Collet d’Allevard

Canicule. Une envie d’échapper au four des vallée aux températures si chaudes en montant en montagne pour trouver un air relativement plus frais. Je saute sur la proposition de Bruno d’une rando crépusculaire au départ de la station du Super Collet au dessus d’Allevard dans Belledonne. Guillaume est aussi de la partie. Nous nous garons sur le petit parking de Pré Rond. Nous sommes seuls et nous pouvons partir nus. Il est 18 heures. Une petite montée puis une grande descente pour rejoindre un large piste forestière. Dans la forêt le sol est spongieux, le chemin parsemé de flaques d’eau. Sur ce versant nord, lé végétation est exubérante de larges et hautes plantes, de fougères, de sapins. De nombreux ruisselets traverse le chemin. Mais avantage, on est à l’ombre ! Puis on attaque la montée vers le refuge de Claran, désert. On casse la croûte devant mais les mouches se font envahissantes. On repart pour le col de Claran. Un névé reste au bord du chemin. La lumière descend. On continue la grimpette jusqu’au Plagnes, au sommet des remontées mécaniques du domaine skiable du Collet d’Allevard. Spectacle du coucher du soleil derrière le mont Granier et la Chartreuse. Par les pistes on rejoint le col de l’Occiput d’où plonge un petit sentier qui va nous ramener à notre parking. Il dégringole raide dans la pente. L’obscurité se fait complète . C’est à la frontale que l’on finit la descente, plus longue que l’on ne pensait. Il est 22 heures 40 quand on arrive, après 12 kilomètres et 800 m de dénivelé.

Bruno et Guillaume repartent aussitôt. Je passe la nuit au frais dans mon fourgon. Tôt le matin, je rejoins le parking de Super Collet. Là, en short et tee shirt, je pars pour une séance de geocaching. Je trouve la première cache à proximité près d’une remontée mécanique, puis je rentre dans la forêt par le sentier de la crête de l’Évêque. Je me déshabille aussitôt pour suivre ce parcours ombragé où je trouve encore quatre caches. Demi tour et retour au parking. Mais aussitôt dans le fourgon, je me déshabille et conduis nu jusqu’au premières maisons de la ville d’Allevard dans la vallée.


Heat wave. A desire to escape the oven of the valleys with their hot temperatures by going up to the mountains to find relatively cooler air. I jump on Bruno’s proposal for a twilight hike from the Super Collet station above Allevard in Belledonne. Guillaume is also part of the team. We park on the small parking lot of Pré Rond. We are alone and we can leave naked. It’s 6:00 p. m. A small ascent then a big descent to reach a wide forest track. In the forest the soil is spongy, the path is dotted with puddles of water. On this northern slope, the vegetation is exuberant with large and tall plants, ferns and firs. Many streams cross the path. But advantage, we’re in the shade! Then we start the climb to the Claran refuge, deserted. We have a snack in front of it, but the flies are getting invasive. We’re going to the col de Claran. A neve remains by the side of the road. The light is coming down. We continue the climb to Le Plagnes, at the top of the ski lifts of the Collet d’Allevard ski area. Sunset show behind Mount Granier and the Chartreuse. By the tracks we reach the Col de l’Occiput from where we will plunge a small path that will take us back to our car park. He’s falling steeply down the slope. The darkness becomes complete. It is at the frontal light that we finish the descent, longer than we thought. It is 10:40 p.m. when we arrive, after 12 kilometres and 800 m of altitude difference.
Bruno and Guillaume left immediately. I spend the night in my van in a cool place. Early in the morning, I go to the Super Collet parking lot. Now, in shorts and t-shirt, I’m going for a geocaching session. I find the first cache near a ski lift, then I enter the forest by the path of the Bishop’s Ridge. I immediately undress to follow this shaded path where I find four more caches. Turn around and return to the parking lot. But immediately in the van, I undressed and drove naked to the first houses in the valley in the town of Allevard.

3 Becs

Le comité de la Drôme de la Fédération Française de Randonnée Pédestre a lancé en cette mi juin 2019 une série d‘animations autour du sentier de Grande Randonnée GR9 qui traverse le département de part en part. En pratique, une équipe de deux trailers a entrepris de courir en huit jours de Grenoble au sommet du Mont Ventoux et en parallèle, à chacune des étapes, des associations de randonneurs pouvaient organiser des marches dans les environs avant de retrouver les coureurs en fin d’après midi autour d’un goûter partagé et d’un verre de l’amitié. L’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne s’est portée volontaire pour l’organisation d’une balade aux 3 Becs au dessus de la ville de Saillans, en proposant une randonnée mixte, marcheurs naturistes et marcheurs habillés, afin de faire découvrir en toute convivialité les avantages de la nudité sur les sentiers de montagne. C’était un défi, car la date imposée, un mardi ne favorisait pas la mobilisation des adhérents en cours de semaine. Mais la communication autour de l’évènement a permis de réunir quinze participants. Des membres de l’association, mais aussi des naturistes extérieurs et trois randonneurs « textiles ».

Cette rando des 3 Becs est une balade classique de la région. A 10 heures, le parking du col de la Chaudière est déjà presque rempli. On ne sera pas les seuls sur le chemin. Au premier tournant du sentier, les vêtements commencent à tomber. On croise deux groupes d’ouvriers qui entretiennent le chemin. Échanges de salutations. Il faut remarquer d’ailleurs que ce chemin est remarquablement aménagé de nombreuses marches de pierres. Plus haut on trouvera au bord du sentier des sacs de grosses dalles de pierre héliportés en prévision de l’avancement du travail. Dans la montée, ceux qui visent les trois sommets, neuf personnes, partent devant. Les six derniers optent pour un parcours plus simple. Au pas de la Sarria, le premier sommet est en vu, au prix d’une montée en lacets dans la prairie. Sommet du Veyou à 1589 m, puis descente pour remonter au second Bec :le Signal à 1559m. Je profite de mon passage pour une séance de geocaching près du gros cairn. Il est temps de se poser un peu en contrebas pour le casse-croûte, arrosé d’une Clairette puisqu’on est dans le région de production. Toujours en suivant de près la ligne des falaises impressionnantes et découpées qui dominent la vallée de la Drôme, le cheminement redescend encore puis remonte au troisième sommet, Roche Courbe, 1545 m. Voilà le but est atteint. Pour revenir, on coupe par une petit sentier qui n’évite pas quelques montées mais nous ramène, à travers champs et forêt, au pas de la Sarria où l’on retrouve le deuxième groupe. Tous ensemble, on attaque la descente finale. A une vingtaine de mètres du parking, il faudra bien se rhabiller. L’entente entre naturistes et habillés a été parfaite et les rencontres sur les chemins se sont déroulées soit avec de l’indifférence soit avec le sourire. C’est le message qui est porté à la rencontre du Comité en fin d’après midi à Saillans.


The Drôme committee of the French Pedestrian Hiking Federation launched in mid-June 2019 a series of activities around the GR9 long-distance hiking trail that crosses the department from side to side. In practice, a team of two trailers undertook to run in eight days from Grenoble to the summit of Mont Ventoux and in parallel, at each stage, hikers’ associations could organise walks in the area before meeting the runners in the late afternoon around a shared lunch and a drink of friendship. The Association des Marcheurs Nus du Val de Roanne has volunteered to organize a 3 Becs walk above the town of Saillans, offering a mixed hike, naturist walkers and dressed walkers, in order to introduce in a friendly way the advantages of nudity on mountain paths. It was a challenge, because the date imposed, a Tuesday, did not encourage the mobilization of members during the week. But the communication around the event brought together fifteen participants. Members of the association, but also external naturists and three « textile » hikers.
This 3 Becs hike is a classic walk in the region. At 10 a.m., the car park at the Col de la Chaudière is already almost full. We won’t be the only ones on the way. At the first bend of the trail, the clothes start to fall off. We meet two groups of workers who maintain the path. Exchanges of greetings. It should also be noted that this path is remarkably well arranged with many stone steps. Higher up the trail are bags of large heliborne stone slabs in anticipation of the progress of the work. On the way up, those who aim for the three summits, nine people, leave in front. The last six opt for a simpler route. At the pass of the Sarria, the first summit is in sight, at the cost of a winding climb in the meadow. Summit of Veyou at 1589 m, then descent to go up to the second Bec: the Signal at 1559m. I take advantage of my visit for a geocaching session near the big cairn. It is time to settle down a little below for the snack, sprinkled with a Clairette since we are in the production region. Still closely following the line of impressive and cut-out cliffs that dominate the Drôme valley, the path descends again and then climbs up to the third summit, Roche Courbe, 1545 m. That is the goal achieved. To return, we cross a small path that does not avoid a few climbs but brings us back, through fields and forest, to the pass of the Sarria where we find the second group. Together, we begin the final descent. About 20 meters from the parking lot, you’ll have to get dressed again. The agreement between naturists and dressed people was perfect and the meetings on the paths took place either with indifference or with a smile. This is the message that is being brought to the Committee’s meeting in late afternoon in Saillans.

VTT au Quichat

Pour changer un peu de la marche et de la course à pied, je pars ce mercredi après midi en vélo. Je prends mon VTT à assistance électrique. D‘abord sur route pour la montée au col de Clémencière puis au col de Vence, ce qui fait à peu près huit kilomètres, puis sur la large piste de trois kilomètres et demi qui mène au fort du Quichat., au fond d’une impasse. J’ai doublé quelques randonneurs sur la piste, mais ils devraient plutôt se diriger vers le Rachais, un itinéraire plus commun. Je fais demi tour. Avant d’attaquer la descente, je me déshabille. J’avais juste pris un short léger et un gilet coupe vent sans manche, c’est vite enlevé. Avant de rejoindre la partie de la piste qui peut être fréquentée, je m’arrête et hésite. Je n’ai guère envie de me rhabiller déjà. Un chemin part dans la forêt. Autant le prendre. Assez vite, il plonge raide pour rejoindre une piste toute défoncée. Je préfère remonter un peu et emprunter un petit sentier qui part plus ou moins à plat. C’est une façon agréable de rouler ainsi. Mais le sentier aboutit à une longue et sévère montée. Malgré l’assistance électrique, je n’ai pas d’adhérence sur un sol couvert d’un vieux tapis de feuilles mortes, et je me retrouve à devoir pousser le vélo, à même le porter pour passer des branchages en travers du chemin. Qu’il est lourd ce vélo ! Enfin, je peux reprendre le pédalage. J’aboutis au bord d’une prairie d’herbe haute dont je suis la lisière jusqu’à tomber sur le chemin du Rachais. Bon, là, je dois renfiler mon short.. Je vais rencontrer en redescendant randonneurs et vététistes. Voilà, ce fut trois quart d’heure de VTT nu.


To change a little bit of walking and running, I’m leaving this Wednesday afternoon by bike. I take my electrically assisted ATV. First on the road for the ascent to the Col de Clémencière then to the Col de Vence, which is about eight kilometres, then on the wide track of three and a half kilometres which leads to the Fort du Quichat, at the end of a dead-end road. I passed a few hikers on the trail, but they should be heading for Le Rachais, a more common route. I’m turning around. Before I start the descent, I undress. I had just taken a lightweight shorts and a sleeveless windproof vest, it’s quickly removed. Before joining the part of the track that can be used, I stop and hesitate. I don’t want to get dressed yet. A path leads into the forest. Might as well take it. Quite quickly, he dives steep to reach a very damaged track. I prefer to go up a little and take a small path that goes more or less flat. It’s a nice way to drive like this. But the path leads to a long and steep climb. Despite the electric assistance, I have no grip on a floor covered with an old carpet of dead leaves, and I find myself having to push the bike, even carrying it to pass branches across the path. How heavy is this bike! Finally, I can start pedaling again. I end up on the edge of a meadow of tall grass of which I follow the edge until I fall on the path of the Rachais. Okay, now I have to put my shorts back on… I will meet hikers and mountain bikers on the way down. That’s it, it was three quarters of an hour of bare mountain biking.

Lances de Malissard

J’ai répondu avec plaisir à la proposition de Bruno d’une rando aux Lances de Malissard. Je n’y suis jamais monté bien que j’en sois passé tout près, au col de Bellefont, lors de traversées de la Chartreuse. On est que tous les deux. Départ du dernier parking sur une route forestière. Dans ce vallon à l’ombre, il fait encore frais et on part vêtus. Bout de route puis de piste puis de sentier avant de retrouver la piste qui mène au col de la Saulce. On s’est déshabillé dans la montée. Il était prévu de monter par l’itinéraire normal qui passe par la cabane puis le col de Bellefont. C’est un parcours qui peut être un peu fréquenté, même hors saison. D’ailleurs deux randonneuses sont un peu en dessous de nous au passage du col de la Saulce. Mais Bruno évoque la possibilité de monter par l’autre versant, un itinéraire classique de ski alpinisme en hivers. Banco. On quitte le chemin un peu avant la cabane de Bellefont et on attaque droit dans la pente en direction de la ligne de falaises. On tombe de temps en temps sur des traces de sentier. Faits par l’homme ou les moutons ? Un chamois s’éloigne à notre approche. A la base des rochers, il nous faut rechercher la cheminée qui nous mènera au sommet. On tente d’un côté, puis d’un autre. Finalement on y est. Un cairn indique le passage. Pas de difficulté dans cette cheminée qui d’en bas peut paraître un peu raide. On débouche sous la crête en entendant des voix de l’autre côté. Short de rigueur pour finir la dernière longueur jusqu’au sommet de la Lance sud. On se met légèrement à l’écart pour pique-niquer. La vue est grandiose sur les hauts plateaux de Chartreuse. Juste en dessous de nous, le vallon de Marcieu et le débouché de l’Aulp du Seuil, la bordure découpée des falaises au dessus de la vallée du Grésivaudan. De l’autre côté, les sommets de la Dent de Crolles, du Roc d’Arguile puis de Chamechaude. Nos voisins sont déjà repartis quand on se met en route pour le retour, donc… Au passage, je trouve une geocache et j’en rate une seconde car je n’ai pas fait assez attention et j’ai la flemme de remonter. Au col de Bellefont, on renfile les shorts pour croiser deux groupes de randonneurs posés dans l’herbe. Le sentier descend en lacets dans l’alpage où paissent les moutons. Heureusement pas de patou en vue lorsque l’on traverse le troupeau. On rejoint le chemin du col de Saulce et notre itinéraire du matin.


I was pleased to respond to Bruno’s proposal for a hike to Malissard’s Lances. I have never been there, although I passed very close to it, at the Col de Bellefont, during crossings of the Chartreuse. We’ re just the two of us. Departure from the last car park on a forest road. In this small valley in the shade, it is still cool and we leave dressed. Road end then trail then path before finding the track that leads to the Saulce Pass. We undressed on the way up. It was planned to climb by the normal route that passes through the cabin and then the Bellefont Pass. It is a route that can be a little crowded, even out of season. Moreover, two hikers are a little below us when we cross the Saulce pass. But Bruno mentioned the possibility of going up the other side, a classic winter ski mountaineering route. Banco. We leave the road a little before the Bellefont cabin and go straight down the slope towards the cliff line. From time to time, we come across trail marks. Made by man or sheep? A chamois is moving away from us as we approach. At the base of the rocks, we have to look for the chimney that will lead us to the top. We try one side, then the other. Finally we’re here. A cairn indicates the passage. No difficulty in this chimney which from below may seem a little stiff. We open under the ridge when we hear voices from the other side. Shorts are required to finish the last length to the top of the South Lance. We stand slightly apart for a picnic. The view is magnificent on the high plateaus of Chartreuse. Just below us, the Marcieu valley and the débouché of the Aulp du Seuil, the cut edge of the cliffs above the Grésivaudan valley. On the other side, the peaks of the Dent de Crolles, the Roc d’Arguile and then Chamechaude. Our neighbours have already left when we set off for the return trip, so…. On the way, I find a geocache and I miss a second one because I wasn’t careful enough and I’m lazy to go back up. At the Bellefont Pass, the shorts are put back on to meet two groups of hikers sitting on the grass. The path goes down in bends in the mountain pasture where the sheep graze. Fortunately, no patou in sight when you cross the herd. We reach the path of the Saulce pass and our morning itinerary.

En boucle de Chalais à Lorzier

Jean-Claude est un ami virtuel. On échange messages ou commentaires sur internet sans jamais s’être rencontré. Aussi lorsqu’il m’annonce son passage dans la région et son envie de faire une randonnue dans la région, je suis tout heureux de lui proposer une balade en Chartreuse, dans mon coin préféré. On se retrouve le matin sur le parking du monastère de Chalais, où il a passé la nuit dans son camping car. C’est aussi l’occasion de faire connaissance de sa femme Blandine…et de Juju leur chien. Il fait encore bien frais dans ce versant à l’ombre. On part habillé. Blandine a enfilé le harnais et se fait tirer par le chien. Petit sentier en forêt. Au bout d’un moment, on se déshabille tous les deux. En arrivant à proximité de l’abri forestier de la Roize, on se recouvre sommairement car deux femmes arrivent par la piste. En fait, on les retrouvera plusieurs fois dans la journée. Le sentier descend, parfois un peu abruptement, vers le lit du ruisseau de la Roize, puis remonte en forêt sur l’autre versant de la combe. C’est là qu’on retrouve ces deux femmes qui ont coupé par un chemin plus directe. On leur demande si on ne les a pas choquées. « Mais non » avec le sourire. On se rhabille aussi pour doubler un couple puis deux hommes. Arrivés à la prairie de Charminelle, on fait une pause et le couple en profite pour passer devant. On lui laisse le temps de prendre de l’avance. Et les deux randonneurs de tout à l’heure apparaissent grimpant tout droit dans la pente, peinant hors sentier. Nous restons nus. « Chacun fait comme il veut ! » Dans la montée vers le goulet de Lorzier, on sort de la forêt. Le paysage se dégage sur la plaine du Bas Dauphiné, la vue s’étend jusqu’au monts d’Ardèche, la bas au fond au dessus d’une brume des lointains. Le chien tire toujours aussi fort alors que le chemin devient plus accidenté. Blandine laisse la laisse à Jean-Claude. Quelques lacets et on est dans le passage étroit du goulet. Il faut un peu mettre les mains, mais la difficulté n’est pas longue et on débouche au soleil sur l’alpage. Au fond, le sommet du Mont Blanc, devant l’ensemble de la Chartreuse, sur le coté les massifs de Belledonne, du Taillefer et un bout du Vercors. Quelle splendeur ! Arrêt pique-nique. Puis Blandine part dans le vallon par le chemin du GR, et avec Jean-Claude et le chien, on grimpe pour suivre les crêtes des rochers de Lorzier. Pause au sommet. Un homme débouche subitement. Notre tenue ? « Aucun problème » Il nous montre les champignons qu’il a trouvé au cours de sa rando. Des cèpes. On le laisse attaquer son casse-croûte et attaquons nous la descente. Et que trouve t’on nous aussi dans cette descente ? Des champignons! N’y connaissant pas grand-chose, on espère qu’ils seront comestibles. Confirmation faites, ce sont bien des cèpes pieds rugueux qui finiront en omelettes ! On retrouve Blandine au point de rendez-vous prévu. Passage à la cabane des Bannettes. Arrêt photo au sommet de la prairie sous les rochers de Chalves. Là, on fait face au Vercors et domine Grenoble. Au lieu de continuer la descente vers Mont saint Martin, on tourne au pas de l’Âne. Le chemin étroit longe le bas des falaises. Un tintement de clochettes. Ce sont des chèvres accrochés dans les rochers, qui en se déplaçant font rouler des pierres dans la pente. Attention au passage ! Et la balade se termine, on rejoint la piste forestière puis le monastère. Presque six heures de rando et quelques 1100 m de dénivelé. Voilà qui doit changer des balades en Lorraine !


Jean-Claude is a virtual friend. We exchange messages or comments on the internet without ever having met. So when he tells me about his visit to the region and his desire to go hiking in the region, I am very happy to offer him a walk in the Chartreuse, in my favorite corner. We meet in the morning in the parking lot of the monastery of Chalais, where he spent the night in his camper. It is also the occasion to meet his wife Blandine… and Juju their dog. It’s still cool on this shady side. We’re leaving dressed. Blandine put on the harness and got pulled by the dog. Small path in the forest. After a while, we both take our clothes off. Arriving near the forest shelter of the Roize, we cover ourselves summarily because two women arrive by the track. In fact, they will be encountered several times during the day. The path descends, sometimes a little steeply, towards the bed of the Ruisseau de la Roize, then goes up into the forest on the other side of the valley. That’s where we find these two women who cut through a more direct path. We ask them if we didn’t shock them. « But no » with a smile. We also get dressed to overtake a couple and then two men. Arrived at the meadow of Charminelle, we make a pause and the couple takes advantage of it to pass in front. We give him time to get ahead. And the two hikers from earlier appear climbing straight up the slope, struggling off the trail. We stay naked. « Everyone does as they please! « In the ascent towards the Lorzier goulet, we leave the forest. The landscape emerges on the plain of the Lower Dauphiné, the view extends to the Ardèche mountains, the background above a distant mist. The dog is still pulling as hard as ever as the path becomes rougher. Blandine leaves the leash to Jean-Claude. A few laces and we’re in the narrow passage of the goulet. We have to put our hands a little, but the difficulty is not long and we open in the sun on the alpage. In the background, the summit of Mont Blanc, in front of the whole Chartreuse, on the side the massifs of Belledonne, Taillefer and one end of the Vercors. What splendor! Picnic stop. Then Blandine leaves in the valley by the GR path, and with Jean-Claude and the dog, we climb to follow the crests of the Lorzier rocks. Break at the top. A man suddenly pops up. Our outfit? « No problem » He shows us the mushrooms he found during his hike. Ceps. We let him attack his snack and we attack the descent. And what do we find in this descent too? Mushrooms! Not knowing much about them, we hope they will be edible. Confirmation made, it is well ceps rough feet which will finish in omelettes ! We meet Blandine at the rendezvous point. Passage to the Cabane des Bannettes. Photo stop at the top of the meadow under the rocks of Chalves. Here, we face the Vercors and dominate Grenoble. Instead of continuing the descent to Mont Saint Martin, we turn at Pas de l’Âne. The narrow path runs along the bottom of the cliffs. A ringing of bells. They are goats hung in the rocks, which while moving make roll stones in the slope. Watch your step! And the walk ends, we join the forest track then the monastery. Almost six hours of hiking and some 1100 m of altitude difference. That’s gotta change some of the walks in Lorraine.

Ruisseau de la Bourdiole

Dans la série « les pieds dans l’eau » qui est une spécialité des Marcheurs Nus du Val de Roanne en été, c’est cette fois le ruisseau de la Bourdiole qui est choisi comme destination. Dans un virage peu après le village de Poyols, nous quittons la route et posons la voiture. Aussitôt nus, nous prenons un chemin qui nous mène jusqu’à l’eau. Nous sommes quatre. A la file indienne, nous nous engageons dans le cours du ruisseau. On peut essayer de passer de pierres en pierres, mais le plus souvent on suit le courant, de l’eau jusqu’à la cheville, parfois au genou, et même au dessus. A l’ombre de la forêt, l’eau reste un peu fraîche, mais si agréable. De petites cascades qu’il faut contourner ou escalader, de temps à autre un beau trou, une belle piscine. Le bruit du torrent forme un fond sonore. L’eau s‘écoule tantôt tranquille, tantôt bouillonnante au dessus des rochers. On avance lentement, parfois retardé par des branchages en travers qu’il faut écarter, des ronces qu’il faut couper. C’est un autre monde! Après la pause repas sur des dalles au soleil, on repart. On dépasse le village de Jonchères qui doit se trouver perché au dessus de nous. A deux reprises, on trouve dans le lit du ruisseau, les crânes presque fossilisés de deux cerfs, dont les cornes on été coupées. L’œuvre de chasseurs  qui n’ont gardé que les bois en trophées ! Peu à peu le cours d’eau rétrécit, se fait tout petit. Il est temps de rejoindre la route. Retour, momentanément rhabillés, par une piste, la traversée du village puis un sentier entre buis, genets et pins qui nous ramène pile à la voiture.


In the series  » feet in water  » which is a speciality of the Marcheurs Nus du Val de Roanne in summer, it is this time the Bourdiole stream which is chosen as destination. In a bend shortly after the village of Poyols, we leave the road and put the car down. As soon as we are naked, we take a path that leads us to the water. We are four. In a single file, we engage in the course of the stream. We can try to go from stone to stone, but most often we follow the current, from the water to the ankle, sometimes to the knee, and even above. In the shade of the forest, the water remains a little cool, but so pleasant. Small waterfalls that you have to go around or climb, from time to time a beautiful hole, a beautiful swimming pool. The sound of the torrent makes a background sound. The water flows sometimes quiet, sometimes bubbling over the rocks. One advances slowly, sometimes delayed by branches across which one must spread, brambles which one must cut. It’s another world! After the meal break on flagstones in the sun, we leave again. We pass the village of Jonchères which must be perched above us. On two occasions, the almost fossilized skulls of two deer, whose horns have been cut off, are found in the creek bed. The work of hunters who only kept the woods as trophies! Little by little the river narrows, becomes very small. It’s time to hit the road. Return, momentarily dressed, by a track, the crossing of the village then a path between boxwood, brooms and pines which brings us right back to the car.

Mont Valezan

Semaine de randonnée textile traditionnelle de l’été d’un groupe d’amis de ma compagne. Cette année, ils ont choisi le col du Petit Saint Bernard et j’ai accepté de les accompagner. Nous logeons dans l’ancien hospice transformé en gîte. C’est parfait pour des balades aux alentours. Comme une étape du Tour de France arrive à la Rosière, la station toute proche, le groupe décide d’une courte rando qui les mènera voir le spectacle. Personnellement, je n’ai aucune envie de me retrouver dans la foule des spectateurs et des cyclistes. J’ai prévu de quitter mes compagnons à mi parcours et de monter au Mont Valezan. Finalement, Fred décide de venir avec moi avant de redescendre rapidement vers la station. Le chemin envisagé est complètement bouleversé par une piste de chantier de construction de nouvelles remontées mécaniques. Finalement nous atteignons le sommet. Trois autres randonneurs sont là aussi. Le panorama à 360° est grandiose. Le versant italien du Mont Blanc, juste en face de nous, les glaciers des alpes italiennes et suisses d’un coté, les sommets de la Vanoise de l’autre. Fred se remplit les yeux et attaque la descente, les trois autres le suivent. Je reste donc seul sur ce sommet. Je peux tranquillement me déshabiller. Je prends mon temps pour photographier tout ce paysage. Au lieu de redescendre vers la Rosière, je décide de suivre la crête qui doit me ramener vers le col du Petit Saint Bernard en passant par le col du Belvédère. Le début du sentier n’est pas évident, à peine marqué dans les éboulis de roche noire, puis il devient plus facile. En fait, je suis exactement le tracé de la frontière entre la France et l’Italie. Je m’arrête pour pique-niquer au sommet de Bella Valletta. Un petit vent me rafraîchit. Je repars, passe à proximité d’un ancien bâtiment militaire en ruine. Aux jumelles, j’aperçois sur le Mont Belvédère, où j’ai prévu de passer, une foule de silhouettes. En me rapprochant j’entends des chants. Il doit y avoir une messe en plein air. Bon, j’en suis encore loin! Pour éviter des points hauts, le chemin descend côté italien, puis disparaît sous un névé. Je remonte un peu au jugé vers ce que j’espère être le dernier sommet avant le col. Mais je me rends compte que le passage n’est pas possible, l’autre versant est à pic, infranchissable. Je dois me résoudre à faire demi tour et à trouver un passage dans cette alignement de falaises. Je retrouve le chemin qui descend en virages le long de cette crête. A un moment, je repère un sentier dans une trouée, bien marqué et aménagé. Manque de chance, un gros névé en barre le passage. Il s‘agit de quelques mètres seulement, mais trop exposés à franchir sans équipement, crampons et piolet. Surtout seul. En face, sur ce plateau qui m’est encore inaccessible, je vois redescendre les fidèles de la cérémonie religieuse. J’ai remis mon short. Je continue à descendre en cherchant un passage. Je le trouve dans un amas de blocs rocheux. J’ai atteint la prairie. Il me faut maintenant remonter jusqu’au col du Belvédère puis basculer versant français sous les pylônes des remontées mécaniques et couper dans les alpages jusqu’à rejoindre le chemin do col du Petit saint Bernard. Ce n’a été que deux heures et demi de nudité sur les huit heures quarante cinq de rando, mais j’ai bien profité de l’imprévu.


Traditional summer hiking week of a group of friends of my girlfriend. This year, they chose the Petit Saint Bernard pass and I agreed to accompany them. We stay in the old hospice transformed into a gîte. It’s perfect for walks around. As a stopover of the Tour de France arrives at La Rosière, the nearby resort, the group decides on a short hike that will take them to see the show. Personally, I have no desire to be in the crowd of spectators and cyclists. I plan to leave my companions halfway and climb Mount Valezan. Finally, Fred decides to come with me before coming down quickly towards the station. The planned route is completely disrupted by a construction track for new ski lifts. Finally we reach the summit. Three other hikers are also there. The 360° panorama is magnificent. The Italian side of Mont Blanc, just in front of us, the glaciers of the Italian and Swiss Alps on one side, the summits of the Vanoise on the other. Fred fills his eyes and attacks the descent, the three others follow him. So I remain alone on this summit. I can undress quietly. I take my time to photograph this whole landscape. Instead of going back down to La Rosière, I decide to follow the ridge which should take me back to the Petit Saint Bernard pass via the Belvedere pass. The beginning of the path is not obvious, barely marked in the black rock falls, then it becomes easier. In fact, I follow exactly the line of the border between France and Italy. I stop for a picnic at the top of Bella Valletta. A little wind refreshes me. I go again, passes near an old military building in ruins. In the binoculars, I see on Mount Belvedere, where I plan to pass, a crowd of silhouettes. As I get closer I hear songs. There must be an open-air mass. Well, I’m still far from it! To avoid high points, the path goes down Italian side, then disappears under a neve. I go back a bit to what I hope will be the last summit before the pass. But I realize that the passage is not possible, the other side is steep, impassable. I have to decide to turn around and find a way through this cliff line. I find the path which goes down in bends along this crest. At one point, I spot a path in a hole, well marked and arranged. Bad luck, a big neve in the way. It is only a few meters, but too exposed to cross without equipment, crampons and ice axe. Especially alone. Opposite, on this plateau which is still inaccessible to me, I see the faithful of the religious ceremony coming down again. I put my shorts back on. I keep going down looking for a passage. I find it in a pile of boulders. I’ve reached the prairie. I now have to climb back up to the Belvedere pass, then topple over on the French side under the pylons of the ski lifts and cut through the mountain pastures until I reach the Petit Saint Bernard pass path. It was only two and a half hours of nudity out of the eight and forty five hours of hiking, but I took advantage of the unexpected.

Lac de Queige

Du fond de la vallée de l’Isère, près d’Albertville, où se fait le regroupement, une petite route étroite en lacets nous monte à l’alpage de l’Ebaudiaz. C’est 1300 mètres de gagné ! Un petit parking devant le chalet des bergers. Nous sommes sept. Départ habillé, mais très vite, les vêtements peuvent tomber. Montée plutôt douce dans les champs de l’alpage, puis plus raide dans les pentes couvertes de myrtilliers et de rhododendrons. Pas encore de fruits et peu de fleurs, l’hiver a été long et la neige épaisse, la végétation a comme pris un peu de retard. On atteint la croix au sommet de la Grande Lanche (2111m). Un randonneur nous tourne le dos puis s’éloigne. En coupant au jugé dans la pente on descend au lac de Queige. Une extrémité du lac est encore bordée par un épais névé. Mais l’eau n’est pas aussi froide qu’imaginée! Peut-être une douzaine de degrés. Après la baignade et le pique-nique, il faut remonter jusqu’à un col puis basculer sur l’autre versant par un étroit sentier. Il est un peu tard pour tenter d’aller jusqu’à la Dent du Corbeau. Ce sera pour une autre fois.


From the bottom of the Isère valley, near Albertville, where the gathering takes place, a narrow winding road leads up to the Ebaudiaz mountain pasture. That’s 1,300 yards won! A small car park in front of the shepherds’ chalet. We are seven. Departure dressed, but very quickly, clothes can fall. A rather gentle ascent in the alpine fields, then steeper on the slopes covered with blueberries and rhododendrons. No fruit yet and few flowers, the winter was long and the snow thick, the vegetation has as if taken a little delay. The cross is reached at the top of the Grande Lanche (2111m). A hiker turns his back on us and then walks away. By cutting at the judging in the slope one goes down to the lake of Queige. One end of the lake is still bordered by a thick neve. But the water is not as cold as imagined! Maybe a dozen degrees. After swimming and picnicking, it is necessary to go up to a pass then topple on the other slope by a narrow path. It’s a little late to be trying to get to the Raven’s Tooth. It’ll be for another time.

Plage de Chaucre, Oléron

Semaine de vacances à Oléron, dans un environnement non naturiste : une maison de location exposée aux regards des voisins, non loin d’une plage textile, et avec une famille non naturiste, quoique habitué à au mien. Mais dans l’ensemble, rien qui ne favorise la nudité.

Mais comme j’ai l’habitude de partir tôt courir, j’en ai profité pour faire deux courses à pieds nu, à l’aube, de quarante et trente cinq minutes. En arrivant sur la plage, la première fois, j’ai eu la surprise de la trouver complètement déserte, sans même les pêcheurs et les promeneurs de chiens habituels que l’on retrouve plus tard dans l’été. C’est vrai que l’on est en cette première semaine de juillet, hors saison. L’année scolaire n’est pas terminée et les vacanciers ne sont pas encore là.

J’en profite pour vite quitter short et tee shirt. L’obscurité est encore bien là, mais là bas au fond, le ciel s’éclaircit et se teinte de rose. A l’horizon, les éclats du phare de Chassiron. Au fur et à mesure que je cours à la lisière de la mer, le jour se lève. Je termine en suivant les chemins sablonneux sur les dunes. Deuxième sortie deux jours plus tard dans les mêmes conditions. Cette fois, j’ai emmené un appareil photo, et prends quelques photos au début et à la fin de la séance.


Holiday week in Oléron, in a non naturist environment: a rented house exposed to the looks of neighbours, not far from a textile beach, and with a non naturist family, although used to mine. But on the whole, nothing that promotes nudity.
But as I usually leave early to run, I took the opportunity to do two runs naked, at dawn, forty and thirty five minutes. When I first arrived on the beach, I was surprised to find it completely deserted, without even the usual fishermen and dog walkers found later in the summer. It is true that we are in this first week of July, out of season. The school year is not over and the vacationers are not yet here.
I take this opportunity to quickly leave shorts and tee shirt. The darkness is still there, but there at the far end, the sky is brightening and turning pink. On the horizon, the shards of the Chassiron lighthouse. As I run to the edge of the sea, the day rises. I finish by following the sandy paths on the dunes. Second outing two days later under the same conditions. This time, I brought a camera, and take some pictures at the beginning and at the end of the session.

Digues de l’Isère

Invités à manger chez des amis au Versoud, dans la vallée du Grésivaudan, je décide d’y aller en vélo. Un parcours de vingt cinq kilomètres, où je croise en cet fin de dimanche après midi de nombreux promeneurs, joggeurs, cyclistes,(tiens ! pas de cavaliers aujourd’hui). Je roule en short et tee shirt pour la traversée de la ville puis torse nu sur les digues de l’Isère jusqu’à mon objectif. Après le repas, la nuit est tombée. Ma compagne rentre en voiture, je reprend mon vélo. Une lumière à l’avant éclaire vaguement le chemin, mais la lune, au trois quart pleine, ajoute sa clarté. Dès que j’ai rejoint la digue, je m’arrête pour me déshabiller. La fraîcheur de la nuit est compensée par l’effort du pédalage. Et puis c’est si bon de sentir l’air sur tout le corps. A Domène, je me rhabille pour traverser l’Isère sur le bord de la route, et retrouve vite la digue et ma tenue. Quelques kilomètres plus loin, le goudron laisse la place à un revêtement de terre et de gravillons. La piste suit les méandres de la rivière, contourne le lac de la Taillat, passe sous la rocade autoroutière. En vue de l’Île d’Amour et du domaine universitaire, j’enfile un gilet fluo qui ne me couvre pas vraiment mais peut donner l’illusion que je suis vêtu. A partir de là, le cheminement est bien éclairé par des réverbères. Je suis en zone urbaine. Je traverse la passerelle du tramway, longe l’entrée de ville, passe sous le pont de l’Île Verte. Finalement je vais laisser la piste cyclable pour les rues. J’enfile mon short. Les derniers kilomètres sur les quais et la montée jusqu’à chez moi. J’ai bien fait une vingtaine de kilomètres nu.
Deux ans auparavant, j’avais fait la même chose, mais en empruntant la digue sur l’autre rive de l’Isère.


Invited to eat with friends in Versoud, in the Grésivaudan valley, I decide to go there by bike. A course of twenty five kilometers, where I meet at the end of Sunday afternoon many walkers, joggers, cyclists, (no riders today!). I ride in shorts and tee shirt for the crossing of the city then naked torso on the dikes of the Isère until my objective. After dinner, it got dark. My partner drives home, I get my bike back. A light at the front vaguely illuminates the path, but the moon, at three full quarters, adds its clarity. As soon as I reach the dike, I stop to undress. The coolness of the night is compensated by the effort of pedaling. And it’s so good to feel the air all over your body. At Domène, I put my clothes back on to cross the Isère on the side of the road, and quickly found the dike and my outfit. A few kilometres further, the asphalt leaves the place to a covering of earth and gravel. The track follows the meanders of the river, goes around the Taillat lake, passes under the motorway bypass. In view of the Isle of Love and the university domain, I put on a fluorescent vest that does not really cover me but can give the illusion that I am dressed. From there, the path is well lit by streetlights. I’m in an urban area. I cross the tramway bridge, walk along the entrance to the city, pass under the Ile Verte bridge. Finally I will leave the bike path for the streets. I’m putting on my shorts. The last few miles on the quays and up to my house. I did about 20 kilometers naked.Two years earlier, I had done the same thing, but using the dike on the other bank of the Isère.