Neron

Le Néron se dresse juste en face de chez moi. Pourtant, à part y avoir accompagné l’année dernière quelques amis de passage dans la région, mais habillé , je n’y étais pas retourné en randonnue trop longtemps.
En cette fin octobre, il fait un temps splendide. Une dizaine de minutes de voiture et je suis au départ du chemin. Deux vélos sont attachés à un poteau. Signe qu’il peut y avoir du monde devant moi. Dans la partie à l’ombre en forêt, je garde short et tee shirt. J’atteins le bas de la falaise. Deux grimpeurs sont accrochés à la paroi. Je passe à proximité en les saluant. Bon, ensuite il ne devrait plus y avoir personne. Je me déshabille et attaque la montée. Après le camp romain, les dalles de lapiaz mènent vers le belvédère de Lucky Luke. (L’histoire est racontée ici). C’est étrange, la statue à légèrement changée de place depuis ma dernière visite. Mais elle domine toujours la ville.
Quelques dizaines de mètres plus loin, une sorte de boite à lettres est accroché à un arbre. C’est une boite à plans avec à l’intérieur des photocopies des tracés des chemins du Néron. Belle initiative, qui malheureusement ne fait pas l’unanimité puisque deux boites ont déjà été détruites par des vandales. Je pense savoir qui est à l’origine de cette initiative originale. Je prend en photo ces plans qui me permettront je l’espère de découvrir de nouveaux itinéraires dans le futur. Un peu à l’écart du chemin, sur une plate-forme en balcon sur la ville, un banc de bois. Je suppose que c’est ce même passionné du Néron qui s’est chargé de monter cet objet jusqu’à là. C’est l’endroit rêvé pour une halte pique nique et sieste au soleil . Il ne me reste plus ensuite qu’à redescendre en empruntant cette fois le chemin qui passe par la passerelle d’Hippolyte Müller.


The Nero stands right in front of my house. However, apart from having accompanied a few friends in the area last year, but dressed, I hadn’t been hiking there for too long.
At the end of October, it’s a beautiful weather. About ten minutes by car and I’m at the start of the way. Two bicycles are attached to a pole. Sign that there may be people in front of me. In the shady forest shade, I keep shorts and T-shirt. I’m reaching the bottom of the cliff. Two climbers are hanging on the wall. I pass by and greet them. Well, then there shouldn’t be anyone left. I take my clothes off and attack the climb. After the Roman camp, the lapiaz slabs lead to Lucky Luke’s lookout. It’s strange, the statue has moved slightly since my last visit. But it still dominates the city.
A few tens of meters further on, a sort of mailbox is hanging from a tree. It’s a map box with inside the photocopies of the tracks of the Nero paths. This is a fine initiative, which unfortunately does not meet with unanimous approval since two boxes have already been destroyed by vandals. I think I know who is behind this original initiative. I take pictures of these plans that will allow me to discover new itineraries in the future. A little off the road, on a balcony platform overlooking the city, a wooden bench. I suppose it was this same Nero enthusiast who took charge of mounting this object up to that point. It is the perfect place for a picnic and sunbathing break. Then I just have to go down again, this time along the path that passes through Hippolyte Müller’s footbridge.


Le Néron se dresse juste en face de mes fenêtres, comme une barrière sur l’horizon. Ses falaises dominent Grenoble et sa banlieue. Pourtant c’est une montagne peu fréquentée car rude et difficile d’accès. Maudite aussi. L’incendie de 2003 est encore dans les esprits. Déclenché par un éclair lors d’un orage, il a duré trois semaines, hors d’atteinte des pompiers, résistant aux avions et hélicoptères bombardiers d’eau. Ensuite ce fut une interdiction municipale d’accès en raison des sols fragilisés par le feu, une surveillance bardée de capteurs puis un gros éboulement au dessus d’un hameau; la cicatrice est encore bien visible sur son flanc. Pourtant c’est un superbe belvédère sur la ville et plus précisément sur sa presqu’île, zone d’activité économique et scientifique en constante évolution. C’est pourquoi j’aime bien monter sur sa première croupe, son premier étage, pour prendre des photographies panoramiques de ce paysage urbain.
J’aime monter voir le Lucky Luke, de retour sur le Néron. C’est tout un roman, ce Lucky Luke. Imaginé, fabriqué et installé tout là haut par quelques amis montagnards humoristes dans les années 80, jeté à bas par la suite par des intégristes de la montagne, sauvé, récupéré, entreposé durant des années dans la vallée…Cette statue équestre est enfin revenu fin 2013 reprendre sa place sur sa bosse. La visite s’impose.

En 2007, quelques années seulement après l’incendie, j’avais décidé de retourner aux batteries mais en empruntant un petit chemin marqué sur la carte. Je me étais vite retrouvé sur un itinéraire abandonné. La nature y avait repris ses droits avec une végétation récente qui avait recouvert le tracé du chemin. Surtout beaucoup de ronces acérées. Mais le plus impressionnant avait été de traverser une forêt fantôme aux troncs nus blanchis tournés vers le ciel, arbres morts mais toujours debout, vestiges de l’incendie. Il m’avait fallu trois quart d’heure d’efforts pour atteindre le fort, le corps griffé et ruisselant de sueur.


Nero stands right in front of my windows, like a barrier on the horizon. Its cliffs overlook Grenoble and its suburbs. Yet it is a mountain that is not very popular because it is rough and difficult to access. Damned too. The fire of 2003 is still in the minds. Triggered by lightning during a thunderstorm, it lasted three weeks, out of the reach of firefighters, resisting the planes and helicopters bombing water. Then it was a municipal ban on access because of the soil weakened by the fire, a surveillance system with sensors and then a large landslide over a hamlet; the scar is still clearly visible on its side. Yet it is a superb viewpoint over the town and more precisely over its presqu’île, an area of economic and scientific activity in constant evolution. That’s why I like to climb on its first croup, its first floor, to take panoramic photographs of this urban landscape.
I like to go up to see the Lucky Luke, back on the Néron. It’s quite a story, this Lucky Luke. Imagined, made and installed up there by a few humorous mountain friends in the 80s, thrown down afterwards by mountain fundamentalists, saved, recovered, stored for years in the valley… This equestrian statue finally came back at the end of 2013 to take its place on its bump. A visit is a must.

In 2007, only a few years after the fire, I decided to return to the batteries but by taking a small path marked on the map. I soon found myself on an abandoned route. Nature had regained its rights there with recent vegetation that had covered the path. Especially a lot of sharp brambles. But the most impressive thing had been to cross a ghostly forest with bare white trunks facing the sky, dead but still standing trees, remnants of the fire. It had taken me three quarters of an hour of effort to reach the fort, my body scratched and dripping with sweat.

Pointe de Velan

Au bout de la route forestière de Saint Ruth, au fond de ce vallon encaissé à l’ombre, il fait encore bien frais en cette fin octobre pour ce départ de rando. Mais nous sommes treize venus de toute la région rhone alpes prêts à braver une météo incertaine, dix hommes et trois femmes. Un peu de piste à plat pour se réchauffer avant d’attaquer la montée dans la forêt et les premiers déshabillages. Entre efforts physiques et quelques rayons de soleils, les vêtements tombent les uns après les autres. Jusqu’au moment où, au sortir de la forêt, on débouche dans l’alpage au dessus du chalet de Servaz. Là, au pied de la pente de la Pointe de Velan, le vent souffle avec vigueur et fraîcheur. Une partie du groupe se rhabille. Le sentier grimpe raide dans cette butte herbeuse. Le passage à la croix sommitale, à 1760m, puis sur la crête étroite est rapide. Le paysage des sommets alentours et du lac d’Annecy en contrebas est quelque peu masqué par les nuages et une lumière grise. Vite trouver un coin à l’abri du vent pour l’arrêt casse croûte. Malgré tout, immobiles, on se refroidit vite et les tee shirts, polaires, doudounes, bonnets et gants deviennent de rigueur. La descente raide vers le GR qui passe en dessous permet de se réchauffer et de se débarrasser de ces couches de vêtements superflues. Montée au Pas de l’Ours pour basculer vers la vallée qui nous ramènera vers le parking. La première partie en lacets dans les pierriers est raide et parfois glissante, puis le chemin rentre dans la forêt en descendant doucement. Le groupe s’étire sur ce tapis de feuilles mortes. Les tout premiers, en avant, profitent de la rencontre de troupeaux de mouflons qui se sauvent à leur approche, grimpant droit dans la pente en leur envoyant une avalanche de pierre. Finalement on retrouve l’itinéraire de montée et la piste forestière toujours à l’ombre. Une balade de 7 heures, sans la moindre goutte de pluie malgré des nuages menaçants. Une randonnue automnale réussie.


At the end of the forest road of Saint Ruth, at the bottom of this small valley in the shade, it is still quite cool at the end of October for this departure of hiking. But we are thirteen of us from all over the Rhone Alps ready to brave an uncertain weather, ten men and three women. A little flat track to warm up before starting the ascent in the forest and the first undressing. Between physical exertion and a few rays of sunshine, clothes fall one after the other. Until the moment when, at the end of the forest, we reach the alpine pastures above the Servaz chalet. There, at the foot of the slope of Pointe de Velan, the wind blows with vigour and freshness. Part of the band is getting dressed again. The path climbs steeply up this grassy hill. The passage to the cross at the summit, at 1760m, then on the narrow crest is fast. The landscape of the surrounding peaks and Lake Annecy below is somewhat masked by clouds and grey light. Quickly find a place away from the wind to stop snacks. Even so, being immobile, you cool down quickly and tee shirts, fleece, blankets, hats and gloves become the norm. The steep descent to the GR below allows you to warm up and get rid of these layers of superfluous clothing. Ascent to the Pas de l’ Ours to tilt towards the valley which will take us back to the car park. The first part of the trail is steep and sometimes slippery, then the path gently descends into the forest. The group stretches out on this carpet of dead leaves. The very first ones, in front, take advantage of the meeting of flocks of sheep that flee as they approach, climbing straight up the slope by sending them an avalanche of stone. Finally we find the ascent route and the forest track always in the shade. A 7-hour stroll, without the slightest drop of rain despite threatening clouds. A successful autumn hike.

Barral et Jocou

Le mont Barral et le Jocou se situent tout au sud du Vercors, au-delà du col de Menée, dans la Drôme. Un après midi de mai, rentrant du Diois, je passe au col et m’aperçois qu’il n’y aucune voiture de garée. Ce qui est assez peu courant. Je décide donc d’aller faire un tour à pied, en prenant la large piste qui mène à l’alpage du Jaboui. La prairie est encore en partie couverte de neige. Je me déshabille pour attaquer la montée dans la pente. Je connais le chemin. Heureusement car des bancs de brouillard masquent le paysage. Voilà, je suis au sommet, la peau rougie par l’effort et la fraîcheur, tache de couleur dans cet environnement blanc, ciel et sol confondus.


Mount Barral and the Jocou are situated to the south of the Vercors, beyond the Col de Menée in the Drôme department. One afternoon of May, returning from the Diois, I went to the pass and see that there is no parked car. This is quite uncommon. So I decide to go for a walk by foot, taking the wide track that leads to the Jaboui alpine pastures. The prairie is still partly covered with snow. I undress to attack the climb up the slope. I know the way. Fortunately, as benches of fog mask the landscape. Here, I am at the summit, the skin reddened by effort and freshness, spot of color in this environment white, sky and ground confused.


Un jour de semaine, je pars pour le Jocou. J’espère bien être tranquille pour y faire une belle randonnue.
Je laisse la voiture au col de Menée et emprunte la piste du Jaboui. Avant d’arriver à l’alpage, je suis déjà nu. Je débouche dans la prairie pour apercevoir une file de silhouettes sur la crête se dirigeant vers l’itinéraire que je voulais prendre. Je fais un détour et monte au mont Barral pour leur laisser le temps de s’éloigner.
En descendant du Barral, je rejoins la crête et j’avance rapidement. Trop rapidement. Je rattrape tout le groupe au pied du raidillon après le col de Seysse. J’ai juste enfilé un short. Je suis torse nu, avec un tout petit sac et des chaussures de trail. Ils sont en polaire et parkas, lourdement chargés. Ils me regardent comme un extraterrestre au moment où je double toute la file. Au grand mécontentement du chef de groupe!
Au sommet du Jocou, un autre groupe est déjà là. Décidément, que de monde aujourd’hui. Je fais demi-tour et croise le premier groupe qui finit la montée. Dès qu’ils ont disparu derrière un repli, je me remets nu pour la descente. Plus loin, je trouve un coin à l’abri du vent pour déjeuner, puis rejoint la prairie de Jaboui couverte de fleurs.


On a weekday, I’m going to the Mona Lisa. I hope to be able to take a nice naked hike there.
I leave the car at the Col de Menée and take the Jaboui trail. Before reaching the mountain pasture, I am already naked. I end up in the meadow to see a line of silhouettes on the ridge heading towards the route I wanted to take. I make a detour and climb Mount Barral to give them time to get away.
Coming down from the Barral, I reach the ridge and move quickly. Too fast. I catch up with the whole group at the foot of the raidillon after the Seysse pass. I just put on my shorts. I’m shirtless, with a very small bag and trail shoes. They’re fleece and parkas, heavily loaded. They’re looking at me like I’m an alien as I double-pass the whole line. Much to the annoyance of the group leader!
At the top of the Jocou, another group is already there. It’s definitely busy today. I turn around and cross paths with the first group that finishes the climb. As soon as they’ve disappeared behind a fold, I get naked again for the descent. Further on, I find a place sheltered from the wind for lunch, then I reach the Jaboui meadow covered with flowers
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En octobre 2017, je profite d’une reconnaissance du balisage du GR93 pour faire une recherche de quelques geocaches sur les flancs du mont Barral.


In October 2017, I take advantage of a reconnaissance of the GR93 markings to search for a few geocaches on the slopes of Mount Barral.

Chute à Proveysieux

La neige, tombée il y a quelques jours, a déjà disparu des sommets de Chartreuse, le soleil et un grand ciel bleu incitent à sortir en balade en ce lundi de début décembre. Ne pouvant partir qu’en fin de matinée et comme les journées sont bien courtes en cette saison, je décide de rester dans mon coin de bordure du massif et de retourner une fois de plus vers le pas du Sappey au dessus de Proveysieux. Je suis certain d’y être tranquille.
Je pars seul. Après cinq cent mètres de plat et en abordant la montée, j’ai déjà chaud et me déshabille. En une heure je suis au pas du Sappey. Je laisse de coté la cabane qui tombe peu à peu en ruine et continue en forêt sur ce petit plateau légèrement incliné entre la ligne de falaise au dessus de la vallée de Proveysieux et les crêtes qui surplombent le village et les alentours de Mont Saint Martin. Finalement je me retrouve sur cette avancée de la falaise, couverte d’herbes et d’arbustes qui domine la vallée. Une sorte de balcon entouré de bords à pics, que j’ai déjà visité quelquefois. Vue panoramique assurée sur l’agglomération grenobloise, d’un coté, perdue dans les brumes bleutées du pic de pollution, sur le sommet de la Pinea, de l’autre coté, avec à ses pieds les hameau de Pomarey et Planfey. Il fait tellement bon. Je profite largement du soleil avant qu’il ne descende et commence à glisser derrière la montagne du Sac. Il va être temps de se remettre en route.
Au lieu de reprendre mon chemin de montée, je décide de retrouver un sentier que j’avais emprunté quelques années auparavant, découvert en suivant des traces dans la neige, et qui devrait descendre droit sur Proveysieux. Je décèle effectivement un semblant de sente qui part en lacet. Je m’engage dans la pente. Au bout d’un moment, je perds la piste, mais je remarque par moment des traces d’un passage en zig zag dans les feuilles mortes qui jonchent le sol. Un animal passerait tout droit, c’est donc la marque d’un humain, un chasseur du week end sans doute. Je ne suis donc pas perdu! D’ailleurs j’ai mon gps avec une carte très précise. Qui me montre que cette combe se termine en bas par une barre rocheuse. Je devrais passer à sa gauche ou à sa droite. Je m’arrête à intervalles réguliers pour vérifier ma position et mon avancée.
Et là, soudain, à l’arrêt, je bascule et me retrouve par terre. Dans la chute j’ai senti un claquement au niveau de ma cheville. Aïe! Je me relève. Mon pied, bien tenu par la chaussure haute est sensible mais à l’air de tenir le coup. Mais je me rhabille. Si je dois appeler des secours, autant qu’ils ne me retrouvent pas nu! Puis précautionneusement, je me remet en marche. Arc-bouté sur mes bâtons, je continue la descente jusqu’à aboutir sur un sentier plus ou moins horizontal qui me permet de contourner la barre rocheuse et me ramène en quarante cinq minutes vers la route et mon véhicule. Les pieds toujours bien serrés dans les chaussures, je peux rentrer chez moi et me faire conduire aux urgences.
Bilan: fracture de la malléole, qui va nécessité une hospitalisation pour la pose d’une plaque et un mois et demi de plâtre.


The snow, fallen a few days ago, has already disappeared from the peaks of Chartreuse, the sun and a large blue sky incite to go out on a stroll on this Monday in early December. Not able to leave until the end of the morning and as the days are very short in this season, I decide to stay in my corner of the edge of the massif and to return once more to the pass of the Sappey above Proveysieux. I’m sure I’ll be quiet.
I’m leaving alone. After five hundred meters of flat and approaching the climb, I’m already hot and undress me. In an hour I am at the pass of the Sappey. I leave aside the hut that gradually falls into ruin and continue in the forest on this small plateau slightly inclined between the cliff line above the valley of Proveysieux and the ridges that overlook the village and the surroundings of Mont Saint Martin. Finally I find myself on this advance of the cliff, covered with grass and shrubs that dominates the valley. A sort of balcony surrounded by cliffs, which I have already visited. Panoramic view of the agglomeration of Grenoble, on one side, lost in the bluish mists of the peak of pollution, on the summit of the Pinea, on the other side, with at its feet the hamlets of Pomarey and Planfey. It’s so good. I take full advantage of the sun before it descends and begins to slip behind the mountain of the Sac. It will be time to get back on track.
Instead of resuming my climb, I decided to find a path that I had taken a few years earlier, discovered following traces in the snow, and which should descend straight on Proveysieux. I actually detect a semblance of feeling that goes in yaw. I go down the slope. After a while, I lose the track, but at times I notice traces of a passage in zig zag in the dead leaves that litter the ground. An animal would go straight, so it is the mark of a human, a hunter of the weekend no doubt. So I’m not lost! Besides, I have my GPS with a very precise map. Which shows me that this combe ends at the bottom by a rocky bar. I should pass to his left or right. I stop at regular intervals to check my position and my progress.
And then, suddenly, at a stop, I fall over and find myself on the ground. In the fall I felt a snapping at the level of my ankle. Ouch! I’m getting up again. My foot, held well by the high shoe is sensitive but looks to stick out. But I get dressed. If I have to call for help, as long as they do not find me naked! Then cautiously, I restart. Bracing myself on my sticks, I continue the descent until ending on a more or less horizontal path which allows me to bypass the rocky bar and brings me in forty five minutes towards the road and my vehicle. With my feet still tight in the shoes, I can go home and get me to the emergency rooms.
Assessment: fracture of the malleolus, which will require hospitalization for the placement of a plaque and a month and a half of plaster.

Plateau d’Ambel

J’arrive au point de rendez vous, le col de la Bataille, avec une heure d’avance. J’en profite pour chercher une geocache dans le coin. En revenant, je m’aperçois que pendant ce temps cinq voitures se sont garées au départ du chemin. Je vois partir deux randonneurs, trois se préparent, d’autres sont déjà partis. On ne sera pas seuls aujourd’hui. Pourtant un jour de semaine de fin septembre!
Gilbert arrive, on peut se mettre en route à notre tour. La première partie, une piste pratiquement plate, est encore à l’ombre et bien fraîche, température autour de 12° seulement. Il faut attendre d’atteindre la croix d’Ambel pour trouver le soleil…et le vent! On a déjà croisé un berger; devant nous, au loin, une dizaine de personnes nous précèdent. Et soudain apparaissent juste derrière nous un groupe d’une vingtaine de randonneurs. Il nous faut enfiler nos shorts. On les double en montant à la Tête de la Dame, puis on prend un peu d’avance pour être tranquille. Le chemin longe le plateau d’Ambel, territoire des troupeaux de vaches. De l’autre côté, on domine les vallées d’Omblèze et de Quint.
Notre objectif est de trouver le scialet des Quatre Gorges, découvert en images sur internet. (Scialet est un terme dialectal désignant les gouffres dans les massifs préalpins de Savoie de l’Isère et de la Drôme) C’est assez facile, il est au bord du chemin, entouré de barbelés pour empêcher les vaches de tomber dedans. Quatre trous donnent sur la cavité. On rentre dedans par le plus accessible d’entre eux. A l’intérieur, le sol est un amas de cailloux instables, le plafond, une voûte en forme de cloche percée par ces ouvertures qui laissent rentrer les rayons du soleil, formant des tâches de lumières dans la semi obscurité du gouffre. C’est assez magique ! La séance photo débute, interrompue par tout le groupe de randonneurs qui débarque. On patiente jusqu’à ce qu’ils s’en aillent pour retrouver le calme.
On rejoint ensuite la ferme d’Ambel, où des classes de scolaires écoutent les explications des gardes du parc. On passe rapidement, en shorts, pour chercher une geocache à proximité, puis comme il est encore tôt, on décide de monter au Roc de Toulau, la chaîne de sommets qui domine le plateau d’Ambel. La montée est rude mais en récompense la vue panoramique y est grandiose, jusqu’au Mont Blanc au loin, à la vallée du Rhône et aux monts d’Ardèche du coté opposé. Dans le vent, on se promène au bord des falaises, pour le plaisir de rester ainsi seuls dans la montagne.


I arrived at the rendezvous point, the Col de la Bataille, an hour in advance. I take the opportunity to look for a geocache around. On returning, I realize that during this time five cars parked at the start of the road. I see two hikers leave, three are preparing, others are already gone. We will not be alone today. Yet a weekday in late September!
Gilbert arrives, we can set out on our turn. The first part, a practically flat track, is still in the shade and very cool, temperature around 12 ° only. We must wait reaching the cross of Ambel to find the sun … and the wind! We have already met a shepherd; before us, in the distance, a dozen people preceded us. And suddenly a group of about twenty hikers appear behind us. We need to put on our shorts. We double them up to the Head of the Lady, then we take a little ahead to be quiet. The path follows the plateau of Ambel, territory of the herds of cows. On the other side, one dominates the valleys of Omblèze and Quint.
Our goal is to find the Four Gorges scialet, discovered in images on the internet. (Scialet is a dialectal term designating the abysses in the prealpine massifs of Savoie, of the Isère and the Drôme) It is quite easy, it is at the edge of the road, surrounded by barbed wire to prevent the cows from falling into it. Four holes overlook the cavity. We get in through the most accessible of them. Inside, the floor is a heap of unstable pebbles, the ceiling, a bell-shaped vault pierced by these openings that allow the sun’s rays to return, forming tasks of light in the semi-darkness of the abyss. It’s pretty magical! The photo session begins, interrupted by all the group of hikers who land. We wait until they leave to recover the calm.
We then join the farm of Ambel, where classes of schoolchildren listen to the explanations of the guards of the park. We pass quickly, in shorts, to look for a geocache nearby, then as it is still early, we decide to climb to the Roc de Toulau, the chain of peaks that dominates the plateau of Ambel. The climb is rough but as a reward the panoramic view is magnificent, up to the Mont Blanc in the distance, to the valley of the Rhone and the mounts of Ardeche on the opposite side. In the wind, we walk along the cliffs, for the pleasure of staying alone in the mountains.

Col de la Grande Vache

Vendredi de congé… il fait beau. Direction le col de la Charmette en Chartreuse. Encore faut il pouvoir y arriver. Des bûcherons ont tirés des troncs de sapins sur la route et les ébranchent. Plusieurs minutes d’attente avant qu’ils ne dégagent le passage. Un peu plus loin, des ouvriers refont le parapet, leur camion en travers. Nouvelle attente. Mais finalement, j’arrive au col. Une personne travaille à l’ancienne maison forestière. Sinon, il n’y a qu’une voiture sur le parking enneigé et gelé.
Je me met en route habillé : pantalon, gilet polaire et veste. Mais après quelques minutes , j’arrive au bas du raidillon du Pas de l’Âne. Il est exposé au soleil. Vite j’ai trop chaud et ne garde que la veste, largement ouverte par devant. Je la quitterai un peu plus loin. Il y a pas mal de traces de pas dans la neige, sans doute les passages de la veille. La neige est bien présente. Je me dis que je n’ai oublié qu’une seule chose : les guêtres. Le chemin sort de la forêt au pied du col de la Grande Vache en plein soleil. Au col, je suis surpris par le vent qui souffle. Au lieu de descendre vers le col de la Sure, je grimpe sur ma droite. Là, le vent a soufflé la neige. Il n’en reste guère que dans les creux. Je suis la ligne de crête herbeuse, jusqu’à dominer le col de la Petite Vache. Mais j’hésite à descendre. C’est assez raide, je ne sais pas s’il y a des barres rocheuses ou des trous cachés par la neige. Et personne ne sait que je suis par ici. Je préfère faire demi tour.
Sous le col de la Grande Vache, je me trouve un coin plus ou moins à l’abri, un peu au dessus du chemin. Pour l’instant je n’ai vu personne. Je m’installe pour un bain de soleil tout en casse-croûtant. Tiens, voilà une randonneuse solitaire qui descend, puis un couple qui monte et un moine en robe blanche descendant lui aussi. Je doute qu’aucun ne m’ait repéré, allongé nu entre les rochers et les sapins rabougris. Finalement, à rester immobile, le froid me rattrape. J’enfile un tee shirt et un gilet polaire et me remet en route. La forêt est maintenant bien à l’ombre. J’arrive au parking. Une dernière photo avant de me changer.

Friday off… it’s a nice day. Direction the Charmette pass in Chartreuse. You still have to be able to get there. Some lumberjacks have pulled fir trunks on the road and are delimbing them. Several minutes of waiting before they clear the way. A little further on, workers rebuild the parapet, their truck across. Another wait. But finally, I reach the pass. Someone is working at the old forest house. Otherwise, there is only one car on the snowy and frozen parking lot.
I set off dressed: trousers, fleece vest and jacket. But after a few minutes, I arrive at the bottom of the slope of Pas de l’Âne. It is exposed to the sun. Quickly I get too hot and keep only the jacket, wide open at the front. I’ll take it off a little further on. There are quite a few footprints in the snow, probably the passages from the day before. The snow is very present. I tell myself that I have forgotten only one thing: the gaiters. The path comes out of the forest at the foot of the Great Cow Pass in full sunshine. At the pass, I am surprised by the wind blowing. Instead of going down to the Sure pass, I climb on my right. There, the wind has blown the snow. There’s little snow left but in the hollows. I follow the grassy ridge line, until I dominate the pass of the Little Cow. But I hesitate to go down. It’s quite steep, I don’t know if there are rocky bars or holes hidden by the snow. And nobody knows I’m around here. I’d rather turn back.
Under the Great Cow Pass, I find myself in a more or less sheltered corner, a few meters above the path. So far I haven’t seen anyone. I settle down for a sunbath while having a snack. Here is a solitary hiker coming down, then a couple going up and a monk in a white robe coming down too. I doubt that neither of them spotted me, lying naked between the rocks and the stunted fir trees. Finally, standing still, the cold catches up with me. I put on a T-shirt and a polar vest and set off again. The forest is now well shaded. I arrive at the parking lot. One last picture before dressing.

La Pissarotte

Balade dominicale de fin septembre avec les Marcheurs Nus du Val de Roanne. Une course cycliste nous a forcé à changer d’itinéraire et nous nous retrouvons avec Bernard de la Drôme et Bernard de Genève près du petit village d’Establet à suivre le ruisseau de la Pissarotte.
Fond de vallon encore à l’ombre jusqu’à la cascade. En cette saison, celle ci n’est guère qu’un filet d’eau, mais la barrière rocheuse paraît un obstacle infranchissable. Bernard a une indication : Il faut passer derrière la cascade puis grimper au dessus. Effectivement, le passage est là. Quelque peu glissant sur la roche mouillée, plutôt acrobatique et vertigineux ensuite pour rejoindre un vieux câble rouillé qui mène au sommet. Juste sous les cornes d’un petit troupeau de chèvres qui nous observent avec curiosité depuis leurs promontoires rocheux. Et l’on débouche enfin au soleil. Les chèvres sont là, un peu craintives d’abord, s’éloignant à notre approche, puis, rassurées sans doute par nos tenues, elles viennent nous accompagner. Le reste du chemin est tranquille. Pique nique dans un champ et retour par un chemin en sous bois qui contourne la falaise et la cascade.
Il est encore trop tôt pour rentrer. Quelques centaines de mètres en voiture et on part explorer un chemin sur l’autre versant de la vallée. Il monte raide pour rejoindre une piste forestière qui se déroule à flanc de colline, presque à l’horizontal. Aller retour de deux heures de balade paisible.


Sunday walk at the end of September with the Naked Walkers of the Val de Roanne. A cycle race forced us to change our itinerary and we find ourselves with Bernard from the Drôme and Bernard from Geneva near the small village of Establet to follow the Pissarotte stream.
Bottom of the valley still in the shade up to the waterfall. In this season, the waterfall is hardly more than a trickle, but the rocky barrier seems an impassable obstacle. Bernard has an indication: You have to go behind the waterfall and then climb above it. Indeed, the passage is there. Somewhat slippery on the wet rock, rather acrobatic and vertiginous then to join an old rusty cable that leads to the summit. Just under the horns of a small herd of goats watching us with curiosity from their rocky promontories. And we finally arrive in the sun. The goats are there, a little afraid at first, moving away as we approach, then, reassured no doubt by our outfits, they come to accompany us. The rest of the way is quiet. Picnic in a field and return by an undergrowth path that goes around the cliff and the waterfall.
It is still too early to go back. A few hundred meters by car and we go to explore a path on the other side of the valley. It climbs steeply to reach a forest track that runs on the hillside, almost horizontally. A two-hour walk and return is a peaceful stroll.

Les rochers de Chalves

J’espère être assez tranquille pour une balade nue en ce samedi de début septembre, comptant que tout le monde sera à la recherche des fournitures scolaires dans les supermarchés.
De Mont Saint Martin, il me faut une douzaine de minutes sur le goudron d’une petite route pour atteindre le début du chemin, qui commence tout de suite à grimper dans la forêt. Je quitte short et tee shirt. Je les remettrai au même endroit six heures plus tard, à l’exception de cinq rapides rhabillage approximatifs du short pour croiser des randonneurs, aperçus ou entendus à l’avance, aussi bien à la montée qu’à la descente. Même si certains ont bien pu se rendre compte que je marchais nu, c’est un échange de salut en se croisant.
Arrivé au sommet des rochers de Chalves, je sais qu’il y a mon objectif, une geocache, sur la gauche. Mais le coin est déjà occupé. Je longe donc les crêtes sur ma droite pour trouver un coin pour pique-niquer. Mais en fait, il y a une autre geocache sur ce sommet…de mon coté ! Je la trouve facilement, cachée sous une souche d’arbre mort qui, avec un peu d’imagination, m’apparaît comme un animal fantastique. Des nuées cachent le soleil et montent par moments en filaments par dessus les falaises. Je suis sûr qu’avec cette météo, les randonneurs installés au sommet auront attaqué la descente. Voilà, le soleil est revenu et j’ai tout loisir pour trouver ma deuxième geocache. Ensuite, je fais traîner pour profiter de l’espace, longer la ligne de crête qui domine la petite cabane des Bannettes. Mais il faut bien finalement se résoudre à redescendre !


I hope to be quiet enough for a naked walk on this Saturday in early September, expecting everyone to be looking for school supplies in the supermarkets.
From Mont Saint Martin, it takes me about twelve minutes on the tar of a small road to reach the beginning of the path, which immediately starts to climb up in the forest. I leave shorts and tee shirt. I’ll put them back in the same place six hours later, except for five approximate rapids putting the shorts back on to meet hikers, seen or heard in advance, both uphill and downhill. Even though some may have realized that I was walking naked, it was an exchange of greetings as I passed each other.
Arrived at the top of the rocks of Chalves, I know that there is my objective, a geocache, on the left. But the area is already occupied. So I walk along the ridges on my right to find a place to picnic. But in fact, there is another geocache on this peak…on my side! I find it easily, hidden under a dead tree stump which, with a bit of imagination, looks like a fantastic animal to me. Clouds are hiding the sun and at times rise in filaments over the cliffs. I am sure that with this weather, the hikers at the top will have attacked the descent. Well, the sun is back and I have plenty of time to find my second geocache. Then, I hang around to take advantage of the space, along the ridge line that dominates the small hut of Bannettes. But I finally have to decide to go back down!

Le Chatelleret

Bruno avait proposé une rando dans le vallon des Etançons à la Berarde. Évidement, je suis partant, même si c’était une destination qui ne me serait pas venu à l’idée en cette saison. Pourtant, la route n’est pas encore coupée et la neige de début de saison qui a pu effrayer les randonneurs a bien fondue et n’est pas encore suffisante pour les skieurs. Les raquettes sont inutiles et resteront dans le coffre de la voiture.
Le ciel est radieux, le vent absent. Départ habillé, pantalon et polaires, mais au bout de dix minutes, encore en vue du hameau, la chaleur se fait sentir. Arrêt pour enlever une polaire…allez, autant tout quitter.
On grimpe au dessus de la Berarde, on laisse de côté le chemin de la Tête de la Maye, puis on s’engage sur le versant droit dans le vallon. Légère descente pour traverser le torrent sur une passerelle et court moment à l’ombre et à la fraîcheur. On débouche en vue de la face sud de la Meije, majestueuse qui bouche l’axe du vallon. La montée est douce et régulière. La neige peu épaisse et dure crisse sous les pas. Quelques grandes enjambées au dessus de petits torrents. On se sent vraiment seul dans ce décor de neige et de rocher. Ah, non. Un randonneur descend. Comme il nous a vu, inutile de se changer. Il nous conseille en souriant de ne pas oublier la crème solaire. On arrive au refuge du Chatelleret. Un autre randonneur passe et s’éloigne. Il nous suivra tout à l’heure à la descente en restant à distance respectueuse!
Longue pose déjeuner et photos sur la terrasse devant le refuge. On resterait bien là des heures à lézarder et à admirer le panorama des montagnes environnantes mais il vaut mieux redescendre avant que le soleil ne baisse trop derrière les sommets et que l’ombre n’envahisse la vallée.
C’était vraiment la journée idéale pour une randonnue en cette saison. Qu’il ne fallait pas rater!


Bruno had proposed a hike in the Etançons valley at La Berarde. Obviously, I’m in, even if it was a destination that would not have occurred to me at this time of year. However, the road is not yet cut and the snow from the beginning of the season, which may have scared the hikers, has melted and is still not enough for the skiers. Snowshoes are useless and will stay in the trunk of the car.
The sky is radiant, the wind is absent. Departure dressed, trousers and fleeces, but after ten minutes, still in sight of the hamlet, the heat is felt. Stop to take off a fleece…come on, we might as well drop everything.
We climb over the Berarde, let aside the path of the Tête de la Maye, then we go on the right side of the valley. Slight descent to cross the torrent on a footbridge and short moment in the shade and coolness. We come out in view of the south face of the Meije, which majestically blocks the axis of the valley. The ascent is gentle and regular. The thin and hard snow crunches under the footsteps. Some big strides above small torrents. One feels really alone in this scenery of snow and rock. Ah, no. A hiker comes down. Since he saw us, there’s no need to change. With a smile, he advises us not to forget the sunscreen. We arrive at the Chatelleret refuge. Another hiker passes by and walks away. He will follow us down the hill, but keep a respectful distance!
Long lunch break and photos on the terrace in front of the refuge. We would have liked to stay there for hours to laze around and admire the panorama of the surrounding mountains, but it is better to go back down before the sun goes down too much behind the peaks and the shade invades the valley.
It was really the ideal day for a naked hike in this season. A day not to be missed!

Calanques de Cassis

Rendez-vous raté avec les calanques.
Je me suis inscrit à Marseille – Cassis, une course à pieds mythique de vingt kilomètres avec les trois cent et quelques mètres de dénivelé du passage au col de la Gineste. La course se déroulant le dimanche 28 octobre, je me suis programmé quelques jours de séjour à Cassis, à l’entrée des calanques. Las, la météo n’a pas été vraiment au rendez-vous.
A mon arrivée le vendredi, un déluge de pluie m’a accueilli. Les rues de la ville inondées et l’eau du port d’une couleur marron inhabituelle. Dans la nuit de vendredi à samedi, la pluie a laissé la place au vent. Un mistral violent qui a dégagé le ciel. Samedi, le soleil inondait le paysage, le blanc des rochers, le bleu ou le vert de la mer, mais le vent toujours présent était bien sensible. Malgré tout, en short et tee shirt, j’ai suivi ce début de chemin des calanques par Port Miou, Port Pin et la direction d’En Vau. Mais en week end il y a du monde sur ce chemin très classique. Alors pas de randonnue, mais j’ai réussi à m’isoler pour une bonne heure et demi de bain de soleil, à l’abri du vent, d’abord sur la pointe d’En Vau puis sur les dalles de rocher de la pointe de Cacau.
Dimanche, la course a commencé par une longue attente glaciale près du stade vélodrome, mais dés le départ donné, s’est ensuite déroulé de façon parfaite pour moi. Je me suis senti à l’aise tout au long du parcours et ai effectué un meilleur chrono que prévu.
Le lundi, sur les conseils de Bruno, j’avais prévu une randonnue vers le mont Puget, mais vue la température toujours très froide, j’ai laissé tomber et repris la route pour Grenoble…et la neige!


Missed rendezvous with the creeks.
I signed up for Marseille – Cassis, a mythical twenty-kilometre foot race with the three hundred or so metres of difference in altitude of the passage at the Col de la Gineste. The race takes place on Sunday, October 28th, and I planned to spend a few days in Cassis, at the entrance to the calanques. Unfortunately, the weather was not really good.
When I arrived on Friday, a deluge of rain greeted me. The streets of the city were flooded and the water in the port was an unusual brown color. During the night from Friday to Saturday, the rain gave way to the wind. A violent mistral wind that cleared the sky. On Saturday, the sun flooded the landscape, the white of the rocks, the blue or green of the sea, but the ever-present wind was very noticeable. Despite everything, in shorts and tee shirt, I followed this beginning of the path of the calanques by Port Miou, Port Pin and the direction of En Vau. But during the week end there are people on this very classic path. So no naked hiking, but I managed to isolate myself for a good hour and a half of sunbathing, sheltered from the wind, first on the pointe d’En Vau and then on the rock slabs of the pointe de Cacau.
On Sunday, the race started with a long icy wait near the velodrome stadium, but as soon as the start was given, it went perfectly for me. I felt comfortable all along the course and set a better time than expected.
On Monday, on Bruno’s advice, I had planned a naked hike to Mount Puget, but due to the still very cold temperature, I gave up and headed back to Grenoble…and the snow!