Séjour à Cervières

Cette année, le séjour automnale organisé par Bruno et l’association Rsvnat s’est déroulé fin septembre en bordure du massif du Queyras, à partir d’un gîte situé dans le hameau des Laus du village de Cervières. On a eu la chance d’une météo exceptionnelle, beau temps tout au long de la semaine avant un renversement et la pluie le jour du départ.

Nous étions onze venus des quatre coins de la France et même de Suisse et d’Allemagne.

Le dimanche, départ directement à pied du gîte pour monter au fort de la Lausette. Dès qu’éloigné des maisons du hameau tout le monde se déshabille. D’abord en forêt le sentier grimpe ensuite en lacets raides pour franchir la falaise rocheuse avant de retrouver un cheminement plus doux pour atteindre l’ancien fort. Un bâtiment carré recouvert de végétation, quelques murs et des vestiges d’affûts de canons témoignent de la présence militaire dans cette région frontalière avec l’Italie. Pour le retour la possibilité d’une boucle par un autre sentier est possible, mais un panneau indiquant un passage difficile et un chemin pouvant être dégradé est planté à la bifurcation. « Ça passe » nous dit un randonneur qui surgit à ce moment là puis s’éloigne rapidement. Ça passe effectivement pour ceux qui ont le pied sûr et ne craignent pas le vertige. Le groupe se divise donc en deux.

Lundi, on part de la vallée perchée des Fonts de Cervières. Marche d’échauffement, habillés, entre les deux derniers hameaux du vallon au milieu d’un troupeau de vaches. Aux Fonts, c’est le rassemblement des moutons qui reviennent d’alpage. On se déshabille dès la première grimpette du sentier. Paysage de reliefs arrondis couverts de prairie alpine brune et rase.On croise trois randonneurs qui descendent. « Chacun son délire » dit l’une d’elles. Plus haut au col des Marsailles, quatre autres sont bien plus souriants, mais préviennent. « De l’autre coté, ça souffle et il fait froid ! » Pause casse croûte à l’abri du vent. On contourne le petit lac des Maîts avant de se poser sur la rive du lac des Cordes, et même pour certains de se baigner…enfin, se tremper. Un couple est assis sur la rive opposée, un autre avec un enfant est un peu à l’écart derrière nous. En repartant on croise un berger et son chien « Bonjour – bonjour ». Un passage câblé dans une faille de rochers donne un peu de piquant à la descente.

Mardi, l’objectif du jour est le sommet du Chenaillet à 2650 mètres d’altitude. Départ du parking juste avant le hameau de la Chau. A proximité du resplendissant petit lac des Sarailles, on croise une randonneuse. Échange de quelques mots. Plus haut sur un replat, c’est tout une classe de jeunes filles en sortie géologie qui passe. Les premiers se sont couverts sommairement ce qui a provoqué des rires. Le groupe s’est installé sur un rocher à l’écart du chemin, on peut passer sans risque. Le paysage devient très minéral. Roche noire d’origine volcanique. Nous sommes sur un sentier de découverte géologique bien aménagé avec des balises régulières et des panneaux d’explication. Au sommet, trois tables d’orientation sur un panorama à 360°. La station de Montgenèvre est à nos pieds. Nous sommes seuls et profitons pleinement des paysages alentours. Dans la descente par le petit et bien maigre lac Noir, deux vététistes nous croisent. Plus bas, au dessus du hameau déserté en ruine des Fraches, c’est un couple de promeneurs avec un chien. On s’arrête pour échanger quelques mots. Retour à La Chau et aux voitures.

Mercredi. Changement de vallée. On franchit le col de l’Izoard et sa Casse Déserte. Le chemin démarre en face du parking touristique. A l’ombre dans la forêt, il fait encore un peu frais. Deux jeunes femmes avec des chiens passent. On les avertit « Vous risquez de nous voir nus dès qu’il fera un peu plus chaud. » Ça les fait rire. A la prochaine bifurcation, alors qu’on s’est effectivement déshabillé, elles partent sur la gauche alors que notre chemin vers le col du Troncher nous mène de l’autre côté. Au col un joli sentier en lacets plonge vers le fond de la vallée. Trois cent mètres de descente qu’il va falloir ensuite remonter par un chemin qui grimpe dru entre herbe et caillasse jusqu’à déboucher au bord du lac de Souliers. Les plus vaillants font l’ascension de la Crête de Coste Belle. Des groupes, des couples passent, s’installent sur l’autre rive du petit lac, repartent. Tous sont plutôt chaudement vêtus, pantalons long, manches longues. Notre tenue détonne mais sans remarques. Un randonneur s’approche pour discuter. Il est naturiste de plage mais n’a jamais essayé en rando. Il semble bien connaître le coin et s’assied pour échanger sur les itinéraires et les sommets des alentours. Rhabillage, après quelques autres rencontres, en vue du parking.

Jeudi. Retour à la vallée des Fonts de Cervières. Pour débuter nous prenons le même itinéraire que lundi, puis nous obliquons pour rejoindre le col de Péas, juste au pied des aiguilles sombres du Pic de Rochebrune. Du col nous continuons un peu. Certains montent au Sommet du Grand Vallon. Pour ma part je reste à faire des photos sur une petite langue de roche volcanique noire qui domine le paysage d’herbe brune que nous avons emprunté pour monter. Contraste des formes et des couleurs. A la descente on croise un vététiste, chargé, qui va pousser son vélo pour rejoindre le col et descendre de l’autre côté. On s’encourage mutuellement avec le sourire. Plus bas quatre personnes assez âgées. « On ne vous gêne pas ? » – « On en a vue d’autre dans la vie ! ». Trois autres arrivent . « Mais c’est interdit » dit la femme avec le sourire. « Ce n’est pas si simple, répond son mari, la loi interdit l’exhibition sexuelle, mais ce n’est pas le cas » et la femme reprend « Vous connaissez sans doute le camping de Ferreyrolles sur la Ceze » Manifestement le naturisme, ils connaissent.

Vendredi, dernière rando de la semaine, au départ d’un parking sur une route forestière au dessus du village de Brunissard, de l’autre coté du col de l’Izoard. A notre arrivée le parking est déjà plein. On se dit qu’on risque de rencontrer du monde. Le cheminement commence par une large piste. De façon surprenante, personne devant, personne derrière, les vêtements tombent. On traverse les hameaux d’alpage, presque déserts, de Drataya et Clapeyto, sans même se couvrir. L’itinéraire serpente entre les buttes d’herbes jaunies et les lacs et marais du Cogoul jusqu’au col de Néal, où l’on se pose à l’abri du vent pour le repas. Deux randonneurs s’arrêtent en contrebas. Ce sont ceux qui partaient en même temps que nous du parking et que l’on avait prévenu qui ont fait la boucle en sens inverse. Au moment de repartir, on croise un couple qui s’étonne de notre capacité à tenir dans le vent. On les reverra plus bas. Tout un groupe marche en avant de nous, mais comme ils vont lentement, on les rattrape. « Vous n’avez pas trop chaud ? -Et vous pas froid ? » Mais en groupe organisé, encadrés par un accompagnateur de montagne, on les sent plutôt défavorables. On passe vite et on s’éloigne. Plus bas on retrouve le couple croisé précédemment avec qui on peut échanger plus sereinement et avec qui on fait un bout de descente. Finalement, on arrive nus au parking qui est maintenant pratiquement vide.

Une belle semaine de randonnées, avec au total 60 km et 4100 mètres de dénivelé parcourus qui montre à travers les rencontres que l’acceptation de la nudité en montagne fait des progrès.


This year, the autumnal stay organized by Bruno and the Rsvnat association took place at the end of September on the borders of the Queyras massif, from a gite located in the hamlet of Laus in the village of Cervières. We were lucky to have exceptional weather, good weather all week long before a reversal and rain on the day of departure.

We were eleven people coming from all over France and even from Switzerland and Germany.

On Sunday, we left directly from the gite to climb to the Lausette fort. As soon as we were far from the houses of the hamlet, everybody undressed. First in the forest, the path climbs steeply to cross the rocky cliff before finding a gentler path to reach the old fort. A square building covered with vegetation, some walls and the remains of cannon mounts testify to the military presence in this region bordering Italy. For the return trip, the possibility of a loop by another path is possible, but a sign indicating a difficult passage and a path that can be damaged is planted at the fork. A hiker who appears at this point and then quickly moves away tells us « It’s okay ». It’s okay for those who are sure-footed and not afraid of heights. The group thus divides in two.

Monday, we begin from the perched valley of Fonts de Cervières. Warm-up walk, dressed, between the last two hamlets of the valley in the middle of a herd of cows. At the Fonts, it is the gathering of the sheep which return from mountain pasture. We undress as soon as the first climb of the path. The landscape of rounded reliefs covered with brown alpine meadow and rase. We meet three hikers who are going downhill. « Each one of us has his own fantasy » says one of them. Higher up at the Marsailles pass, four others are much more smiling, but warn. « On the other side, it blows and it’s cold! Break for a snack sheltered from the wind. We go around the small lake of Maîts before landing on the bank of the lake of Cordes, and even for some to bathe… well, to soak. A couple is sat on the opposite bank, another with a child is a little apart behind us. While leaving we cross a shepherd and his dog  » Hello – hello « . A passage cabled in a fault of rocks gives a little spice to the descent.

Tuesday, the objective of the day is the summit of Chenaillet at 2650 meters of altitude. Departure from the parking just before the hamlet of La Chau. Near the resplendent small lake of Sarailles, we cross a female hiker. Exchange of some words. Higher on a flat, it is a whole class of young girls in geology outing which passes. The first ones covered themselves summarily what provoked laughter. The group settled on a rock away from the path, we can pass without risk. The landscape becomes very mineral. Black rock of volcanic origin. We are on a path of geological discovery well arranged with regular markers and panels of explanation. At the top, three orientation tables on a 360° panorama. The resort of Montgenèvre is at our feet. We are alone and enjoy the surrounding landscapes. In the descent by the small and very thin Black Lake, two mountain bikers cross us. Further down, above the deserted ruined hamlet of Les Fraches, it is a couple of walkers with a dog. We stop to exchange some words. Return to La Chau and to the cars.

Wednesday. Change of valley. We overcome the pass of Izoard and its Casse Déserte. The way starts in front of the tourist parking. In the shade in the forest, it is still a little fresh. Two young women with dogs pass. We warn them « You might see us naked as soon as it gets a little warmer. » This makes them laugh. At the next fork, whereas we undressed indeed, they leave on the left whereas our way towards the pass of Troncher leads us on the other side. At the pass a nice path in laces dives towards the bottom of the valley. Three hundred meters of descent that we will then have to climb again on a path that climbs steeply between grass and rocks until we reach the edge of the Souliers lake. The most courageous climb the Crête de Coste Belle. Groups and couples pass by, settle on the other side of the small lake, and leave again. All are rather warmly dressed, long pants, long sleeves. Our outfit contrasts but without remarks. A hiker approaches to discuss. He is a beach naturist but has never tried it on a hike. He seems to know well the area and sits down to exchange on the routes and the summits of the surroundings. Dressing, after some other meetings, in view of the parking.

Thursday. Back to the Fonts de Cervières valley. To start we take the same itinerary as on Monday, then we turn to reach the col de Péas, just at the foot of the dark needles of the Pic de Rochebrune. From the pass we continue for a while. Some of us go up to the Grand Vallon summit. For my part, I stay to take pictures on a small tongue of black volcanic rock that dominates the brown grass landscape we used to climb. Contrast of forms and colors. In the descent we cross a biker, loaded, who is going to push his bike to join the pass and to go down on the other side. We encourage each other with a smile. Further down four rather old people. « Are we not in trouble? » – « We have seen other things in life! ». Three others arrive. « But it’s forbidden » says the woman with a smile. It’s not that simple, » answers her husband, « the law forbids sexual exhibition, but it’s not the case » and the woman continues, « You probably know the campsite of Ferreyrolles sur la Ceze » Obviously naturism, they know.

Friday, last hike of the week, starting from a parking on a forest road above the village of Brunissard, on the other side of the Izoard pass. At our arrival the parking is already full. We say to ourselves that we risk to meet people. The walk begins by a wide track. In a surprising way, nobody in front, nobody behind, the clothes fall. We cross the hamlets of alpine pasture, almost deserted, of Drataya and Clapeyto, without even covering ourselves. The itinerary winds between the mounds of yellowed grass and the lakes and marshes of the Cogoul until the pass of Néal, where we settle down in the shelter of the wind for the meal. Two hikers stop below. They are those who left at the same time as us from the parking lot and that we had warned who made the loop in opposite direction. At the time to leave again, we cross a couple who is astonished by our capacity to hold in the wind. We shall see them again lower. A whole group walks in front of us, but as they go slowly, we catch up them. « You are not too hot? -And you not cold? » But in organized group, coached by a mountain leader, we feel them rather unfavorable. We pass quickly and we move away. Further down we find the couple crossed previously with whom we can exchange more serenely and with whom we make a part of descent. Finally, we arrive naked to the parking which is now practically empty.

A beautiful week of hikes, with a total of 60 km and 4100 meters of difference in altitude which shows through the meetings that the acceptance of the nudity in mountain makes progress.

La Jarjatte

L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne s’est récemment vu confier la gestion du balisage d’une deuxième portion du GR 93 entre le hameau des Amayères à Lus la Croix Haute et le col du Charnier, sur le versant Dévoluy de la Drôme. Je tenais à parcourir ce cheminement pour vérifier l’état du chemin et du balisage ; j’ai donc inscrit au programme de l’association cette sortie un dimanche de début septembre. Le samedi en fin d’après midi, c’est par une pluie battante que j’ai posé mon camion sur le parking de Lus. Mais les prévision météo étant tout de même optimistes, j’ai confirmé le rendez vous pour le lendemain. Pluie encore durant la nuit, soleil et ciel bleu le matin.

Les véhicules posés à l’arrivée, nous rejoignons le départ grâce à Babette, qui ne peut marcher mais assure la logistique. Nous sommes cinq avec Didier, Loïc, Jean Paul et Xavier, un nouveau amené par Jean Paul. Une piste s’élance dans les gorges des Amayères qui mène au pied des pentes herbeuses qui nous attendent sur quelques 600 mètres de montée sans interruption. Une bonne pente mais régulière et qui découvre les paysages alentours. Xavier peine et monte lentement, mais on a le temps et les conditions sont idéales pour marcher nus. Seule la présence de nombreuses mouches est quelque peu gênante. Deux croisements de randonneurs textiles se passent avec simplicité sans que l’on ait même songer à se rhabiller tant on est à l’aise. Arrêt pique nique avec un panorama à 360° sur le Trièves, le Grand Ferrand, les sommets du Dévoluy autour de la Jarjatte et le Vercors de l’autre côté. Une vue somptueuse ! On repart. Jean Paul et Xavier coupent dans l’alpage tandis que l’on continue sur le GR en traversant les troupeaux de vaches placides et en longeant les falaises.On se retrouve au col de la Croix pour la descente finale plus raide et caillouteuse au grand malheur de Xavier qui n’en peu plus mais qui semble prêt à recommencer une balade avec nous.


The association of Naked Walkers of the Val de Roanne was recently entrusted with the management of the marking of a second portion of the GR 93 between the hamlet of Amayères in Lus la Croix Haute and the Charnier pass, on the Dévoluy side of the Drôme. I wanted to walk this path to check the state of the path and the markings; I therefore included this outing in the association’s program on a Sunday in early September. On Saturday at the end of the afternoon, it is by a beating rain that I put my van on the parking lot of Lus. But the weather forecast being optimistic, I confirmed the appointment for the next day. Rain again during the night, sun and blue sky in the morning.

The vehicles are put down at the arrival, we join the departure thanks to Babette, who cannot walk but ensures the logistics. We are five with Didier, Loïc, Jean Paul and Xavier, a new one brought by Jean Paul. A track starts in the gorges of Amayères which leads to the foot of the grassy slopes which await us on some 600 meters of uninterrupted ascent. A good but steady slope that reveals the surrounding landscapes. Xavier suffers and goes up slowly, but we have time and the conditions are perfect to walk naked. Only the presence of numerous flies is a little annoying. Two crossings of textile hikers happen with simplicity without having even thought of getting dressed so much we are at ease. Picnic stop with a 360° panorama on the Trièves, the Grand Ferrand, the peaks of Dévoluy around the Jarjatte and the Vercors on the other side. A sumptuous view! We set out again. Jean Paul and Xavier cut in the mountain pasture while we continue on the GR by crossing the herds of placid cows and by skirting the cliffs. We join the pass of the Cross for the final descent more steep and stony to the great misfortune of Xavier who can not bear it any more but who seems ready to start again a walk with us.

Lac de la Balmette

Rando avec ma compagne dans le massif de Belledonne du coté de la vallée de l’Eau d’Olle, objectif: le lac de la Balmette, moins connu que celui de Belledonne. Pas d’autre véhicule sur le parking au départ du chemin. On est vraiment tranquille. Au bout de cinq minutes, je me déshabille. Ma compagne ne me dit rien, c’est bon signe. On rate un départ de sentier et on galère quelque peu à avancer au hasard dans la pente et la végétation, mais on finit par retrouver le chemin. Qui monte en lacets dans la forêt. C’est régulier et on gagne vite de l’altitude. On passe devant un chalet inhabité. Ça continue de monter. Je remet mon short pour croiser deux randonneurs qui descendent, aperçus de loin, qui nous indiquent la possibilité d’une boucle pour éviter un aller-retour. Au dessus de la forêt, on a le spectacle des sommets environnants. Le pic de Belledonne et les pointes alentours, toutes de roches noires, en face le versant du domaine de l’Alpe d’Huez au dessus de Vaujany et Oz, sur le côté la suite de la vallée de l’Eau d’Olle qui monte vers le col du Glandon. Arrêt pique nique devant ce panorama. On rejoint le GR. Descentes, montées, parmi les massifs de rhododendrons…on arrive au ruisseau de la Balmette. Ma compagne décide d’arrêter là. Je poursuis en suivant dans les blocs rocheux une vague trace et quelques cairns qui me mènent en une vingtaine de minutes au lac de la Balmette. Petit lac dans un écrin de roches sombres, avec quelques restes de névés à proximité. Demi tour. On a décidé de suivre le conseil du randonneur croisé et de faire la boucle. Le chemin rejoint une croupe puis plonge derrière en une descente raide jusqu’à retrouver la forêt. Mais on n’est plus du tout dans le vallon de départ. Un chemin s’étire plus ou moins horizontalement, doux après le sol cassant du chemin de descente. Mais pour rejoindre notre cheminement du matin, un longue montée est nécessaire, vraiment durement ressentie après ces déjà longues heures de marche. Il ne nous restera plus que les lacets de la descente. Mais là, on est rattrapé par deux couples de randonneurs. Je dois remettre mon short et le garder jusqu’au parking. Le conseil avisé du randonneur croisé nous a fait faire un beau parcours mais a bien rallongé celui que nous avions prévu ! Une « petite » balade de 8 heures 15 de durée et 1400 m de dénivelé, dont au moins 7 h 30 en nudité.


Hiking with my partner in the Belledonne massif, on the side of the Eau d’Olle valley, objective: the Balmette lake, less known than the one of Belledonne. No other vehicle on the carpark at the beginning of the way. We are really quiet. After five minutes, I undress. My companion says nothing to me, it is good sign. One misses a departure of path and one struggles a bit to advance randomly in the slope and the vegetation, but one ends up finding the way. Which goes up in laces in the forest. It is regular and we gain altitude quickly. We pass in front of an uninhabited chalet. That continues to go up. I put back my shorts to cross two hikers who go down, seen from afar, who indicate us the possibility of a loop to avoid an out-and-back. Above the forest, we have the spectacle of the surrounding summits. The peak of Belledonne and the surrounding peaks, all of black rocks, in front of the slope of the area of the Alpe d’Huez above Vaujany and Oz, on the side the continuation of the valley of the Eau d’Olle which goes up towards the pass of Glandon. Stop picnic in front of this panorama. We join the GR. Descents, climbs, among the massifs of rhododendrons… we arrive at the brook of Balmette. My wife decides to stop there. I continue by following in the rocky blocks a vague trace and some cairns which lead me in about twenty minutes to the lake of Balmette. A small lake in a dark rock setting, with some remains of snow near it. Half turn. We decided to follow the advice of the crossed hiker and to make the loop. The way joins a croup then plunges behind in a steep descent until finding the forest. But we are not any more in the valley of departure. A path stretches more or less horizontally, soft after the breaking ground of the downhill path. But to join our path of the morning, a long rise is necessary, really hard felt after these already long hours of walk. We will have only the laces of the descent left. But there, we are caught up by two couples of hikers. I have to put back my shorts and to keep it until the parking lot. The wise advice of the crossed hiker made us make a beautiful course but lengthened well the one that we had planned! A « small » walk of 8 hours and 15 minutes duration and 1400 m of ascent, including at least 7 hours and 30 minutes in nudity.

Lac d’Aiguebelette

Jour de semaine au lac d’Aiguebelette. Je mets à l’eau vers 10 heures du matin, il n’y a pas trop de monde, seulement deux paddle qui se préparent à coté de moi. Je m’éloigne de quelques mètres et enlève mon maillot de bain avant de mettre la jupe du kayak. Je n’ai plus que mon gilet de sauvetage, mon chapeau et les gants. Je traverse le lac pour aller voir si les nénuphars sont en fleurs. Ils le sont ! Au cours de ma dernière navigation ici, fin mai, ils n’étaient pas encore fleuris. Je ne voulais pas rater ce spectacle. Je me dirige vers l’île, mais la plage est occupée. Je continue vers le ruisseau du Thiez. Là aussi des nénuphars en fleurs. Retour sur le lac. J’ai envie de me poser et cherche un coin isolé. J’en trouve un. Il y a deux paddle d’un coté, un couple en kayak de l’autre, mais la configuration des lieux fait que l’on ne se voit pas ! Je débarque et m’installe pour le casse croûte. Je repars, mais je n’ai guère envie de rentrer tout de suite. Je me pose encore une fois ; dans les blocs rocheux, à l’ombre de la végétation. J’en profite pour me baigner, être dans l’eau et pas seulement sur l’eau !


Weekday at Lake Aiguebelette. I put the kayak in the water around 10 am, there are not too many people, only two paddles that are getting ready next to me. I move a few meters away and take off my swimsuit before putting on the kayak skirt. I have only my life jacket, my hat and the gloves. I cross the lake to see if the water lilies are in bloom. They are! During my last navigation here, at the end of May, they were not yet in bloom. I didn’t want to miss this show. I head for the island, but the beach is occupied. I continued towards the Thiez stream. There also water lilies in flowers. Back on the lake. I want to settle down and look for an isolated corner. I find one. There are two paddles on one side, a couple in kayak on the other, but the configuration of the place makes that we do not see each other! I disembarked and settled down for the snack. I leave, but I don’t want to go back immediately. I settle down again; in the rocky blocks, in the shade of the vegetation. I take the opportunity to swim, to be in the water and not only on the water!

Source du Gargoton

Période caniculaire. Pour échapper à ces hautes températures, Bruno propose une randonnue crépusculaire. Je suis bien évidemment partant. On se retrouve à trois sur un parking de la Rochette pour embarquer dans sa voiture. Quelques kilomètres de route et une bonne distance de piste forestière plus tard on arrive au départ du sentier. Il est 18h45, il fait bon dans ce versant nord de la chaîne de Belledonne! Pas d’autre véhicules dans ce coin retiré, donc départ nus. Ce sera une rando 100 % naturiste ! Ça commence à monter tout de suite en forêt. On atteint la source du Gargoton où je trouve une geocache, mais les copains ont continué directement, je dois donc les rattraper. Le sentier monte entre blocs rocheux et massif de rhododendrons jusqu’à atteindre le col de la Perrière. Seconde geocache. Encore un effort jusqu’à un petit sommet qui nous permet de contempler le temps d’un sandwich au soleil couchant l’ancienne station de Valpelouse, la vallée de l’Isère au loin et la chaîne de Chartreuse. Puis c’est la descente dans la semi obscurité dans une combe couverte de myrtillier, puis en forêt. Là l’obscurité est complète et le descente se continue et finit à la frontale.4 heures de rando, près de 10 km et 800 m de dénivelé…officiellement pas un effort à faire en période de canicule…mais on était si bien la haut seuls et au frais !


Hot period. To escape these high temperatures, Bruno proposes a twilight naked hike. I am obviously part of it. We find ourselves to three on a parking lot of the Rochette to embark in his car. Some kilometers of road and a good distance of forest track later we arrive at the departure of the path. It is 18h45, it is pleasant in this northern slope of the chain of Belledonne! No other vehicles in this secluded area, so we start naked. It will be a 100% naturist hike! That starts to go up immediately in forest. We reach the source of Gargoton where I find a geocache, but the buddies continued directly, I must thus catch up them. The path goes up between boulders and massif of rhododendrons until reaching the pass of the Perrière. Second geocache. Another effort to reach a small summit which allows us to contemplate the time of a sandwich at sunset the old resort of Valpelouse, the valley of Isère in the distance and the mountain range of Chartreuse. Then it’s the descent in the semi-darkness in a valley covered with bilberry trees, then in the forest. There the darkness is complete and the descent continues and finishes with the headlamp.4 hours of hike, nearly 10 km and 800 m of difference in height…officially not an effort to make in period of heat wave…but we were so well up there alone and in the cool!

Dent de Moirans

L’un des attraits du geocaching est de faire découvrir des endroits que l’on n’aurait pas idée de visiter sans cette incitation. C’est exactement le cas pour cette Dent de Moirans qui depuis quarante ans est visible depuis ma fenêtre, mais paraît bien anodine, sur un mamelon boisé au pied des falaises du Vercors. Je vais tout de même aller jeter un coup d’œil sur deux caches.

Depuis un parking au bout d’une petite route, le cheminement rejoint vite une très large piste qui a sans doute été élargie et aplanie récemment. Parcours sans charme sur lequel je reste habillé. Jusqu’à rejoindre un vieux chemin en forêt qui est nettement plus agréable. Là, je me déshabille. Comme je n’ai qu’un petit sac à dos sans poche extérieures, je garde mon short à la main, au cas où !

Détour par une table d’orientation, lieu d’une earth cache sur la géologie de la région. Je rejoins le chemin qui monte vers la Dent. Dans un virage, une randonneuse descend en face de moi. Je met juste mon short devant moi et salue. J’ai un sourire en réponse. J’arrive à la seconde geocache. La boite est vite trouvée, mais pas de logbook à l’intérieur, juste un sachet vide et quelques objets. Quelques centaines de mètres plus loin, j’arrive à la Dent. J’aperçois une personne assise me tournant le dos, observant le panorama. J’enfile le short et m’avance. Salutations. La personne me laisse la place sur l’étroit belvédère. La vue est superbe sur la vallée de l’Isère, malgré une brume de chaleur qui amoindri les lointains. Puis un trailer arrive tout essoufflé. Au bout de quelques minutes les deux repartent. Seul, je tente une photo autoportrait, mais nulle part pour accrocher vraiment mon appareil. Je repère une étroite sente et découvre plusieurs autres belvédères bien plus pratiques pour les photos…et bien plus isolés et tranquilles. La ligne de falaises qui s’étend depuis là porte le nom, bien évidemment séduisant pour moi, de Rocher de la Fesse. Je l’illustre en photo. Dans la descente je croise un vététiste qui monde. Le short tenu à la main devant moi encore et quelques mots : « Pas trop dur en vélo ? – Non, ça va, bonne rando ». Je bifurque ensuite par une vieille piste défoncée par le débardage, creusée d’ornière et de troncs en travers qui me ramène à quelques dizaine de mètres du parking. J’espère arriver à mon véhicule sans avoir à me changer, mais las ! Un grand bruit derrière moi et le vététiste déboule. J’enfile mon short. Sa voiture est là aussi. Arrêté, il s’excuse auprès de moi avec le sourire : « Je vous ai dérangé. On ne peut jamais être tranquille » Puis nous échangeons sur les différents parcours et les travaux forestiers qui les compliquent.


One of the attractions of geocaching is that it allows you to discover places that you wouldn’t have thought of visiting without this incentive. This is exactly the case for this Dent de Moirans which has been visible from my window for forty years, but seems quite insignificant, on a wooded hillside at the foot of the Vercors cliffs. I’m going to have a look at two caches anyway.

From a parking lot at the end of a small road, the path quickly joins a very wide track that has probably been widened and leveled recently. A path without charm on which I remain dressed. Until I reach an old path in the forest which is much more pleasant. There, I take off my clothes. As I only have a small backpack with no outside pocket, I keep my shorts in my hand, just in case!

Detour by an orientation table, place of an earth cache on the geology of the region. I join the path that goes up to the Dent. In a bend, a woman hiker comes down in front of me. I just put my shorts in front of me and wave. I have a smile in response. I arrive at the second geocache. The box is quickly found, but no logbook inside, just an empty bag and a few items. A few hundred meters further, I arrive at the Dent. I see a person sitting with his back to me, observing the panorama. I put on the shorts and walk forward. Greetings. The person leaves me the place on the narrow belvedere. The view is superb on the Isère valley, in spite of a heat haze which reduces the distance. Then a trailer arrives all out of breath. After a few minutes, both of them leave. Alone, I try a self-portrait, but nowhere to really hang my camera. I find a narrow path and discover several other viewpoints much more convenient for pictures…and much more isolated and quiet. The line of cliffs that stretches from there bears the name, obviously attractive to me, of Rocher de la Fesse. I illustrate it with a picture. On the way down I meet a mountain biker who is riding. The shorts held in the hand in front of me again and some words: « Not too hard on the bike? – No, I’m fine, have a good hike ». I fork then by an old track broken by the logging, dug of rut and of trunks across which brings me back to some ten meters of the carpark. I hope to get to my vehicle without having to change, but I’m out of luck! A big noise behind me and the mountain biker is riding. I put on my shorts. His car is there too. He stopped and apologized to me with a smile: « I disturbed you. One can never be quiet  » Then we exchange on the various paths and the forest works which complicate them.

Geocaching à Lans en Vercors

Début juin. La météo est correcte. J’ai repéré quelques geocaches à chercher au sommet des pistes de ski de la station de Lans en Vercors. Il faut y aller maintenant avant que la saison estival ne commence. Il risque d’y avoir plus de monde en train de faire du vtt, par exemple, les prochains mois. Départ du parking en short et tee shirt le long du chemin qui mène aussi vers le Moucherotte. Mais à la première traversée de piste de ski, en herbe, je bifurque pour monter droit dans la pente. Ça monte raide, sans virages. Je quitte vite les vêtements. J’arrive au sommet d’un téléski. Première cache trouvée. Les deux suivantes, elles aussi proches de remontées mécaniques aussi. Elles ont été prévues pour être recherchées en hiver, ski au pied. Un coup d’œil sur la crête pour admirer le panorama. Il ne me reste plus qu’à descendre. Tout droit également en suivant une piste rouge.


Beginning of June. The weather is fine. I spotted some geocaches to look for at the top of the ski slopes of the resort of Lans en Vercors. It is necessary to go there now before the summer season starts. There might be more people riding mountain bikes, for example, in the next few months. Departure from the parking lot in shorts and tee shirt along the path that also leads to the Moucherotte. But at the first crossing of the ski slope, in grass, I fork to go straight up the slope. It goes up steeply, without turns. I quickly leave the clothes. I arrive at the top of a ski lift. First cache found. The next two, also close to ski lifts. They have been made to be searched in winter, ski at the foot. A look on the ridge to admire the panorama. I just have to go down. Straight on too, following a red ski run.

Lac du Sautet

Pour une première découverte du lac du Sautet, j’ai hésité entre le kayak rigide ou le gonflable. Ne connaissant pas les lieux, ne sachant pas s’il fallait porter ou pas, j’ai finalement pris le gonflable plus pratique à transporter, mais bien moins performant côté navigation. J’aurai dû prendre l’autre. Le parking est tout au bord de l’eau au niveau de la plage et du centre nautique.
Une fois sur l’eau, je m’éloigne de la plage et traverse en direction du plateau de Pellafol, dominé par deux grandes éoliennes qui surprennent dans ce paysage. Derrière, se dresse la silhouette de l’Obiou. Les rives sont découpées par des tours de terres agglomérées de cailloux. Que tout cela a l’air friable et fragile. J’entre dans les gorges de la Souloise. Mais gêné par le vent, je fais vite demi tour, préférant un moment de repos sur une plage isolée.
Retour un jour de semaine d’octobre. Le soleil brille, mais le fond de l’air est frais et le vent souffle. J’ai le lac pour moi tout seul. Malheureusement, il fait quand même trop froid pour naviguer nu. Je garde ma combinaison néoprène et mon gilet.
Cette fois, je vais jusqu’à l’extrémité du lac, là où le torrent de la Souloise se jette dans ses eaux. Comme le niveau du lac est très bas, les ruines d’un ancien pont émergent des rives boueuses. Peut-être est il entièrement submergé lorsque le niveau du lac est à son maximum. J’accoste à cet endroit là, et me pose dans l’herbe pour casse-croûter. Là, au sec, je peux enfin me déshabiller et profiter d’un moment de nudité.


For a first discovery of Lake Sautet, I hesitated between rigid or inflatable kayaking. Not knowing the place, not knowing whether to carry or not, I finally took the inflatable more practical to carry, but much less efficient navigation. I should have taken the other one. The parking is right on the waterfront at the beach and the nautical center.
Once on the water, I move away from the beach and cross towards the Pellafol plateau, dominated by two large wind turbines that surprise in this landscape. Behind them stands the silhouette of the Obiou. The banks are cut by towers of clay agglomerated with pebbles. All this looks brittle and fragile. I enter the Souloise gorges. But bothered by the wind, I quickly turn back, preferring a moment of rest on an isolated beach.
Return one weekday in October. The sun is shining, but the air is cool and the wind is blowing. I have the lake all to myself. Unfortunately, it is still too cold to sail naked. I keep my neoprene suit and vest.
This time I go to the end of the lake, where the Souloise torrent flows into its waters. As the level of the lake is very low, the ruins of an old bridge emerge from the muddy shores. Perhaps it is completely submerged when the lake level is at its highest. I land at this point, and land in the grass for a snack. There, in the dry, I can finally undress and enjoy a moment of nudity.


Dix ans que je ne suis pas allé naviguer sur le lac du Sautet. J’ai un nouveau kayak depuis cet été, gonflable…mais rien à voir avec celui que j’avais à l’époque qui naviguait plutôt comme un radeau!

Je pars sur une eau lisse comme un miroir. Les paysages se reflètent superbement. Très vite je quitte mon maillot de bain, ne gardant que le gilet de sauvetage largement ouvert sur le devant, me laissant profiter du soleil. Le niveau du lac est haut, des arbres du bord ont les pieds dans l’eau. Les méandres de ce bras du lac me mènent jusqu’à l’extrémité, jusqu’à un pont routier, jusqu’au torrent de la Souloise. Demi tour. Je fais quelques arrêts sur les berges pour me dégourdir les jambes et manger mon sandwich. Arrivé en face de la base nautique, je croise un petit voilier dériveur, première présence humaine sur l’eau en dehors de moi. J’ai quand même eu le lac rien que pour moi durant trois heures


Ten years that I did not go sailing on Lake Sautet. I have a new kayak since this summer, inflatable…but nothing like the one I had at the time, which navigated more like a raft!
I’m going on a water as smooth as a mirror. The scenery reflects itself magnificently. Very quickly I leave my swimsuit, keeping only the lifejacket wide open at the front, letting me enjoy the sun. The level of the lake is high, trees on the shore have their feet in the water. The meanders of this branch of the lake lead me to the end, to a road bridge, to the torrent of La Souloise. Half turn. I make a few stops on the banks to stretch my legs and eat my sandwich. Arrived in front of the nautical base, I come across a small sailing boat, first human presence on the water outside of me. I still had the lake all to myself for three hours.

Retour sur le lac du Sautet en cette fin avril avec un camarade de jeu, Jean Paul. Le niveau est si bas que la première difficulté est de transporter les kayaks jusqu’au bord de l’eau. J’avais prévu une combinaison néoprène, mais il fait chaud, même si l’eau est encore fraîche, alors pourquoi ne pas profiter de la nudité (avec le gilet de sauvetage tout de même) pour une première fois cette année. Le marnage des rives est impressionnant, on navigue au bas de murailles de cailloux, normalement invisibles sous l’eau. Le décor est complètement changé, les méandres sont creusés, modifiant les repères habituels. C’est comme un autre lac en fait. Mais avec un niveau d’eau si bas on arrive vite là où le torrent de la Souloise se jette dans le lac, son courant trop fort impossible à remonter avec nos bateaux. On ne pourra pas naviguer sur la dernière partie. Demi tour. On cherche un endroit pour aborder ces rives assez inhospitalières pour réussir finalement débarquer à un endroit relativement plat mais recouvert d’une couche boueuse, glissante et se poser sur les rochers un peu plus haut pour pique-niquer, à proximité d’une forêts de troncs d’arbres enchevêtrés, blanchis par les eaux qui les recouvrent habituellement. Au bout d’un moment on se décide à rembarquer et à rejoindre notre point de départ. Je ne me rhabille qu’une fois arrivé à terre. Arrivé à la maison un bon nettoyage du kayak s’impose.


Back on the lake of Sautet at the end of April with a playing partner, Jean Paul. The level is so low that the first difficulty is to carry the kayaks to the water’s edge. I had planned to wear a neoprene suit, but it’s hot, even if the water is still cool, so why not enjoy the nudity (with the life jacket anyway) for a first time this year. The tidal range of the banks is impressive, we navigate at the bottom of walls of pebbles, normally invisible under water. The scenery is completely changed, the meanders are hollowed out, modifying the usual landmarks. It’s like another lake in fact. But with such a low water level we quickly arrive where the Souloise torrent flows into the lake, its current too strong to go up with our boats. We will not be able to navigate on the last part. Half turn. We look for a place to reach these rather inhospitable banks to succeed finally to disembark in a relatively flat place but covered with a muddy, slippery layer and to settle on rocks a little higher to picnic, near a forest of tangled tree trunks, whitened by the waters which usually cover them. At the end of a moment we decide to go back to our starting point. I dress only once arrived on the shore. Once back home, a good cleaning of the kayak is necessary.

Pas du Curé

Petite balade improvisée avec ma compagne : le temps est meilleur que prévu, autant en profiter. On se décide pour une boucle au départ d’Engins par le pas du Curé. Elle ne connaît pas et pour ma part je n’y suis pas retourné depuis une dizaine d ‘années. Après une petite distance sur la route, le départ du chemin est en cours de modification, une bonne marche pour l’atteindre et un terrain bien glissant. Il ne doit pas passer grand monde par là !

On s’éloigne des maisons du hameau et on arrive dans la gorge du pas du Curé. Je sais qu’il y a une geocache par là, mais la réception du gps est bien pauvre dans ce trou encaissé. Je cherche d’un côté, elle de l’autre…et c’est elle qui repère la boite, puis continue car elle marche plus lentement. A l’écart du chemin, je peux bien me déshabiller ! Puis finalement je reste comme ça pour continuer. Elle ne me fais pas de remarque, on est vraiment seuls tous les deux dans ce coin isolé un jour de semaine.

On rejoint une piste plus large que l’on quitte pour un étroit sentier qui s’étire au bas de falaises de roches blanchâtres décorées de trous, de fissures, presque de colonnades de pierre. On hésite entre deux chemins et on choisit le plus petit qui nous amène au bord du plateau de Saint Nizier. Une boucle imprévue mais qui nous permet de rallonger un peu la balade. On retrouve le chemin de descente par le pas de la Corne, équipé de vieilles rambardes de fer. En bas, en lisière de forêt et à proximité des maisons, je consens à regret à me rhabiller.


Small improvised walk with my companion: the weather is better than expected, so we might as well enjoy it. We decide for a loop at the beginning of Engins by the step of the Curé. She does not know and for my part I did not return there since about ten years. After a small distance on the road, the departure of the way is being modified, a good step to reach it and a quite slippery ground. It should not pass many people by there!

One moves away from the houses of the hamlet and one arrives in the gorge of the Pas du Curé. I know that there is a geocache by there, but the reception of the gps is very poor in this steep gorge. I look for a side, she for the other… and it is her who locates the box, then continues because she walks more slowly. Away from the path, I can undress well ! Then finally I stay like that to continue. She does not make me any remark, we are really alone both in this isolated corner on a day of week.

We join a wider track that we leave for a narrow path which stretches at the bottom of cliffs of whitish rocks decorated with holes, cracks, almost of stone colonnades. We hesitate between two ways and we choose the smallest which brings us to the edge of the plateau of Saint Nizier. An unforeseen loop but which allows us to lengthen a little the stroll. We find the way of descent by the step of the Horn, equipped with old iron railings. In the valley, in edge of forest and near the houses, I agree with regret to put on my clothes.

La Belle Justine

Pascal et Clarisse, venant d’Alsace pour les vacances de Pâques, sont partant pour une semaine de randonnues avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Je ne peux les accompagner que deux jours.

Le mercredi, Bernard nous a prévu la découverte des ruines du château de la Belle Justine. On est parti sur les traces d’une légende dioise qui raconte l’existence dans des temps très anciens de la fille d’un seigneur local, qui possédait une voix d’or mais un visage horrible et qui fut cachée dans un endroit isolé, dans un château construit au sommet d’un rocher loin de la ville. La légende se poursuit par l’existence d’un souterrain qui aurait mené de cette retraite jusqu’au chœur de la cathédrale de Die. Mais tout cela n’est que légendes. Pour l’instant nous sommes sept serpentant sur le chemin, agréable mais étroit, qui monte dans la forêt. Au bout d’un peu plus de deux heures de marche nous atteignons un gîte forestier. Pique nique dans la clairière. Pascal en profite pour mettre en action son drone et faire quelques vues aériennes. Puis il ne nous reste plus qu’à redescendre en passant à côté de ce fameux château, dont il ne reste plus que quelques pierres au sommet d’un bloc rocheux inatteignable. Avec Bernard, on a bien tenté de monté à l’aide d’une corde fixée dans une fissure, mais il a fallu se rendre à l’évidence, les ruines étaient hors d’atteinte. On s’est contenté de grimper quelques marches creusées dans le rocher, preuves d’une occupation historique bien réelle dans ce lieu isolé et non seulement d’une légende.


Pascal and Clarisse, coming from Alsace for the Easter vacations, are going for a week of naked hiking with the association of the Naked Walkers of the Valley of Roanne. I can only accompany them for two days.

On Wednesday, Bernard planned for us the discovery of the ruins of the castle of the Beautiful Justine. We go on the tracks of a Diois legend which tells the existence in very ancient times of the daughter of a local lord, who possessed a golden voice but a horrible face and who was hidden in an isolated place, in a castle built on the top of a rock far from the city. The legend continues with the existence of an underground passage that would have led from this retreat to the choir of the cathedral of Die. But all this is only a legend. For the moment we are seven meandering on the pleasant but narrow path that goes up in the forest. After a little more than two hours of walking we reach a forest lodge. Picnic in the clearing. Pascal takes the opportunity to put his drone in action and to make some aerial views. Then we just have to go back down, passing by this famous castle, of which there are only a few stones left at the top of an unreachable boulder. With Bernard, we tried to go up with the help of a rope fixed in a fissure, but it was necessary to go to the evidence, the ruins were out of reach. We were satisfied to climb some steps dug in the rock, proof of a real historical occupation in this isolated place and not only of a legend.