Ruisseau du Betton

Dernier jour d’août, dernier week-end de la période estivale. Les Marcheurs Nus du Val de Roanne ont prévu une balade au départ de Saint Benoit en Diois. Le rendez-vous est fixé le dimanche vers 10 heures et demi.
Arrivé dans l’obscurité la veille au soir, j’ai posé le fourgon au bord de la route, quelques kilomètres avant le village. Au petit matin, je débute la journée par un petit déjeuner, nu mais invisible des rares voitures passant à trois mètres de moi sur l’asphalte. Puis, ayant encore du temps, je descend pour un moment au soleil sur les galets de la rivière Roanne. Seul à cette heure là.
Je retrouve Bernard et Francis à l’entrée de Saint Benoit, où nous laissons les véhicules. Une centaine de mètres sur la route départementale, puis nous empruntons une petite route qui se transformera un peu plus loin en piste. Passé les dernières maisons, nous nous déshabillons. Mes deux compagnons sont venus récemment exploré cet itinéraire le long du ruisseau du Betton et connaissent déjà le haut du canyon. Nous tentons une approche par le bas en remontant le cours d’eau, mais vite nous sommes bloqués dans notre progression par de petites cascades difficiles à escalader. Demi tour. Nous rejoignons le sentier qui grimpe fort, bien tracé et entretenu, car emprunté par les canyonistes. En face de nous, sur l’autre versant du vallon, des yeux percés dans des aiguilles rocheuses semblent nous surveiller, mais restent de pierre devant notre tenue. Nous passons au sommet d’une belle cascade. Le ruisseau semble un plus haut se perdre dans le fouillis végétal.
Dans une clairière, nous nous arrêtons pour pique-niquer dans l’herbe. Soudain des voix proches, mais personnes en vue. Ce sont sans aucun doute des pratiquants qui entame la descente du canyon. Nous, au contraire, on voudrait sortir par le haut. Le gps nous indique que l’on est pas si loin d’une piste forestière. Reste à la rejoindre. En suivant de vagues traces d’animaux on part droit dans la pente. Il faut se frayer un chemin. Bernard avec le gros sécateur à manche, Francis à la scie, moi avec juste un petit sécateur. Il faut couper des branches mortes, des branches d’épines, des branches qui barrent le sentier. Il faut deviner la trace qui disparaît, la retrouver un peu plus haut . Il faut continuer à monter, à s’orienter…pour enfin déboucher sur la piste. Qu’il va nous suffire de suivre tranquillement pour redescendre vers la vallée et rejoindre Saint Benoit.


Last day of August, last weekend of the summer period. The Naked Walkers of the Val de Roanne have planned a walk starting from Saint Benoit en Diois. The appointment is fixed on Sunday around 10.30 am.
Arrived in the dark the evening before, I put the van on the side of the road, a few kilometers before the village. In the early morning, I start the day with a breakfast, naked but invisible from the few cars passing three meters away from me on the road. Then, still having time, I go down for a moment in the sun on the pebbles of the Roanne river. Alone at that hour.
I meet Bernard and Francis at the entrance of Saint Benoit, where we park the vehicles. About a hundred meters on the departmental road, then we take a small road that turns into a track a little further on. Past the last houses, we undress. My two companions have recently come to explore this route along the Betton stream and already know the top of the canyon. We attempt a bottom approach up the stream, but soon we are blocked in our progress by small waterfalls that are difficult to climb. Half turn. We reach the path that climbs hard, well marked and maintained, as it is used by canyonists. In front of us, on the other side of the valley, eyes pierced in rocky needles seem to be watching us, but remain of stone in front of our outfit. We pass to the top of a beautiful waterfall. The brook seems a higher one getting lost in the plant clutter.
In a clearing, we stop to picnic in the grass. Suddenly voices close by, but no one in sight. They are undoubtedly practitioners who begin the descent of the canyon. We, on the other hand, would like to go out by the top. The gps tells us that we are not so far from a forest track. It remains to join it. By following vague animal tracks, we go straight up the slope. We have to make our way. Bernard with the big pruning shears with a handle, Francis with the saw, me with just a small pruning shear. We have to cut dead branches, thorn branches, branches that block the path. We have to guess the trace that disappears, find it a little higher up. We have to keep going up, to find our way… to finally reach the track. That we will just have to follow quietly to go down towards the valley and join Saint Benoit.

Ruisseau de Charens

Séance débroussaillage lors d’une sortie avec lesMarcheurs Nus du Val de Roanne. Bernard et Francis avaient ouvert cet itinéraire qui suit le lit d’un ruisseau et entrepris de le dégager sur une première partie quelques semaines auparavant. On s’est retrouvé à trois, avec Bernard et José, pour continuer le travail.
D’abord traverser le cours de la Drôme pour atteindre le vallon de ce ruisseau. Sur leurs traces, on progresse sans difficulté. On suit le lit du torrent, rencontrant une première puis seconde cascade. C’est dommage, le ciel est couvert. Sans soleil, l’eau fraîche est moins tentante !
On arrive au terme du premier débroussaillage. Ensuite il faut frayer son chemin dans l’enchevêtrement de branches et de ronces. Bernard a amené son gros sécateur à long manche qui permet de couper de grosses branches, j’ai juste mon petit sécateur de jardin. On avance mètre par mètre, élaguant, coupant, cisaillant, rejetant les branches coupées sur les cotés. Toujours les pieds dans l’eau. Quant on bute sur le mur d’une cascade infranchissable, on se fraye un chemin dans la pente sur le coté. C’est vraiment de l’exploration. Sauf qu’une route passe au dessus de nous et que de temps à autre on entend passer une voiture à quelques dizaines de mètres. Étrange impression d’être dans un monde parallèle.
De cascade en cascade, de vasque en vasque, on avance, mais le ruisseau se rétrécit. Finalement on fait demi tour. La descente permet d’observer la nature autour du torrent : une source d’eau ferrugineuse qui se mélange à courant du ruisseau, les champignons sur les arbres, les grenouilles.
Après cinq heures et demi de balade, on se retrouve à la voiture, finalement un peu fatigués !


Brushing session during an outing with the Nude Walkers of the Val de Roanne. Bernard and Francis had opened this route which follows the bed of a stream and set out to clear it on a first part a few weeks before. We ended up with three, with Bernard and José, to continue the work.
First cross the course of the Drôme to reach the valley of this stream. In their footsteps, one progresses without difficulty. We follow the bed of the torrent, encountering a first and second waterfall. It’s a shame, the sky is covered. Without sun, fresh water is less tempting!
We finish the first clearing. Then we must plow our way through the tangle of branches and brambles. Bernard brought his big pruning shears with long handle that allows to cut large branches, I just my garden pruning shears. We advance meter by meter, pruning, cutting, shearing, rejecting the branches cut on the sides. Always the feet in the water. When one stumbles on the wall of an impassable waterfall, one makes a path in the slope on the side. It’s really exploration. Except that a road passes over us and that from time to time one hears pass a car to a few tens of meters. Strange feeling of being in a parallel world.
From cascade to cascade, from basin to basin, one advances, but the stream narrows. Finally we go back. The descent allows to observe the nature around the torrent: a source of ferruginous water that mixes with current of the stream, the mushrooms on the trees, the frogs.
After five and a half hours of walking, we find ourselves in the car, finally a little tired!


Voilà trois ans que je n’étais pas retourné avec l’association des Marcheurs Nus du Val de Roanne au ruisseau de Charens. Nous avions bien débroussaillé une partie du lit de ce petit cours d’eau. Mais le temps a passé, la végétation a poussé, les orages ont charrié des bois morts, le travail est à refaire. Mission accomplie avec Bernard et Pascal. Nous sommes même allés au delà des parcours précédents, défrichant jusqu’à une zone infranchissable de troncs entremêlés couchés en travers du torrent. En contournant cette zone, nous avons finalement atteint un jardin potager cultivé en bordure du ruisseau puis un chemin qui nous a ramené à la route. Il ne nous restait plus qu’à redescendre tranquillement en moins d’une demi heure par cette route bien peu fréquentée.


For three years I had not returned with the association of the Naked Walkers of the Val de Roanne to Charens brook. We had cleared some of the bed of this little stream. But time has passed, vegetation has grown, storms have carried dead woods, work is to be redone. Mission accomplished with Bernard and Pascal. We have even gone beyond past routes, clearing up an impassable area of intermingled trunks lying across the torrent. Bypassing this area, we finally reached a vegetable garden cultivated along the creek and then a path that brought us back to the road. There was nothing left for us but to descend quietly in less than half an hour by this very uncommon road.

Pré de l’Arc

Dans une région aussi urbanisée que les alentours de l’agglomération grenobloise où donc pouvoir faire une sortie de VTT nu en toute tranquillité ? Les fonds de vallées sont construits, habités; les pentes des massifs proches sont raides, les hauts plateaux du Vercors, situés en réserve naturelle, sont interdits à la pratique. Il faut vraiment bien chercher pour trouver quelques parcours accessibles.
Je me suis souvenu d’un chemin permettant de rallier le habert d’Aiguebelle dans Belledonne. Il devrait peut-être faire l’affaire.
Samedi, 5 heures du matin. Je me gare au bout de la route. Il fait encore bien sombre, mais le jour ne devrait pas tarder. Les nuages semblent accrocher la chaîne de montagne. Il fait un peu frais, mais comme j’attaque directement par de la montée, je vais vite transpirer. C’est une large piste de terre qui monte régulièrement. A un endroit un pont, parfaitement goudronné, permet de passer un torrent puis la piste reprend. J’arrive au centre de vacances du Pré de l’Arc. A cette période, il est encore fermé. Je peux le traverser sans souci. Au delà, la piste se transforme, pierres et cailloux sur les cotés, touffes d’herbes au centre. Quelques portions humides. Le chemin continue à monter puis se met plus ou moins à l’horizontal et change d’orientation. J’atteins une petite cascade. C’est là que je fais demi-tour. La descente est nettement plus agréable que la montée. Je ressens l’air frais dû à la vitesse sur tout le corps. Sur la piste, en dessous du centre de vacances, je croise un 4×4 qui monte lentement. Tant pis ! J’arrive à mon fourgon. Un deuxième 4×4 passe, puis j’entends une voiture se garer à proximité. Il est temps de repartir, le coin va se remplir de randonneurs.


In a region as urbanized as the surroundings of the agglomeration of Grenoble where to be able to make an outing of montain bike naked in peace? The valley bottoms are built, inhabited; the slopes of the nearby massifs are steep, the high plateaux of the Vercors, located in nature reserve, are forbidden to practice. You really have to look for some accessible routes.
I remembered a way to go to the habert d’Aiguebelle, a sheepfold, in Belledonne. Maybe he should do the trick.
Saturday, 5 o’clock in the morning. I park at the end of the road. It is still very dark, but the day should not be long. The clouds seem to hang the mountain range. It is a little cool, but as I attack directly by a climb, I will sweat quickly. It is a large dirt track that rises regularly. In one place a bridge, perfectly tarred, allows to pass a torrent then the track resumes. I arrive at the holiday camp of Pré de l’Arc. At this time of the year, it is still closed. I can cross it without worry. Beyond, the track is transformed, stones and pebbles on the sides, tufts of grass in the center. Some moist portions. The path continues to climb and then gets more or less horizontal and changes direction. I reach a small waterfall. That’s where I turn around. The descent is much more pleasant than the climb. I feel the fresh air due to the speed all over the body. On the track, below the holiday camp, I cross a 4 × 4 that climbs slowly. Never mind ! I get to my van. A second 4 × 4 passes, then I hear a car park nearby. It is time to leave, the area will fill with hikers.

Glandasse

Ces derniers temps, je suis souvent venu dans cette région du Diois, au sud du Vercors. De la Pale ou de Solaure, j’avais en face de moi cet immense plateau entouré de falaises qu’est le Glandasse. Il fallait bien que je me décide à y aller faire un tour. Chose faites ce dernier vendredi d’août.
Parti vers 9 heures de Châtillon en Diois, j’emprunte le GR 91. Au bout d’une dizaine de minutes, éloigné du village, je me déshabille. Un peu plus haut, j’entends arriver un vététiste; je met simplement mon tee shirt devant moi et m’écarte de l’étroit chemin pour le laisser passer, ce dont il me remercie. Je n’aurai plus d’autre rencontre jusqu’aux derniers lacets avant d’atteindre le gros cairn qui marque l’arrivée sur le plateau. J’ai mis tout juste deux heures pour y arriver. Là, je rattrape un couple de randonneurs. J’enfile un short pour les dépasser. Je bifurque tout de suite à gauche en suivant la ligne de crête, en quittant le GR, pour rejoindre le sommet de Pié Ferré, le point culminant. Recherche d’une geocache puis pique nique.
Les lointains sont très brumeux, quelques gros nuages blancs se développent au dessus des reliefs, mais le temps reste très ensoleillé, avec un petit vent qui rafraîchit juste ce qu’il faut. J’entends les sonnailles d’un troupeau, des aboiements et des cris de berger, mais plus bas sur le plateau et au loin.
Plutôt que de redescendre si tôt, je préfère me balader, explorer le coin. Je passe devant l’abri de la cabane de Châtillon, continue en direction du bout de cette prairie bien verte. J’évite un randonneur aperçu de loin en obliquant légèrement. J’arrive au bord du plateau, dominant directement le village de Châtillon, d’où je suis parti, mille deux cent mètres plus bas. Bain de soleil sur une dalle de rocher. Quelques planeurs spiralent juste au dessus de moi dans la pompe d’un cumulus. Quelques rapaces aussi.
En suivant la ligne des falaises, je reviens lentement vers le cairn et le chemin du retour. Je ne me rhabille qu’en arrivant en vue des maisons du village, après huit heures et demi de randonnue.


Lately, I have often been in this region of the Diois, south of the Vercors. From La Pale or Solaure, I had in front of me this immense plateau surrounded by cliffs that is Glandasse. I had to make up my mind to go there for a walk. Thing done this last Friday of August.
I left Châtillon en Diois at about 9 o’clock, I took the GR 91. After about ten minutes, far from the village, I undress. A little further up, I hear a mountain biker arrive; I simply put my T-shirt in front of me and move away from the narrow path to let him pass, for which he thanks me. I won’t have another encounter until the last laces before reaching the big cairn that marks the arrival on the plateau. It took me just two hours to get there. There, I catch up with a couple of hikers. I put on shorts to pass them. I immediately turn left following the ridge line, leaving the GR, to reach the summit of Pié Ferré, the highest point. I look for a geocache then have a picnic.
The distance is very foggy, a few big white clouds develop above the relief, but the weather remains very sunny, with a small wind that refreshes just the right amount. I can hear the bells of a herd, barking and shepherd’s cries, but further down on the plateau and in the distance.
Rather than going down so early, I prefer to walk around, explore the area. I pass in front of the hut of Châtillon, continue towards the end of this very green meadow. I avoid a hiker seen from afar by slightly obliquely. I arrive at the edge of the plateau, directly overlooking the village of Châtillon, from where I started, one thousand two hundred meters below. Sunbathing on a slab of rock. A few gliders spiral just above me in the pump of a cumulus cloud. A few raptors too.
Following the line of the cliffs, I slowly return to the cairn and the way back. I don’t get dressed until I reach the village houses, after eight and a half hours of naked hiking.

La Réunion

Vacances dans l’île de la Réunion. Le lendemain de notre arrivée, le préfet déclenche son plan requins : interdiction des baignades. Pas grave, on était venu surtout pour la montagne !
C’est l’hiver austral. 25° au niveau de la mer , une douceur certaine, mais on a été prévenu et on a apporté polaires, parkas et gants.
Première balade : le Piton des neiges depuis Cilaos. Partis tôt, j’espérais être tranquille dans la montée, mais las, on n’a fait que doubler, être doublé ou croiser des dizaines de randonneurs. Pas question de se déshabiller plus que le short et le tee shirt. Et puis arrivé au refuge Dufour, le brouillard et le froid mordant malgré les vêtements enfilés à la hâte. Le lendemain, montée au sommet pour le lever du soleil. Une enfilade de frontales à l’assaut de la nuit et un spectacle grandiose, en dépit des nuages. Mais c’est un peu l’autoroute ! Pour descendre, au départ dans la pluie, on décide d’emprunter le chemin Kerveguen, un peu à l’écart, et là, dans la tranquillité et le soleil retrouvés, je peux enfin me dénuder presque complètement. Paysage de forêt primaire, flamboyante, enchevêtrée, exubérante, arbres tordues, lianes et fougères.
Deuxième balade : la descente depuis la Fenêtre des Makes vers les hauts de Saint Louis. On est en compagnie d’une famille jusqu’au Piton Cabri, puis on se retrouve seul et je peux finir la descente nu, au désespoir de ma compagne !
Troisième balade : La montée au Demitile par le chemin du Zèbre. Cette fois, je profite pleinement de la nudité. De nouveau la forêt épaisse, avec des passages en crêtes ou accrochés à la pente. Et comme sur tout les chemins de l’île, des marches, des milliers de marches, creusées dans la terre, faites de tronc d’arbres, de planches, de roches , de pierres bloquées. C’est sans doute la seule façon d’éviter que les chemins ne soient emportés à la saison des pluies. Mais c’est assez surprenant !
Quatrième balade : Habillée celle là, à la fois à cause de la fréquentation et de la température. La traversée et la montée du volcan de la Fournaise jusqu’au cratère Dolomieu. On a la chance après un départ dans le brouillard de trouver ciel bleu et soleil. Une lumière qui met en valeur les plis de la roche des coulées de laves successives qui ont formé ce paysage noir, minéral, lunaire.
Cinquième balade : Un aller retour du Maido à l’llet des Orangers dans le cirque de Mafate, qui ne peut s’éviter.
C’était un rapide premier contact. On n’a fait qu’effleurer les possibilités de marches, mais il semble que la rando en itinérance, de gîtes en gîtes, soit particulièrement bien adapté à la géographie de l’île. Quant à la tranquillité nécessaire propice à la randonnue, cela reste à prouver, tant on a vu débouler de partout des coureurs de trail à l’entraînement.


Holidays in Reunion Island. The day after our arrival, the prefect triggers his shark plan: no swimming. No big deal, we had come mainly for the mountains!
It’s the austral winter. 25° at sea level, a certain mildness, but we were warned and we brought fleeces, parkas and gloves.
First walk: the Piton des neiges from Cilaos. Left early, I hoped to be quiet on the way up, but we just got tired, we only passed, be overtaken or meet dozens of hikers. No way to undress more than the shorts and the tee shirt. And then we arrived at the Dufour hut, the fog and the biting cold despite the hastily put on clothes. The next day, climbing to the summit for sunrise. A string of headlamps attacking the night and a grandiose spectacle, despite the clouds. But it’s a bit like the highway! To go down, at first in the rain, we decide to take the Kerveguen path, a little out of the way, and there, in the peace and sunshine, I can finally strip almost completely. Primary forest landscape, flamboyant, tangled, exuberant, twisted trees, lianas and ferns.
Second walk: the descent from the Fenêtre des Makes to the heights of Saint Louis. We are with a family up to the Piton Cabri, then we are alone and I can finish the descent naked, to the despair of my partner!
Third walk: The ascent to Demitile by the Zebra path. This time, I take full advantage of the nudity. Once again the thick forest, with ridged passages or clinging to the slope. And as on all the paths of the island, steps, thousands of steps, dug in the ground, made of tree trunks, boards, rocks, blocked stones. This is probably the only way to avoid the paths being washed away in the rainy season. But it is quite surprising!
Fourth walk : Dressed this one, both because of the traffic and the temperature. The crossing and the ascent of the Fournaise volcano up to the Dolomieu crater. We are lucky after a departure in the fog to find blue sky and sun. A light that highlights the folds of rock from the successive lava flows that have formed this black, mineral, lunar landscape.
Fifth stroll: A round trip from Maido to llet des Orangers in the cirque of Mafate, which cannot be avoided.
It was a quick first contact. We only barely touched the possibilities of walks, but it seems that the itinerant hike, from lodge to lodge, is particularly well adapted to the geography of the island. Regarding the necessary tranquility conducive to naked hiking, it remains to be proven, as we have seen the arrival of trail runners everywhere in training.

Solaure

Les Marcheurs Nus du Val de Roanne ont programmé une randonnue au départ du col du Royet pour ce jeudi 15 août. Jour férié, il risque d’y avoir un peu de monde alentour, mais tant pis.
J’arrive la veille au soir, à la tombée de le nuit et pose le fourgon juste au col. Nuit tranquille sous le ciel étoilé. Tôt le matin, je fais une première balade. Il y a une geocache dans le coin. Elle est sur la crête qui domine le col. Vite atteinte, un peu moins vite dénichée, mais c’est finalement chose faite. Retour au col pour un petit déjeuner dans le fourgon.
J’attends Bernard et Francis. Une voiture, non ce n’est pas eux ; une seconde, les voilà. On décide de retourner sur la crête de Serre Chauvière que j’ai visité précédemment. Ils veulent découvrir le geocaching et je vais leur faire une démonstration sur cette cache. Puis on continue le long de la crête, à la limite extrême du vide. Dominant la vallée de la Drôme, des villages de Pont de Quart à Chatillon et Luc en Diois. Le Vercors d’un coté, le Dévoluy au fond de l’autre. Un groupe nous suit de loin, puis oblique. Arrivé au point culminant, sur le sommet d’un pilier de la falaise, on admire le paysage, quand un couple de randonneurs débouche à nos côtés. « Excusez nous, on ne vous à pas entendu arriver – Ça ne fait rien » S’ensuit une discussion sur le paysage et la faune, notamment les vautours qui sont présents dans la région.
Retour au col pour le pique nique. Le parking s’est bien rempli et d’autres véhicules continuent à arriver. Shorts et paréo de rigueurs sur une centaine de mètres, puis on retrouve la tenue. Au programme de l’après midi : la découverte de deux grottes au pieds des falaises. La première est vite atteinte, déjà repérée dans la matinée. A la lueur des lampes, on s’enfonce dans l’obscurité et la fraîcheur. La grotte est sèche mais le sol parfois bien glissant. Magie des sculptures de pierres, des différentes couleurs de la roche, qui se dévoilent dans le rayon lumineux des torches. On ressort au chaud soleil de l’après midi. Contraste. On a décidé de chercher la seconde grotte par le bas, en prenant depuis un virage de la piste. Vague trace sur une ancienne route forestière envahie par les hautes herbes, puis on grimpe en direction de la barrière rocheuse au dessus de nous. En arrivant à son pied, on trouve un groupe familial en balade. On s’est vaguement couvert. Finalement on débouche sur le plateau et on retrouve le groupe. Un des hommes nous indique le chemin pour atteindre notre objectif, par un petit passage à descendre dans les rochers. A l’entrée de la grotte, fermée toute l’année sauf de mi juin à fin septembre, un panneau explique qu’elle est occupée par une espèce protégée de chauve-souris. Cette cavité est nettement plus profonde mais moins concrétionnée que la première. La galerie fait des coudes. Un passage de marches lisses et humides mène à une grande salle. Nus, dans l’obscurité, à la seule lueur des torches (électriques), on ne peut que penser aux hommes préhistoriques qui nous ont précédés à cet endroit, des milliers d’années auparavant. Mais le temps passe. Au bout d’un moment nous faisons demi tour. Le retour vers la piste se fait un peu au jugé, car nous avons perdu la vague sente de la montée.


Les Marcheurs Nus du Val de Roanne have scheduled a naked hike from the Col du Royet for this Thursday, August 15. Holiday, there might be a little bit of people around, but it doesn’t matter.
I arrive the evening before, at nightfall and put the van just at the pass. Quiet night under the starry sky. Early in the morning, I take my first walk. There’s a geocache around here. It’s on the ridge overlooking the pass. Quickly reached, a little slower to find it, but it’s finally done. Back to the pass for breakfast in the van.
I’m waiting for Bernard and Francis. A car, no it’s not them; a second one, there they are. We decide to return to the Serre Chauvière ridge that I visited earlier. They want to discover geocaching and I’m going to give them a demonstration on this cache. Then we continue along the ridge, at the extreme limit of the void. Overlooking the Drôme valley, from the villages of Pont de Quart à Chatillon and Luc en Diois. The Vercors on one side, the Dévoluy at the back on the other. A group follows us from afar, then obliquely. Arrived at the highest point, on the top of a pillar of the cliff, we admire the landscape, when a couple of hikers emerge at our sides. « Excuse us, we didn’t hear you coming – That’s okay. » A discussion about the landscape and the wildlife follows, including the vultures that are present in the area.
Return to the pass for the picnic. The car park has filled up nicely and more vehicles continue to arrive. Shorts and pareo de rigueurs for about a hundred meters, then we find the attire again. On the program for the afternoon: the discovery of two caves at the foot of the cliffs. The first one is quickly reached, already spotted in the morning. By the light of the lamps, we sink into darkness and freshness. The cave is dry but the ground is sometimes slippery. The magic of the stone sculptures, the different colours of the rock, which are revealed in the light of the torches. We come out in the warm afternoon sun. Contrast. We decided to look for the second cave from below, taking a turn in the track. Vague trace on an old forest road overgrown with tall grass, then we climb towards the rocky barrier above us. Arriving at its foot, we find a family group on a walk. We have covered ourselves vaguely. Finally we reach the plateau and meet the group again. One of the men shows us the way to reach our objective, by a small passage to go down in the rocks. At the entrance of the cave, closed all year round except from mid-June to the end of September, a sign explains that it is occupied by a protected species of bat. This cavity is much deeper but less concreted than the first one. The gallery makes elbows. A passage of smooth and wet steps leads to a large room. Naked, in the darkness, by the only glow of (electric) torches, one can only think of the prehistoric men who preceded us here thousands of years ago. But time passes. After a while we turn back. The return to the track is a bit judgmental, because we have lost the vague trail of the ascent.

Ruisseau de la Coutance

Depuis des mois, en fait presque un an, je suis adhérent des Marcheurs Nus du Val de Roanne. Une association de marcheurs naturistes, reconnue et affiliée à la Fédération Française de Randonnée Pédestre, sise dans la Drôme. Mais les circonstances ont fait que je n’avais encore jamais pu participer à leurs sorties. Voilà qui est chose réparée.
Je me suis retrouvé en compagnie de Bernard, le créateur et président de l’association, pour une balade prévue sur les balcons de la Roanne. La voiture est garée à l’ombre à coté du pont de Pennes le Sec. Le départ du chemin, caché par la végétation, est à moins d’un mètre. Un premier raidillon sur un sol de terre un peu glissant, puis deux ou trois lacet, et le sentier s’étire à flanc de colline, ombragé, presque à l’horizontale, dominant les méandres de la rivière Roanne et de la route. Arrivé au bout du parcours prévu, il est encore bien trop tôt pour faire demi tour.
Bernard me propose de remonter le ruisseau de Coutance. Il faut momentanément remettre un short pour le rejoindre en suivant une route sur quelques centaines de mètres à proximité du petit village de Gleizolles. Le sentier coupe et recoupe le lit du ruisseau et le remonte tantôt à gauche, tantôt à droite. Dès le premier passage, il faut se décider : Bernard quitte ses chaussures et continue pieds nus, y compris dans les cailloux et les passages rocheux, je garde les chaussures même dans l’eau. Des vasques d’eau fraîche incitent à l’arrêt. Baignades, trempettes qui rafraîchissent. On s’arrête pour manger au delà d’une petite cascade, à l’ombre. Quatre personnes passent. « On dira que vous êtes des Faunes ! », puis une famille de Hollandais s’installe juste en contrebas, habillés !
Demi tour. Dans la chaleur de l’après midi, on fait le chemin en sens inverse jusqu’à la voiture. Heureusement que ce parcours est particulièrement bien ombragé !


For months, in fact almost a year, I have been a member of the Naked Walkers of the Val de Roanne. An association of naturist walkers, recognized and affiliated to the French Federation of Hiking, located in the Drôme. But the circumstances made that I had never been able to participate in their outings before. That’s fixed.
I found myself in the company of Bernard, the creator and president of the association, for a walk planned on the balconies of the Roanne. The car is parked in the shade next to the Pennes le Sec bridge. The start of the path, hidden by vegetation, is less than a meter away. A first raid on a slightly slippery ground, then two or three bends, and the path stretches on the hillside, shaded, almost horizontal, overlooking the meanders of the Roanne river and the road. At the end of the planned route, it is still far too early to turn back.
Bernard suggests me to go up the stream of Coutance. It is necessary momentarily to put back a short to join him by following a road on a few hundred meters near the small village of Gleizolles. The path cuts and crosses the bed of the brook and goes up it sometimes on the left, sometimes on the right. From the first passage, it is necessary to make up your mind : Bernard leaves his shoes and continues barefoot, even in the pebbles and rocky passages, I keep my shoes on even in the water. Basins of fresh water incite to stop. Baths, dips that refresh. We stop to eat beyond a small waterfall, in the shade. Four people pass by. « We’ll say you’re Fauns! « , then a family of Dutchmen settles down just below, dressed!
Turn around. In the heat of the afternoon, we make our way back to the car. Fortunately this route is particularly well shaded!

Platary

Je me gare au col du Prayer à 5h15. Il fait encore bien nuit, seule une petite lueur blanche derrière l’horizon annonce le jour. Une centaine de mètres sur la route en short et tee shirt. Une voiture passe et m’illumine de ses phares. Dès les premiers mètres du chemin, je me déshabille. La piste forestière est défoncée par les engins de débardage forestiers, boueuse et glissante. J’espère seulement suivre le bon parcours, ne voyant pas dans l’obscurité les balises sur les arbres. la deuxième partie est plus agréable, moins humide. Je sors de la forêt au pied de la butte herbeuse dans le jour qui se fait. J’ai mis une quarantaine de minutes pour arriver au sommet. Je suis la bordure de la crête. J’attrape les premiers rayons du soleil qui se lève derrière les lointains sommets des Écrins et qui illuminent d’un côté les falaises du Vercors: Tête Chevalière, rochers du Parquet, Mont Aiguille, Veymont et toute la barrière est. Sur l’autre versant, je domine le Trièves encore dans l’ombre, parsemé d’écharpes de brumes dans les creux. J’atteins une curiosité géologique: un trou comme une lucarne dans la paroi rocheuse. Séance photo. Puis retour tranquille sur mes pas en profitant du soleil matinal. Un peu en contrebas de moi dans la pente, un troupeau de mouton se déplace lentement. Heureusement, il ne semble y avoir ni berger, ni patou.


I park at the Prayer Pass at 5:15. It is still dark, only a small white glow behind the horizon announces the day. A hundred meters on the road in shorts and tee shirt. A car passes by and illuminates me with its headlights. From the first meters of the path, I undress. The forest track is smashed by the forest logging machines, muddy and slippery. I only hope to follow the right route, not seeing in the dark the marks on the trees. The second part is more pleasant, less wet. I leave the forest at the foot of the grassy knoll in the daytime. It took me about forty minutes to get to the top. I am the edge of the ridge. I catch the first rays of the sun that rises behind the distant summits of the Ecrins and illuminates the cliffs of the Vercors on one side: Tête Chevalière, rocks of the Parquet, Mont Aiguille, Veymont and the whole eastern barrier. On the other side, I dominate the Trièves still in the shade, scattered with mist scarves in the hollows. I reach a geological curiosity: a hole like a window in the rock face. Photo session. Then a quiet return on my steps while enjoying the morning sun. A little below me on the slope, a herd of sheep moves slowly. Fortunately, there seems to be no shepherd or patou.

La Plane

Pour cette sortie dans le Dévoluy, Franck de Gap, avait donné rendez-vous à la cabane de l’Avalanche, un parking au bout d’une piste au dessus de Saint Etienne en Dévoluy. Arrivé la veille au soir en camping car, je pensais être tranquillement seul mais les passagers de cinq ou six voitures ont débarqué dans la soirée pour bivouaquer. Devant une telle affluence, j’ai crains un moment pour notre randonnue. Mais, randonneurs ou grimpeurs, tout le monde était déjà parti quand à 9 heures nous nous sommes retrouvés à cinq, trois hommes, Franck, Philippe et moi même, et deux femmes , Sylvie et Patricia.
Nous avons donc pu entamer la balade en tenue de nudité. Elle le sera à 99,99%.
La mise en jambe est douce par une large piste qui débouche au sortir de la forêt dans un vallon inondé de lumière, resplendissant du jaune des herbages en fin d’été. La piste mène à une bergerie, puis se transforme en sentier qui monte paisiblement vers le col de Rabou. Du col, on domine la vallée du petit Buech, dont le versant est beaucoup plus abrupt et raide. Alors que l’on admire le paysage, deux vététistes apparaissent : « Alors, vous faites une randonnue ? Comme dans le film ?» Comme quoi, les reportages à la télévision banalisent finalement plutôt bien notre activité !
Du col, on rejoint trois gros pylônes, puis c’est droit dans la pente. Il n’y a plus de chemin. Il suffit de suivre la ligne de crêtes et le bord supérieur des falaises. Le rythme se fait plus lent et le groupe s’éparpille le long de la pente, mais finalement tout le monde se retrouve au sommet de la Plane, à 2340 mètres d’altitude, juste en face du pic de Bure. Le paysage est ouvert sur 360°. Dommage qu’il soit quelque peu brumeux dans les lointains.
Pique nique et sieste, sous la surveillance d’une marmotte. Pour le retour, on décide de couper droit en direction de la bergerie. En passant on inspecte une petite grotte, en fait un trou sans profondeur dans la falaise. Une autre grotte beaucoup plus importante est visible en contrebas, mais malheureusement inaccessible pour nous.
En rejoignant la piste, et pour éviter le chien patou du berger, on doit passer à proximité de deux promeneurs et vaguement se rhabiller durant trois minutes. Retour au parking après huit heures de balade. Je n’ai vraiment pas envie de me rhabiller. Je vais conduire nu jusqu’à rejoindre une route fréquentée à Corps.


For this outing in the Dévoluy, Franck of Gap, had given appointment at the Avalanche hut, a car park at the end of a track above Saint Etienne en Dévoluy. Arriving the evening before in a camper, I thought I was quietly alone but the passengers of five or six cars disembarked in the evening to bivouac. In front of such a rush, I feared for a moment for our naked hike. But, hikers or climbers, everyone had already left when at 9 o’clock we found ourselves at five, three men, Franck, Philippe and myself, and two women, Sylvie and Patricia.
So we could start the walk in naked clothes. It will be 99.99%.
The start is soft by a wide track that leads out of the forest in a valley flooded with light, resplendent with the yellow of the grasslands in late summer. The track leads to a sheepfold, then turns into a path that climbs peacefully up to the Rabou Pass. From the pass, one dominates the valley of the Petit Buech, whose slope is much steeper and more rugged. While admiring the landscape, two mountain bikers appear: « So, are you hiking naked? Like in the movie? » So the television reports finally trivialize our activity rather well!
From the pass, we reach three big pylons, then it’s straight down the slope. There’s no more path. You just have to follow the ridge line and the top edge of the cliffs. The rhythm becomes slower and the group disperses along the slope, but finally everyone ends up at the top of the Plane, at 2340 meters of altitude, just in front of the peak of Bure. The landscape is open on 360°. It’s a pity that it’s a bit foggy in the distance.
Picnic and siesta under the surveillance of a marmot. For the return trip, we decide to cut right towards the sheepfold. On the way back, we inspect a small cave, in fact a shallow hole in the cliff. Another much larger cave is visible below, but unfortunately inaccessible to us.
On the way back to the track, and to avoid the shepherd’s pawdog, we have to pass close to two walkers and vaguely dress for three minutes. Return to the parking lot after eight hours of walking. I really don’t feel like getting dressed. I’m going to drive naked until I reach a busy road in Corps.

Petit Renaud

Je suis parti tôt de Chantelouve pour éviter les grosses chaleurs et la fréquentation, d’où la possibilité de me déshabiller très rapidement en attaquant la piste forestière au dessus du village.
La piste se transforme en chemin, puis en sentier qui traverse foret et champs d’herbe encore humide de rosée. Je dois quitter cet itinéraire et prendre un chemin qui s’engage en sous bois sur la droite. Évidemment, je le rate et dois faire demi-tour un peu plus haut en constatant mon erreur. La vieille piste est plutôt raide. Les nuages qui étaient au dessus de moi au départ sont maintenant en dessous et forment une rivière de nuages qui coule dans la vallée, qui vient lécher les pentes du relief. Au dessus, c’est grand ciel bleu!
J’arrive à la cabane de la Montagne, un petit chalet d’alpage en bois. Il semble vide à cet heure là et je passe devant tranquillement. Je continue vers l’alpage du Vallon et quitte le versant à l’ombre pour me retrouver face au soleil. Dans le contrejour, j’aperçois soudain, dans un virage, la silhouette d’un berger qui me précède d’une vingtaine de mètres. Je remet un short pour le rejoindre. C’est une jeune bergère qui me demande aussitôt si je viens pour la «boite». Eh oui, il y a bien une geocache planquée plus haut.
Le chemin s’arrête là dans l’alpage. Ensuite, il faut tirer tout droit dans la pente. Ce vallon qui semblait débonnaire, se montre finalement épuisant. A mi hauteur, je repère le tas de pierre qui recouvre la boite. Cette cache est située à la confluence de degrés exacts de latitude et longitude: le 45° Nord et le 6° Est. J’ai découvert à l’occasion qu’il y avait dans le monde des chasseurs de confluences.
Le sommet du Petit Renaud est deux cent mètres au dessus, bien exposé au vent qui s’est levé. Je le rejoins et trouve un recoin à l’abri pour me restaurer et me reposer. Je domine le village de Villard Reymond. Les massifs de l’Oisans et la station de l’Alpe d’Huez sont en face de moi. Il n’y a pas la moindre présence humaine à perte de vue.


I left early from Chantelouve to avoid the heat and the crowds, hence the possibility to undress very quickly by attacking the forest track above the village.
The track turns into a path, then into a small path that crosses forest and fields of grass still wet with dew. I have to leave this route and take a path that goes into the undergrowth on the right. Of course, I miss it and have to turn back a little further up when I realize my mistake. The old track is rather steep. The clouds that were above me at the beginning are now below me and form a river of clouds that flows down the valley, licking the slopes of the relief. Above, it’s a big blue sky!
I arrive at the Cabane de la Montagne, a small wooden mountain pasture chalet. It seems empty at this hour and I pass by quietly. I continue towards the Vallon mountain pasture and leave the slope in the shade to find myself facing the sun. In the backlight, I suddenly see, in a bend, the silhouette of a shepherd who precedes me by about twenty meters. I put on my shorts to join him. It is a young shepherdess who asks me immediately if I come for the « box ». Yes, there is a geocache hidden higher up.
The path stops there in the mountain pasture. Then you have to pull straight up the slope. This valley, which seemed to be a bit debonair, finally proves to be exhausting. Halfway up, I spot the pile of stone covering the box. This cache is located at the confluence of exact degrees of latitude and longitude: 45° North and 6° East. I discovered on occasion that there were confluence hunters in the world.
The summit of the Petit Renaud is two hundred meters above, well exposed to the rising wind. I join him and find a sheltered spot to eat and rest. I dominate the village of Villard Reymond. The Oisans mountains and the Alpe d’Huez resort are in front of me. There’s no human presence as far as the eye can see.