that he proposed within the association of the Marcheurs Nus du Val de Roanne. In the end we are only the two of us. From the hamlet of Montamat le Haut, we take a wide track that rises in twists and turns. We are quickly naked. The track ends on a flat area. A hut, a caravan and a 4×4 parked in the grass, it looks like a place where a shepherd lives. We continue in the grassy slopes towards our first objective: the Quigouret. But on our way an obstacle stands up, the patous dogs which keep a herd of sheep which spreads out a little further. They smelled us once we passed and approached us barking. They calm down and we move away towards the top. Up there, we discover a group of horses. Two of them run to meet us, happy of our company seems it and not shocked by our outfit! Franck, as the father of a rider, distributes caresses and tufts of grass. Half turn. But now the herd of sheep has moved on the path, just where it is really narrow. We hesitate a little bit, but waiting for it to move away would take us a lot of time and the program is still busy with four other small peaks to climb. One thus approaches the herd carefully, the patous arrive, but from far the shepherd, with the voice a shepherdess, calls them back. One can thus pass. The itinerary towards the four bumps is off the path, but vague traces and especially the stakes and remains of rusty wires of the old barriers guide us until the last difficulty of a small rocky bar which it is necessary to know how to circumvent. Then it goes on quietly by joining the GR de pays which brings us back to the hamlet. Sheep, patous dogs, horses and also clouds of flies, what an animalistic walk!

la Brette

Nouvelle balade les pieds dans l’eau avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Cette fois le long du ruisseau de la Brette, un affluent de la Roanne que nous avions remonté au mois de juin. On est un dimanche des vacances de juillet et le coin est renommé pour une cascade et ses trous d’eau. On sait qu’il y aura du monde, mais va quand même!

Nous somme cinq, quatre hommes et une femme. En fait, un petit sentier longe à proximité le ruisseau, passant parfois d’une rive à l’autre, c’est lui qu’utilise la plupart des gens qui vont se baigner à la cascade. Mais on trouve beaucoup plus intéressant et amusant de remonter le cours de l’eau, même si cela demande plus d’efforts et d’attention pour trouver le passage entre les galets glissants. L’eau est trouble sans doute remuée par les orages des jours précédents, cachant les pièges des cailloux sous l’eau. Ce qui occasionnera quelques chutes sans gravité. Des groupes de textiles nous doublent aux endroits où le sentier traverse le lit du ruisseau. Après une heure de marche, on arrive à la première vasque au pied de falaises brûlées par le soleil. Deux femmes en maillots sont là avec qui Bernard discute un bon moment tandis que l’on se rafraîchit par un bain réconfortant. De l’autre côté d’un gros amas de blocs rocheux, une deuxième vasque et encore du monde. On avance de quelques dizaines de mètres pour atteindre un espace isolé pour pique-niquer. Après le repas, on reprend notre route vers l’amont. A partir de là, c’est beaucoup moins fréquenté. On rencontrera juste deux naturistes prenant le soleil sur les rochers et un couple de randonneurs effectuant la descente en sens inverse de nous avec qui nous discuterons itinéraires. Petit à petit on sent que le fil de l’eau se fait plus étroit. Finalement on arrive à un champ de noyers sur la rive. Demi tour. On retrouve la foule qui a encore augmenté vers la cascade, puis, comme la fatigue commence à se faire sentir, on emprunte les sentiers pour rejoindre le point de départ au pont de la route d’Aucelon. Six heures de balade, au moins une soixantaine de rencontres. A part les gloussements bruyants d’une femme, et trois ou quatre réponses pincées à nos « bonjour », ces rencontres ont été bienveillantes, preuve que le naturisme peut être bien accepté, notamment dans ce coin de la Drôme où il est pratiqué de longue date au bord de l’eau.


New hike with the feet in the water with the association « Marcheurs Nus du Val de Roanne ». This time along the Brette brook, a tributary of the Roanne that we walked up in June. It’s a July holiday Sunday and the area is famous for a waterfall and its waterholes. We know it will be crowded, but go anyway!
We are five of us, four men and a woman. In fact, there is a small trail running along the nearby creek, sometimes from one bank to the other, which is used by most people who go to bathe at the waterfall. But it is much more interesting and fun to walk up the stream, even if it requires more effort and attention to find the passage between the slippery pebbles. The water is undoubtedly troubled by the storms of the previous days, hiding the pebble traps under the water. This will result in a few minor falls. Groups of textiles pass us at the places where the trail crosses the creek bed. After an hour’s walk, we arrive at the first basin at the foot of the sun-burned cliffs. Two women in bathing suits are there with whom Bernard chats for a while while we refresh ourselves with a relaxing bath. On the other side of a large pile of boulders, a second basin and more people. We move forward a few dozen meters to reach a secluded area for a picnic. After the meal, we take again our way upstream. From there, it is much less crowded. We will meet just two naturists sunbathing on the rocks and a couple of hikers making the descent in the opposite direction of us with whom we will discuss itineraries. Little by little we feel that the water is getting narrower. Finally we arrive at a field of walnut trees on the bank. Half turn. We find the crowd that has increased again towards the waterfall, then, as tiredness begins to be felt, we take the paths to reach the starting point at the bridge of the road to Aucelon. Six hours of walking, at least sixty encounters. Apart from the noisy chuckles of a woman, and three or four pinched answers to our « hello », these encounters were benevolent, proof that naturism can be well accepted, especially in this corner of the Drôme where it has been practised for a long time at the riverside.

Gorges de la Roanne

Durant la période chaude de l’été, l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne privilégie les balades dans les ruisseaux du Diois, havres de fraîcheur. Ce samedi 20 juin, début de la saison estivale, une sortie a été programmée dans les gorges du ruisseau de la Roanne. Nous serons accompagné à cette occasion par Estelle, une journaliste et photographe du journal numérique de la vallée de la Drôme: le Bec, qui réalisera un reportage sur la randonnée naturiste dans le cadre d’un dossier sur le tourisme durable dans la région. Nous sommes quatorze dont cinq textiles, Estelle et son compagnons qui ne tenteront pas l’expérience de la nudité et trois marcheurs de Die. Quant aux neuf naturistes, membres de l’association, outre Bernard le président et local de l’étape, ils arrivent de Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon ou Gap. C’est dire si cette association, déclarée et affiliée à la Fédération Française de Randonnée rayonne bien au delà des frontières de la Drôme.

11 heures, premiers pas dans l’eau. Elle est encore quelque peu fraîche, mais c’est bien agréable. Le rythme de marche n’est guère rapide. Les galets sur le bord sont instables, ceux sous le courant sont glissants. On a de l’eau jusqu’aux chevilles, parfois aux genoux et quelque fois même plus haut. Il faut alors maintenir les sacs en l’air et veiller à ne pas chuter. La première vasque n’attire que les plus téméraires, mais le temps passant et l’eau se réchauffant, les arrêts baignades se font plus nombreux et même les plus frileux n’hésitent plus à se jeter à l’eau. Le décor change aussi à chaque méandre du ruisseau, les falaises se font de plus en plus hautes, plus colorées aussi, grises, ocres ou parsemées de traînées noires, creusées par l’eau au fil des millénaires. Invisible depuis la route qui passe au dessus, ce panorama est réservé à ceux qui marchent au fond de ces gorges. Quel privilège d’en profiter ainsi en toute nudité et toute liberté.

En quatre heures, avec un arrêt casse croûte tout de même, nous arrivons à proximité du village de Pradelle. Une moitié du groupe rentre, habillé, par la route. L’autre moitié repart en sens inverse. Le rythme est plus rapide. Le soleil a tourné et de longs passages sont maintenant à l’ombre, mais comme les peaux sont rassasiées de soleil, c’est plutôt bienvenue. Deux rencontres se déroulent sans gêne. Il est 17 heures quand on arrive au pont, notre point de départ.

On attend maintenant avec impatience la parution de l’article d’Estelle début juillet.


During the hot summer period, the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne favours walks in the streams of the Diois, havens of freshness. This Saturday 20th June, the beginning of the summer season, an outing has been scheduled in the gorges of the Roanne stream. We will be accompanied on this occasion by Estelle, a journalist and photographer of the digital newspaper of the Drôme valley: le Bec, who will make a report on the naturist hike within the context of a dossier on sustainable tourism in the region. We are fourteen, including five textiles, Estelle and her companions who will not attempt the experience of nudity and three walkers from Die. The nine naturists, members of the association, in addition to Bernard the president and local of the stage, arrive from Grenoble, Chambéry, Sisteron, Avignon or Gap. That is to say if this association, declared and affiliated to the French Federation of Hiking radiates well beyond the borders of the Drôme.
11 o’clock, first steps in the water. It’s still a bit cool, but it’s very pleasant. The pace of the walk is not very fast. The pebbles on the bank are unstable, those under the current are slippery. We have water up to our ankles, sometimes to our knees and sometimes even higher. It is then necessary to keep the bags in the air and take care not to fall. The first basin attracts only the most daring, but as time goes by and the water warms up, there are more swimming stops and even the most timid don’t hesitate to throw themselves into the water. The scenery also changes with each meander of the stream, the cliffs become higher and higher, more colourful too, grey, ochre or strewn with black streaks, carved by the water over the millennia. Invisible from the road above, this panorama is reserved for those who walk in the bottom of these gorges. What a privilege to enjoy it in such a naked and free way.
In four hours, with a snack stop nevertheless, we arrive near the village of Pradelle. Half of the group returns, dressed, by the road. The other half leaves in the opposite direction. The pace is faster. The sun has turned and long passages are now in the shade, but as the skins are full of sunshine, this is rather welcome. Two encounters are going on without embarrassment. It’s 5 p.m. when we arrive at the bridge, our starting point.

We now look for the publication of Estelle’s article at the beginning of July.

Col de Côte Chèvre

Octobre 2006. Un après midi, en rentrant de Die vers Grenoble par la route du col de Menée, je décide de faire un arrêt. Un chemin démarre tout à coté. J’ai une paire de chaussures de marche dans le coffre. Allez! Je n’ai qu’un tout petit sac avec mes papiers, le téléphone et l’appareil photo. Je n’avais vraiment pas prévu de balade.
Le chemin monte entre des murs de buis puis en forêt. Il reste des traces d’habitations anciennes, les ruines d’une maison, une grange perdue dans les bois. Le cheminement continue par une montée tout droit en clairière jusqu’au col de Côte Chèvre. J’en connaissais l’autre versant, depuis le vallon de Combeau. Je fais demi-tour.
En passant près de la grange, je m’arrête et jette un coup d’œil à l’intérieur. Surprenant : Il y a là une ancienne machine à vapeur, couverte de poussière.


October 2006. One afternoon, returning from Die to Grenoble by the road to the col de Menée, I decide to make a stop. A path starts nearby. I have a pair of walking shoes in the trunk. Come on! I have only a small bag with my papers, the phone and the camera. I really did not plan a ride.
The path climbs between the walls of boxwood and then in the forest. There are traces of ancient dwellings, the ruins of a house, a barn lost in the woods. The trail continues on a steep ascent to the Col de Côte Chèvre. I know the other side of it, from the valley of Combeau. I turn around.
As I pass by the barn, I stop and look inside. Surprising: There is an old steam engine, covered with dust.


J’y suis retourné en avril 2019 lors d’un aller retour depuis la route de Menée avec Bruno, Guillaume et Marie dans des conditions presque hivernales avec des flocons de neige. Puis avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne en mars 2020 lors d’une expertise du balisage du sentier PR en boucle depuis les Nonnières par le col de Côte Chèvre et le vallon de Combeau. Chaque fois je me suis arrêté pour vérifier si l’alambic était toujours là!


I went back there in April 2019 on a return trip from the Menée road with Bruno, Guillaume and Marie in almost wintery conditions with snowflakes. Then with the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne in March 2020 during an expertise of the marking of the PR trail in loop from Les Nonnières by the pass of Côte Chèvre and the valley of Combeau. Each time I stopped to check if the still was still there!

Archiane

8h45. Je retrouve Pascal, Frédérique et Daniel à Archiane sur le parking au bout de la route. On traverse les quelques maisons du hameau pour trouver le chemin qui très vite se met à monter… à monter raide. On est encore plutôt à l’ombre mais on se met vite à transpirer. Les vêtements tombent rapidement. Quelques pauses, comme celle auprès d’un bel arbre creux, permettent de souffler. Les massifs de buis, pas encore touchés par l’invasion des pyrales, bordent le cheminement. On s’élève jusqu’à toucher le pied de la falaise que l’on contourne pour arriver sur un long pierrier qui se grimpe en lacets. Enfin on débouche sur le plateau après deux bonnes heures et demi de montée. Au loin se dresse le sommet du Mont Aiguille couvert d’un panache de nuage. On quitte le GR pour suivre une sente marquée de cairns, que l’on perd, puis retrouvera un peu plus tard. Heureusement on est bien équipés en GPS pour maintenir notre orientation. On se faufile entre buttes et vallons en coupant dans les pentes entre les blocs rocheux des lapiaz et les lambeaux de prairies. Pause bienvenue au soleil pour le casse-croûte. On ferait volontiers la sieste, mais les jours sont courts en cette saison et la route est encore longue. On passe à proximité de la bergerie du Jardin du Roi et on continue jusqu’à Tussac par une piste bien marquée. En chemin, on croise un homme. Pas le temps ni l’envie de se rhabiller. A Tussac, trois randonneurs arrivent sur le côté, se dirigeant vers la piste que l’on va devoir prendre pour descendre. On les laissent passer et prendre de l’avance. En attendant, on se régale du paysage. En face de nous les rochers De Combeau dominent le hameau des Nonnières, plus loin, les sommet du Barral et du Jocou et en arrière plan les crêtes du Dévoluy. On suit la piste qui descend vers le hameau de Benevise, mais dans un lacet on coupe par un sentier qui nous évitera de traverser le village. Là dans la forêt on marche presque sur toutes sortes de champignons. Frédérique et Daniel en connaissent quelques uns. On fait une récolte de Safranés et Sanguins et de Pieds de Moutons. Enfin on retrouve le GR qui nous ramène tranquillement à Archiane . Il faut se résoudre à se rhabiller en arrivant à la route. Il est 17h20 passé, la lumière commence à baisser. Il était temps d’arriver après huit heures trente de balade dont huit heures nu, 22km parcourus et quelques mille six cent mètres de dénivelé cumulé.


8h45. I meet Pascal, Frédérique and Daniel at Archiane in the car park at the end of the road. We cross the few houses of the hamlet to find the path which very quickly starts to climb… to climb steep. We’re still in the shade but we start sweating quickly. Clothes fall off quickly. A few breaks, such as one near a beautiful hollow tree, allow you to breathe. The boxwood beds, not yet affected by the invasion of the codling moth, line the path. We rise to touch the foot of the cliff that we go around to arrive on a long rocky outcrop that climbs in laces. Finally we reach the plateau after a good two and a half hours of climbing. In the distance stands the summit of Mont Aiguille covered with a plume of cloud. We leave the GR to follow a path marked by cairns, which we lose, then will find again a little later. Fortunately, we are well equipped with GPS to maintain our orientation. We sneak between hills and valleys cutting down the slopes between the boulders of the lapiaz and the shreds of grasslands. Welcome break in the sun for a snack. We would be happy to take a nap, but the days are short in this season and the road is still long. We pass near the Jardin du Roi sheepfold and continue to Tussac by a well marked track. On the way, we meet a man. No time or desire to get dressed. In Tussac, three hikers arrive on the side, heading towards the trail that we will have to take to get down. We let them pass and get a head start. In the meantime, we’re enjoying the scenery. In front of us the rocks of Combeau dominate the hamlet of Les Nonnières, further on, the peaks of Barral and Jocou and in the background the crests of Dévoluy. We follow the track that goes down to the hamlet of Benevise, but in a winding road we cut through a path that will prevent us from crossing the village. There in the forest we walk on almost all kinds of mushrooms. Frédérique and Daniel know some of them. We harvest Safranés and Sanguins and Mouton Feet. Finally we find the GR which brings us back to Archiane. We have to get dressed again when we get to the road. It’s after 5:20, the light starts to fade. It was time to arrive after eight and a half hours of walking, including eight hours bare, 22km covered and some sixteen hundred meters of cumulative altitude difference.

Source de la Drôme

Au programme de ce samedi de début octobre: l’assemblée générale de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne suivie d’un repas en commun et d’une balade dans le coin. La réunion, plus longue que prévue, s’est terminée tard, le repas au restaurant a été copieux mais lui aussi quelque peu long, c’est donc seulement vers 15h20 que nous sommes en place au départ du parcours que Bernard nous a concocté. Nous sommes cinq. Dès que hors de vue de la route nous sommes nus. Le vent qui nous faisait craindre du froid ne se fait presque plus sentir dans ce vallon. Nous suivons un petit ruisseau encombré de branchages. C’est…la Drôme! Nous allons la remonter jusqu’à sa source. Le sentier est parfaitement entretenu, balisé de flèches bleu, en plus des marquages de trail et de vtt. Impossible de se perdre. Le parcours passe alternativement d’un côté à l’autre du ruisseau par des passerelles de bois ou par un arbre posé en travers du cours d’eau. A un moment le chemin rejoint une route qu’il faut suivre sur une centaine de mètres. Elle a l’air si peu fréquentée qu’on ne se couvre même pas, tout juste garde t’on un short à portée de main, au cas où. Puis le cheminement reprend dans la forêt. Ça monte légèrement. La dénivellation totale est de deux cent mètres pour une longueur de cinq kilomètres. Facile! Juste avant de déboucher au village de la Bâtie des Fonds, on se rhabille sommairement. Les quelques maisons de cette minuscule commune (une dizaine d’habitants) sont les rescapées d’un glissement de terrain qui détruisit la majeure partie du village en 1936. Un cheminement touristique de passerelles et d’escaliers de bois, de panneaux explicatifs, permet de parcourir les lieux et de découvrir cette histoire. La source de la Drôme est bien là. Bernard s’entretient longuement avec un habitant, expliquant notre pratique. Puis on repart en sens inverse, face au soleil qui décline. On est aux voitures à 18h passé.


On the agenda for this Saturday in early October: the general assembly of the Association des Marcheurs Nus du Val de Roanne followed by a joint meal and a walk in the area. The meeting, longer than expected, ended late, the meal in the restaurant was copious but also somewhat long, so it is only around 3:20 p.m. that we are in place at the beginning of the route that Bernard has concocted for us. There are five of us. As soon as we get out of sight of the road we’re naked. The wind that made us fear the cold is almost no longer felt in this valley. We follow a small stream cluttered with branches. It’s… the Drôme! We’ll trace it back to its source. The trail is perfectly maintained, marked with blue arrows, in addition to trail and mountain bike markings. There’s no way to get lost. The route passes alternately from one side of the stream to the other through wooden footbridges or through a tree placed across the watercourse. At some point the path joins a road that must be followed for about a hundred meters. It seems so unfrequented that we don’t even cover ourselves, just keep shorts handy, just in case. Then the path resumes in the forest. It’s going up a little. The total drop is two hundred metres for a length of five kilometres. Easy! Easy! Just before we reach the village of La Bâtie des Fonds, we get dressed up succinctly. The few houses of this tiny commune (about ten inhabitants) are the remains of a landslide that destroyed most of the village in 1936. A tourist trail of footbridges and wooden stairs, explanatory panels, allows you to explore the area and discover this history. The source of the Drôme is right there. Bernard talks at length with a local resident, explaining our practice. Then we go back in the opposite direction, facing the declining sun. We’re at the cars at 6:00 pm.

Lac du Lauzon

Symbolique cette rencontre entre Franck venant de Gap dans les Hautes Alpes, Bernard du Diois dans la Drôme et moi même de Grenoble dans l’Isère dans ce vallon de la Jarjatte à la jonction des trois départements pour marquer l’adhésion de Franck à l’association drômoise des Marcheurs Nus du Val de Roanne.

Les sommets alentours sont accrochés par les nuages et la météo annonce des rafales. Nous préférons éviter les balades en direction des cols qui risquent d’être particulièrement ventés et partir vers le fond de la vallée. Notre objectif est le lac du Lauzon. Départ du parking au bout de la route à 1228 m d’altitude. Il fait un peu frais. L’un est encore habillé, l’autre nu et le troisième entre les deux. Mais dés que la pente se fera sentir les derniers vêtements tomberont. Jusqu’à la cabane du Fleyrard, c’est encore tranquille, une large piste forestière qui monte en lacets. Mais après c’est droit dans le pentu. Le sentier suit la ligne de crête du vallon. On s’arrête souvent pour souffler… et profiter du paysage. Une dernière bosse et on découvre, à 2150 m, le lac du Lauzon, enfin ce qu’il en reste en cette fin d’été bien sec. Un trou d’eau entouré d’une végétation jaune et verte qui tranche sur l’ocre de la pelouse alpine et l’environnement de pierriers et de falaises. La lumière changeante au gré des déchirures des nuages qui défilent le long des parois alternativement illumine et éteint ce panorama, lui donne un aspect irréel et magique. C’est un paradis pour les photographes. Après le pique-nique, on longe le pied de la Tête du Lauzon pour basculer en direction du col des Aurias. Sur ce versant là, changement de décor avec en face de nous les longues croupes herbeuses de la Montagne de Paille et sur le coté un aperçu sur le plateau du Trièves. Un troupeau de moutons sort d’un enclos en contrebas, des vaches descendent vers le col de la Croix et sa bergerie. On se dépêche de passer le col pour éviter de croiser de trop près le troupeau et ses bergers puis on rentre dans la forêt pour la descente finale qui nous ramène, toujours nus, au parking. Une petite pluie se met à tomber lorsque la voiture démarre. Notre timing était parfait comme toute cette balade.


Symbolic this meeting between Franck from Gap in the Hautes Alpes, Bernard from the Diois area in the Drôme and myself from Grenoble in the Isère in this valley of the Jarjatte at the junction of the three departments to mark Franck’s membership in the Drôme association of the Marcheurs Nus du Val de Roanne.
The surrounding peaks are caught by clouds and the weather reports gusts. We prefer to avoid walks towards the passes which are likely to be particularly windy and go towards the bottom of the valley. Our goal is Lauzon Lake. Departure from the car park at the end of the road at an altitude of 1228 m. It’s a little chilly. One is still dressed, the other naked and the third in between. But as soon as the slope is felt, the last clothes will fall. Up to the Fleyrard hut, it’s still quiet, a wide forest track that climbs in bends. But then it’s straight into the slope. The trail follows the ridge line of the valley. We often stop to take a breath… and enjoy the scenery. One last bump and we discover, at 2150 m, the Lauzon lake, finally what remains of it at the end of this very dry summer. A water hole surrounded by yellow and green vegetation that contrasts with the ochre of the alpine lawn and the environment of rocky outcrops and cliffs. The changing light as the clouds tear along the walls alternately illuminate and extinguish this panorama, giving it an unreal and magical aspect. It is a photographers’ paradise. After the picnic, we walk along the bottom of the Tête du Lauzon to switch to the Col des Aurias. On this side, change of scenery with in front of us the long grassy hills of the Montagne de Paille and on the side a glimpse on the plateau du Trièves. A herd of sheep comes out of a enclosure below, cows go down to the Col de la Croix and its sheepfold. We hurry to cross the pass to avoid crossing the herd and its shepherds too closely then we enter the forest for the final descent which takes us back, always naked, to the parking lot. A little rain starts to fall when the car starts. Our timing was perfect like the whole ride.

Balisage au Jocou

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne est affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre et comme telle peut participer à ses actions de développement de la randonnée. C’est par exemple le cas pour le balisage et l’entretien des sentiers GR de Grande Randonnée. Pour cela, Bernard et moi même avons suivi des stages de formation de baliseurs. Récemment, le comité départemental de la randonnée de la Drôme nous a attribué un tronçon du GR 93. Ce vendredi 13 octobre, nous sommes donc partis pour une première journée de balisage sur ce parcours.
Depuis le col de Grimone, nous avons rejoint par 1,2 km de route le départ du sentier. Là nous avons pu nous déshabillé pour attaquer les choses sérieuses. C’est que marcher dans une optique de balisage est assez différent d’une randonnue normale. Il faut être attentif au balisage déjà existant, étudier s’il nécessite une remise à l’état, ou si de nouveaux marquages peuvent être nécessaires, surveiller que la végétation n’envahisse pas le parcours, couper des branches qui dépassent. Autant dire que l’on n’avance pas très vite. Il fait grand beau et nous profitons de la vue dégagée sur les sommets du Vercors. Le GR effectue une grande traversée dans le versant ouest sous le Jocou pour rejoindre le col de Seysse, puis continue vers le col de Menée. Au col de Seysse, nous arrêtons là pour revenir par une variante du GR qui passe par le sommet du Jocou après une beau raidillon de 200 m de dénivelé. Il est 17 heures quand nous sommes de retour au col de Grimone. Une journée bien remplie, on a fait la plus grosse partie du tronçon. Avec quelques rencontres, un randonneur solitaire, un groupe de quatre femmes puis deux hommes, à qui nous avons tranquillement expliqué l’association et notre action de balisage.


The Association of Naked Walkers of the Val de Roanne is affiliated to the French Federation of Hiking and as such can participate in its actions of development of hiking. This is the case, for example, for the marking out and maintenance of the GR Grande Randonnée trails. To do this, Bernard and I have taken part in training courses for taggers. Recently, the regional committee of the Drôme hiking department assigned us a section of GR 93. This Friday, October 13th, we left for a first day of marking on this trail.
From the Grimone pass, we reached the trail’s start point by 1.2 km of road. There we were able to undress to attack the serious things. This is because walking in a marking-out perspective is quite different from normal hiking. Be careful to be aware of the existing markings, study if they need to be restored, or if new markings may be necessary, watch for vegetation not to invade the path, cut off overhanging branches. In other words, we’re not moving very fast. The weather is fine and we enjoy the unobstructed view of the Vercors summits. The GR makes a long crossing in the western slope under the Jocou to reach the Seysse pass, then continues towards the Menée pass. At the Seysse pass, we stop there to come back by a variant of the GR which passes through the summit of Jocou after a beautiful steepness of 200 m of altitude difference. It’s 5:00 p. m. when we’re back at the Grimone Pass. One full day, we did most of the section. With a few encounters, a solitary hiker, a group of four women and then two men, to whom we quietly explained the association and our marking action.


Comme l’année passée, nous avons programmé une journée pour accomplir du balisage et de l’entretien d’un tronçon du GR93. Nous sommes cinq ce mercredi de mi septembre. Bernard, Francis, Claude et moi même, Franck nous a rejoint. Il ne fait pas encore partie de l’association mais ça ne saurait tarder.
Plusieurs groupes ont démarré avant nous. Nous attaquons et nous déshabillons très vite. L’allure n’est pas rapide. Il y a peu de balisage à faire, mais surtout de l’élagage des buissons d’épineux qui envahissent le terrain et débordent sur le sentier. Sécateurs et scies s’activent. A midi, un coin à l’ombre est apprécié pour le pique-nique. C’est qu’à travailler ainsi sous le soleil, la fatigue se fait sentir. L’après midi, on sort enfin de la zone forestière, l’environnement de prairie d’alpage est plus ouvert et surtout moins encombré de ronces. C’est presque du repos et une allure de vraie randonnue. Après un dernier coup de peinture, Bernard, Claude et Francis font demi tour. Avec Franck, je continue jusqu’au sommet du Jocou pour profiter de la vue panoramique sur le Vercors , la Trièves et le Devoluy. Pour croiser un groupe on a enfilé nos shorts. On discute sur le balisage puis sur le naturisme en randonnée. Plus tard, on les retrouvera et là on restera nus.


As last year, we have scheduled a day to accomplish the marking-out and maintenance of a section of the GR93. There are five of us this Wednesday in mid-September. Bernard, Francis, Claude and myself, Franck joined us. He is not yet a member of the association but it will soon be.
Several groups have started before us. We attack and undress very quickly. The pace is not fast. There is little marking to do, but mostly the cutting of thorny bushes that invade the ground and overflow on the trail. Pruners and saws are activated. At noon, a shaded area is appreciated for the picnic. It is that by working in this way under the sun, fatigue is felt. In the afternoon, we finally leave the forest area, the alpine meadow environment is more open and above all less encumbered by brambles. It’s almost rest and a real naked hiking experience. After one last paint job, Bernard, Claude and Francis turn around. With Franck, I continue to the top of the Jocou to enjoy the panoramic view of the Vercors, the Trièves and the Devoluy. To meet a group we put on our shorts. We discuss about marking and then about naturism when hiking. Later, we’ll find them and then we’ll stay naked.


Cette année, Bernard n’est pas disponible pour cette journée de balisage. Tant pis, je pars seul, chargé des outils et de la peinture. Départ habillé dans l’ombre, mais dès que j’arrive au soleil je peux me déshabiller. Je reprends quelques marquages, fait un peu de débroussaillage le long du chemin. Au passage je découvre deux géocaches situées tout à proximité. Au col de Seysse, le vent souffle avec force. Demi tour pour vérifier le marquage dans l’autre axe.


This year, Bernard is not available for this marking day. Well, it doesn’t matter, I’m going alone, in charge of the tools and the paint. I leave dressed in the shade, but as soon as I get to the sun I can undress. I pick up some markings, do a bit of clearing along the way. By the way I discover two geocaches located nearby. At the Seysse pass, the wind is blowing strongly. I turn around to check the markings in the other axis.

3 Becs

Le comité de la Drôme de la Fédération Française de Randonnée Pédestre a lancé en cette mi juin 2019 une série d‘animations autour du sentier de Grande Randonnée GR9 qui traverse le département de part en part. En pratique, une équipe de deux trailers a entrepris de courir en huit jours de Grenoble au sommet du Mont Ventoux et en parallèle, à chacune des étapes, des associations de randonneurs pouvaient organiser des marches dans les environs avant de retrouver les coureurs en fin d’après midi autour d’un goûter partagé et d’un verre de l’amitié. L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne s’est portée volontaire pour l’organisation d’une balade aux 3 Becs au dessus de la ville de Saillans, en proposant une randonnée mixte, marcheurs naturistes et marcheurs habillés, afin de faire découvrir en toute convivialité les avantages de la nudité sur les sentiers de montagne. C’était un défi, car la date imposée, un mardi ne favorisait pas la mobilisation des adhérents en cours de semaine. Mais la communication autour de l’évènement a permis de réunir quinze participants. Des membres de l’association, mais aussi des naturistes extérieurs et trois randonneurs « textiles ».

Cette rando des 3 Becs est une balade classique de la région. A 10 heures, le parking du col de la Chaudière est déjà presque rempli. On ne sera pas les seuls sur le chemin. Au premier tournant du sentier, les vêtements commencent à tomber. On croise deux groupes d’ouvriers qui entretiennent le chemin. Échanges de salutations. Il faut remarquer d’ailleurs que ce chemin est remarquablement aménagé de nombreuses marches de pierres. Plus haut on trouvera au bord du sentier des sacs de grosses dalles de pierre héliportés en prévision de l’avancement du travail. Dans la montée, ceux qui visent les trois sommets, neuf personnes, partent devant. Les six derniers optent pour un parcours plus simple. Au pas de la Sarria, le premier sommet est en vu, au prix d’une montée en lacets dans la prairie. Sommet du Veyou à 1589 m, puis descente pour remonter au second Bec :le Signal à 1559m. Je profite de mon passage pour une séance de geocaching près du gros cairn. Il est temps de se poser un peu en contrebas pour le casse-croûte, arrosé d’une Clairette puisqu’on est dans le région de production. Toujours en suivant de près la ligne des falaises impressionnantes et découpées qui dominent la vallée de la Drôme, le cheminement redescend encore puis remonte au troisième sommet, Roche Courbe, 1545 m. Voilà le but est atteint. Pour revenir, on coupe par une petit sentier qui n’évite pas quelques montées mais nous ramène, à travers champs et forêt, au pas de la Sarria où l’on retrouve le deuxième groupe. Tous ensemble, on attaque la descente finale. A une vingtaine de mètres du parking, il faudra bien se rhabiller. L’entente entre naturistes et habillés a été parfaite et les rencontres sur les chemins se sont déroulées soit avec de l’indifférence soit avec le sourire. C’est le message qui est porté à la rencontre du Comité en fin d’après midi à Saillans.


The Drôme committee of the French Pedestrian Hiking Federation launched in mid-June 2019 a series of activities around the GR9 long-distance hiking trail that crosses the department from side to side. In practice, a team of two trailers undertook to run in eight days from Grenoble to the summit of Mont Ventoux and in parallel, at each stage, hikers’ associations could organise walks in the area before meeting the runners in the late afternoon around a shared lunch and a drink of friendship. The Association des Marcheurs Nus du Val de Roanne has volunteered to organize a 3 Becs walk above the town of Saillans, offering a mixed hike, naturist walkers and dressed walkers, in order to introduce in a friendly way the advantages of nudity on mountain paths. It was a challenge, because the date imposed, a Tuesday, did not encourage the mobilization of members during the week. But the communication around the event brought together fifteen participants. Members of the association, but also external naturists and three « textile » hikers.
This 3 Becs hike is a classic walk in the region. At 10 a.m., the car park at the Col de la Chaudière is already almost full. We won’t be the only ones on the way. At the first bend of the trail, the clothes start to fall off. We meet two groups of workers who maintain the path. Exchanges of greetings. It should also be noted that this path is remarkably well arranged with many stone steps. Higher up the trail are bags of large heliborne stone slabs in anticipation of the progress of the work. On the way up, those who aim for the three summits, nine people, leave in front. The last six opt for a simpler route. At the pass of the Sarria, the first summit is in sight, at the cost of a winding climb in the meadow. Summit of Veyou at 1589 m, then descent to go up to the second Bec: the Signal at 1559m. I take advantage of my visit for a geocaching session near the big cairn. It is time to settle down a little below for the snack, sprinkled with a Clairette since we are in the production region. Still closely following the line of impressive and cut-out cliffs that dominate the Drôme valley, the path descends again and then climbs up to the third summit, Roche Courbe, 1545 m. That is the goal achieved. To return, we cross a small path that does not avoid a few climbs but brings us back, through fields and forest, to the pass of the Sarria where we find the second group. Together, we begin the final descent. About 20 meters from the parking lot, you’ll have to get dressed again. The agreement between naturists and dressed people was perfect and the meetings on the paths took place either with indifference or with a smile. This is the message that is being brought to the Committee’s meeting in late afternoon in Saillans.

Luc en Diois

Avril 2019. Petite randonnue digestive après un assemblée général de l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne et un repas au restaurant à Luc en Diois. Montée à la cabanette avec un joli point de vue qui domine le village, en passant près d’une série de cascades au fond d’un vallon.


April 2019. A short digestive naked hike after a general meeting of the Association des Marcheurs Nus du Val de Roanne and a meal at the restaurant in Luc en Diois. Ascent to the cabin with a beautiful view overlooking the village, passing by a series of waterfalls at the bottom of a small valley.


Mi avril 2016, avec Bernard des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Nous partons du village de Luc en Diois. Au bout d’une douzaine de minutes, nous entrons dans la foret de pins. Là, le chemin commence à s’élever en lacets. Un chemin bien entretenu qui est, paraît il, la balade préférée des habitants de Luc. Aujourd’hui, il est désert et nous pouvons nous déshabiller sans hésitation.

Nous traversons une première piste forestière, puis en rejoignons une seconde que nous suivons jusqu’au col de la Charbonnière. A partir de là, l’itinéraire se fait plus aléatoire. Les nombreuses traces de chemins d’exploitations forestières, plus ou moins anciennes, ne correspondent pas aux chemins marqués sur nos cartes. Alors c’est un peu au jugé que l’on vise les crêtes de la montagne de Cerne. On traverse une vieille coupe de bois dont les souches sont brûlées par le soleil et les intempéries, puis on suit une sente à peine visible dans les taillis de buis jusqu’à retrouver un chemin balisé. A une bifurcation, on tente de suivre un chemin qui n’arrive nulle part, sinon à un belvédère sur la vallée opposée. Demi tour donc. On attaque la descente par un mélange de sentiers, de simples traces possible, d’échappatoires dans la pente pour finalement retomber sur notre itinéraire de montée. De là, nous finissons tranquillement en suivant les larges pistes qui nous ramènent vers la vallée en passant par la Cabanette, petite construction de bois surplombant le village de Luc.


Mid April 2016, with Bernard of the  » Naked Walkers of the Val de Roanne ». We leave the village of Luc en Diois. After a dozen minutes, we enter the pine forest. There, the path begins to rise in laces. A well-kept path which is, it seems, the favorite stroll of the inhabitants of Luc. Today it is deserted and we can undress without hesitation.

We cross a first forest trail, then join a second that we follow until Col de la Charbonnière. From there, the route becomes more random. The many traces of logging roads, more or less old, do not correspond to the paths marked on our maps. So it is a little bit by guesswork that we are aiming the peaks of the mountain of Cerne. We cross an old wooden cut whose stumps are burned by the sun and the bad weather, then we follow a path scarcely visible in the thickets of boxwood until we find a marked path. At a bifurcation, one tries to follow a path that does not arrive anywhere except a belvedere on the opposite valley. Half turn. The descent is attacked by a mixture of trails, simple possible traces, loopholes in the slope for finally falling back on our climbing route. From there, we finish quietly following the wide trails that lead us back to the valley through the Cabanette, a small wooden building overlooking the village of Luc.