Crète côté terre.

Au cours de mes recherche sur internet sur la Crète, je n’avais rien trouvé sur le naturisme hors du naturisme de plage. Tant pis. J’étais pourtant bien décidé à ne pas passer deux semaines allongé sur des plages. La randonnée était aussi à mon programme de ce séjour.
Première rando textile en famille pour rejoindre la plage de Karoumes par la gorge de Chochlakies. Une balade le long d’un torrent à sec, encaissé entre des parois rocheuses, parmi les massifs de laurier roses. Les galets roulent sous les pieds, il faut parfois se faufiler entre de gros rochers. Partis tard, on y est aux heures les plus chaudes de la journée. Ma belle famille n’est pas, ou plus, des plus sportives et ce sera près de deux heures de marche à l’aller et presque autant au retour. Les randos suivantes se feront en couple, c’est beaucoup plus simple.
Une petite montée au Petsofas, un sommet qui domine à 255 m la plage de Chiona et le village d’Agathia. Traversée des champs d’oliviers, puis on grimpe dans la garrigue. Je suis en short et tee shirt, ne sachant pas ce qu’il y a au sommet. Mais, il n’y a rien et personne, juste quelques vestige d’un mur de l’époque minoenne. Je me déshabille pour profiter du vent frais. Ma compagne ne dit rien. Elle entreprend la descente, je reste encore un peu en haut pour prendre quelques photos du panorama alentour, puis je la suis, toujours nu, jusqu’à retrouver l’oliveraie. Là je me rhabille.
Un matin on part tous les deux assez tôt, aux environs de neuf heures, de la plage de Vai, la plage la plus aménagée du coin, pour rejoindre celle de Maridati. Suite de montées et descentes dans cette végétation de garrigue, de touffes basses de plantes piquantes, de massifs fleuris de thym. Au bout d’un moment ma compagne remarque elle même que l’on est absolument seuls. Puisqu’elle le dit ! Aussitôt, je suis nu ! Le parcours grimpe sur des collines, suit des lignes de crête qui dominent la mer en contrebas, descend dans des vallons qui mènent à des petites plages désertes. Quatre heures de marche. On termine en descendant abruptement sur la plage de Maridati. Je renfile mon short pour cette dernière descente juste au dessus de la petite auberge, malheureusement fermée à cette heure là. Pas de bière en réconfort.
Autre rando au départ d’Agathia pour rejoindre la plage de Karoumes. Première partie pour rejoindre la petite chapelle d’Agio Spyridon, Saint Spyridon, puis un col et une piste descend vers la petite plage de Schinias, tout à fait isolée. Dans ce décor désertique, nous sommes de nouveau les seuls êtres vivants, à part les chèvres. Passé le col je me suis déshabillé. Arrêt sur la berge d’une petite crique, puis l’on repart. Le chemin est balisé de traces de peinture rouge, qu’il faut parfois cherché des yeux entre les touffes d’épineux. On atteint la plage de Karoumes. Le coin ombragé est libre et on l’occupe. Une geocache se trouve à proximité, vite trouvée. Quelques randonneurs, arrivés par la gorge, sont dispersés sur la plage, certains nus, quelques autres en maillots. On va repartir par cette gorge qui mène au village de Chochlakies, et que l’on a déjà parcouru quelques jours auparavant. Mais cette fois c’est nu que je peux la faire.
Un matin, au lever du jour, je pars courir. De Palekastro, je rejoins la plage de Chiona, puis je continue sur la piste de terre qui longe la rive vers le sud. Une barrière en travers en ferme le passage pour les chèvres, mais en veillant à bien la refermer, je continue. Seul, je quitte le short et profite d’une demi heure de course nue.


During my internet search on Crete, I had found nothing about naturism out of beach naturism. Never mind. Yet I was determined not to spend two weeks lying on beaches. The hike was also on my program for this trip.
First family clothed ride to reach the beach of Karoumes by Chochlakies gorge. A walk along a dry stream, surrounded by rock walls, amongst the laurel roses. The pebbles roll under the feet, sometimes it is necessary to squeeze between large rocks. Late in the morning, it is the hottest hours of the day. My in law family is not, or no more, very sporty and it will be nearly two hours of walking in the outward and almost as much on the return. The following randos will be done in couple, it is much simpler.
A small climb to the Petsofas, a summit which dominates to 255 m the beach of Chiona and the village of Agathia. Cross the fields of olive trees, then climb in the garrigue. I’m in shorts and tee shirt, not knowing what’s up at the top. But, there is nothing and nobody, just a few vestiges of a wall of the Minoan era. I undress to enjoy the cool wind. My companion said nothing. She starts the descent, I still a little up to take some pictures of the surrounding panorama, then I follow her, always naked, until the olive grove. There I dress.
One morning we both leave early enough, about nine o’clock, from the beach of Vai, the most arranged beach of the area, to join that of Maridati. Continuation of ascents and descents in this vegetation of garrigue, low tufts of spicy plants, massifs flourished with thyme. After a moment my companion remarks that we are absolutely alone. Since she says so! Immediately, I am naked! The route climbs on hills, follows crest lines that dominate the sea below, descends into valleys that lead to small deserted beaches. Four hours of walking. We finish down abruptly on the beach of Maridati. I snap my shorts for this last descent just above the small inn, unfortunately closed at that time. No beer in comfort.
Another hike from Agathia to reach the beach of Karoumes. First part to reach the small chapel of Agio Spyridon, Saint Spyridon, then a pass and a track descends towards the small beach of Schinias, completely isolated. In this desert setting, we are again the only living creatures, apart from the goats. At the pass I undressed. Stop on the bank of a small creek, then we leave. The path is marked with traces of red paint, which sometimes have to be looked for between the thorny tufts. We reach the beach of Karoumes. The shaded corner is free and occupied. A geocache is nearby, quickly found. Some hikers, arriving by the throat, are scattered on the beach, some naked, some others in swimsuits. We shall set out again by this gorge which leads to the village of Chochlakies, and which we have already traveled a few days before. But this time it’s naked that I can do it.
One morning, at dawn, I set off to run. From Palekastro, I reach the Chiona beach, then continue on the dirt track that runs along the shore to the south. A cross barrier closes the passage for the goats, but making sure to close it, I continue. Alone, I leave the shorts and enjoy a half hour of naked race.

Autour de St Pierre d’Entremont

Ce mois de septembre, Bruno a organisé une semaine de randonnues autour de son village de Saint Pierre d’Entremont, à la limite de l’Isère et de la Savoie. Malheureusement, je n’ai pu participer qu’à deux d’entre elles. Celle du lundi, avec Bruno, Patricia et Bernard de Suisse. Départ du bout de la petite route après le hameau du Château. On est vite nus. Ça monte tout de suite dans la forêt. En passant, je trouve facilement une geocache. Puis on est doublé par un homme qui marche rapidement avec son chien. On ne l’a vraiment pas entendu arriver. On débouche dans le vallon des Eparres juste sous le col de Bovinant. Tintement des clochettes du troupeau dans l’alpage. On grimpe à droite vers le Petit Som. Croisement d’un randonneur qui descend en sens inverse. Quelques mots de salut. On le reverra plus tard. Du col de Léchaud, on aperçoit trois personnes au sommet du Petit Som. Pour les croiser on enfile shorts ou paréo. Durant le casse croûte, au soleil, à peine à l’écart du chemin qui mène à la Cheminée, on revoit notre randonneur de tout à l’heure. Comme il nous a déjà vu nus, inutile de se rhabiller! On décide de revenir par le col du Fret et les 120 lacets. Pour cela nous devons repasser au col de Bovinant. On ne peux éviter de se couvrir pour passer un groupe d’une bonne douzaine de randonneurs. La montée au col du Fret est raide, mais relativement courte. De l’autre coté, par contre, la pente est vertigineuse, dans un couloir étroit entre les barres rocheuses. Voilà donc les fameux 120 lacets. On attaque la descente en évitant de glisser. Au moment où on arrive dans une partie quelque peu rocheuse, une voix derrière nous et apparaît un moine, robe de bure blanche et large chapeau de paille. Surpris, on lui dit qu’on peut se couvrir. «Moi, ça ne me dérange pas, mais les deux qui vont arriver seront peut-être gênés!» D’autant qu’il y a une femme parmi nous! On se couvre sommairement. Il passe en bondissant, souriant, très à l’aise dans ces rochers. Les deux autres, peut être des novices, sont plus réservés. Puis de loin, il nous fait un grand signe de salut. Surprenante et sympathique rencontre. On continue la descente à une allure bien plus modérée, nous! Un petit détour pour jeter un œil sur une tourbière, puis la forêt. En arrivant à la première maison, il y a un homme qui travaille. On se rhabille définitivement. Le village de Saint Philibert et la maison de Bruno ne sont plus bien loin.

Deuxième balade le vendredi. Toujours avec Bruno et Patricia, avec Gilbert de Lyon cette fois. La météo est bien moins bonne, le ciel couvert et la pluie est prévue en début d’après midi. Bruno nous a préparer un nouveau concept: la randonnue-restaurant. Une table est réservée à l’auberge, réputée dans le coin, Chez Danny, dans le petite station du Désert d’Entremont, à 1200 mètres d’altitude. Par précaution nous y laissons une voiture en prévision du mauvais temps. Avec des vêtements décents dans le coffre! Puis nous allons nous garer au hameau des Courriers, vers 750 m. C’est donc un petit dénivelé qui nous attends ce matin. Chemin creux en forêt. On passe devant plusieurs granges plus ou moins abandonnées, témoignage de l’activité paysanne d’autrefois. Les cris d’un berger après ses bêtes résonnent tout près, puis s’éloignent sur le versant opposé à notre chemin, mais nous l’entendrons longtemps! Le paysage s’ouvre dans des grands champs d’herbes hautes. Une petite maison, fermée mais bien retapée, nous fait envie. Quel endroit idéal pour des vacances naturistes. Isolée, avec une vue grandiose sur le Granier et les falaises de Chartreuse. Et un mur couvert de mûres bien mûres. Hmmm ! A midi, on traverse un troupeau de vaches et on arrive sur la route au col de la Cluse. Le restaurant n’est plus qu’à quelques centaines de mètres et il faut enfiler les shorts. Sur le parking, on s’habille plus «correctement». La salle du restaurant est pleine, une bonne vingtaine de clients. Décor en bois. Étagères de produits locaux: Bouteilles de liqueurs de chartreuse et genépi. Repas montagnard et savoyard arrosé bien sûr de vin de Savoie. Quand on sort de table, la pluie annoncée n’est pas là. On décide de continuer la rando en montant à la Pointe de la Cochette, 1620m. Balade digestive. Au sommet, la vue est plongeante sur Saint Pierre d’Entremont. Au loin le Petit Som, où l’on était lundi, semble sous des rideaux de pluie. Vite redescendre avant qu’elle n’arrive ici. Mais de façon surprenante, c’est plutôt un pâle soleil qui nous a accompagné jusqu’à la voiture.


This September, Bruno organized a week of naked hiking around his village of Saint Pierre d’Entremont, on the border of Isère and Savoie. Unfortunately, I was only able to participate in two of them. The one of Monday, with Bruno, Patricia and Bernard of Switzerland. Departure at the end of the small road after the hamlet of the Castle. We’re quickly naked. It goes up in the forest right away. By the way, I easily find a geocache. Then we are overtaked by a man who walks quickly with his dog. We really did not hear him coming. We reach the valley of the Eparres just below the pass of Bovinant. Clinking of the bells of the herd in the pasture. We climb to the right towards Petit Som. Crossing of a hiker descending in opposite direction. A few words of salvation. We’ll see him later. From the Col de Léchaud, we can see three people at the top of Petit Som. To cross them we put on shorts or pareo. During the snack, in the sun, just a step away from the path that leads to the Chimney, we see again the previous hiker. As he has already seen us naked, useless to get dressed! We decided to return by the Col du Fret and the 120 laces. For this we must go back to the Col de Bovinant. One can not avoid covering up to go through a group of a dozen hikers. The ascent to the Pass of the Freight is steep, but relatively short. On the other side, however, the slope is dizzying, in a narrow corridor between the rock bars. Here are the famous 120 laces. The descent is attacked by avoiding slipping. At the moment we arrive in a somewhat rocky part, a voice behind us and appears a monk, dress of white wool and large straw hat. Surprised, we told him we could cover ourselves. « I do not mind, but the two who are going to arrive may be embarrassed! » All the more so because there is a woman among us! We cover ourselves briefly. He passes by leaping, smiling, very at ease in these rocks. The other two, maybe novices, are more reserved. Then, from afar, he gives us a great sign of salvation. Surprising and friendly encounter. We continue the descent at a much more moderate pace, we! A little detour to take a look at a bog, then the forest. On arriving at the first house, there is a man who works. We get dressed definitively. The village of Saint Philibert and the house of Bruno are not far away.


Second hike on Friday. Still with Bruno and Patricia, with Gilbert of Lyon this time. The weather is much worse, the sky overcast and the rain is expected in the early afternoon. Bruno has prepared a new concept: the hiking-restaurant. A table is reserved at the inn, famous in the area, Chez Danny, in the small resort of the Desert of Entremont, at 1200 meters of altitude. As a precaution, we leave a car in case of the bad weather, with decent clothes in the trunk! Then we will park in the hamlet of Couriers, about 750 m. So this is a small difference in altitude that is waiting for us this morning. Sunken lane in the forest. One goes before several barns more or less abandoned, testimony of the peasant activity of old time. The screams of a shepherd after his beasts resound very close, then go off on the slope opposite our way, but we will hear it for a long time! The landscape opens into large fields of tall grass. A small house, closed but well restored, makes us envy. What a great place for a naturist holiday. Isolated, with a grand view on the Granier and the cliffs of Chartreuse. And a wall covered with ripe blackberries. Hmmm! At noon we cross a herd of cows and arrive on the road to the col de la Cluse. The restaurant is only a few hundred meters away and we have to put on the shorts. On the parking lot, we dress more « correctly ». The restaurant room is full, about twenty guests. Wooden decor. Shelves of local products: Bottles of chartreuse liquors and genépi. Mountain and savoyard meal washed down of course with Savoy wine. When we go out of the table, the announced rain is not there. We decide to continue the hike up to Pointe de la Cochette, 1620m. Digestive walk. At the top, the view is plunging on Saint Pierre d’Entremont. In the distance the Little Som, where we were Monday, seems under rain curtains. Quickly going down before it comes here. But surprisingly, it was rather a pale sun that accompanied us to the car.

Les Vans

En mars dernier je suis monté en raquettes au sommet des Vans lors d’un rassemblement pour défendre ce sommet des projets d’extension de la station de Chamrousse. Je décide d’y retourner en été.
Je me gare au départ du chemin d’accès au plateau de l’Arselle, le site nordique de Chamrousse en hiver. Premier objectif, le lac Achard que j’atteins en une heure et demi. Même un jour de semaine de septembre, il y a du monde autour du lac. Je n’ai que mon short et je pense que c’est encore trop, mais, tant que je reste à proximité de Chamrousse, je n’ai guère le choix. En montant j’ai déjà trouvé une geocache en chemin, j’en découvre une seconde à proximité du lac et une troisième un peu au dessus.
Après le col de la Botte, juste en dessous sommet de la station, je descend vers le col des Lessines. Là, je suis juste au pieds des Vans. Il ne reste plus qu’à monter ce vallon, bien raide. Le panneau indique: 1 km, 1 heure. Aux jumelles, j’ai aperçu quelqu’un au sommet, mais j’espère être tranquille pour l’ascension et pouvoir enfin enlever ce short. Las! un jeune homme débouche au col au moment où j’attaque dans le pierrier. Il semble hésiter, puis me voyant, enchaîne derrière moi. Finalement, il me rejoint, mais reste avec moi, car je lui sers de guide pour trouver les cairns qui indiquent vaguement le chemin dans cet univers minéral de roches et de cailloux. Mais à un moment donné, j’ai dû raté une trace et perdre l’itinéraire. J’arrive dans un pierrier bien pentu, sans autre repère que le sommet qui se découpe là haut. Nous montons donc droit dans la pente, glissant à chaque pas, zigzaguant entre les blocs. C’est sans doute un bel itinéraire de descente en ski de rando en hiver, mais c’est une galère à monter en été. Par chance, nous passons à proximité de trois chamois qui se prélassent sur des banquettes rocheuses. Enfin nous sortons de ce couloir pour déboucher en haut, juste sous le Petit Van que l’on rejoint rapidement. Je me pose pour casse croûter, l’autre fait de même à quelques mètres. Je me dis que je vais devoir le supporter toute la journée. Malgré tout, discrètement, j’arrive à trouver une cache dans les environs. Finalement, il me demande si je redescends. Je lui réponds que je vais sans doute faire une bonne sieste. Il me quitte alors pour attaquer la descente.
Enfin seul. Et nu. Je ne fais pas la sieste, mais en profite pour aller jusqu’au sommet du Grand Van, puis trouver une autre cache. La vue est grandiose. Je domine les lacs Robert, de l’autre coté, tout en bas, j’aperçois la Romanche et la route qui mène vers l’Oisans. Pour descendre, je repère le bon sentier, mais il n’est guère meilleur que le cheminement de montée. Très glissant. Une sixième cache au passage. De retour au col des Lessines, j’en découvre encore une septième. L’après midi est déjà bien avancé. Il n’y a plus personnes dans le coin. Je remonte nu sur le GR. En chemin, deux nouvelles caches sont trouvées facilement. Je met juste mon short juste pour éviter deux personnes au col de la Botte.
Arrivé au lac Achard, je m’arrête un moment. C’est si tentant ce lac qui passe déjà à l’ombre, même si l’eau n’apparaît pas parfaitement claire. Allez, un petit bain, qui rafraîchit le corps. Puis la descente vers l’Arselle et la traversée du plateau. Je remet le short en arrivant près des bâtiments.
Huit heures et demi de balade. Neuf geocaches dont cinq trouvées naturistement. Un journée bien remplie.


Last March I climbed on snowshoes at the summit of Vans during a rally to defend this summit of plans to extend the resort of Chamrousse. I decided to go back in the summer.


I park at the start of the path to the plateau of l’Arselle, the nordic skiing site of Chamrousse in winter. First objective, Lake Achard that I reach in an hour and a half. Even on a weekday in September, there are people around the lake. I only have my shorts and I think it’s still too much, but as long as I stay near Chamrousse, I have little choice. Upon climbing I already found a geocache on the way, I discovered a second near the lake and a third a little above.
After the Col de la Botte, just below the summit of the resort, I go down towards the Col des Lessines. There I am just at the foot of the Vans. All that remains is to climb this valley, very steep. The sign reads: 1 km, 1 hour. In the binoculars, I saw someone at the top, but I hope to be quiet for the ascent and finally to be able to remove my shorts. Unfortunately, a young man emerges at the pass at the moment when I attack in the scree. He seems to hesitate, then seeing me, chained behind me. Finally, he joins me, but stays with me because I guide him to find the cairns that vaguely indicate the way in this mineral universe of rocks and pebbles. But at one point I happen to miss a trace and lose the route. I arrive in a steep scree, with no reference other than the summit that is in sight above. We climb straight up the slope, gliding at each step, zigzagging between the blocks. It is probably a nice route downhill skiing in winter, but it is a hassle to climb in summer. Luckily, we pass close to three chamois lounging on rocky benches. Finally we go out of this corridor to reach up, just under the Petit Van that one joins quickly. I sit myself down there to snack, the other does the same a few meters. I think I’ll have to bear him all the day. Despite everything, discreetly, I manage to find a cache in the vicinity. Finally, he asks me if I go back down. I reply that I will probably take a good nap. He then left me to attack the descent.
Finally alone. And naked. I do not take a nap, but take the opportunity to go to the top of the Grand Van, then find another cache. The view is grand. I overlook the lakes Robert, on the other side, at the bottom, I see the Romanche and the road that leads to the Oisans. To go down, I spot the good path, but it is not better than the climbing path. Very slippery. A sixth cache in passing. Back to the Col des Lessines, I discovered a seventh. The afternoon is already well advanced. There are no more people in the area. I go back naked on the GR. Along the way, two new caches are found easily. I just put my shorts jto avoid two people at the pass of Botte.
Arrived at Lake Achard, I stop for a moment. It is so tempting this lake that already passes in the shade, even if the water does not appear perfectly clear. Go, a little bath, which refreshes the body. Then the descent towards the Arselle and the crossing of the plateau. I put on the shorts when I arrived near the buildings.
Eight and a half hours of walking. Nine geocaches including five found naked. A busy day

Plateau d’Emparis

Nous sommes sept pour cette balade ce dimanche de mi-août au plateau d’Emparis.
Nous montons en voiture, par la piste de Besse, jusqu’au parking au débouché du plateau. Quelques randonneurs, montés à pieds, passent sur le GR. Pour s’en éloigner nous prenons par les crêtes ondulées qui dominent la grande crevasse, ce vallon profond entaillé dans des flancs de roches noires. Nous cheminons dans les herbes hautes couvertes de rosée, resplendissantes au soleil, mais tellement humides pour les pieds et jusqu’aux genoux.
Plutôt que de suivre cet itinéraire tout de bosses et de creux, Gérard décide de couper à flanc de colline. Nous devons nous retrouver au bout. En vue du Gros Tet, nous prenons le parti de descendre droit dans la pente. Momentanément habillés du minimum syndical, nous coupons le GR au milieu des concurrents d’une course à pieds de trail et d’une rando vtt. Puis nous montons, là encore, droit dans le pentu. A mi hauteur, on s’arrête, inquiets de ne pas voir apparaître Gérard. Casse–croûte, sieste, Gérard n’est toujours pas là. Finalement, par sms, on finit par se contacter. Il attaquait le sommet d’en face, la bas tout au loin. Le téléphone est quand même un bel outil de communication!
Enfin réunis, on finit l’ascension du Gros Tet, puis descente vers le col du Souchet. Là, on arrive sur les itinéraires classiques d’Emparis. Un gros groupe arrive en face, nous forçant à enfiler shorts et jupettes. Puis deux vététiste qui eux nous verrons nus. On arrive à proximité du Lac Noir. Là encore, mieux vaut se rhabiller, une bonne quinzaine de personnes farnientent autour du lac, certaines en tee shirts, d’autres en polaires. Les eaux du lac reflètent le sommets de la Meije et des glaciers environnants. Malgré la «foule» nous nous déshabillons pour un plongeons dans le lac (Même pas froid !) et un réchauffement au soleil. La plupart des randonneurs sont déjà repartis, ne restent autour du lac que ceux qui vont bivouaquer. C’est donc de nouveaux nus que l’on se met en route pour rejoindre le parking, à travers ce paysage de rocailles et d’étendues d’herbes qui jaunissent dans la lumière rasante de fin d’après midi.


We are seven for a stroll this Sunday from mid-August to the plateau of Emparis.
We climb by car, by the track of Besse, to the parking at the outlet of the plateau. Some hikers, coming up by feet, are walking on the GR. To get away from them we take the undulating crests which dominate the great crevasse, this deep valley, cut into the sides of black rocks. We walk in the high grasses covered with dew, resplendent in the sun, but so wet for the feet and to the knees.
Rather than following this itinerary all bumps and hollows, Gerard decides to cut on the hillside. We must find ourselves at the other side. In view of the Big Tet, we decided to go straight down the slope. Momentarily dressed in minimum, we cut through the GR in the middle of the competitors of a running trail and a mtb ride. Then we climb, again, right into the slope. At mid-height, we stop, worried not to see Gerard appear. Snack, nap, Gerard is still not there. Finally, by phone, we end up contacting each other. He was going to the opposite summit, very in the distance. The phone is really a great communication tool!
Finally gathered, we finish the ascent of Gros Tet, then down to the pass of Souchet. There, we reach on the classic itineraries of Emparis. A large group comes in front, forcing us to put on shorts and skirts. Then two mountain bikers who we will see us naked. We arrive near the Black Lake. Again, it is better to get dressed, a good fifteen people laze around the lake, some in tee shirts, others in polar. The waters of the lake reflect the peaks of the Meije and the surrounding glaciers. Despite the « crowd » we undressed for a dip in the lake (not even cold!) and a warming in the sun. Most of the hikers have already left, only those who go bivouacking stay around the lake. It is therefore naked again that we set out to join the parking lot, through this landscape of rockeries and grassy areas that turn yellow in the late afternoon light.

Avec ma compagne, nous avions entrepris une traversée du plateau d’Emparis en ski de fond, dans le sens le Chazelet – Besse. Partis habillés chaudement, la première montée jusqu’au plateau nous avait bien réchauffé. Je m’étais mis en short et tee shirt pour continuer. A un moment, je n’ai plus tenu: j’avais besoin de tout quitté. Cette sensation d’être libre de toute contrainte était si forte. Il faut dire que je venais de passer deux mois avec un corset de plâtre suite à un accident aux vertèbres.


With my wife, we had undertaken a traverse of the plateau of Emparis in cross-country skiing, in the direction the Chazelet – Besse. We went warmly dressed, the first climb to the plateau had warmed us up. I had put on shorts and t-shirt to continue. At one moment, I no longer stand it any longer: I needed to leave everything. This feeling of being free from all constraints was so strong. It must be said that I had just spent two months with a plaster corset following an accident to the vertebrae.

Le Galeteau

Lundi 15 août; 8 heures du matin. Déjà une bonne vingtaine de voitures sont garées au parking des 4 chemins. Autant dire que je n’espère pas être seul et tranquille aujourd’hui. La première partie sur la piste, puis la montée en foret jusqu’à la bergerie du Colon sont à l’ombre. Il fait un peu frais et je garde tee shirt et short. Mais je ne rencontre personne. Arrivé sur l’épaule après un bon raidillon, je bascule au soleil. C’est tout de suite plus agréable: Allez, je quitte tout. J’aperçois bien deux ou trois silhouettes la bas devant moi, mais suffisamment loin pour ne pas être inquiétantes. Mais au détour d’une petite bosse, je vois trois personnes assises au bord du chemin. Je remet mon short et échange quelques mots en passant. Il ne reste plus que le dernier pierrier avant le sommet du Grand Colon, où quatre randonneurs se reposent. D’autres sont en train d’attaquer la descente vers le lac Merlat.

J’ai un autre objectif: le Galeteau. Un sommet dont je ne soupçonnais même pas l’existence hier matin. Mais une geocache semble y avoir été installée récemment. Qui mérite la visite donc. Sur la carte IGN, aucun itinéraire n’est indiqué, mais une sente part dans les rochers au dessus du chemin du lac, à peine marquée de quelques cairns. Il faut parfois la deviner en analysant le terrain. Mais là, je suis tranquille et aussitôt nu. Descente dans des éboulis, passage de pierriers, traversée à flanc puis remontée le long d’une crête rocheuse. Enfin, après une bonne heure, j’arrive sur la plateforme herbeuse de ce sommet qui domine droit devant le refuge de la Pra, sur un coté, le lac de Crozet et sur l’autre, les lacs Merlat, Longuet et Claret. La geocache est vite trouvée. C’est un FTF (First To Find). Quelle chance! Je n’ai aucune envie de rejoindre les chemins fréquentés alentours, alors je reste là, seul sur ma montagne, à profiter du paysage et du soleil.

Mais finalement, il faut bien me résoudre à entamer la descente pour rejoindre les environs du lac de Crozet, par un sentier là aussi très discret. A proximité du lac je met mon short. Il doit bien y avoir près d’une centaine de promeneurs, randonneurs, pêcheurs sur les rives ou sur le chemin.

La foule après la solitude !


Monday, on the 15th of August; 8 in the morning. Already twenty cars are parked in the parking lot of the 4 roads. In other words, I do not hope to be alone and quiet today. The first part on a trail, then the climbing in forest to the sheepfold of the Colon are in the shade. It is a bit cool and I keep tee shirt and shorts. But I do not meet anyone. Arrived on an escarpment after a good steep climb, I rock in the sun. It is immediately more pleasant: Well, I take off everything. I can see two or three silhouettes in the distance in front of me, but far enough not to be disturbing. But at the turn of a small bump, I see three people sitting by the roadside. I put my shorts back and exchange a few words in passing. There is only the last scree before the summit of the Grand Colon, where four hikers rest. Others are attacking the descent towards Merlat Lake.


I have another goal: the Galeteau. A summit which I did not even suspect the existence yesterday morning. But a geocache seems to have been installed recently. Which deserves the visit therefore. On the IGN map, no itinerary is indicated, but a path runs through the rocks above the lake path, scarcely marked by a few cairns. Sometimes you have to guess it by analyzing the terrain. But there I am quiet and immediately naked. Descending into screes, crossing to the side and then ascending along a rocky ridge. Finally, after a good hour, I reach on the grassy platform of this summit which dominates straight ahead of the refuge of the Pra, on one side, the lake of Crozet and on the other, lakes Merlat, Longuet and Claret. The geocache is quickly found. It’s a FTF (First To Find). What a luck ! I have no desire to join the paths frequented around, so I remain there, alone on my mountain, to enjoy the scenery and the sun.

But finally, it is necessary to decide to go down to reach the surroundings of Lake Crozet, by a trail there also very discreet. Close to the lake I put my shorts. There must be almost a hundred walkers, hikers, fishermen on the shore or on the way.

The crowd after the solitude!

Résurgence de l’Autonnière

Petite balade avec les Marcheurs Nus du Val de Roanne pour aller visiter une résurgence située sous le village d’Aucelon. On est six. A peine les maisons ont elles disparu dans les frondaisons que nous sommes nus pour entreprendre la descente dans le vallon par un sentier en pente douce bien dégagé. De gros blocs rocheux couverts de mousses verdâtres indiquent l’entrée de la grotte à quelques dizaines de mètres du chemin. On laisse les sacs dehors et on entre. Quelle fraîcheur après l’atmosphère lourde et chaude de l’extérieur. Un passage où il faut se baisser quelque peu, puis un salle d’où part un boyau fermé par un siphon d’une eau froide. C’est la résurgence active après les périodes pluvieuses. Il y a quelques 600 mètres de galeries explorées par les spéléologues, mais sans équipement la visite se réduit à cette première salle. Les faisceaux des lampes éclairent les parois et les concrétions de la roche. La visite terminée, il faut reprendre le chemin inverse et remonter vers le village, le corps ruisselant de transpiration. Ce fut une petite promenade apéritive, avant un pique-nique sur la place d’Aucelon et une balade prévue l’après midi dans les environs. Que malheureusement, je n’ai pu faire, devant reprendre la route.


A short walk with the Nude Walkers of the Val de Roanne to visit a resurgence located under the village of Aucelon. There are six of us. Hardly have the houses disappeared in the foliage that we are naked to undertake the descent into the valley by a gently sloping and clear path. Large rocky blocks covered with greenish mosses indicate the entrance of the cave a few tens of meters from the road. We leave the bags outside and we go in. What a freshness after the warm atmosphere from the outside. A passage where you must bend down a little, then a room from where start a hose closed by a siphon of cold water. It is the active resurgence after the rainy periods. There are some 600 meters of galleries explored by speleologists, but without equipment the visit is reduced to this first room. The beams of the lamps illuminate the walls and concretions of the rock. When the visit is over, we have to take the opposite path and go back to the village, the body dripping with perspiration. It was a small aperitif walk, before a picnic on the square of Aucelon and a stroll in the afternoon in the vicinity, that unhappily, I could not do, having to take the road back.

Newt

Voilà des années déjà que je voulais participer au Newt en Autriche. Mais les aléas de la vie: boulot, famille, voyages, m’en avaient toujours empêché. Mais cette année, c’était décidé: je participe!
Le Newt (Naked European Walking Tour) que l’on pourrait traduire littéralement par voyage européen de marche nue ou plutôt par semaine européenne de randonnue est une initiative de Richard Foley, un anglais vivant à Munich en Allemagne, par ailleurs auteur et éditeur des livres « Active Nudists » et  » Naked Hiking » (ce dernier récemment traduit en français sous le titre « Randonue ») et webmaster du site nacktiv.net. Commencé à l’origine par un voyage solitaire entre l’Allemagne et l’Italie par l’Autriche, Richard a été rejoint au fils des ans par des compagnons. Et cette douzième édition rassemble cette année des marcheurs naturistes venus d’Angleterre, Allemagne, Irlande, Pays Bas, Luxembourg, Belgique, France, Italie, Suisse, Pologne, États Unis et même Singapour. C’est dire si le succès est mondial. (Mais « Nwwt » serait assez imprononçable!). Chaque année un lieu différent, toujours en Autriche, est choisi comme environnement. Cette fois, c’est un chalet près de la commune de Dienten, dans la région de Salzbourg, qui sert de camp de base. Un chalet assez vaste pour accueillir une vingtaine de résidents, deux ou trois autres dorment dans leurs camping cars et un groupe de six se partage entre camping itinérant et retrouvailles au chalet. Un vieux chalet typique, avec des balcons couverts de fleurs, un escalier patiné par le temps et un poêle monumentale qui va bien nous servir par le temps pluvieux qui nous attend. Un chalet suffisamment isolé (quoique à peine) pour accueillir un groupe vivant nu du matin au soir, y compris sur la terrasse.
Mais en ce samedi 9 juillet, il fait encore bien beau pour un premier apéro de présentation. Pour faire connaissance, chacun a, tatoué sur l’épaule, son nom et les langues comprises ou parlées. Bien vite se dégagent deux groupes, l’un germanophone et l’autre anglophone. Mais que ce soit parfois autour d’une table, mais surtout en marchant le long des chemins, ces groupes se morcellent et se mêlent et les conversations sont parfois un mélange de mots des différents langages. Une phrase commencée en allemand peut se terminer en anglais avec quelques mots de français incorporés dans le cours. L’important n’est il pas de se comprendre et d’échanger.

Les balades, si elles sont longues, entre 6 et 9 heures, ne sont pas trop difficiles, faites essentiellement sur les pistes forestières qui mènent aux alpages, des pistes larges et régulières, adaptées au rythme des plus lents et moins expérimentés. D’autant plus que certains qui vont nu pieds marchent précautionneusement. Pour d’autres c’est aussi une découverte du milieu alpin. Exception faites d’un passage quelque peu scabreux, hors tout sentier, le deuxième jour. Mais il s’agissait juste d’une erreur d’orientation et de rejoindre au plus court le chemin normal! Et puis la pluie qui dès le troisième jour ne nous quittera plus rend les terrains glissants, boueux parfois lorsqu’il faut traverser les prairies herbeuses des alpages ravagées par les sabots des vaches. Mais rien n’entame la bonne humeur du groupe et les exclamations d’admiration quand dans une trouée de brouillard se révèlent les sommets du Hochkönig tout proches ou les enfilades des vallées. Le mercredi, une journée de repos consacrée au tourisme a permis de visiter des gorges aménagées, impressionnantes surtout par le débit de l’eau après les orages. Pour ce qui est des rencontres, à part l’une d’elle avec un couple d’une ferme d’alpage, elles ont été plutôt positives: quelques voitures croisées sur les pistes, un salut de la main des conducteurs, des vététistes souriants et deux familles avec des enfants qui ont échangées bonjours et sourires. Mais le plus surprenant a été l’accueil chaleureux dans une auberge d’altitude. Il faut dire que 23 clients un jour de mauvais temps, cela ne se refuse pas, quelque soit leurs tenues ou leur absences de tenues. Mais ce fut un beau moment. Et nul doute que tout le voisinage était au courant de notre présence.


For years I wanted to take part in the Newt in Austria. But the ups and downs of life: work, family, travel, had always prevented me. But this year it was decided: I’m participating!
The Newt , the Naked European Walking Tour, is an initiative of Richard Foley, an Englishman living in Munich, Germany, and author and publisher of books « Active Nudists » and « Naked Hiking » (the latter recently translated into French under the title « Randonue ») and webmaster of the site nacktiv.net. Originally started by a solitary journey between Germany and Italy by Austria, Richard was joined over the years by companions. And this twelfth edition brings together naturist walkers from England, Germany, Ireland, Netherlands, Luxembourg, Belgium, France, Italy, Switzerland, Poland, the United States and even Singapore. This means that success is global. (But « Nwwt » would be pretty unpronounceable!). Every year a different place, always in Austria, is chosen as environment. This time, it is a cottage near the municipality of Dienten, in the Salzburg region, which serves as a base camp. A cottage large enough to accommodate twenty residents, two or three others sleep in their campers and a group of six is ​​divided between itinerant camping and reunion in the cottage. An old typical chalet, with balconies covered with flowers, a weathered staircase and a monumental stove that will serve us well in the rainy weather that awaits us. A cottage sufficiently isolated (albeit barely) to accommodate a group living naked from morning to night, including on the terrace.
But on this Saturday, July 9, it is still beautiful for a first aperitif presentation. To get to know each one, tattooed on his shoulder, his name and languages ​​understood or spoken. Soon two groups emerged, one German-speaking and the other English-speaking. But sometimes around a table, or especially when walking along the paths, these groups break up and mingle and conversations are sometimes a mixture of words of different languages. A sentence begun in German may end in English with a few French words incorporated into the course. The important thing is to understand each other and to exchange.

The walks, if they are long, between 6 and 9 hours, are not too difficult, mainly done on the forest tracks that lead to the alpine pastures, wide and regular tracks, adapted to the rhythm of the slower and less experienced. Especially since some who go barefoot walk cautiously. For others it is also a discovery of the alpine environment. Exception made of a somewhat scabrous passage, off all path, the second day. But it was just a mistake of orientation and to join at least the normal way! And then the rain, which from the third day will never leave us, makes the ground slippery, sometimes muddy, when we have to cross the grassy meadows of the alpine pastures ravaged by the hoofs of the cows. But nothing affects the good humor of the group and the exclamations of admiration when in a gap of fog are revealed the tops of the Hochkönig very close or the rows of the valleys. On Wednesday, a day of rest dedicated to tourism allowed to visit gorges, impressive especially by the flow of water after storms. As for the meetings, apart from one of them with a couple from an alpine farm, they were rather positive: a few cars crossed on the tracks, a greeting from the drivers, smiling mountain bikers And two families with children who exchanged greetings and smiles. But the most surprising was the warm welcome in a mountain inn. It must be said that 23 clients on a bad weather day, this can’t be refused, regardless of their outfits or absences from outfits. But it was a beautiful moment. And no doubt the whole neighborhood knew about our presence.

Tête des Ormans

Deux objectifs pour cette rando dans le Dévoluy organisée par Franck de Gap. Le premier, primordial, est un reportage sur la randonnue par Dici, la télévision locale des Hautes Alpes et des Alpes de Haute Provence; le deuxième, un bonus, atteindre la tête des Ormans au dessus col de Plate Contier, un parcours déjà effectué en partie en mars, mais en raquettes dans une ambiance hivernale, au cours du séjour à Saint Julien en Beauchêne.

Nous nous retrouvons au départ du sentier sur la commune de La Cluse. Il y a Franck et Jac de Savoie, Valentin, le journaliste équipé de sa caméra, pieds, micro et casque, et Myriam, qui randonnera habillée hors du cadre de prise de vue. Le coin est isolé, on peut partir tout de suite nus. Et le reportage commence, plans larges de marche, plans rapprochés de détails sur les chaussures. On contourne la maison du berger et on arrive dans l’alpage. Accueillis par des troupeaux de vaches, placides et pas du tout perturbées par nos tenues. Le décor est grandiose, la lumière éclatante et Valentin en profite pour engranger des images. On continue encore un peu à monter jusqu’à se poser près d’un gros rocher pour l’enregistrement des interviews. Voilà, il est près de midi et le premier objectif est atteint. Valentin redescend vers la vallée, accompagné de Jac qui fera un aller-retour pour nous retrouver plus haut.
On se remet en route à travers des parterres de fleurs jaunes, blanches, bleues ou violettes. Le ciel est d’un bleu limpide. Les rochers au loin resplendissent. Ce premier jour d’été est parfait. On laisse à gauche le chemin qui mène au col de Lauteret pour prendre à droite en direction du col de Plate Contier. Dans les lacets finals, on aperçoit un groupe arrêté au bord du chemin. Pour les passer, on enfile short ou jupette. Au col, on se pose en attendant le retour de Jac et casse croûter. Puis on continue l’ascension, soit droit dans le pentu, soit en diagonale dans un pierrier, pour se rejoindre au sommet de la Tête des Ormans. De là, la vue est superbe sur les sommets aiguisés de la Crête des Aiguilles, un environnement entièrement minéral de roches grises, ravinées, abruptes. Le contraste est violent avec les couleurs et les formes douces des alpages que l’on vient de traverser… et que l’on va retrouver dans la descente.


Two objectives for this hike in the Dévoluy organized by Franck of Gap. The first, primordial, is a report on the naked hiking by Dici, the local television of the High Alps and Alpes de Haute Provence; the second, a bonus, to reach the head of the Ormans above the pass of Plate Contier, a course already carried out partly in March, but in snowshoes in a winter atmosphere, during the stay in Saint Julien en Beauchêne.

We find ourselves at the start of the trail in the town of La Cluse. There is Franck and Jac of Savoie, Valentin, the journalist equipped with his camera, tripod, microphone and headphones, and Myriam, who will hike dressed outside the frame of shooting. The spot is isolated, we can leave immediately naked. And the report begins, broad plans of walking, close-ups of details on the shoes. We go around the shepherd’s house and we come to the alpine pastures. Welcomed by herds of cows, placid and not at all disturbed by our outfits. The decor is grand, the light shining and Valentine takes advantage of it to gather images. We continue to climb a little up to land near a large rock for recording interviews. That’s it, it’s near noon and the first goal is reached. Valentin goes down to the valley, accompanied by Jac who will make a return trip to find us higher.
We go back through flower beds of yellow, white, blue or purple. The sky is clear blue. The rocks in the distance shine. This first day of summer is perfect. We leave on the left the road that leads to the Col de Lauteret and turn right towards the pass of Plate Contier. In the final laces, one sees a group stopped by the roadside. To pass them, we put on shorts or skirt. At the pass, we snacks waiting until Jac’s return. Then we continue the ascent, either straight in the slope, or diagonally in a scree, to join at the summit of the Head of the Ormans. From there, the view is superb on the sharp peaks of the Aiguilles Ridge, an entirely mineral environment of gray, ravined, abrupt rocks. The contrast is violent with the colors and the gentle forms of the alpine pastures that we have just crossed … and that we will find again in the descent.

Valgaudemar

Pour bien finir l’été et commencer l’automne, Bruno de Chartreuse a organisé une semaine de randonnue dans la vallée du Valgaudemar. Finalement, suite à quelques défections pour causes de soucis de santé ou problèmes familiaux, nous nous retrouvons à cinq dans un gîte pouvant accueillir une vingtaine de personnes. L’endroit est un peu frais, quelques flambées de cheminée réchaufferont les lieux, mais la qualité et la quantité des repas du soir sont largement appréciés après les heures de marche.

Première journée. Nous partons à quatre du refuge-hôtel du Gioberney, au bout de la vallée, au bout de la route. Le sentier monte tout de suite en lacets au dessus du bâtiment et du parking, mais qu’importe, très vite nous nous retrouvons nus. Le soleil est au rendez vous. Nous atteignons un petit plateau bosselé d’herbes hautes. Au fond se cache le lac du Lauzon. Sa surface sombre reflète le gris des rochers. Philippe se jette à l’eau, pourtant bien fraîche ! Deux randonneurs passent à proximité et vont s’installer à l’autre bout du lac. On continue. Notre objectif, le refuge du Pigeonnier, est bien en vue au dessus de nous, mais il nous faut d’abord descendre pour traverser un torrent avant d’attaquer la longue montée. De nombreuses cascades dégringolent tout autour du cirque. Enfin, le refuge. Nous nous installons à une table extérieure pour manger, juste vêtus de coupe-vent ou polaires. Après le repas, on décide de redescendre par l’autre versant. Un couple de randonneurs (« Aucun problème avec votre tenue ») nous indique le chemin, mais à ce moment là, Bruno fait un mauvais pas, et c’est l’entorse. Clopin-clopant il arrivera à descendre doucement en trois heures jusqu’à la voiture.

Deuxième jour. Nous ne sommes plus que trois. Retour au Gioberney. Brouillard, humidité. Quelques hésitations pour trouver le chemin qui se trouve de l’autre coté du torrent, qu’il faut traverser d’un bond, le pont ayant été emporté quelques semaines auparavant. En montée, on a vite chaud et on se déshabille malgré la fraîcheur. A un peu plus de 2000 m, on trouve la neige, tombée durant la nuit. Une fine couche qui recouvre l’herbe et les buissons de rhododendrons. Dans les déchirures des nuages, les sommets environnants apparaissent étincelants. Quel privilège d’être là ! C’est aussi l’avis d’un berger qui nous suivait, passe devant nous et s’éloigne rapidement. Montées et descentes se succèdent, soleil et ombre aussi. Des chamois sautent dans les rochers, des marmottes courent dans l’herbe. Arrêt casse-croûte au refuge de Chabournéou, fermé et désert avant de prendre le chemin du ministre qui nous ramène au Gioberney.

Troisième jour. Nous laissons le véhicule au parking des Portes, au dessus de la Chapelle en Valgaudemar. Nous y retrouvons le couple croisé au refuge du Pigeonnier qui s’enquiert des nouvelles de Bruno. Ils montent aussi aux lacs de Petarel, l’une des merveille du Valgaudemar, mais par un autre itinéraire. Nous avons choisis, nous, de passer par un chemin plus raide mais plus isolé, qui nous fait d’abord grimper (1200m de dénivelé d’un coup) au col de Beranne, puis rejoindre le col de Petarel, passer à proximité des lacs de Sebeyras pour enfin arriver aux lacs de Petarel. Au dessus du col de Petarel, un garde du parc des Ecrins est en observation sur une petite pointe. On a été averti de sa présence par un randonneur croisé un peu auparavant. Il nous a forcément vu arriver de loin, donc nous ne nous rhabillons pas. A un moment, nous l’entendons parler à la radio, nous entendons distinctement les mots : « des naturistes ». Il doit s’enquérir auprès de sa hiérarchie de l’attitude à adopter et s’il doit intervenir. Mais comme finalement il reste là où il est, on en conclu que la randonnue est acceptée dans le Parc ! Plus tard, allongés dans l’herbe près du lac, on le verra passer à proximité sans qu’il fasse un signe. Les sommets alentours se mirent dans les eaux du lac, puis s’effacent dès qu’une risée brouillent la surface du miroir. On tentent une rapide trempette. L’eau doit être à une douzaine de degré seulement. On retrouve le couple de ce matin, un groupe de quatre randonneurs est installé un peu plus loin sur la rive, on les doublera dans la descente, deux ou trois autres passent sur le chemin. La journée est radieuse, les paysage magnifiques. Quel bonheur !

Quatrième jour. Nous partons de Rif du Sap, petit hameau sur la route du Gioberney. Au bout d’une longue montée, nous arrivons dans les alpages. Nous remettons un short pour passer à proximité d’une bergerie puis pour croiser un groupe avec un chien. Nous débouchons à la cabane de Lavine et obliquons pour retrouver la direction du Chapeau. Il nous faut traverser une succession de ravines de schistes noirs et de buttes herbeuses avant d’attaquer la montée finale dans une large prairie d’altitude. Le sommet du Chapeau, une grosses bosse herbeuse n’a rien d’exceptionnel, il permet néanmoins une vue à 180° sur le massif, sur nos itinéraires des jours précédents. Descente le long d’une arête, puis en face de la belle cascade de la Buffe et enfin en forêt jusqu’au parking de la Fouronnière où l’on a laissé un second véhicule.

Cinquième jour : Bruno et Philippe sont repartis avec Patricia, nous ne sommes donc plus que deux. Heureusement, Franck, de Gap, nous rejoint pour cette balade que l’on veut plus tranquille. Du parking de la maison forestière des Vachers, on rejoint le col des Vachers, puis cette longue crête que l’on voyait depuis le gîte de l’autre coté de la vallée. En face de nous, le sanctuaire de la Salette. En fait on se trouve à l’extrémité de cette succession de petits sommets arrondis qui vont du Valbonnais et du Beaumont à cette entrée du Valgaudemar. Sur le coté, on domine la vallée du Drac et la route Napoléon.
Deux chiens patous viennent nous observer, mais par chance, sans agressivité. Le troupeau n’est pas loin. Assis dans l’herbe, après le casse-croûte, Franck nous offre le genépi, la liqueur alpine. Puis nous finissons la descente et retournons d’abord par une piste, puis par un petit sentier qui grimpe raide jusqu’au parking.

Au final cinq jours de randonnues, de bonnes distances parcourues, de gros dénivelés grimpés, avec une météo pratiquement parfaite. Cinq sorties où la nudité a été presque totale ; les rencontres, une quinzaine, se sont passées sans problèmes, entre indifférence ou simple salut, sourires et courtes discussions, et même quelques remarques d’admiration « c’est super » ou teintées d’envie.


To end the summer well and start the autumn, Bruno de Chartreuse organized a week of hiking in the Valgaudemar valley. Finally, after a few defections due to health concerns or family problems, the five of us find ourselves in a gîte that can accommodate about twenty people. The place is a bit cool, a few blazes from the fireplace will warm the place up, but the quality and quantity of the evening meals are widely appreciated after the hours of walking.
First day. The four of us leave from the Gioberney refuge-hotel, at the end of the valley, at the end of the road. The path immediately winds its way up over the building and the parking lot, but no matter, very quickly we find ourselves naked. The sun is there. We reach a small bumpy plateau of tall grass. At the far end is the lake of Lauzon. Its dark surface reflects the grey of the rocks. Philippe throws himself into the water, although it’s quite cool! Two hikers pass nearby and go to settle at the other end of the lake. We go on. Our objective, the Pigeonnier hut, is well in view above us, but we first have to go down to cross a torrent before attacking the long ascent. Numerous waterfalls tumble down all around the circus. Finally, the refuge. We settle down at an outside table to eat, just dressed in windbreakers or fleeces. After the meal, we decide to go down the other side. A couple of hikers (« No problem with your outfit ») show us the way, but at that moment, Bruno takes a wrong step, and it’s a sprain. Clopin-clopant he will manage to go down slowly in three hours to the car.
Second day. There are only three of us left. Back to the Gioberney. Fog, humidity. Some hesitation to find the path on the other side of the torrent, which we have to cross in a hurry, the bridge having been washed away a few weeks before. On the way up, we quickly get hot and we get undressed despite the coolness. At a little more than 2000 m, we find snow, fallen during the night. A thin layer covering the grass and rhododendron bushes. In the tears of the clouds, the surrounding peaks appear sparkling. What a privilege to be there! This is also the opinion of a shepherd who was following us, passes in front of us and moves away quickly. Ascents and descents follow one another, sun and shade too. Chamois jumping on the rocks, marmots running in the grass. Stop for a snack at the Chabournéou refuge, closed and deserted before taking the minister’s path which takes us back to the Gioberney.

Day three. We leave the vehicle at the car park of Les Portes, above the Chapelle en Valgaudemar. There we meet the couple we met at the Pigeonnier hut who ask about Bruno’s news. They also go up to the lakes of Petarel, one of the wonders of Valgaudemar, but by another route. We have chosen to take a steeper but more isolated route, which first takes us up (1200m of difference in altitude in one go) to the Beranne pass, then to the Petarel pass, passing near the Sebeyras lakes to finally reach the Petarel lakes. Above the Petarel pass, a guard of the Ecrins park is observing on a small summit. We were warned of his presence by a hiker we met a little earlier. He must have seen us coming from far away, so we don’t get dressed. At one moment, we hear him talking on the radio, we distinctly hear the words: « naturists ». He should inquire with his hierarchy of the attitude to adopt and if he should intervene. But as he finally stays where he is, we conclude that thenaked hiker is accepted in the Park! Later, lying in the grass near the lake, he will be seen to pass by without making a sign. The surrounding peaks are reflected in the waters of the lake, then fade away as soon as a mockery blurs the surface of the mirror. A quick dip is attempted. The water must be only a dozen degrees. We meet up with this morning’s couple again, a group of four hikers is set up a little further down the shoreline, we’ll pass them on the way down, two or three others pass on the way. The day is radiant, the scenery magnificent. What happiness!
Fourth day. We start from Rif du Sap, a small hamlet on the road to Gioberney. At the end of a long ascent, we arrive in the mountain pastures. We put on our shorts to pass near a sheepfold and then to cross a group with a dog. We end up at Lavine’s hut and turn to find the direction of Le Chapeau. We have to cross a succession of black shale gullies and grassy hills before attacking the final ascent in a wide meadow at altitude. The summit of Le Chapeau, a big grassy bump is not exceptional, but it allows a 180° view of the massif, on our previous days’ itineraries. Descent along a ridge, then in front of the beautiful waterfall of La Buffe and finally in the forest up to the car park of La Fouronnière where we left a second vehicle.

Day Five: Bruno and Philippe left with Patricia, so there are only two of us left. Fortunately, Franck, from Gap, joins us for this walk that we want to be quieter. From the car park of the Maison forestière des Vachers, we reach the Col des Vachers, then this long ridge that we could see from the gîte on the other side of the valley. In front of us, the sanctuary of La Salette. In fact we are at the end of this succession of small rounded summits which go from the Valbonnais and the Beaumont to this entrance of the Valgaudemar. On the side, we dominate the Drac valley and the Napoleon road.
Two patous dogs come to observe us, but luckily without aggressiveness. The herd is not far. Sitting in the grass, after the snack, Franck offers us the genépi, the alpine liqueur. Then we finish the descent and go back first on a track, then on a small path that climbs steeply up to the car park.
In the end five days of hiking, good distances covered, big climbs, with almost perfect weather. Five outings where the nudity was almost total; the encounters, about fifteen, went without problems, between indifference or simple greetings, smiles and short discussions, and even a few remarks of admiration « it’s great » or tinged with envy
.

Mayotte

L’île de Mayotte, département français dans l’océan indien, n’est pas vraiment une destination idéale pour un naturiste. Il y est fortement conseillé d’éviter de se promener dans les lieux isolés. Les chemins dans la forêt sont fréquentés par des habitants qui se déplacent entre les villages et les champs cultivés. Quant aux plages, même si elles peuvent paraître bien vides par rapports aux standards métropolitains, elles ne sont pas vraiment désertes. Et la population, à 95 pour cent musulmane, ne saurait y apprécier la nudité. Bref, un endroit à éviter pour des vacances naturistes.
N’y étant qu’à moitié en vacances, j’ai tenté de contourner la difficulté. Sur les plages, je me mettais à l’eau en maillot de bain avec les palmes et le tuba, m’éloignais un peu, puis enlevais mon maillot et l’enroulais autour du poignet. Et c’était parti pour trente ou quarante minutes de nage en toute liberté, en observant le fond marin à travers le masque. A une centaine de mètres du rivage, le tombant, une barrière de rochers couverts de coraux. Des poissons multicolores y évoluent, virevoltants autour de moi. Entre la plage et ces rochers, des tortues broutent les algues, se déplaçant sur le fond avant de remonter respirer de temps à autre à la surface. Chaque jour, je retrouvais ces tortues, plus ou moins à la même place. Un spectacle dont je ne me suis pas lassé!


The island of Mayotte, a French department in the Indian Ocean, is not really an ideal destination for a naturist. It is strongly advised to avoid walking in isolated places. The paths in the forest are frequented by inhabitants who move between villages and cultivated fields. As for the beaches, even if they may seem quite empty by metropolitan standards, they are not really deserted. And the population, 95 per cent Muslim, cannot appreciate the nudity there. In short, a place to avoid for naturist holidays.
Being only half there on vacation, I tried to get around the difficulty. On the beaches, I would get into the water in my swimsuit with flippers and snorkel, move a little further away, then take off my swimsuit and wrap it around my wrist. Then I’d go for a thirty or forty minute swim, watching the sea floor through the mask. About a hundred meters from the shore, the drop-off is a barrier of rocks covered with coral. Multicoloured fishes are moving there, twirling around me. Between the beach and these rocks, turtles graze on the algae, moving on the bottom before coming up to breathe from time to time at the surface. Every day I would find these turtles, more or less in the same place. I never got tired of it
!


Nouveau séjour à Mayotte. En 2012, c’était la découverte de cette île située entre l’Afrique et Madagascar. Cette année, j’y rejoint Michelle qui est là depuis trois ans. Mon regard sur l’île peut prendre en compte sa connaissance des différentes facettes de la vie quotidienne, de l’environnement terrestre et marin, aussi de son expérience des conditions de vie sociale dans cette société en pleine évolution entre traditions africaines et départementalisation française. C’est vrai que c’est une terre de contrastes : contraste du bleu de la mer et du vert des forets, contraste des tenues traditionnelles colorées et du trafic routier, contraste des habitations climatisées et des cases de tôles ondulées.

Mais le lagon est toujours là avec ses récifs de coraux tout proches des plages, si facilement atteignables avec palmes, masque et tuba, peuplés de poissons multicolores. Des coraux de toutes formes et dont les couleurs varient en fonction de la hauteur d’eau des marées et l’orientation de la lumière : roses, verts, blancs éclatants ou violets, parfois gris ou beiges ou se fondant dans le bleu sombre des profondeurs.

Des amis étaient là quelques jours. Nageant ensemble, lui en maillot, moi nu, le maillot enroulé autour du poignet, je me suis retrouvé sur ses images de gopro. Avec lesquelles j’ai monté deux courtesvidéos.
Malheureusement, sur cette île à population musulmane, qui connaît aussi de sérieux problèmes d’insécurité, notamment dans les lieux isolés, difficile de profiter vraiment des nombreuses plages bordées de cocotier et de baobabs. C’est dommage. J’ai tout de même pu trouver quelques coins tranquilles pour profiter entièrement du soleil en sortant de l’eau ou me promener sur le sable.


New stay in Mayotte. In 2012, it was the discovery of this island located between Africa and Madagascar. This year, I join Michelle who has been there for three years. My eyes on the island can take into account her knowledge of the different facets of everyday life, the terrestrial and marine environment, and her experience of social conditions in this society in full evolution between African traditions and French departmentalization. It is true that it is a land of contrasts: contrasting the blue of the sea and the green of the forests, contrasting traditional colorful outfits and road traffic, contrasting air-conditioned dwellings and corrugated iron huts.

But the lagoon is still there with its coral reefs very close to the beaches, so easily reachable with fins, mask and snorkel, populated with multicolored fish. Corals of all shapes whose colors vary according to the height of the tides and the orientation of the light: pinks, greens, bright white or violet, sometimes gray or beige or melting in the dark blue of the depths .

Friends were there a few days. Swiming together, he in swimsuit, me naked, the swimsuit wrapped around the wrist, I found myself on his images of gopro. With which I put together two short videos.
Unfortunately, on this island with a Muslim population, which is also experiencing serious problems of insecurity, especially in isolated places, it is difficult to really enjoy the many beaches lined with coconut palms and baobab trees. Too bad. I could still find some quiet places when coming out of the water or walking on the sand to fully enjoy the sun.