Danube

« Le Danube, l’un des plus longs fleuves du monde, traverse l’ Europe d’ouest en est et relie dix pays entre eux. C’est sur ce fleuve que, depuis 1956, est organisée la plus longue excursion de canoë et d’aviron au monde, le Tour International Danubien (TID). » Il s’agit d’une navigation en itinérance et semi autonomie, car si es étapes et les campement sont déterminés à l’avance, chacun reste libre de ses heures de départ quotidien, de naviguer en groupe, en couple ou seul. Cette année est la 69eme édition de ce voyage, autant dire que les choses sont rodées. Étant le seul Français, j’ai dû me débrouiller pour communique des restes d’allemand appris à l’école il y a fort longtemps et d’un peu d’anglais. Les participants sont en majorité allemands, puis autrichiens, croates, roumains, hongrois, bulgares, quatre anglais, trois suisses, deux néerlandais, un polonais. Le départ a lieu à Ingolstadt en Allemagne à la mi juin. Ensuite certains tentent de rejoindre Baila en Roumanie à 2300 km en deux mois et demi, d’autres se contentent d’une ou deux étapes. Pour ma part, pour découvrir ce fleuve, je me suis inscrit pour aller d’Ingolstadt à Vienne en Autriche, soit 530 km en 13 étapes plus deux jours de repos. Il s’agissait aussi pour moi de tester ma capacité à voyager léger. J’ai l’habitude de charger ma voiture de divers matériels pas forcement toujours nécessaires. Là, tout devait rentrer dans les deux coffres de mon kayak : tente, matelas, duvet, fauteuil, réchaud, un peu de nourriture à renouveler en chemin, quelques vêtement, un kit de réparation, des gourdes d’eau…Très vite ma routine s’est installée : lever à l’aube, petit déjeuner, démontage, chargement du kayak, transport sur le chariot jusqu’à la mise à l’eau, puis le soir l’inverse : chariot, tente, bière (on est en Allemagne) repos, briefing quotidien, repas, coucher.

Bien sûr, ce n’est pas un évènement naturiste, mais naviguant souvent seul, j’ai pu profiter presque tous les jours de long moment de navigation nu, parfois jusqu’à plus de quatre heures d’affilé. De pauses aussi sur les berges le temps d’une baignade ou d’un moment de repos. Seuls les passages des écluses ou les portages pour franchir les barrages et les arrivées aux campements nécessitaient que je me rhabille d’un maillot de bain au moins.

Au fil de l’eau on découvre les paysages, plats à perte de vue ou creusés en méandres dans les reliefs boisés ou les coteaux de vignobles, les villages et les églises et châteaux. On croise les péniches ou les bateaux de croisières. On passe de nombreux barrages qui transforment beaucoup le fleuve en une succession de lacs sans guère de courant. Les campements, souvent sur des terrains de club d’aviron ou de canoë, ou simplement sur des parcs publiques peuvent être un peu sommaires. L’accueil se fait parfois en fanfare et discours des maires locaux. Le moment du briefing sur le parcours du lendemain et les consignes de sécurité reste le moment où tout le monde se regroupe.

Ma femme devait me retrouver à Vienne avec la voiture pour un retour en France à travers la Suisse avec le kayak sur le toit. Mais en fait, je crois que j’aurais pu continuer sans problème tant je me suis habitué à ce rythme de voyage. Mais il faut dire que nous avons bénéficier de conditions météo exceptionnelles de soleil et de chaleur. Pagayer sous la pluie et le vent est sans doute une autre chose !


The Danube, one of the longest rivers in the world, flows across Europe from west to east and connects ten countries. It is on this river that, since 1956, the world’s longest canoeing and rowing expedition, the International Danube Tour (TID), has been held. ” It is a semi-autonomous, itinerant journey: while the stages and campsites are determined in advance, each participant is free to choose their daily departure time and to paddle in a group, as a couple, or alone. This year marks the 69th edition of this event, so it’s safe to say that everything runs like clockwork. As the only French person, I had to make do with the bits of German I’d learned in school a long time ago and a little English. Most of the participants are German, followed by Austrians, Croatians, Romanians, Hungarians, Bulgarians, four Englishmen, three Swiss, two Dutch, and one Pole. The trip starts in Ingolstadt, Germany, in mid-June. Some participants aim to reach Baila, Romania—2,300 km away—in two and a half months, while others are content with just one or two stages. As for me, to explore this river, I signed up to paddle from Ingolstadt to Vienna, Austria—a total of 530 km in 13 stages, plus two rest days. For me, it was also a chance to test my ability to travel light. I’m used to loading my car with all sorts of gear that isn’t always necessary. This time, everything had to fit into the two compartments of my kayak: tent, sleeping pad, sleeping bag, folding chair, a little stove, some food to restock along the way, a few items of clothing, a repair kit, water bottles… Very quickly, my routine took shape: wake up at dawn, breakfast, take down the tent, load the kayak, haul it on the trolley to the launch site, then in the evening, the reverse: trolley, tent, beer (this is Germany, after all), rest, daily briefing, dinner, bedtime.

Of course, this isn’t a naturist event, but since I was often paddling alone, I was able to enjoy long stretches of paddling naked almost every day—sometimes for more than four hours straight. I’d also take breaks on the riverbanks for a swim or a moment of rest. Only when passing through locks, portaging to get past dams, or arriving at campsites did I need to put on at least a swimsuit.

As you drift along the water, you discover the landscapes—flat as far as the eye can see or winding through wooded hills or vineyard-covered slopes—along with villages, churches, and castles. You pass barges and cruise boats. You go through numerous dams that transform much of the river into a series of lakes with hardly any current. The campsites, often on rowing or canoe club grounds, or simply in public parks, can be a bit basic. The welcome is sometimes marked by a fanfare and speeches from local mayors. The briefing on the next day’s route and safety instructions remains the moment when everyone gathers together.

My wife was supposed to meet me in Vienna with the car so we could drive back to France through Switzerland with the kayak on the roof. But honestly, I think I could have kept going without any trouble—I’d gotten so used to that pace of travel. That said, we did enjoy exceptional weather—sunshine and warmth. Paddling in the rain and wind is probably a whole different story!

Croatie, Monténégro, Albanie

Au mois de mai ma compagne devait partir huit jours en Bretagne et moi rester seul tranquillement à la maison. Mais voilà que Fred, un copain, m’appelle et me propose de l’accompagner en bateau en Croatie. Dans le passé on a plusieurs fois navigué avec lui, en groupes de huit ou neuf personnes. Cette fois ce sera différent. Je serai seul avec lui sur son catamaran de douze mètres prévu pour huit passagers. Il veut l’emmener du port de Croatie où il est actuellement jusqu’en Grèce pour passer l’été avec sa famille. Il me propose une navigation d’une dizaine de jours jusqu’à l’Albanie. C’est le genre de proposition qu’on ne peut pas refuser !

On atterrit à Zadar. Le bateau nous attend dans une marina à proximité. On démarre dès ce premier après-midi pour trouver une petite crique isolée pour ancrer pour la nuit. Déjà je me suis mis nu lors de cette première petite étape. Je sais que Fred n’hésite pas lui aussi à se déshabiller lors de ses voyages en bateau. Au réveil baignade dans l’eau encore un peu fraîche. Fred se rhabille pour les manœuvres, je reste nu. Et ce sera jusqu’au bout ainsi, ne me vêtant d’un maillot de bain qu’à l’approche des ports ou dans des lieux trop fréquentés de trafic maritime proche. Et un short et un tee shirt pour les sorties « en ville ». Sur le bateau Fred s’occupe de la navigation, de calculer les caps, de tenir la barre. En tant qu’équipier je participe en hissant la voile, mouillant l’ancre et la relevant, nettoyant parfois le pont. J’ai appris aussi à démarrer le moteur, accrocher les pare- battages et veiller à la barre. Fred étant bon cuisinier, je lui laisse la préparation des repas et j’assure la vaisselle.

Les journées se déroulent tranquilles sous le soleil (il faut parfois chercher les coins à l’ombre) et un vent qui nous permet de beaucoup naviguer à la voile. Au cours d’une escale technique de deux jours dans les environs de Split, je pars découvrir les environs à pied et trouve un petit sentier qui mène à une baie de roches isolée. J’en profite. On passe devant Dubrovnik, puis au Monténégro on fait le tour des Bouches de Kotor, paysages impressionnants du relief montagneux au dessus de l’eau, mais trop fréquentés touristiquement. Je suis obligé de rester en maillot au milieu du trafic des bateaux de croisière, hors bords, vedettes et autres navires de transport de passagers. Après une navigation de nuit, passage en Albanie. Les formalités se déroulent dans la ville de Shengjin où l’on mouille dans le port, seul voilier entre des bateaux de pêche, certains bien rouillés. Je fini le voyage à Durres, la deuxième ville d’Albanie. Une petite marina accueille quelques voiliers entre des yachts rutilants et les ferrys pour l’Italie, les cargos et quelques coques en fin de vie près d’un chantier naval. Fin du voyage pour moi mais Fred va continuer avec un nouvel équipier.

Sur le vol de retour vers la France, toute la côte croate se dévoile sous les ailes de l’avion. En quelques minutes je refais le voyage à l’envers.


In May, my partner was supposed to go to Brittany for a week, and I was going to stay home alone, enjoying some peace and quiet. But then Fred, a friend, called and asked me to join him on a boat trip to Croatia. We’ve sailed with him several times in the past, in groups of eight or nine people. This time it will be different. I’d be alone with him on his twelve-meter catamaran, designed for eight passengers. He wanted to take it from the Croatian port where it was currently docked all the way to Greece to spend the summer with his family. He suggested a ten-day trip to Albania. It was the kind of offer you just can’t refuse!
We land in Zadar. The boat is waiting for us in a nearby marina. We set off that very first afternoon to find a small, secluded cove to anchor for the night. I’ve already stripped down during this first short leg. I know Fred doesn’t hesitate to strip down either during his boat trips. Upon waking, a swim in the water, still a bit chilly. Fred gets dressed for the maneuvers; I stay naked. And it’ll stay that way until the end, only putting on a swimsuit when approaching ports or in areas with too much nearby maritime traffic. And shorts and a T-shirt for “town” outings. On the boat, Fred handles the navigation, calculates the courses, and steers the helm. As a crew member, I help by hoisting the sail, dropping and raising the anchor, and sometimes cleaning the deck. I’ve also learned how to start the engine, secure the fenders, and stand watch at the ship’s wheel. Since Fred is a good cook, I let him handle meal prep while I take care of the dishes.
The days pass peacefully under the sun (we sometimes have to search for shady spots) and a breeze that allows us to sail a lot. During a two-day technical stopover near Split, I set out to explore the area on foot and found a small path leading to a secluded rocky cove. I took full advantage of it. We sail past Dubrovnik, then in Montenegro we circle the Bay of Kotor, with its impressive landscapes of mountainous terrain rising above the water, though it’s too crowded with tourists. I’m forced to stay in my swimsuit amid the traffic of cruise ships, speedboats, motorboats, and other passenger vessels. After a night sail, we enter Albania. The formalities take place in the town of Shengjin, where we anchor in the harbor, the only sailboat among fishing boats, some of them quite rusty. I finish the trip in Durres, Albania’s second-largest city. A small marina hosts a few sailboats among gleaming yachts and ferries to Italy, cargo ships, and a few end-of-life hulls near a shipyard. The trip is over for me, but Fred will continue with a new crew member.

On the flight back to France, the entire Croatian coastline unfolds beneath the plane’s wings. In just a few minutes, I retrace the journey in reverse.


Assises de la randonue

Je randonne nu, seul ou en groupes, depuis une vingtaine d’années. C’est donc pour moi quelque chose de tout naturel, mais je sais bien que franchir le pas de la nudité sur les chemins peut ne pas paraître aussi facile à certains naturistes habitués aux centres fermés ou à plus forte raison à des néophytes débutant le naturisme ou voulant essayer cette pratique qui a fait les titres des journaux durant la saison d’été. Les associations ou groupes qui permettent de s’initier sont encore peu nombreux et pas forcement connus. L’idée lancée par Bruno du Vexin et Bruno de Chartreuse d’Assises de la Randonue permettant rencontres, échanges de pratiques et formations m’a bien sûr intéressé. J’ai proposé à la fois de préparer un atelier sur la cartographie et l’orientation et de présenter l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne que je préside.

Ces Assises se sont déroulées du vendredi 12 au dimanche 14 septembre dans le village de Laschamps dans le département du Puy de Dôme en Auvergne, un lieu assez central de la France. Quinze personnes étaient présentes.

Le vendredi a eut lieu une randonnue dans les environs. Une balade de trois heures et demi et une douzaine de kilomètres, un peu plus longue que prévue, mais une erreur de parcours a rallongé la distance…et fait un bon exemple pour mon atelier sur l’orientation du lendemain. La rando en forêt a été agréable. Quelques rencontres : deux vététistes, trois randonneurs et un couple promenant leur chien se sont déroulées sans problème et avec des sourires. Au sommet du Puy de Vichatel, un arbre majestueux s’est retrouvé couvert de naturiste le temps d’une session photo improvisée. Le soir les associations ou groupes présents ont présenté leurs activités : RSVNat qui participe à des séjours naturistes, Vexinue en Île de France, AVN Association Vichy Naturisme, MNVR les Marcheurs Nus du Val de Roanne, l’ARNB l’association des Randonneurs Naturistes de Bretagne, un groupe en cours de formation dans le sud ouest et l’Apnel Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté qui assure notamment les défenses juridiques.

Le samedi c’est en salle que ce sont déroulés les atelier : Cartographie et orientation par moi même, puis organisation des randonnues et des séjours (préparation, choix des itinéraires, gestions des participants et des rencontres, limites physiologiques et sécurité) par Bruno et enfin un point sur les problèmes juridiques par Jacques. Frédéric, représentant la FFN Rhône Alpes a participé à cette journée.

Malheureusement le lendemain dimanche la météo pluvieuse a empêchée la rando prévue Un journaliste de la radio locale Ici Pays d’Auvergne a enregistré des interviews. Des articles dans la presse papier ont également rapporté l’évènement.


I have been hiking naked, alone or in groups, for about twenty years. So for me it’s something completely natural, but I know that taking the plunge into nudity on the trails may not seem so easy to some naturists who are used to closed centers, or even more so to newcomers who are just starting out in naturism or want to try this practice that made headlines during the summer season. There are still few associations or groups that offer introductory sessions, and they are not necessarily well known. I was naturally interested in the idea launched by Bruno du Vexin and Bruno de Chartreuse for a Naked Hiking Conference to facilitate meetings, exchanges of practices, and training. I offered to prepare a workshop on cartography and orienteering and to present the association of Naked Walkers du Val de Roanne, of which I am president.
The conference took place from Friday, September 12 to Sunday, September 14 in the village of Laschamps in the Puy de Dôme department of Auvergne, a fairly central location in France. Fifteen people attended.
On Friday, there was a nude hike in the surrounding area. It was a three-and-a-half-hour walk covering a dozen kilometers, a little longer than planned, but a mistake in the route lengthened the distance…and provided a good example for my workshop on orienteering the next day. The hike in the forest was pleasant. We encountered a few people: two mountain bikers, three hikers, and a couple walking their dog, and everything went smoothly, with smiles all around. At the summit of Puy de Vichatel, a majestic tree was covered with naturists for an impromptu photo session. In the evening, the associations and groups present introduced their activities: RSVNat, which organizes naturist holidays; Vexinue in Île-de-France; AVN Association Vichy Naturisme; MNVR les Naked Walkers du Val de Roanne; ARNB l’association des Randonneurs Naturistes de Bretagne; a group currently being formed in the southwest; and Apnel Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté, which provides legal defense.

On Saturday, the workshops took place indoors: Cartography and orientation by myself, then organization of nude hikes and trips (preparation, choice of itineraries, management of participants and encounters, physiological limits and safety) by Bruno, and finally an update on legal issues by Jacques. Frédéric, representing the FFN Rhône Alpes, participated in this day.

Unfortunately, the following day, Sunday, rainy weather prevented the planned hike from taking place. A journalist from the local radio station Ici Pays d’Auvergne recorded interviews. Articles in the print media also reported on the event.

Lac du Bourget

Le lac du Bourget, en Savoie, est le plus grand et plus profond lac naturel d’origine glaciaire de France. « D’une superficie de 4 450 hectares, le lac s’étire tout en longueur dans un axe nord-sud sur 18 kilomètres, et avec une largeur comprise entre 1,6 et 3,5 kilomètres. Sa profondeur moyenne est de 85 mètres, et sa profondeur maximale de 145 mètres ». Il est bordé d’un côté par les derniers reliefs du Jura et de l’autre par le massif des Bauges. Une rive est très urbanisée avec la ville d’Aix les Bains, une route et une voie de chemin de fer qui longent ses bords. La rive opposée est restée sauvage, malgré la présence de l’abbaye royale d’Hautecombe, site historique qui attire les visiteurs, mais la route qui y mène est sans autre issue.

Depuis que je me suis mis au kayak, depuis environ quinze ans, je suis souvent venu pagayer sur ses eaux. Mais il est parcouru par de nombreux bateaux : croisières pour passagers, voiliers, hors bords divers, barques de pêcheurs, paddles et canoës. Il faut donc profiter des occasions assez rares pour naviguer et se poser nu sur les plages de galets.


Lake Bourget, in Savoie, is the largest and deepest natural glacial lake in France. « Covering an area of 4,450 hectares, the lake stretches 18 kilometers from north to south, with a width ranging from 1.6 to 3.5 kilometers. Its average depth is 85 meters, and its maximum depth is 145 meters. » It is bordered on one side by the last foothills of the Jura Mountains and on the other by the Bauges Mountains. One shore is highly urbanized with the town of Aix-les-Bains, a road, and a railroad line running along its banks. The opposite shore has remained wild, despite the presence of the royal abbey of Hautecombe, a historic site that attracts visitors, but the road leading to it has no other outlet.

Since I took up kayaking about fifteen years ago, I have often come to paddle on its waters. But it is traversed by many boats: passenger cruises, sailboats, various motorboats, fishing boats, paddleboards, and canoes. So you have to take advantage of the rare opportunities to sail and lie naked on the pebble beaches.

L’Isère en kayak

Depuis des mois, Jean Paul m’incitait à l’accompagner sur une descente de l’Isère entre Saint Quentin et Beauvoir, histoire de profiter du courant sans avoir à remonter contre. Projet toujours repoussé mais si souvent rappelé que j’ai fini par craquer. On a donc rendez vous au pont de Saint Quentin ce vendredi de juillet. Michelle, merci à elle, nous aide pour la manœuvre de voitures puisque l’une d’elle devra être positionnée à l’arrivée. Première chose : trouver une mise à l’eau pratique car les berges sont quand même bien raides et couvertes de végétation. A une centaine de mètres du parking une petite plage de limon fera l’affaire après un chariotage et une glissade des bateaux dans la pente d’herbe (et de ronces). On est suffisamment éloigné du pont et des voitures qui passent, je quitte mon maillot de bain avant d’embarquer, ne gardant que le gilet de flottaison. L’eau est épaisse, brunâtre, le courant bien présent. On avance à bonne allure. En passant devant une île, je dis à Jean Paul que je vais m’arrêter, mais il ne m’entend pas et continue. Je me pose sur les galets, bois un coup et en profite pour quitter aussi le gilet. Complètement nu, c’est bien plus agréable ! Après je dois forcer quelque peu le rythme pour rattraper mon collègue. On passe devant le glissement de terrain qui a emporté le sommet d’une carrière et bouché la route dans la vallée, puis le pont et le village de Saint Gervais. Les ponts sont presque les seules traces visibles de civilisation, la rivière est bordée d’une végétation qui enferme la visibilité. Juste après le pont de Trellins, on se pose pour un arrêt pique nique bien venu. On repart en passant d’une rive à l’autre en fonction de l’orientation pour trouver quelques coins d’ombre en longeant le bord sous les arbres. Un arrêt à l’embouchure du petit ruisseau du Nant dans l’Isère. Son eau est claire et transparente. Passage sous le pont d’Izeron. Le courant se fait moins sensible, effet du barrage de Beauvoir en aval. On navigue parfois côte à côte parfois chacun le long d’une rive. Le pont de Beauvoir arrive en vue. La cale de sortie est tout près, qui donne sur une route. Sorti du bateau, il faut renfiler le maillot de bain ! Une balade de 26,5km en 4 heures, pause déjeuner comprise.


For months, Jean Paul had been urging me to join him on a descent of the Isère between Saint Quentin and Beauvoir, to take advantage of the current without having to go up against it. It was a project that was always put off, but so often reiterated that I finally gave in. So we meet at the Saint Quentin bridge this Friday in July. Michelle, thanks to her, helps us manoeuvre the cars, as one of them will have to be positioned at the finish. The first thing to do was to find a practical access to the water, as the banks are steep and overgrown. About a hundred metres from the parking lot, a small silt beach will do the trick, after the boats have slid down the grassy (and brambly) slope. We’re far enough away from the bridge and passing cars, so I take off my swimsuit before boarding, keeping only my lifejacket on. The water is thick and brownish, with a strong current. We’re making good speed. As we pass an island, I tell Jean Paul I’m going to stop, but he doesn’t hear me and carries on. I land on the pebbles, have a drink and take the opportunity to take off my lifejacket too. Completely naked, it’s much more pleasant! After that, I have to pick up the pace a little to catch up with my colleague. We pass the landslide that swept away the top of a quarry and blocked the road into the valley, then the bridge and the village of Saint Gervais. The bridges are almost the only visible traces of civilization, and the river is lined with vegetation that restricts visibility. Just after the Trellins bridge, we stop for a welcome picnic. We set off again, passing from one bank to the other depending on orientation, to find a few shady spots along the banks under the trees. A stop at the mouth of the small Nant stream in the Isère. The water is clear and transparent. We pass under the Izeron bridge. The current is less noticeable, the effect of the Beauvoir dam downstream. Sometimes we paddle side by side, sometimes each along its own bank. The Beauvoir bridge comes into view. The slipway is nearby, opening onto a road. Once out of the boat, it’s time to put on your bathing suit! A trip of 26.5km in 4 hours, including lunch.

Grande Roche Saint Michel

Mardi 24 juin. C’est la canicule. En fin d’après midi, je monte dans le massif du Vercors pour échapper un peu à la chaleur. J’ai aussi dans l’idée de faire des photos panoramiques au moment du coucher du soleil. Encore vêtu d’un short, je rejoint le sommet de la Grand Roche Saint Michel au dessus de la station de Lans en Vercors. Pour y arriver j’ai dû contourner un troupeau de moutons gardé par des patous et un berger (ou une bergère). Sur place je quitte le short. Je resterai deux heures et demi là à attendre les moments propices aux prises de vue. A un moment une marmotte surgit à une dizaine de mètres de moi. Elle ne m’a pas vu ni senti, le vent m’est favorable. Puis l’obscurité arrivant je range les appareils, charge mon sac et descend toujours nu par une piste forestière jusqu’au parking, pratiquement désert à part deux camping cars. Mais je n’ai guère envie de me rhabiller, alors je conduis nu jusqu’à chez moi, à 23 heures la circulation plus restreinte le permet.


Tuesday June 24th. It’s a heatwave. In the late afternoon, I head up into the Vercors massif to escape the heat for a while. I also plan to take some panoramic photos as the sun sets. Still wearing shorts, I reach the summit of the Grand Roche Saint Michel above the resort of Lans en Vercors. To get there I had to bypass a flock of sheep guarded by patous and a shepherd (or shepherdess). On the spot, I take off my shorts. I stayed there for two and a half hours, waiting for the right moment to take pictures. At one point, a marmot appears about ten meters from me. It hadn’t seen or smelled me, the wind was in my favor. Then, as darkness fell, I packed up my cameras, loaded my bag and set off down a forest track, still naked, to the parking lot, which was practically deserted apart from two camper vans. But I don’t really feel like getting dressed, so I drive home naked, where at 11 p.m. the more restricted traffic permits.

Champignons en Chartreuse

Lundi de mi octobre. On décide, ma compagne et moi, d’aller chercher des champignons vers le col de la Charmette en Chartreuse. On voudrait trouver des chanterelles. Un voisin nous a dit qu’il y en avait plein. On se gare sur au bord de la route du col et on attaque la montée sur un chemin. En haut on quitte le chemin pour rentrer dans la forêt, en passant à proximité d’une cabane perdue dans les bois. Je suis vite nu. Effectivement il y a plein de champignons, partout, de toutes les formes, de toutes les couleurs. Mais de chanterelles…ou de ce que l’on espère être des chanterelles, rien ! Il faut dire que l’on a juste une vague idée de ce que l’on cherche ! Mais la forêt est superbe avec ses couleurs d’automne. Il y a au moins un champignon que l’on connaît bien, la trompette de mort, noir, petit, caché sous les feuilles. On en a remplit un plein panier…et encore on en a laissé. On n’est pas venu pour rien !


Monday, mid-October. My partner and I decide to go mushrooming near the Col de la Charmette in Chartreuse. We’d like to find some chanterelles. A neighbor told us there were plenty. We parked by the pass road and set off uphill on a track. At the top, we leave the path and enter the forest, passing close to a hut lost in the woods. I’m soon naked. Indeed, there are mushrooms everywhere, in all shapes and colors. But chanterelles… or what we hope are chanterelles, nothing! It has to be said that we only have a vague idea of what we’re looking for! But the forest is superb with its autumn colors. There’s at least one mushroom we know well, the horn of plenty, black, small, hidden under the leaves. We filled a basket full of them…and then we left some behind. We didn’t come for nothing!


J’y suis retourné seul vers la fin octobre. Comme j’avais fait un repère sur ma carte j’ai retrouvé sans difficulté l’endroit précis. Et là bien évidemment, j’ai de nouveau rempli mon sac de trompettes de mort. Puis, pour profiter encore du plaisir de marcher nu dans la forêt, j’ai traîné deux heures durant en m’arrêtant pour découvrir les recoins du terrain avec les buttes et les creux, les bouquets de fleurs et les tapis de mousse.


I went back on my lonesome towards the end of October. As I’d made a mark on my map, I easily found the exact spot. And there, of course, I once again filled my bag with the horns of plenty. Then, to further enjoy the pleasure of walking naked in the forest, I lingered for two hours, stopping to discover the nooks and crannies of the terrain, with its mounds and hollows, flower clusters and moss carpets.

Exposition au Mucem

A Marseille, le Mucem, musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, grand musée national ouvert en 2013 présente depuis début juillet et jusqu’en décembre 2024 une exposition intitulée « Paradis naturistes » qui retrace l’histoire du naturisme en France depuis le début du XXeme siècle à travers un ensemble de 600 documents : livres, journaux, films, tableaux, photos et dessins, etc. Exposition exceptionnelle, la première du genre de cette importance me semble t’il, qui a déjà attirée mi octobre quelques 70 000 visiteurs. Dont des visiteurs nu…puisque trois visites naturistes avaient été prévues grâce à l’Association Naturiste Phocéenne en juillet, août et septembre. Mais devant le succès et la demande, deux séances ont été rajoutées en octobre et une est encore prévue en novembre. J’ai eu la possibilité d’un voyage éclair à Marseille afin de découvrir, nu, l’exposition cette mi octobre.


In Marseille, the Mucem, the Museum of European and Mediterranean Civilization, a major national museum opened in 2013, is presenting an exhibition entitled “ Naturist Paradises ” from the beginning of July until December 2024, retracing the history of naturism in France since the beginning of the 20th century through a collection of 600 documents: books, newspapers, films, paintings, photos and drawings, etc. This exceptional exhibition, the first of its kind of this scale, has already attracted some 70,000 visitors by mid-October. Nude visitors included… since three naturist tours had been planned thanks to the Association Naturiste Phocéenne in July, August and September. But in view of the success and demand, two sessions were added in October, and one more is planned for November. I was able to make a whirlwind trip to Marseille to see the exhibition in the nude in mid-October.

Champignons

Je ne suis absolument pas connaisseur de champignons. Il m’est déjà arrivé en cours de balade de marcher sur un bolet au grand dam d’un de mes compagnon. Mais mon beau frère, lui, est un grand ramasseur. L’année dernière il m’a emmené, acceptant par là de me dévoiler un de ses endroits préféré, pour ne pas être trop précis je dirai simplement: dans une forêt des contreforts du massif de Belledonne. En mode textile, bien évidemment. Cette année il m’a demandé si je saurais retrouvé le coin, me proposant de m’y rendre tout seul. Pourquoi pas! Enfin seul avec ma compagne. Nous voici donc tous les deux, elle habillée et moi, vite nu, à errer dans ce bois particulièrement pentu à la recherche de ces petits champignons noirs que sont les Trompettes de mort. Il nous a fallu un peu de temps pour trouver les premiers, mais enfin en presque quatre heures de temps nous en avaons ramassé 2 kilos 250. Une belle récolte pour des amateurs!


I am not a mushroom connoisseur at all. It already happened to me during a walk to step on a boletus to the great displeasure of one of my companions. But my brother-in-law is a great collector. Last year he invited me, agreeing to reveal one of his favorite places, not to be too precise I’ll just say: in a forest in the foothills of the Belledonne massif. In textile mode, of course. This year he asked me if I could recognize the place, proposing me to go there alone. Why not! Well, alone with my partner. So we are both, she dressed and I, quickly naked, wandering in this particularly steep wood in search of these small black mushrooms that are the Trumpets of death. It took us some time to find the first ones, but finally in almost four hours we picked up 2 kilos 250. A nice harvest for amateurs!


Retour en cette fin septembre 2024. La piste qui menait jusqu’au parking est barrée. C’est donc une vingtaine de minutes de marche à pied, en short et tee shirt, depuis le village pour atteindre la zone. Une fois dans la forêt alors que je m’apprêtais à me déshabiller, je vois un couple de cueilleurs juste au dessus du chemin. J’échange quelques mots avec eux, puis je grimpe directement à travers bois jusqu’au coin que j’envisageais de visiter. Comme c’est au dessus d’une cassure de pente, je suis invisible d’en bas et je peux quitter mes vêtements. Je reste attentif, mais de temps à autres je les entends s’appeler et en fait ils restent en bas le long du chemin. Tant mieux ! Les fois précédents, j’avais eu du mal à voir et à débusquer ces petits champignons noirs. Cette fois, impossible de les rater. Il y en a de partout, grâce à la pluie de la veille sans doute. J’en remplis un sac en papier, puis un deuxième et un troisième. Heureusement j’ai aussi emmené un grand sac en plastique. Je les transfère dans celui ci et continue la cueillette. Je me permet même d’en laisser en ne choisissant que les plus beaux. En quatre heures j’en ramasse près de six kilos. J’aurais volontiers le temps de continuer mais je n’ai plus de place pour les mettre. Je décide alors de revenir par un autre chemin repéré sur la carte qui doit se trouver au dessus. Pour l’atteindre c’est bien pentu. En le suivant je sors de la forêt à proximité d’une vieille grange, puis c’est une piste qui me ramène vers le village. Il me faudra bien m’habiller finalement.


Back in late September 2024. The track leading to the parking lot is blocked. So it’s a twenty-minute walk, in shorts and tee-shirt, from the village to reach the area. Once in the forest, as I was about to undress, I saw a couple of pickers just above the path. I exchange a few words with them, then climb straight through the woods to the area I was planning to visit. As it’s above a break in the slope, I’m invisible from below and can remove my clothes. I keep my vigil, but every now and then I hear them calling out to each other, and in fact they stay down below along the path. How nice! On previous occasions, I’d had trouble seeing and spotting these little black mushrooms. This time, they’re impossible to miss. They’re everywhere, thanks no doubt to the previous day’s rain. I filled a paper bag with them, then a second and a third. Fortunately, I’ve also brought along a large plastic bag. I transfer them to this one and continue picking. I even take the liberty of leaving some, choosing only the most beautiful. In four hours, I collect almost six kilos. I’d love to continue, but there’s nowhere to put them. So I decide to return by another route, which I’ve marked on the map and which must be above me. It’s a steep climb to reach it. Following it, I come out of the forest near an old barn, then it’s a track that takes me back to the village. I’ll have to get dressed in the end.

Île d’Elbe

J’ai eu la chance de pouvoir participer à un tour en kayak de mer de l’île d’Elbe en Italie. Cinq jours de navigation et quatre nuits en bivouacs sur des plages isolées. On était cinq, y compris le guide qui organisait le séjour. Bien évidemment, ce n’était pas naturiste. Jupe néoprène au dessus du maillot de bain et tee shirt technique plus gilet de flottaison pour naviguer. Lors des arrêts en fin d’après midi dans les criques, il restait souvent quelques baigneurs. On attendait leurs départs, aux alentours de dix huit heures, pour avoir les plages pour nous seul et installer nos affaires et nos campements. Mais je me suis toujours réveillé tôt, bien avant les autres équipiers. Dès lors, je pouvais me permettre de rester nu une demi heure à une heure avant qu’ils n’émergent de leurs tentes. J’en ai profité pour me balader le long des plages, jouer sur les rochers, me baigner, plonger avec masque et tuba, et démonter ma tente en toute liberté et nudité.


I was lucky enough to be able to take part in a sea kayak tour of Elba Island in Italy. Five days’ paddling and four nights’ bivouacking on isolated beaches. There were five of us, including the guide who organized the trip. Of course, it wasn’t naturist. Neoprene skirt over swimsuit and technical tee shirt plus flotation jacket for sailing. During the late afternoon stops in the creeks, there were often a few bathers left. We waited for them to leave, around six o’clock, so we could have the beaches to ourselves and set up our gear and campsites. But I always woke up early, well before the other crew members. So I could afford to stay naked for half an hour to an hour before they emerged from their tents. I took advantage of this to stroll along the beaches, play on the rocks, swim, snorkel and dismantle my tent in complete freedom and nudity.